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Wall Street : progresse avec le pétrole et les espoirs sur le Covid-19

Wall Street : progresse avec le pétrole et les espoirs sur le Covid-19
Wall Street : progresse avec le pétrole et les espoirs sur le Covid-19
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York progresse mercredi soir, anticipant l'adoption aux Etats-Unis d'un nouveau plan de soutien de l'économie pour faire face au coronavirus. Malgré la forte hausse du nombre de décès dans le pays, les investisseurs tentent de se projeter dans l'après-crise et Donald Trump affirme qu'il veut "rouvrir l'économie". Le pétrole rebondit alors que les pays producteurs continuent de négocier en vue d'une réduction de leur production.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones grimpe de 2,42% à 23.201 points, tandis que l'indice large S&P 500 progresse de 2,43% à 2.724 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, avance de 1,84% à 8.032 pts. Les indices américains ont désormais repris environ 20% par rapport à leurs plus bas niveaux du 23 mars dernier.

La volatilité, mesurée par l'indice Vix (aussi appelé "l'indice de la peur") recule de 7,7% à 43,1 mercredi soir, après avoir dépassé les 85 points (un record) courant mars en pleine panique boursière provoquée par le Covid-19.

Plus tôt en Europe, les marchés ont fini proches de l'équilibre, l'indice EuroStoxx 50 cédant 0,2% et le CAC 40 avançant de 0,1% à la clôture.

Sur le front sanitaire, le nombre de décès augmente fortement aux Etats-Unis, où plus de 2.000 personnes sont décédées mardi, le chiffre le plus élevé depuis le début de l'épidémie. Mercredi soir, plus de 400.000 cas de Covid-19 étaient détectés aux Etats-Unis et le nombre de morts a dépassé les 13.000. Plus de 22.000 personnes ont été déclarées guéries. Dans le monde, le Covid-19 a désormais atteint 1,46 million de personnes et le nombre de morts a dépassé les 85.400.

Donald Trump veut "rouvrir l'économie" américaine

Malgré cette crise intense aux USA, l'administration Trump envisage de "rouvrir l'économie" dans de petites villes, moins touchées par l'épidémie, avant de permettre à de plus grandes - frappées par le virus - de progressivement reprendre leur activité régulière. "Une fois que nous aurons ROUVERT NOTRE GRAND PAYS, et ce sera le plus tôt possible, l'horreur de l'Ennemi Invisible, sauf pour ceux qui ont malheureusement perdu un membre de la famille ou un ami, doit être rapidement oubliée. Notre économie va EXPLOSER, peut-être comme jamais auparavant !!!", s'est même permis de tweeter Trump.

Joe Biden seul candidat démocrate pour affronter Trump en novembre

Malgré l'ampleur de la crise du coronavirus, les investisseurs ont réagi mercredi à une information de politique intérieure. Ils ont ainsi été soulagés par le retrait du candidat démocrate Bernie Sanders de la course à l'investiture pour l'élection présidentielle. C'est donc Joe Biden, candidat plus centriste que le "socialiste" Sanders, qui demeure le seul démocrate en lice pour affronter Donald Trump lors de l'élection présidentielle de novembre prochain.

Par ailleurs, la chambre des représentants américaine poursuit son travail en vue d'adopter un nouveau plan de soutien à l'économie, afin de compléter celui de 2.200 milliards de dollars déjà adopté fin mars. La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a évoqué la perspective d'un plan additionnel d'au moins 1.000 Mds$.

L'Europe divisée sur la réponse financière au Covid-19

En Europe en revanche, malgré de nombreux plans de relance nationaux, les dirigeants de la zone euro ont échoué à trouver une réponse commune à la crise du coronavirus. Lors d'une réunion mardi soir, les ministres des Finances se sont divisés une nouvelle fois sur la question des coronabonds, souhaités par les pays du sud et la France, mais rejetées par l'Allemagne et les Pays-Bas.

Malgré plus de 16 heures de discussions, les ministres ont annoncé mercredi n'être pas parvenus à ce stade à trouver un accord. Selon une source citée par l'agence Reuters, les Pays-Bas seraient à l'origine du blocage des discussions.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar, qui reflète son évolution face à 6 devises de référence (euro, livre sterling, franc suisse, dollar canadien, yen et couronne suédoise) progresse de 0,2% à 100,10 points. L'euro cède 0,2% à 1,0865$ (après un bond de 1% la veille) et ne souffre pas pour l'instant des divisions européennes concernant les coronabonds et/ou le recours au MES, le fonds européen d'aide en cas de crise, créé en 2012 lors de la crise de l'euro.

