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Wall Street : les tensions commerciales plombent l'ambiance

Wall Street : les tensions commerciales plombent l'ambiance
Wall Street : les tensions commerciales plombent l'ambiance
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine est orientée dans le rouge ce mardi, le S&P500 et le Nasdaq cédant respectivement 0,28% (à 2.892 pts) et 0,12% (à 8.099 pts). Le DJIA perd pour sa part 0,16% à 25.922 pts. Après trois jours de pause (la cote US était fermée hier pour le 'Labor Day'), les investisseurs gardent leur calme, malgré l'absence d'accord entre les États-Unis et le Canada. Les opérateurs espèrent visiblement toujours un accord commercial, malgré les attaques et menaces de Donald Trump contre le Canada.

Le Président américain affirme pour l'heure qu'il n'y a pas de nécessité à maintenir le Canada dans l'accord Aléna (Accord de libre-échange nord-américain), et manifeste sa volonté d'obtenir un accord "juste" après des années d'abus. Trump affirme également que le Congrès ne doit pas interférer dans les négociations, et menace de mettre tout simplement un terme à l'Aléna si les législateurs américains contrarient ses plans.

Trump rappelle également que l'Aléna était, de son point de vue du moins, l'un des pires accords commerciaux jamais conclus. L'accord initial n'aurait selon lui jamais dû être signé.

Très prolixe sur le réseau social Twitter ce week-end, Trump a aussi estimé que les États-Unis ne devraient pas "acheter leurs amis avec de mauvais Accords Commerciaux et une Protection Militaire Gratuite!"

Le Président américain en a profité également pour vanter les mérites de sa politique économique et ses succès, notamment sur le front de l'emploi.

"Le Travailleur Américain se porte mieux que jamais", a même asséné Trump.

Bras de fer

La semaine sera quoi qu'il en soit marquée par de nouveaux efforts pour parvenir à un accord avec le Canada. Le bras de fer n'est en effet pas terminé avec le gouvernement de Justin Trudeau, les menaces de Trump entrant dans le cadre de sa stratégie habituelle de négociation. Les discussions doivent reprendre mercredi. Les négociateurs canadiens et américains ont fait état ces derniers jours de progrès, même si aucun accord n'a encore été scellé. Les pierres d'achoppement concerneraient notamment le secteur laitier, et la volonté de l'administration Trump de mettre un terme à un mécanisme empêchant les USA de mener des procédures contre le 'dumping' et les mesures compensatoires (chapitre 19).

L'espoir subsiste d'un accord avec le Canada

Les marchés misent désormais sur un accord commercial d'ici la fin du mois de septembre - délai fixé par le Congrès. Trump semble s'activer, puisqu'il a modifié son agenda hier lundi afin de se consacrer aux questions commerciales et internationales. C'est du moins ce qu'a affirmé Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, citée par Bloomberg.

Nouvelles sanctions commerciales contre la Chine ?

Sur le front sino-américain, cette fois, les relations demeurent tendues, et la phase de commentaire public concernant des taxes supplémentaires visant 200 milliards de dollars d'importations chinoises prend fin jeudi. Donald Trump pourrait alors rapidement enchaîner sur une implémentation des sanctions, les plus importantes depuis le début du conflit avec Pékin. La Chine entend évidemment riposter de manière proportionnée...

Indices manufacturiers américains contradictoires

L'indice ISM manufacturier américain du mois d'août 2018 est ressorti à 61,3, ce qui représente un niveau extrêmement élevé en comparaison des données historiques. L'indicateur était attendu à 57,7. Il se situait à 58,1 un mois plus tôt. L'indice du jour entre donc en contradiction avec l'indicateur manufacturier Markit PMI publié plus tôt ce jour, puisqu'il montre une forte accélération en août, là où le PMI fait ressortir un ralentissement. L'ISM manufacturier est au plus haut depuis 2004, alors que le PMI ressort au plus bas depuis novembre ! Un tel phénomène permet de relativiser la précision des statistiques de conjoncture !

L'indice PMI manufacturier américain est ressorti en ligne avec les attentes de marché pour le mois d'août 2018, à 54,7 contre un consensus de 54,5. Il était de 55,3 un mois plus tôt.

Les dépenses de construction aux États-Unis pour le mois de juillet 2018, également publiées ce jour, se sont quant à elles établies en augmentation de 0,1% en comparaison du mois antérieur, contre +0,4% de consensus et -0,8% un mois plus tôt. En comparaison du mois de juillet 2017, les dépenses de construction ont grimpé de 5,8%.

Sur le Nymex américain, le baril de brut WTI (contrat d'octobre) poursuit son ascension, en hausse de 0,4% à 70$. Le baril de Brent s'affiche en progression de 0,3% à plus de 78$. Deux plateformes pétrolières du Golfe du Mexique ont été évacuées à l'approche de la tempête Gordon... Sur le marché des changes, l'euro se traite à 1,155$, en repli de 0,6%.

Les valeurs à suivre

Nike (-3%). Le joueur de football américain antiraciste Colin Kaepernick devient l'un des visages de la nouvelle campagne de la marque à la virgule, au grand désespoir, sans doute, du Président Donald Trump. Le sportif est connu pour avoir protesté contre les violences policières contre les Noirs. Il avait manifesté notamment ses protestations en posant le genou à terre lors de l'hymne américain, lançant un mouvement parmi les autres sportifs...

Tesla (-2%). Goldman Sachs vient de reprendre le suivi du dossier Tesla. La banque d'affaires américaine, qui avait conseillé Elon Musk sur ses projets de sortie de la cote, n'apprécie guère la valeur du groupe californien vedette de l'automobile électrique. Ainsi, Goldman initie son suivi à 'vendre', et anticipe une forte baisse de l'action à Wall Street. L'objectif de cours à six mois est ainsi fixé à 210$, ce qui traduit une baisse potentielle de 30%. Le broker s'inquiète de la concurrence accrue, de la disparition progressive des avantages fiscaux sur les véhicules électriques aux USA, ou encore des problèmes d'exécution du groupe.

Transocean (-7%). La firme genevoise, qui compte parmi les principaux opérateurs mondiaux de plateformes pétrolières offshore, a dévoilé ce jour un projet d'acquisition du rival Ocean Rig (+12%) dans le cadre d'une opération en cash et actions d'un montant de 2,7 milliards de dollars dette incluse. Le groupe Suisse propose 1,6128 action de la nouvelle entité et 12,75 dollars en cash par titre Ocean Rig, ce qui représente une valeur par action de 32,28 dollars et matérialise par ailleurs une prime de 19% par rapport au cours de clôture de vendredi pour les actionnaires d'Ocean Rig. A l'issue de l'opération envisagée, les actionnaires de Transocean détiendraient environ 79% de la nouvelle entité, contre 21% pour les actionnaires d'Ocean Rig.

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