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Wall Street progresse malgré l'emploi, le Nasdaq atteint des sommets

Wall Street progresse malgré l'emploi, le Nasdaq atteint des sommets
Wall Street progresse malgré l'emploi, le Nasdaq atteint des sommets
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine poursuit sa progression avant bourse ce mercredi, le DJIA prenant 0,8% et le S&P500 0,5%. L'indice Nasdaq Composite est attendu au plus haut de son histoire, sur un gain de 0,1% dans la zone inexplorée des 11.000 pts. Les opérateurs ignorent les dernières nouvelles relatives à la crise sanitaire du nouveau coronavirus et se concentrent sur les données économiques, plutôt réconfortantes quant à elles, en dépit d'un rapport sur l'emploi privé américain peu lisible ce jour.

Le rapport d'ADP sur l'emploi privé américain, publié deux jours avant le rapport mensuel gouvernemental sur la situation de l'emploi, a déçu ce jour. Ainsi, les créations de postes dans le privé pour le mois de juillet sont ressorties au nombre de 167.000 seulement, alors que les économistes envisageaient en moyenne un niveau de... 1,89 million !

Au mois de juillet, les petites entreprises américaines ont créé 63.000 postes et les grandes entreprises 129.000, mais les entreprises de taille moyenne ont détruit en revanche 25.000 emplois.

Il faut tout de même noter que les créations d'emplois dans le privé aux Etats-Unis avaient été gigantesques durant les mois de mai (+3,34 millions de postes) et de juin (+4,31 millions d'emplois), après un mois d'avril cataclysmique sur fond de confinement (-19,41 millions d'emplois).

Le déficit commercial américain du mois de juin 2020 est ressorti à 50,7 milliards de dollars, contre un consensus de marché de 50,3 milliards et un niveau révisé à 54,8 milliards de dollars pour le mois antérieur.

L'indice PMI final des services américains du mois de juillet sera connu à 15h45 (consensus 49,6), alors que l'ISM des services du même mois sera publié à 16 heures (consensus 55). Le rapport hebdomadaire du Département à l'Energie sur les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close le 31 juillet, sera annoncé à 16h30.

Les principales bourses européennes sont orientées en hausse ce jour, après les publications des indices PMI européens finaux des services. Le redressement de l'indice PMI composite IHS Markit de l'activité globale dans la zone euro s'est poursuivi au cours du mois de juillet. Progressant de 48,5 en juin à 54,9, l'indice gagne en effet plus de six points et dépasse en outre son estimation flash (54,8). L'indice se hisse ainsi au-dessus de la barre des 50 pour la première fois depuis février et signale le plus fort taux d'expansion de l'activité depuis juin 2018. A 54,7 en juillet contre 48,3 en juin, l'indice PMI IHS Markit de l'activité de services s'est également redressé nettement au-dessus de la barre des 50, signalant un retour à la croissance. L'indice a en outre atteint son plus haut niveau depuis près de deux ans.

L'indice PMI espagnol des services est ressorti à 51,9, proche des attentes du consensus, alors que l'indice italien a dépassé les prévisions à 51,6. L'indice français ressort robuste à 57,3, même s'il manque de peu le consensus. L'indice final allemand des services se situe à 55,6 contre 56,7 de consensus.

L'indice final britannique des services ressort en ligne avec les attentes à 56,5.

En Chine, la performance annoncée plus tôt ce jour dans les services ressort mitigée, traduisant un ralentissement de croissance avec un indicateur Caixin/Markit de 54,1, contre 58 de consensus. L'expansion de l'activité du secteur des services a ralenti après avoir atteint en juin son plus haut niveau en dix ans.

Les ventes au détail, corrigées des variations saisonnières, ont augmenté de 5,7% dans la zone euro en juin après le bond de 20,3% du mois précédent. Le consensus tablait sur une hausse plus marquée de 6,1%. Eurostat note toutefois que les volumes des ventes du commerce de détail sont désormais revenus aux niveaux enregistrés en février, avant que les mesures de confinement ne soient introduites. En glissement annuel, les ventes affichent une progression de 1,3% contre un repli de 0,2% attendu.

