Cotation du 30/11/2021 à 19h58 Dow Jones Industrial -1,44% 34 628,43
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Wall Street : Nasdaq et Dow Jones soutenus par les résultats

Wall Street : Nasdaq et Dow Jones soutenus par les résultats
Wall Street : Nasdaq et Dow Jones soutenus par les résultats
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine se redresse ce mardi, stimulée par des résultats trimestriels solides dans l'ensemble. Le DJIA prend 0,33% à 35.376 pts. Le S&P 500 affiche un gain de 0,48% à 4.508 pts, tandis que le Nasdaq avance de 0,40% à 15.082 pts. Le baril de brut WTI grappille 0,1% à 81,8$ sur le Nymex. L'once d'or prend 0,4% à 1.772$. L'indice dollar fléchit de 0,3% face à un panier de devises. Le bitcoin hésite autour des 62 000$, non loin de ses sommets avec l'arrivée d'un premier ETF bitcoin aux USA.

Les mises en chantier de logements aux États-Unis pour le mois de septembre 2021 sont ressorties sur un rythme de 1,555 million d'unités, contre 1,62 million de consensus et 1,58 million pour la lecture révisée (en baisse) du mois antérieur. Les permis de construire se sont établis quant à eux sur un rythme de 1,589 million d'unités, contre 1,7 million de consensus de marché et 1,721 million pour la lecture ajustée du mois précédent.

Raphael Bostic, Patrick Harker et Mary Daly de la Fed, s'exprimeront par ailleurs durant la journée sur diverses questions économiques et monétaires.

Les publications financières trimestrielles d'entreprises cotées à Wall Street se poursuivent par ailleurs ce mardi. Fifth Third Bancorp, Bank of New York Mellon, Halliburton, Travelers Companies, ManpowerGroup, Philip Morris International, Johnson & Johnson et Procter & Gamble, ont annoncé avant bourse. United Airlines, Netflix, Lam Research, Omnicom et Interactive Brokers, publieront après la clôture de la place américaine.

La journée de demain est encore plus active, avec notamment les trimestriels des firmes Tesla, Anthem, Abbott, IBM, Baker Hughes, Biogen, M&T Bank, Las Vegas Sands, Tenet Healthcare, Verizon, Comerica, CSX, PPG, Nasdaq Inc, Travelzoo (...).

Du côté de la Fed, les complications se confirment. Les investissements d'Eric Rosengren, Robert Kaplan et Richard Clarida de la Fed avaient déjà fait polémique ces dernières semaines, provoquant les départs des deux premiers. Cette fois, c'est le président de la Fed en personne qui est mis en cause. American Prospect a indiqué en effet que Jerome Powell avait vendu entre 1 et 5 millions de dollars de ses avoirs en titres du Vanguard Total Stock Market Index Fund depuis son compte personnel le 1er octobre 2020. D'autres ventes plus modestes ont été constatées jusqu'en décembre 2020. Le site financier ZeroHedge, très friand de ce genre de scandale, a noté que la vente était intervenue juste au moment où les marchés boursiers américains s'effondraient, et que Powell avait poussé les législateurs à adopter davantage de mesures de relance budgétaire quelques jours seulement après sa vente. Contrairement à ses acolytes de la Fed déjà épinglés, on ne peut donc pas dire que Powell ait fait preuve d'un sens inné du timing dans ses opérations financières.

Cependant, cette révélation fait désordre, car elle intervient après que les transactions de l'ancien président de l'antenne de Dallas, Kaplan, de l'ancien président de la Fed de Boston, Rosengren, et du vice-président de la Fed, Clarida, ont été récemment divulguées. Ces éléments concernant les investissements personnels et les transactions des responsables de la Fed ternissent considérablement l'image supposée irréprochable de l'institution monétaire américaine. Cela contrarie aussi grandement la reconduction de Powell, qui subissait déjà la pression croissante des démocrates progressistes, y compris celle de la sénatrice Elizabeth Warren, qui avait récemment qualifié Powell d'"homme dangereux" pour diriger la Fed, selon les informations du New York Times.

Le Wall Street Journal rapportait déjà la semaine dernière que le scandale entourant les investissements de responsables de la Fed avait compliqué la décision de la Maison Blanche concernant la nomination du futur président de la Fed... Le site de prévision en ligne PredictIt montrait alors des chances de Powell d'être confirmé par le Sénat en baisse de 19 points de pourcentage à un nouveau plus bas de 60%. Et c'était avant l'affaire révélée par American Prospect...

Le mandat de Jerome Powell expire en février. Le consensus voit toujours Biden reconduire Powell, mais la gouverneure de la Fed Lael Brainard est désormais considérée comme une rivale crédible, du fait de sa meilleure perception parmi les progressistes et de son alignement plus étroit sur les préférences politiques de Biden. La 'cote' de Powell a donc récemment chuté en raison des vives critiques des progressistes et des controverses autour des investissements de plusieurs responsables de la Fed. Dans le même temps, la cote de Brainard progresse, et son éventuelle nomination, très improbable il y a quelques mois encore, est désormais envisageable, même si Powell demeure favori.

Les valeurs

Bank of New York Mellon (-1%), l'établissement bancaire new-yorkais, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice net applicable aux actionnaires ordinaires de 881 millions de dollars soit 1,04$ par titre sur une base diluée, contre 876 millions de dollars un an auparavant. Les revenus ont totalisé quant à eux 4 milliards de dollars, en augmentation de 5%. Le groupe estime que sa performance financière du trimestre reflète une croissance organique large et saine des activités, ainsi qu'un environnement favorable des marchés financiers. Le consensus était de 1,01$ de bénéfice ajusté par action pour 3,95 milliards de dollars de revenus.

