Cotation du 28/02/2020 à 23h06 Dow Jones Industrial -1,39% 25 409,36
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Wall Street n'en finit plus de grimper

Wall Street n'en finit plus de grimper
Wall Street n'en finit plus de grimper
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street n'en finit plus d'aligner les records. La cote américaine est attendue encore en progression avant bourse ce vendredi, le S&P500 s'adjugeant 0,4%, le Nasdaq 0,5% et le DJIA 0,4% en pré-séance. L'indice dollar s'adjuge 0,2% à 97,5. Le baril de brut WTI gagne 0,5% à 58,8$ sur le Nymex. L'optimisme est plus que jamais de rigueur, avec la bonne tenue de l'économie américaine couplée au soutien de la Fed. De plus, les tensions commerciales avec la Chine et les inquiétudes concernant le Moyen-Orient se sont apaisées.

Notons que les opérateurs se préparent à un long week-end outre-Atlantique, puisque la place américaine sera fermée lundi pour la Journée de Martin Luther King Jr...

D'après le rapport gouvernemental du jour aux Etats-Unis, les mises en chantier de logements pour le mois de décembre 2019 sont ressortis au nombre de 1,608 million d'unités, contre 1,373 million de consensus de place et 1,375 million pour la lecture révisée du mois antérieur. Les permis de construire, quant à eux, ont été au nombre de 1,416 million d'unités, contre 1,458 million de consensus et 1,474 million un mois plus tôt.

D'après la Fed ce vendredi, la production industrielle américaine pour le mois de décembre 2019 a reculé de 0,3%, en ligne avec le consensus de place, après une progression révisée (en baisse) à +0,8% sur le mois de novembre 2019. La production manufacturière a quant à elle augmenté de +0,2% par rapport au mois précédent, contre -0,2% de consensus et après un gain de 1% en données révisées pour le mois de novembre. Le taux d'utilisation des capacités de production s'est élevé à 77%, contre 77,1% de consensus et 76,6% un mois plus tôt.

Selon le Département américain au Travail ce vendredi, les ouvertures de postes aux États-Unis pour le mois de novembre 2019 sont ressorties au nombre de 6,80 millions, contre 7,10 millions de consensus de place et 7,361 millions pour la lecture révisée du mois antérieur.

L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan pour le mois de janvier 2020, qui vient également d'être révélé ce jour, est ressorti pour sa part à 99,1 contre un consensus de place de 99,3. L'indicateur de décembre 2019 était lui aussi situé à 99,3.

Sur la cote américaine ce jour, J.B. Hunt Transport Services, Regions Financial, Fastenal, Citizens Financial, First Horizon National, State Street et Schlumberger, publient notamment leurs derniers résultats financiers trimestriels.

Dans l'actualité économique chinoise ce jour, la croissance du PIB du quatrième trimestre est ressortie stable à 6%, en ligne avec les attentes de marché. Le PIB annuel 2019 en Chine a ainsi grimpé au rythme de 6,1%, conformément aux prévisions des spécialistes. Il s'agit néanmoins de la plus faible croissance chinoise en 29 ans, après une expansion de 6,6% en 2018. Plus tôt dans la semaine, le vice-Premier ministre chinois Liu He avait indiqué que la croissance 2019 allait ressortir supérieure à 6%. Le consensus de place table sur un ralentissement à 5,9% en 2020... La production industrielle chinoise a quant à elle augmenté de 6,9% en décembre, ce qui ressort largement supérieur aux attentes. Les ventes de détail ont grimpé de 8% contre +7,9% de consensus.

Suite à la signature de l'accord commercial de phase 1 cette semaine avec les USA, des responsables de la Banque populaire de Chine ont jugé que cela permettait de poursuivre une politique monétaire prudente. Un maintien du niveau global de financement de l'économie est attendu.

Le South China Morning Post a pour sa part indiqué que le vice-Premier ministre Liu He n'était pas vraiment pressé de mener à bien les discusssions commerciales de phase 2. Les médias chinois ont réagi très diversement à l'accord de phase 1, sans mentionner d'ailleurs la phase suivante. L'administration Trump s'est pourtant engagée quant à elle à enchaîner rapidement sur les pourparlers de phase 2...