La livre sterling a repris 0,5% à 1,2397$ après des nouvelles encourageantes sur l'état de santé du Premier ministre britannique Boris Johnson, atteint de coronavirus et hospitalisé depuis lundi soir en soins intensifs.

Le pétrole tente un rebond en attendant les décisions des pays producteurs

Sur les marchés obligataires, les taux se tendent légèrement, le rendement du T-Bond à 10 ans avançant de 2 points de base à 0,73%, tandis que le Bund allemand est resté stable à -0,31%.

Les marchés pétroliers tentent un rebond après deux séances de forte baisse. Le cours du baril de brut léger américain WTI progresse de 2% à 24,13$ pour le contrat à terme de mai sur le Nymex, tandis que le Brent de mer du Nord gagne 0,6% à 32,08$ pour le contrat à terme de juin.

Cette progression se fait malgré l'explosion des stocks pétroliers aux Etats-Unis. Pour la semaine close au 3 avril, ils se sont envolés de 15,2 millions de barils à 484,4 mb, contre un consensus de +9,3 millions de barils.

Les marchés attendent avec nervosité la réunion de pays producteurs prévue jeudi, et qui devrait décider d'une baisse de la production afin de mettre fin à l'effondrement des cours. Le marché pétrolier mondial, a été laminé par la guerre des prix déclenchée en mars par l'Arabie saoudite et la Russie, et par la crise du Covid-19, qui a entraîné un plongeon de la demande de brut.

VALEURS A SUIVRE

Tiffany (+1%), le joaillier new-yorkais, dit avoir obtenu les autorisations nécessaires des régulateurs en vue de son rachat par le Français LVMH. L'Américain estime que l'opération pourrait être bouclée en milieu d'année.

Boeing (+5%), le colosse aéronautique américain, extrêmement fragilisé par la crise, a indiqué qu'il allait opérer deux nouvelles mises à jour du logiciel du 737 MAX, cloué au sol depuis mars 2019 après deux accidents tragiques, afin d'obtenir la certification de son appareil en vue d'une remise en service ultérieure.

Levi Strauss (+5%) a publié un profit et des revenus du premier trimestre supérieurs aux attentes. En outre, la majeure partie des boutiques du groupe en Chine ont rouvert. Sur le trimestre clos fin février, les ventes ont augmenté de 5% à 1,51 Md$, contre 1,47 Md$ de consensus. Le bénéfice ajusté par action a représenté 40 cents, contre 35 cents de consensus.

Pinterest (+9%) a publié une guidance de chiffre d'affaires supérieure aux attentes de marché au titre du premier trimestre. Les ventes T1 sont attendues entre 269 et 272 M$, alors que le nombre d'utilisateurs actifs mensuels ressortirait entre 365 et 367 millions. Le groupe retire toutefois ses prévisions annuelles du fait de l'épidémie de coronavirus.

Amazon (stable), le géant du e-commerce, va suspendre en juin son service Amazon Shipping de livraison, rival de FedEx ou UPS, afin de se concentrer sur ses propres clients dans un contexte de demande accrue.

Zoom Video (+7%) fait l'objet d'une action collective initiée par un actionnaire du fait de failles supposées de confidentialité et sécurité de l'application de visioconférence, par ailleurs très en vogue actuellement en cette période de confinement.

Tesla (-1%), le groupe vedette de l'automobile électrique, va mettre en congés sans solde ses employés jugés non indispensables et baisser par ailleurs les salaires de 10% à 30%.

Medtronic (+2%), géant des équipements médicaux, s'allie au taïwanais Foxconn dans la conception d'appareils d'assistance respiratoire pour les victimes atteintes du coronavirus Covid-19.

McDonald's (stable) vient de lever 6,5 milliards de dollars de liquidités sur le marché de la dette, durant le premier trimestre. Le groupe indique que trois quart de ses restaurants dans le monde sont opérationnels, et même 99% aux USA. En janvier et février, la croissance à comparable est ressortie à 7,2%, mais la tendance du mois de mars est ressortie négative de 22,2%. Sur l'ensemble du trimestre clos fin mars, les ventes à comparable ont reculé de 3,4%. Le groupe travaille par ailleurs avec ses franchisés à des mesures d'aide, reportant notamment loyers ou royalties.

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