Cotation du 26/02/2021 à 23h04 Dow Jones Industrial -1,50% 30 932,37
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Wall Street : net repli après les chiffres de l'emploi et Walmart

Wall Street : net repli après les chiffres de l'emploi et Walmart
Wall Street : net repli après les chiffres de l'emploi et Walmart

(Boursier.com) — Wall Street consolide assez lourdement en début de séance, plombée par la hausse surprise des inscriptions hebdomadaires au chômage et des publications décevantes, dont celle de Walmart. Le Dow Jones recule actuellement de 0,78% à 31.386 points, alors que l'indice large S&P 500 rend 0,86% à 3.898 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, s'inscrit à 13.774 pts (-1,37%).

La place américaine reprend ainsi son souffle alors que les attentes d'une vigoureuse reprise post-pandémique, avec les vaccinations contre le coronavirus et l'assurance de soutien budgétaire et fiscal, ont dopé les actions depuis le début d'année. Cet optimisme sur l'état de santé de l'économie américaine alimente la hausse des taux d'intérêts à long terme, qui reflètent aussi les craintes d'une accélération de l'inflation. Le rendement du T-Bond à 10 ans reste proche de ses plus hauts d'un an, autour des 1,30%, contre 0,9% fin 2020.

Ces inquiétudes ont néanmoins été quelque peu tempérées par Eric Rosengren. Le président de la Fed de Boston a affirmé hier qu'il était peu probable que l'inflation atteigne l'objectif de 2% visé par la Réserve fédérale avant au moins la fin de l'année prochaine. Les Minutes de la dernière réunion de la Fed ont par ailleurs confirmé, sans surprise, que la banque centrale américaine entend maintenir sa politique monétaire accommodante pendant encore un bon moment.

Le Bitcoin reste pour le moment ancré au-dessus des 51.500$.

Encore en hausse à la mi-journée, les cours du pétrole consolident également. Le WTI échéance mars cède 0,8% à 61,6$ sur le Nymex. L'once d'or redonne pour sa part de 0,7% à 1.775$, alors que l'argent perd 1% à 27,1$. Sur le marché des changes, l'indice dollar cède 0,2% face à un panier de devises de référence.

Sur l'agenda économique, les inscriptions au chômage ont donc, contre toute attente, progressé la semaine passée aux Etats-Unis. Le Département américain au Travail a en effet annoncé, pour la semaine close au 13 février, que les inscriptions au chômage ont atteint 861.000, en hausse de 13.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 848.000. Le consensus était positionné à 773.000.

La moyenne à quatre semaines s'établit à 833.2500, en recul de 3.500. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 6 février atteint 4,494 millions, en baisse de 64.000 sur sept jours (4,425 millions de consensus). Avant que le coronavirus ne mette à l'arrêt la majeure partie de l'économie américaine l'an passé, le précédent record datait de 1982 avec 695.000 demandes hebdomadaires.

Les chiffres du logement aux États-Unis pour le mois de janvier sont eux ressortis assez mitigés. Les mises en chantier se sont établies sur un rythme de 1,58 million d'unités, contre 1,66 million de consensus et 1,68 million pour la lecture révisée (en hausse) du mois antérieur. Les permis de construire sont eux ressortis à 1,881 million, contre 1,680 million de consensus et 1,704 million pour le mois précédent.

Par ailleurs, l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour le mois février, qui vient aussi d'être publié, est ressorti à 23,1, contre un consensus de 20 et un niveau de 26,5 pour le mois antérieur. Cet indicateur signale donc une expansion moins soutenue de l'activité manufacturière de la région.

L'indice des prix à l'importation de janvier a augmenté de 1,4%, sa plus forte hausse depuis 2012. Une progression également supérieure aux attentes du marché qui alimente les craintes sur l'inflation.

Le rapport hebdomadaire du Département à l'énergie sur les stocks pétroliers domestiques (17H) sera aussi à suivre tout à l'heure.

VALEURS A SUIVRE

* Lockheed Martin (+0,5%). Les autorités américaines de la concurrence vont probablement prolonger leur enquête sur le projet de rachat d'Aerojet Rocketdyne par Lockheed Martin pour 4,4 milliards de dollars.

