Cotation du 02/12/2020 à 23h07 Dow Jones Industrial +0,20% 29 883,79
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Wall Street : prises de profits en vue

Wall Street : prises de profits en vue
Wall Street : prises de profits en vue
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York est attendue en repli ce mercredi, alors que les craintes sanitaires reprennent le dessus... Après avoir ignoré la multiplication des cas de Covid-19 ces derniers jours en pariant sur une reprise rapide de l'économie US, le retour à la réalité de la pandémie entraîne des prises de profits.
Hier, les marchés avaient apprécié les dernières déclarations de Donald Trump, qui envisage un nouveau plan de soutien financier direct aux ménages américains. Par ailleurs, l'accord commercial avec la Chine reste d'actualité, avait assuré le président américain... L'indice Dow Jones avait clôturé en hausse de 0,50% à 26.156 points, tandis que le Nasdaq Composite progressait même de 0,75% à 10.131 pts, inscrivant un 2e record consécutif...

ECO ET DEVISES

Sur le front sanitaire, plus de la moitié des Etats américains continuent d'afficher ces derniers jours une hausse du nombre de nouveaux cas de coronavirus. Les Etats-Unis restent de loin le pays le plus endeuillé par la pandémie, la barre des 120.000 morts ayant été franchie pour 2,32 millions de cas, selon les statistiques de l'Université américaine Johns Hopkins. Au total, le Covid-19 a tué plus de 473.000 personnes dans le monde et en a contaminé plus de 9,1 millions...

Côté économie, le Fonds monétaire international a revu en forte baisse ses prévisions : L'Organisation anticipe désormais une contraction du PIB mondial de 4,9% cette année contre une baisse de 3% prévue en avril. Une telle baisse de l'activité constituerait la plus importante récession depuis la Grande Dépression. "La pandémie de COVID-19 a eu un impact plus négatif que prévu sur l'activité au cours du premier semestre 2020, et la reprise devrait être plus progressive qu'anticipé. En 2021, la croissance mondiale devrait atteindre 5,4% contre +5,8% annoncé au printemps. Dans l'ensemble, cela laisserait le PIB inférieur de quelque 6,5 points de pourcentage aux projections de janvier 2020, antérieures à la pandémie de Covid-19", souligne le FMI.

Parmi les derniers indicateurs économiques US, l'indice PMI composite américain s'est redressé à 46,8 en juin, contre 45 de consensus de place et 36,4 en mai. L'indice manufacturier s'est élevé à 49,6 en juin, tout proche de la barre des 50 séparant l'expansion de la contraction. L'indicateur des services a de son côté progressé à 46,7, contre 44 de consensus et après 36,9 en mai.
Par ailleurs, les ventes de logements neufs ont bondi en mai à 676.000, contre un consensus de marché de 636.000 et un niveau révisé (en baisse) à 580.000 en avril, où ces ventes avaient été freinée par les mesures de confinement. Enfin, l'indice manufacturier de la Fed de Richmond est ressorti à zéro en juin, alors qu'il était attendu encore négatif de -5 pts - contre -27 un mois avant.

Outre-Atlantique, la reprise économique pourrait être soutenue ces prochains mois par un nouveau programme de versements directs aux ménages américains. Ainsi, dans une interview à une télévision locale Scripps, Donald Trump a annoncé que son administration préparait ce nouveau plan, sans en préciser le montant ou le calendrier, évoquant "les prochaines semaines".
Dans le cadre du vaste programme de 2.200 milliards de dollars adopté en mars, baptisé CARES Act, chaque Américain adulte ou enfant, avait perçu un chèque de l'Etat de 1.200$. En mai, les démocrates (majoritaires à la chambre des représentants) ont proposé un nouveau package de 3.000 Mds$, qui inclut un 2e versement du même montant, dans la limite de 6.000$ par ménage. Ce texte a été adopté par la chambre des représentants, mais il a été bloqué au Sénat, à majorité républicaine.