Parmi les points plus négatifs ce jour, notons que les ventes de détail britanniques en décembre ont reculé de manière inattendue, de -0,6% en comparaison du mois antérieur contre +0,7% de consensus de place. La lecture du mois antérieur a été revue en baisse à -0,8%. Ainsi, les consommateurs britanniques ont quelque peu évité les magasins durant la cruciale période des fêtes de fin d'année.

La bourse de New York a inscrit hier de nouveaux sommets historiques, au lendemain de la signature à Washington de l'accord commercial de Phase 1 entre les États-Unis et la Chine. Par ailleurs, les ventes de détail US sont ressorties meilleures que prévu en décembre, facteur rassurant pour les marchés. Du côté des valeurs, les technologiques et les banques ont mené la hausse. Morgan Stanley s'est envolé de 6,6% après avoir publié des résultats trimestriels bien supérieurs aux attentes. Le pétrole a rebondi dans l'espoir d'une reprise de l'économie mondiale en 2020, tandis que l'or a marqué le pas.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,92% à 29.297 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,84% à 3.316 pts, et que le Nasdaq Composite a bondi de 1,06% à 9.357 pts.

Donald Trump et le vice-Premier ministre chinois Liu He ont signé mercredi à Washington l'accord commercial partiel de Phase 1, décrit comme un accord "historique". Par ailleurs, le Congrès américain a définitivement approuvé jeudi le nouvel accord de libre-échange liant Etats-Unis, Mexique et Canada (AEUMC), une nouvelle victoire pour Donald Trump à quelques jours de l'ouverture de son procès en destitution.

Concernant l'accord avec la Chine, le texte de 96 pages prévoit que Pékin achètera sur les deux prochaines années 200 milliards de dollars de produits et services américains de plus qu'en 2017, année où ces achats avaient atteint 186 milliards. Trump a précisé que la Chine promettait d'augmenter ses achats de produits agricoles américains de 50 Mds$, alors que la Chine a plutôt avancé un niveau de 32 Mds$ sur deux ans.

L'accord comprend aussi des engagements de Pékin à encadrer les pratiques dont se plaignent les entreprises américaines concernant le non-respect de propriété intellectuelle par la Chine. Pékin aurait promis de punir les firmes locales enfreignant ou volant des secrets commerciaux. La question des acquisitions par les entreprises publiques chinoises de technologies au détriment des intérêts américains est aussi évoquée.

Si la Phase 1 marque une trêve dans le conflit qui oppose Washington et Pékin depuis plus de 18 mois, il ne prévoit pas de nouvelles baisses des droits de douane avant l'élection américaine du 3 novembre prochain. Larry Kudlow a indiqué que ces tarifs douaniers doivent permettre de s'assurer que la Chine tienne ses engagements de phase 1, et que la phase 2 progresse.

Ainsi, il est prévu qu'au plus tard 10 mois après la signature de l'accord, les Etats-Unis fasse le point sur les progrès effectués et décide de réduire ou non les droits de douane qui affectent encore plus de 360 milliards de dollars de biens chinois importés, selon des sources proches du dossier.

Quant à la phase 2, elle ne serait probablement pas conclue avant l'élection américaine de novembre prochain, même si les négociations ont déjà démarré, selon Washington. Les investisseurs sont bien conscients que malgré le soulagement créé par l'accord de Phase 1, les différends commerciaux sont loin d'être définitivement réglés entre les deux pays, notamment sur le front technologique.

Les marchés ont été rassurés jeudi par une série de statistiques américaines plutôt dynamiques. Ainsi, les ventes de détail ont grimpé de 0,7% en décembre (hors automobile) sur un mois contre +0,5% de consensus de place et après une stabilité en novembre. Hors automobile et essence, ces ventes de détail ont progressé de 0,5% contre +0,4% de consensus, alors qu'elles avaient reculé de 0,2% un mois plus tôt. Les ventes de détail comprenant automobile et essence ont augmenté toutefois un peu moins que prévu, progressant de 0,3% en décembre 2019 contre +0,4% de consensus, après une hausse révisée à 0,3% pour le mois de novembre.