Les opérateurs suivent toujours avec attention l'évolution des négociations entre démocrates et républicains à Washington sur le plan de relance, qui pourraient déboucher sur un accord d'ici la fin de la semaine à en croire le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

La bourse de New York avait terminé hier soir en progression. L'indice Dow Jones avait gagné 0,62% à 26.828 pts, contre un gain de 0,35% sur le Nasdaq Composite à 10.941 pts. Apple signait hier une cinquième séance consécutive de hausse dans le sillage des comptes publiés la semaine dernière. Le groupe à la pomme, première capitalisation mondiale, pèse environ 1.880 milliards de dollars à Wall Street.

Les cours du pétrole progressent, après une baisse plus forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis - selon les données de l'American Petroleum Institute (API). Le baril de Brent de la mer du Nord gagne 3,2% à 45,9$, alors que celui du brut léger américain (WTI) avance de 3,3% à 43,1$.

Les cours de l'or atteignent des sommets historiques. Le métal précieux évolue ce matin au-dessus des 2.000$, sur de nouveaux plus hauts à 2.037$ l'once (+1,4%). Porté par son statut de valeur refuge face aux risques politiques et économiques croissants, l'once d'or affiche une impressionnante progression de plus de 30% depuis le début de l'année.

Sur le front sanitaire cette fois, la pandémie poursuit son expansion et le triste cap des 700.000 morts recensés vient d'être franchi au niveau mondial, avec 701.278 victimes. Selon l'Université Johns Hopkins, 18,57 millions de cas ont été confirmés dans le monde depuis l'émergence de l'épidémie du nouveau coronavirus, dont 4,77 millions aux USA, 2,8 millions au Brésil et 1,91 million en Inde. Le virus a fait 156.839 morts aux Etats-Unis et 95.819 au Brésil, les deux pays étant les plus touchés.

Les valeurs

Walt Disney, le colosse américain du divertissement, a annoncé hier soir des comptes mitigés au titre de son troisième trimestre fiscal. Néanmoins, le groupe est parvenu à dégager un bénéfice ajusté par action supérieur aux attentes, à 8 cents par titre contre 64 cents de déficit anticipé. Le groupe a passé une charge voisine de 5 milliards de dollars du fait de la pandémie. La crise du Covid-19 a par ailleurs plombé de 3,5 milliards les profits opérationnels des parcs. Bob Chapek, CEO, évoque un impact sans précédent de la pandémie. Le service de streaming Disney+ dispose en revanche, à ce jour, de 60,5 millions de clients payants, ce qui constitue un motif de satisfaction. En tenant compte des abonnements Hulu et ESPN+, Disney a donc attiré sur ses terres plus de 100 millions de clients streaming dans le monde, contre 193 millions pour le leader Netflix. Disney n'entend pas en rester là et devrait poursuivre son offensive à l'international avec le service de streaming Star.

Disney s'adapte à la crise. Le groupe a surpris hier soir en annonçant la sortie de Mulan sur Disney+ le 4 septembre pour 30$ et au cinéma sur les marchés où son service de streaming n'est pas disponible. Le groupe avait auparavant annoncé fin juillet le report de la sortie du long-métrage Mulan à une date indéterminée.

Pour le trimestre clos, l'activité parcs et produits consommateurs a affiché une perte opérationnelle de 1,96 milliard. Les réseaux médias ont en revanche réalisé un profit opérationnel en vive croissance de 48% à 3,15 milliards. L'unité direct-to-consumer et international, comprenant Disney+, a perdu 706 M$. Les studios cinéma ont réalisé 668 M$ de profit, en baisse de 16%. Les revenus totaux du groupe ont chuté de 42% à 11,78 milliards de dollars, contre 12,37 milliards de consensus. La perte nette des opérations poursuivies a représenté 4,72 milliards de dollars, 2,61$ par titre.

Novavax a rapporté ce jour des résultats plutôt prometteurs de son vaccin potentiel contre le nouveau coronavirus, qui a généré une production élevée d'anticorps dans la phase préliminaire d'une étude clinique sur un nombre restreint de candidats. Le titre devrait s'envoler ce jour à Wall Street, saluant la nouvelle.

Moderna bénéficie également d'une actualité porteuse liée au Covid-19, puisque le laboratoire a initié des discussions avec plusieurs pays pour des accords d'approvisionnement pour son vaccin expérimental et a reçu 400 millions de dollars d'acomptes sur livraisons.