* Walmart chute de 5,7% malgré l'annonce d'une forte croissance aux Etats-Unis en fin d'année dernière. Le géant de la distribution, qui emploie 1,5 million de personnes outre-Atlantique, a fait état d'une croissance domestique, hors carburant et à périmètre comparable, de 8,6% au quatrième trimestre là où les analystes tablaient sur une progression de 5,6%. Les ventes en ligne ont bondi de 69% après +79% au trimestre précédent.

En bas de bilan, le groupe a essuyé une perte nette de 2,09 milliards de dollars ou 74 cents par titre contre un profit de 4,14 Mds$ et 1,45$ par action un an plus tôt. Le bpa ajusté est ressorti inférieur aux attentes, à 1,39$, contre 1,51$ de consensus. Les revenus ont progressé de 7,3% à 152,08 Mds$, supérieurs aux 148,5 Mds$ attendus par le marché. Walmart a déclaré avoir engagé environ 1,1 milliard de dollars de dépenses liées à la Covid-19 au cours du trimestre clos, y compris des hausses de salaires et primes accordées à ses employés et les coûts liés au maintien de la propreté de ses magasins.

Pour l'exercice 2022, les investissements en capital devraient s'élever à près de 14 milliards de dollars, avec la poursuite de l'automatisation et le renforcement des capacités de la chaîne d'approvisionnement. Le management prévoit également une croissance de 1 à 4% du chiffre d'affaires net et un bénéfice par action ajusté stable ou en légère hausse. Enfin, la firme va augmenter son dividende 2022 de 2% à 2,20 dollars, soit une 48ème hausse consécutive, alors qu'un plan de rachat d'actions de 20 milliards de dollars a été approuvé.

* Baidu (-6%) a publié mercredi un chiffre d'affaires trimestriel supérieur aux attentes grâce à une reprise de la publicité et à une augmentation de la demande pour ses services d'informatique dématérialisée ("cloud computing") et ses plateformes d'intelligence artificielle.

* Facebook (-2%). Les Australiens se sont retrouvés privés jeudi des pages Facebook des médias locaux et des informations diffusées par ceux-ci après que le géant américain a décidé de bloquer tous les contenus des médias pour protester contre un projet visant à ce qu'il rémunère la presse locale pour ses contenus. Cette démarche inattendue a été critiquée par des groupes de presse, des politiciens et des ONG, un grand nombre d'entre eux soulignant que des informations sanitaires et météorologiques officielles ont aussi été supprimées, alors même que l'Australie fait face à la crise sanitaire du coronavirus et au pic de la saison des feux de forêt. "Facebook a eu tort, les mesures de Facebook étaient inutiles, brutales, et elles vont nuire à sa réputation en Australie", a réagi le secrétaire au Trésor lors d'une conférence de presse télévisée.

* Tesla (-1,8%) a réduit le prix de vente des versions les moins chères de la Model 3 et de la Model Y tout en augmentant le prix des voitures les plus chères, montre le site du constructeur de véhicules électriques.

* Marriot International (-1%) est resté dans le rouge au quatrième trimestre, encore fortement affecté par les restrictions de voyage liées à la pandémie de COVID-19. Le groupe hôtelier américain a ainsi essuyé une perte nette de 164 millions de dollars, soit 50 cents par action, contre un bénéfice de 279 M$ et un bpa de 85 cents un an plus tôt. Le bpa ajusté s'établit à 12 cents contre 11 cents de consensus. Le chiffre d'affaires a fondu de 60% à 2,17 milliards de dollars, tandis que le revenu par chambre disponible - une mesure clé dans l'industrie - a chuté de 64,1% à 40,28 dollars.

Marriot publie ses résultats quelques jours après l'annonce du décès de son DG Arne Sorenson. "Si la Chine a montré que la demande peut être assez résistante lorsque le virus est perçu comme étant contenu, nous avons également vu que les progrès peuvent être ralentis par des pics importants de cas de virus, comme nous l'avons vu aux États-Unis et en Europe vers la fin de 2020. Le taux d'occupation mondial est resté à 35% au quatrième trimestre, ce qui correspond au troisième trimestre, et reste nettement supérieur au creux atteint en avril. Bien que personne ne puisse savoir combien de temps durera cette pandémie, nous observons quelques petits signes précurseurs indiquant que l'accélération du déploiement des vaccins dans le monde contribuera à une reprise significative de la demande de voyages et d'hébergement", explique la société. La direction ne fournit pas de guidance chiffrée pour le nouvel exercice mais s'attend à ce que la pandémie continue d'avoir un impact important sur les résultats de l'entreprise.

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