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Wall Street miné par les chiffres de la consommation

Wall Street miné par les chiffres de la consommation
Wall Street miné par les chiffres de la consommation
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine fléchit légèrement ce mercredi, déprimée essentiellement par de maigres chiffres de la consommation. Le S&P500 perd 0,1% à 2.993 pts et le Nasdaq cède 0,23% à 8.130 pts, tandis que le DJIA abandonne 0,14% à 26.987 pts. Les opérateurs prennent par ailleurs connaissance d'une nouvelle série de publications trimestrielles, confirmant globalement la belle résistance des banques dans un contexte de marché plus difficile... Les informations concernant les négociations sur le Brexit demeurent quant à elles contradictoires. Pour finir, les investisseurs en reviennent à une posture prudente concernant les négociations commerciales sino-américaines, après un 'accord de phase 1' qui n'avait déjà pas totalement convaincu en fin de semaine dernière.

La Chine exigerait de nouvelles discussions avant de valider les progrès annoncés la semaine dernière, croit savoir Bloomberg. Washington avait évoqué la 'phase 1' d'un accord supposé ultimement mettre un terme au conflit commercial. Donald Trump avait par conséquent suspendu la hausse des droits de douane, dont l'entrée en vigueur devait se produire hier. L'accord doit toutefois encore être rédigé, et fait l'impasse sur certains désaccords fondamentaux entre les deux superpuissances, ce qui donne l'impression qu'il pourrait ne s'agir que d'un simple effet d'annonce de Trump.

Sur le marché des changes, l'indice dollar consolide actuellement à 98,2 après les ventes de détail. Du côté des matières premières, le baril de brut WTI reprend 1,1% à 53,4$ environ sur le Nymex, alors que le Brent de la mer du Nord évolue en hausse de 1% à 59,3$.

Les chiffres des ventes de détail aux États-Unis publiés ce mercredi n'ont rien de réjouissant. Ainsi, les ventes ont reculé de 0,3% au mois de septembre 2019, en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +0,3% et après une progression de +0,6% pour le mois antérieur. Hors automobile, ça n'est guère mieux, puisque la consommation américaine flanche de 0,1% en septembre, contre un consensus de marché positif de +0,2%, et après un gain de +0,2% également un mois plus tôt. Enfin, hors automobile et essence, la consommation, moteur de la croissance américaine, est totalement stable - contre +0,3% de consensus de place et +0,4% en août 2019. Point positif tout de même, ces chiffres déprimés de la consommation aux USA devraient faire remonter les probabilités de baisse des taux lors des prochaines réunions monétaires.

Ces chiffres ne méritent sans doute pas de commentaire de Trump, qui préfère s'attaquer sur Twitter à ses rivaux démocrates. "Vous pourriez penser qu'en AUCUNE FAÇON l'un des Candidats Démocrates que nous avons vus la nuit dernière ne puisse potentiellement devenir Président des États-Unis. Maintenant vous voyez pourquoi ils n'ont d'autre choix que de mettre en avant une procédure de Destitution totalement illégale & absurde de l'un des plus brillants Présidents!"

"Notre Économie record se CRASHERAIT, comme en 1929, si l'un de ces clowns devenait Président!", lance encore le leader de la Maison blanche.

L'indice du marché immobilier américain de la National Association of Home Builders pour le mois d'octobre 2019 est ressorti nettement supérieur aux attentes de marché, à 71, contre un consensus de 68 et un niveau de 68 également un mois plus tôt. Il s'agit du meilleur indicateur de la NAHB cette année, ce qui constitue donc un point très positif pour le marché américain du logement.

Les stocks et ventes des entreprises pour le mois d'août 2019 ont également été publiés. Les stocks sont demeurés stables en comparaison du mois antérieur, alors que le consensus se situait à +0,3%. La progression du mois de juillet a été révisée en légère baisse à +0,3%.

Pour finir, l'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour le mois d'octobre 2019, qui mesure les attentes en matière d'inflation à un an du point de vue des firmes, est ressorti à +1,8%, alors qu'il était précédemment de +2%.

Le 'Livre Beige' économique de la Fed, résumé des conditions économiques régionales, sera publié ce soir à 20 heures.

Sur le front du Brexit, la confusion règne. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a estimé que la situation pourrait toutefois s'éclaircir dans quelques heures, permettant de savoir quand le divorce aurait lieu. "Théoriquement, dans sept à huit heures, tout devrait être clair", a déclaré Tusk à Varsovie, cité par la chaîne d'information TVN 24, elle-même reprise par Reuters. Les pourparlers entre le Royaume-Uni et l'UE ont repris ce jour afin de trouver un accord de retrait, qui pourrait ensuite être présenté au Conseil européen de jeudi et vendredi.

Les valeurs

Bank of America (+2%) n'a pas démérité au troisième trimestre. La banque de Charlotte a réalisé pour le trimestre clos un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars, 56 cents par action, contre 7,2 milliards de dollars et 66 cents par titre un an plus tôt. Les revenus ont totalisé 22,8 milliards de dollars, contre 22,7 milliards de dollars un an auparavant. Le consensus de place était situé à 22,6 milliards de dollars. Les profits ont également dépassé les attentes de marché.

