Cotation du 10/07/2020 à 23h09 Dow Jones Industrial +1,44% 26 075,30
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Wall Street : prises de profits

Wall Street : prises de profits
Wall Street : prises de profits
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street reprend son souffle alors que les craintes liées à la pandémie de Covid-19 reprennent le dessus dans les salles de marché... L'indice Dow Jones cède actuellement 1,80% à 25.680 points, tandis que l'indice large S&P 500 recule de 1,70% à 3.078 pts. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, rend 1,31% à 9.999 pts, après avoir terminé sur de nouveaux sommets hier soir.
L'État de Washington a rendu les masques obligatoires dans les lieux publics, tandis que de nombreux autres États américains comme l'Arizona, la Californie, le Mississippi et le Nevada ont enregistré mardi des bilans quotidiens records de nouveaux cas d'infection, au lendemain de celui établi par le Texas. Le principal responsable américain des maladies infectieuses, Anthony Fauci, a déclaré que les deux prochaines semaines pourraient être "cruciales" pour contenir l'épidémie.
Sur le front commercial, après la Chine, Washington s'attaquerait à nouveau à l'Europe... Une note des services du représentant américain au Commerce vue par Reuters souligne en effet que les Etats-Unis envisagent d'imposer des droits de douane sur une nouvelle gamme de produits importés de pays européens, notamment la France, tels que les olives, la bière ou des équipements industriels, qui représentaient une valeur de 3,1 milliards de dollars en 2018.

ECO ET DEVISES

Sans surprise, le Fonds monétaire international a revu en forte baisse ses prévisions : L'Organisation anticipe désormais une contraction du PIB mondial de 4,9% cette année contre une baisse de 3% prévue en avril. Une telle baisse de l'activité constituerait la plus importante récession depuis la Grande Dépression. "La pandémie de COVID-19 a eu un impact plus négatif que prévu sur l'activité au cours du premier semestre 2020, et la reprise devrait être plus progressive qu'anticipé. En 2021, la croissance mondiale devrait atteindre 5,4% contre +5,8% annoncé au printemps. Dans l'ensemble, cela laisserait le PIB inférieur de quelque 6,5 points de pourcentage aux projections de janvier 2020, antérieures à la pandémie de Covid-19", souligne le FMI.

Les cours du pétrole restent en repli après l'annonce d'une légère hausse des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine passée. D'après le Département à l'Energie, les stocks domestiques de pétrole pour la semaine close au 19 juin ont augmenté de 1,4 million de barils à 540,7 mb, contre un consensus de +1,5 million de barils. Les réserves d'essence ont reculé de 1,7 million de barils (comme anticipé par le marché), alors que les stocks de produits distillés ont augmenté de 0,25 mb par rapport à la précédente semaine, contre un recul de 0,5 mb attendu par le marché. Le baril Brent revient en arrière de 3% à 41$, tandis que le WTI cède 2,8% à 39$.

Outre-Atlantique, la reprise économique pourrait être soutenue ces prochains mois par un nouveau programme de versements directs aux ménages américains. Ainsi, dans une interview à une télévision locale Scripps, Donald Trump a annoncé que son administration préparait ce nouveau plan, sans en préciser le montant ou le calendrier, évoquant "les prochaines semaines".
Dans le cadre du vaste programme de 2.200 milliards de dollars adopté en mars, baptisé CARES Act, chaque Américain adulte ou enfant, avait perçu un chèque de l'Etat de 1.200$. En mai, les démocrates (majoritaires à la chambre des représentants) ont proposé un nouveau package de 3.000 Mds$, qui inclut un 2e versement du même montant, dans la limite de 6.000$ par ménage. Ce texte a été adopté par la chambre des représentants, mais il a été bloqué au Sénat, à majorité républicaine.