Les tensions commerciales avec la Chine, qui s'étaient réveillées ces dernières semaines, semblent à nouveau s'apaiser, malgré des déclarations contradictoires côté américain. Lundi soir, le conseiller commercial de la Maison Blanche, Peter Navarro, avait inquiété en déclarant à Fox News que l'accord signé le 15 janvier dernier avec Pékin était désormais "fini", avant de se rétracter. Dans la foulée, Donald Trump, qui avait lui-même menacé il y a deux semaines de mettre fin à cet accord, a assuré via son compte Twitter que cet accord était "tout à fait intact". Il a ajouté : "en espérant qu'ils (les Chinois) continuent d'en respecter les termes".
Dans le cadre du bras de fer entre Washington et Pékin, Donald Trump avait menacé à la mi-mai de rompre toute relation avec la Chine, et assuré qu'il ne souhaitait plus parler à son président, Xi Jinping.

Les Etats-Unis envisageraient en revanche de modifier leur liste de produits importés d'Europe qu'ils soumettent à des droits de douane et pourraient viser de nouvelles catégories, comme la bière ou les camions, selon une note publiée mardi soir par les services du représentant américain au Commerce (USTR).
Cette réflexion, qui porte aussi sur le niveau de ces droits de douane, s'inscrit dans le cadre du conflit qui oppose depuis des années les Etats-Unis et l'Union européenne au sujet des subventions accordées à Boeing et à Airbus.
L'Organisation mondiale du commerce a autorisé en octobre dernier les Etats-Unis à imposer des droits de douane sur 7,5 milliards de dollars (6,65 milliards d'euros) d'importations en provenance de l'UE. Washington applique ainsi déjà des droits de douane allant jusqu'à 25% sur un large éventail de produits européens, des avions et composants aéronautiques à certains fruits et fromages en passant par la charcuterie ou diverses catégories de vêtements. Ils ont aussi établi une deuxième liste de produits susceptibles d'être à leur tour taxés, comme le roquefort, le vin, les pâtes ou encore la vaisselle et les tubes en acier.
La note publiée mardi soir sur le site de l'USTR, qui devrait paraître vendredi au Journal officiel, en dévoile une troisième, qui vise spécifiquement cette fois la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Espagne.
Il s'agit là encore de produits pour lesquels des droits de douane sont envisagés, comme les olives, la bière, le café ou les camions. Ces importations ont représenté 3,1 milliards de dollars en 2018, selon l'USTR.
Les services du représentant américain au Commerce vont ouvrir une période de consultation publique d'un mois, jusqu'au 26 juillet, aussi bien sur la composition de ces listes que sur le niveau des droits de douane appliqués aux divers produits. Certains, figurant dans la première liste, pourraient ainsi en sortir et ne plus être taxés. L'OMC examine aussi le bien-fondé d'éventuels droits de douane européens sur des produits américains en raison des subventions accordées à Boeing.

VALEURS A SUIVRE

Carnival est sous pression en pré-séance après la dégradation de sa note de crédit en catégorie spéculative par l'agence de notation S&P's qui table sur la persistance d'une faible demande pour l'industrie des croisières.

T-Mobile US a annoncé avoir fixé à 103 dollars le prix de vente unitaire de ses actions transférées par SoftBank Group, soit une décote d'environ 4% par rapport à la clôture de mardi.

Dell est attendu en forte hausse de plus de 16% à Wall Street, alors que le groupe US envisage de scinder sa participation de 50 milliards de dollars au capital de VMWARE (+8% en pré-séance) pour mieux la valoriser, selon le Wall Street Journal.

Visa / Mastercard : La banque centrale brésilienne a ordonné aux deux groupes de cartes de crédit de suspendre toutes les transactions de la nouvelle offre de Whatsapp (Facebook), permettant aux utilisateurs de la messagerie d'effectuer des paiements et transferts d'argent.

Uber : Toyota Motor détenait fin mars 10,25 millions d'actions Uber, soit 0,6% environ du capital du groupe américain, avec lequel il est associé en vue du développement de nouveaux services de mobilité, souligne un rapport du constructeur automobile japonais.

Google va investir jusqu'à 2 milliards de dollars dans un centre de données en Pologne pour gérer des services d'informatique dématérialisée, a rapporté le quotidien 'Puls Biznesu'.

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