Johnson & Johnson a annoncé que le gouvernement fédéral des Etats-Unis lui avait commandé 100 millions de doses de son vaccin expérimental contre le nouveau coronavirus pour plus d'un milliard de dollars. Le vaccin serait fourni à l'Autorité pour la recherche et développement biomédicale avancée (Barda), qui dépend du ministère américain de Santé, à prix coûtant.

Regeneron Pharmaceuticals a révélé un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes du consensus, grâce notamment aux ventes de son traitement de l'eczema Dupixent et aux recettes liées à sa collaboration avec le Français Sanofi et l'Allemand Bayer.

Teladoc Health, l'un des leaders dans le domaine de la consultation médicale en ligne, va acquérir son rival Livongo Health pour 18,5 milliards de dollars en actions et cash.

Wendy's a battu le consensus de profit sur le trimestre clos et déclaré son dividende. Pour le second trimestre, le groupe a réalisé un bénéfice net de 25 millions de dollars soit 11 cents par titre, contre 32 millions et 14 cents par action un an avant. Le bpa ajusté a représenté 12 cents, contre 11 cents de consensus. Les revenus ont totalisé 402 millions de dollars, contre 435 millions un an avant.

Wynn Resorts. L'exploitant américain de casinos a annoncé une perte trimestrielle plus importante que prévu au deuxième trimestre.

Beyond Meat décroche avant bourse à Wall Street, alors que le groupe a pourtant livré des profits trimestriels et des revenus en ligne ou supérieurs aux attentes. Les coûts élevés liés au Covid-19 ont tout de même pesé sur le trimestre. La perte nette est ressortie à 10 millions de dollars, alors que les ventes ont grimpé de 69% à 113 M$.

CVS Health a battu le consensus sur le trimestre clos et rehaussé dans la foulée ses estimations annuelles. La chaîne pharmaceutique américaine a réalisé un bénéfice net de près de 3 milliards de dollars, 2,26$ par titre, contre 1,93 milliard de dollars un an auparavant.

Humana a réalisé des revenus et profits supérieurs aux attentes de marché. Le fournisseur de services de santé a annoncé pour le second trimestre un bénéfice net de 2,6 milliards de dollars et 13,75$ par titre, contre 1,1 Md$ et 6,94$ par action un an auparavant.

Square atteint des sommets en bourse à Wall Street, alors que les résultats du second trimestre ont positivement surpris. Le groupe a bénéficié d'une flambée des transactions (+167%) sur son application Cash App au second trimestre, avec la forte hausse des ventes en ligne en période de confinement. La marge brute a augmenté de 28% à 597 M$ et les revenus se sont envolés de 64% à 1,92 Md$.

Thomson Reuters a affiché des revenus et un profit opérationnel en déclin au second trimestre. Le bénéfice opérationnel a reculé de 18% à 365 M$, alors que les revenus ont glissé de 1% à 1,41 Md$. Le groupe a tout de même réaffirmé ses estimations financières 2020.

Match Group, maison-mère de Tinder, a annoncé pour le second trimestre des résultats résistants, la pandémie ayant soutenu l'activité de dating en ligne. Le groupe livre par ailleurs des perspectives de revenus supérieures aux attentes pour le trimestre entamé. Tinder a récupéré 200.000 utilisateurs durant le second trimestre. Match prévoit pour le troisième trimestre des ventes de plus de 600 millions de dollars, contre 575 M$ de consensus. Au second trimestre, les revenus ont augmenté de 12% à 555 M$, contre 534 M$ de consensus.

Teva bondit avant bourse à Wall Street. Le groupe pharmaceutique, acteur majeur des traitements génériques, a publié un bénéfice supérieur aux attentes pour le second trimestre mais raté le consensus de revenus. Le groupe maintient ses estimations financières 2020. Le bpa trimestriel est ressorti à 55 cents contre 51 cents de consensus. Les revenus ont été de 3,87 Mds$, contre 3,92 Mds$ de consensus de place.

New York Times a battu le consensus au second trimestre, les revenus digitaux du groupe média ayant dépassé les revenus 'print' pour la toute première fois. Le groupe a publié un bénéfice net de 24 millions de dollars soit 14 cents par titre, contre 25 millions de dollars un an auparavant.

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