L'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie s'est renforcé à +17 en janvier, contre +3 de consensus et après +0,3 en décembre. Il signale ainsi une très forte accélération de l'expansion de l'industrie manufacturière dans la région.

Sur le front de l'emploi, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont été bien moins nombreuses que prévu, à 204.000 pour la semaine close le 11 janvier 2020, contre 215.000 de consensus et après 214.000 la semaine précédente.

Les valeurs

Gap, firme américaine de prêt-à-porter, voit son cours de bourse flamber avant bourse à Wall Street. Le Californien de San Francisco a annoncé qu'il abandonnait ses plans de scission de la marque Old Navy, évoquant la faiblesse de ses résultats, ainsi que les coûts et la complexité d'une telle transaction. Par ailleurs, le groupe a dévoilé le départ du dirigeant de la marque Gap. Hier soir, Gap a annoncé également qu'il s'attendait à enregistrer pour l'exercice 2019 des évolutions des revenus consolidés et à périmètre constant en haut de fourchette des estimations antérieures. Le groupe a bénéficié notamment du succès des promotions sur la période des fêtes, en particulier... chez Old Navy. Gap table sur un bénéfice ajusté 2019 par action légèrement supérieur à la guidance antérieure allant de 1,70 à 1,75$. Old Navy devrait représenter 48% des ventes de Gap Inc. sur le seul quatrième trimestre fiscal.

Schlumberger, le colosse des services pétroliers, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal des revenus et des bénéfices dépassant les attentes de marché. Le bénéfice net a reculé à 333 millions de dollars soit 24 cents par titre, contre 538 millions de dollars soit 39 cents par action un an avant. Le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 39 cents, alors que le consensus se situait à 37 cents. Les revenus ont totalisé quant à eux 8,32 milliards de dollars, contre 8,18 milliards de dollars un an plus tôt et 8,16 milliards de dollars de consensus de place. Le free cash flow a atteint 1,5 milliard de dollars sur le trimestre clos et 2,7 milliards de dollars sur l'année. Olivier Le Peuch, directeur général du groupe, se dit confiant dans la capacité du groupe à améliorer encore la génération de cash en cette année 2020.

Fiat Chrysler Automobiles est en discussion avec Hon Hai, la maison-mère de Foxconn - connu pour assembler les iPhone d'Apple -, afin de donner naissance à une société commune destinée à la construction de véhicules électriques et connectés qui seraient commercialisés en Chine.

State Street grimpe à Wall Street. L'établissement financier américain a battu le consensus de profits et revenus sur le trimestre clos. Le bénéfice net trimestriel s'est établi à 704 millions de dollars et 1,73$ par titre, contre 437 M$ un an auparavant. Le consensus de bpa était de 1,70$. Les revenus se sont appréciés quant à eux de 1% en glissement annuel à 3,05 Mds$, contre 2,92 Mds$ de consensus de marché.

Fastenal a publié des ventes trimestrielles inférieures aux attentes. Le groupe américain du Minnesota, fournisseur de produits industriels et de construction, a annoncé pour le trimestre un bénéfice net de 179 M$ soit 31 cents par titre, contre 169 M$ un an avant. Les ventes ont augmenté de 4% à 1,28 Md$. Le consensus était de 31 cents de bpa pour 1,29 Md$ de facturations.

Tesla, dégradé hier par Morgan Stanley après avoir atteint les 100 milliards de dollars de capitalisation boursière, perd encore un peu de terrain à Wall Street ce jour. Selon Reuters, l'autorité fédérale américaine de la sécurité routière a annoncé l'examen d'une pétition lui demandant d'ouvrir une enquête sur 500.000 véhicules possiblement sujets à des accélérations incontrôlables.

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