Sur le plan international, les Etats-Unis envisageraient donc de modifier leur liste de produits importés d'Europe qu'ils soumettent à des droits de douane et pourraient viser de nouvelles catégories, comme la bière ou les camions, selon une note publiée mardi soir par les services du représentant américain au Commerce (USTR).
Cette réflexion, qui porte aussi sur le niveau de ces droits de douane, s'inscrit dans le cadre du conflit qui oppose depuis des années les Etats-Unis et l'Union européenne au sujet des subventions accordées à Boeing et à Airbus.
L'Organisation mondiale du commerce a autorisé en octobre dernier les Etats-Unis à imposer des droits de douane sur 7,5 milliards de dollars (6,65 milliards d'euros) d'importations en provenance de l'UE. Washington applique ainsi déjà des droits de douane allant jusqu'à 25% sur un large éventail de produits européens, des avions et composants aéronautiques à certains fruits et fromages en passant par la charcuterie ou diverses catégories de vêtements. Ils ont aussi établi une deuxième liste de produits susceptibles d'être à leur tour taxés, comme le roquefort, le vin, les pâtes ou encore la vaisselle et les tubes en acier.
La note publiée mardi soir sur le site de l'USTR, qui devrait paraître vendredi au Journal officiel, en dévoile une troisième, qui vise spécifiquement cette fois la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Espagne.
Il s'agit là encore de produits pour lesquels des droits de douane sont envisagés, comme les olives, la bière, le café ou les camions. Ces importations ont représenté 3,1 milliards de dollars en 2018, selon l'USTR.
Les services du représentant américain au Commerce vont ouvrir une période de consultation publique d'un mois, jusqu'au 26 juillet, aussi bien sur la composition de ces listes que sur le niveau des droits de douane appliqués aux divers produits. Certains, figurant dans la première liste, pourraient ainsi en sortir et ne plus être taxés. L'OMC examine aussi le bien-fondé d'éventuels droits de douane européens sur des produits américains en raison des subventions accordées à Boeing. Sur les devises, l'euro recule sous les 1,13/$ à 1,1270/$ entre banques.

LES VALEURS

* Dell Technologies et sa filiale VMware bondissent respectivement de 9% et 5%, après des informations du 'Wall Street Journal'. Selon le site du quotidien économique, le fabricant d'ordinateurs Dell étudie ses options concernant sa participation de 81% dans le capital de WMware, spécialiste des logiciels de virtualisation. Le groupe informatique pourrait soit céder cette part, soit au contraire racheter le solde des titres et retirer VMware de la cote. Toutefois, cette réflexion est à un stade initial et aucune décision n'est imminente, a précisé le 'WSJ'. La presse avait déjà fait état au printemps 2018 d'un projet de fusion entre Dell et sa filiale considérée comme sa pépite.

* Amazon grignote 0,4%. L'autorité britannique de la concurrence et des marchés a donné son feu vert provisoire à l'investissement d'Amazon dans Deliveroo, notant que l'accord n'était "pas susceptible" d'entraver la concurrence dans le secteur. La CMA avait déjà autorisé provisoirement cette opération en avril dernier compte tenu de l'impact de la pandémie de coronavirus sur la situation financière de Deliveroo. Mais elle a déclaré ce mercredi qu'elle avait maintenant provisoirement conclu que l'opération ne réduirait pas non plus de manière significative la concurrence dans les secteurs de la livraison aux restaurants ou de la livraison des produits d'épicerie de proximité en ligne. Le géant américain du commerce en ligne avait annoncé en mai 2019 son entrée au capital du livreur britannique de repas Deliveroo à l'occasion d'un tour de table totalisant 575 millions de dollars. Amazon étant le principal contributeur lors de ce 'round' de financement.

* Carnival perd 8% après la dégradation de sa note de crédit en catégorie spéculative par l'agence de notation S&P's qui table sur la persistance d'une faible demande pour l'industrie des croisières. Dans le secteur, Barclays a par ailleurs dégradé les titre Royal Caribbean (-8,7%) et Norwegian Cruise (-9%) après leur récent rebond. Selon le courtier, les compagnies de croisière vont devoir affronter un "chemin sombre".

* American Airlines (-4,7%) et United Airlines (-6%) reculent nettement avec les craintes pesant sur l'économie.

* Uber (-2,7%). Toyota Motor détenait fin mars 10,25 millions d'actions Uber, soit 0,6% environ du capital du groupe américain, avec lequel il est associé en vue du développement de nouveaux services de mobilité, souligne un rapport du constructeur automobile japonais.

* Tesla cède 2,3%. La NHTSA, l'agence fédérale américaine de sécurité routière, d'une enquête sur les Model S du constructeur produites de 2012 à 2015, à la suite de signalements de défauts de l'écran tactile.

* T-Mobile US (-1,2%) a annoncé avoir fixé à 103 dollars le prix de vente unitaire de ses actions transférées par SoftBank Group, soit une décote d'environ 4% par rapport à la clôture de mardi.

* Visa (-2,2%) / Mastercard (-2,6%) : La banque centrale brésilienne a ordonné aux deux groupes de cartes de crédit de suspendre toutes les transactions de la nouvelle offre de Whatsapp (Facebook (-2,5%)), permettant aux utilisateurs de la messagerie d'effectuer des paiements et transferts d'argent.

* Google (-0,8%) va investir jusqu'à 2 milliards de dollars dans un centre de données en Pologne pour gérer des services d'informatique dématérialisée, a rapporté le quotidien 'Puls Biznesu'.

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