Halliburton (-2%), mastodonte des services pétroliers, a annoncé pour le troisième trimestre un bénéfice net part du groupe de 236 millions de dollars soit 26 cents par titre, contre une perte de 17 millions de dollars un an plus tôt. Sur ce trimestre clos fin septembre, le groupe de Houston a bénéficié d'un rebond de la demande provenant des producteurs de pétrole et gaz, avec la flambée des cours du brut. Le bénéfice ajusté par action a été de 28 cents sur le trimestre. Les revenus ont totalisé quant à eux 3,9 milliards de dollars, contre 3,7 milliards de dollars au deuxième trimestre. Le bénéfice opérationnel a été de 446 millions, contre 434 millions sur le trimestre antérieur. Le consensus de marché était situé à 27 cents de bénéfice ajusté par action et 3,91 milliards de dollars de revenus.

Travelers (+3%), la firme américaine d'assurance, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal 2021 un bénéfice net dilué par action de 2,62$ et un bénéfice ajusté par action de 2,6$. Le bénéfice net trimestriel a été de 662 millions de dollars, contre 655 millions un an avant. Les revenus totaux sur ce trimestre clos fin septembre ont été de 8,81 milliards de dollars, en croissance de 6% en glissement annuel. Le consensus était de 1,7$ de bénéfice ajusté par titre pour 8,22 milliards de dollars de facturations. Le ratio combiné consolidé a été de 98,6%, alors que le ratio combiné sous-jacent a atteint 91,4%. Les pertes pour catastrophes ont représenté 501 millions de dollars avant imposition, contre 397 millions un an avant. Les primes émises nettes ont atteint un record de 8,32 milliards, en hausse de 7%.

Philip Morris International (stable) a publié pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice dilué par action de 1,55$ et un bénéfice ajusté par action de 1,58$, en croissance de 11,3% en glissement annuel et 8,5% hors effets de changes. Les volumes unitaires de livraisons de cigarettes et tabac chauffé ont progressé de 2,1%. Les revenus se sont appréciés de 9,1% en glissement annuel et 7,6% sur une base organique, à 8,12 milliards de dollars. Le consensus était de 1,55$ de bénéfice ajusté par action pour 7,9 milliards de dollars de revenus. PMI révise et resserre les prévisions de bpa dilué déclarées pour l'année 2021, dans une fourchette de 5,77$ à 5,82$, ou de 6,01$ à 6,06$ sur une base ajustée.

Johnson & Johnson (+3%) a annoncé pour son troisième trimestre des profits supérieurs aux attentes, mais des revenus un peu courts. Le groupe pharmaceutique et médical américain rehausse par ailleurs sa guidance 2021 de bénéfices, sans toutefois toucher à ses estimations concernant les ventes de vaccins. J&J table toujours, pour cette année, sur des ventes de 2,5 milliards de dollars provenant de son vaccin Covid-19. Néanmoins, le groupe affiche sa confiance et table désormais sur un bénéfice ajusté par action allant de 9,77 à 9,82$, contre une fourchette antérieure allant de 9,60 à 9,70$.

Sur le trimestre écoulé, les ventes totales ont augmenté de 10,7% à 23,3 milliards de dollars, avec une croissance opérationnelle de 9,9%. Le bénéfice par action a progressé de 3% à 1,37$, alors que le bénéfice ajusté par action a grimpé de 18,2% à 2,60$. Le consensus était de 2,35$ de bpa ajusté pour 23,7 milliards de dollars de recettes.

J&J, qui a rencontré cette année des problèmes dans la production de son vaccin contre le Covid-19, prévoit de produire 500 à 600 millions de doses cette année, selon la guidance la plus récente fournie cet été. La semaine dernière, des conseillers indépendants de la FDA ont recommandé l'autorisation d'une dose de rappel de son vaccin covid à dose unique.

Procter & Gamble (-1%), le géant américain des produits de consommation, a annoncé pour son premier trimestre fiscal 2022 un bénéfice net de 4,11 milliards de dollars, 1,61$ par titre, contre 4,28 milliards de dollars un an avant. Les ventes ont totalisé 20,34 milliards de dollars, contre 19,32 milliards de dollars sur la période comparable de l'an dernier. La croissance atteint donc 5%, dont 4% en organique. Le consensus FactSet était de 1,59$ de bpa ajusté et 19,83 milliards de dollars de revenus. Il est donc battu de peu.

P&G maintient en outre sa guidance pour l'exercice décalé 2022 en termes de revenus, profits et cash flow. Le bpa ajusté est anticipé en croissance de 3 à 6%, en comparaison d'un niveau de 5,66$ en 2021.

ManpowerGroup (-8%) a annoncé pour son troisième trimestre 2021 des revenus en augmentation de 12% (11% à devises constantes). Le bénéfice net par action a été de 1,77$ sur ce trimestre clos fin septembre, contre 18 cents un an plus tôt, à la même époque. Le bénéfice net est ressorti à 98 millions de dollars, contre 10 millions de dollars un an avant. Les revenus ont totalisé 5,1 milliards de dollars. Le trimestre clos comprenait par ailleurs des coûts de restructuration de l'activité mexicaine et des coûts d'acquisition d'ettain group. Le bpa ajusté a été de 1,93$. Le consensus de profit a donc été légèrement dépassé, mais les revenus ont déçu malgré leur croissance à deux chiffres.

Merck (+2%). Le programme de l'Organisation mondiale de la santé visant à fournir aux pays pauvres un accès équitable aux produits contre le covid s'est fixé pour objectif la fourniture d'un traitement antiviral à 10 dollars par posologie pour les patients atteints d'une forme modérée, montre un projet de document consulté par l'agence Reuters. La pilule molnupiravir développée par l'Américain Merck serait probablement l'un de ces médicaments.

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