Brian Moynihan, le patron de l'établissement financier, juge que l'activité client, l'expansion de la base de clientèle, ainsi que la capacité du groupe à gagner des parts de marché sur ses activités durant le trimestre, "reflètent une croissance responsable". L'une des bonnes surprises du trimestre concernant la banque d'investissement, dont les revenus ont battu le consensus. Les activités de trading ont délivré un trimestre robuste (+13% sur le trading equity), alors que la banque de consommation a progressé de 3% à 9,7 Mds$.

Bank of New York Mellon (+2%) a publié pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice supérieur aux attentes de marché, le résultat net applicable aux actionnaires ordinaires ayant régressé à 1 milliard de dollars, contre 1,08 milliard de dollars un an plus tôt. Sur ce trimestre clos fin septembre 2019, les revenus totaux de la firme se sont tassés quant à eux de 5% en glissement annuel à 3,86 milliards de dollars. Le bénéfice net trimestriel par action a augmenté grâce aux rachats d'actions, à 1,07$, contre 1,06$ un an auparavant et environ 1$ de consensus de marché. Le groupe en a profité pour déclarer un dividende trimestriel de 0,31$ par titre payable le 8 novembre.

Abbott (stable), le groupe pharmaceutique et médical américain, a annoncé pour le troisième trimestre fiscal des profits conformes aux attentes, mais ses revenus ont raté de peu le consensus. Le bénéfice net trimestriel s'est établi à 960 millions de dollars et 53 cents par titre, contre 563 millions de dollars et 32 cents par action un an auparavant. Hors éléments non récurrents, le bénéfice ajusté est ressorti à 84 cents, contre 75 cents un an plus tôt et 84 cents de consensus. Les revenus se sont appréciés de 6% en glissement annuel à 8,08 milliards de dollars, mais l'incontournable consensus de place se situait à 8,11 milliards. Le groupe table sur un bpa ajusté de 94-96 cents pour le 4ème trimestre fiscal, alors que la guidance 2019 est resserrée entre 3,23 et 3,25$ par titre.

United Airlines (+2%) a publié des résultats meilleurs que prévu au 3e trimestre, et a en outre relevé ses prévisions pour l'exercice en cours. Le bénéfice net d'United a atteint 1 milliard de dollars (3,99$ par action) au 3e trimestre, en hausse de 20% par rapport aux 833 millions de dollars réalisés un an plus tôt sur la même période (3,05$ par action). En données ajustées des éléments exceptionnels, le bénéfice par action a atteint 4,07$ (contre 3,05$ en 2018), ce qui est supérieur aux 3,97$ par action attendus par le consensus. Le chiffre d'affaires tiré des opérations s'est élevé à 11,38 milliards de dollars, en hausse de 3,4% par rapport au 3e trimestre 2018 (11 Mds$). Les analystes tablaient sur des recettes de 11,42 Mds$.

Pour l'exercice 2019, le groupe a revu en hausse sa prévision de bénéfice par action à 11,25$-12,25$. Le directeur général d'United, Oscar Munoz, a précisé que le groupe est "en avance" sur son projet d'atteindre une fourchette de bpa de 11$ et 13$ d'ici à la fin 2020.

Broadcom (-1%) va devoir se plier aux exigences de Bruxelles. À la suite de l'ouverture d'une enquête formelle en juin, le régulateur européen a ordonné au groupe de cesser d'appliquer certaines clauses figurant dans ses contrats conclus avec six de ses principaux clients. Ces mesures permettront d'éviter un préjudice grave et irréparable à la concurrence susceptible d'être causé par le comportement de Broadcom qui, à première vue, enfreint les règles de concurrence de l'UE...

US Bancorp (+2%) a annoncé pour son troisième trimestre fiscal des profits supérieurs aux attentes de marché. Les revenus de l'établissement bancaire américain ont également dépassé le consensus. Le bénéfice par action s'est établi à 1,15$ pour des recettes de 5,9 milliards de dollars, contre 1,11$ et 5,8 milliards de dollars de consensus. Un an plus tôt, à la même période, le bpa s'élevait à 1,06$ pour des revenus totaux de 5,7 milliards.

PNC Financial (stable) a également battu le consensus sur le troisième trimestre. La banque régionale américaine de Pittsburgh, Pennsylvanie, a affiché un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 1,32 milliard de dollars soit 2,94$ par titre sur le trimestre clos fin septembre 2019, contre 1,33 milliard de dollars et 2,82$ par action un an auparavant. Le consensus de place se situait à 2,80$ par titre. Les revenus trimestriels de la firme ont grimpé de 3% en glissement annuel, à près de 4,5 milliards de dollars.

Netflix (stable) dévoilera pour sa part ses comptes après la clôture, tout comme CSX ou Alcoa.

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