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Wall Street : léger recul, Goldman Sachs et les banques pèsent

Wall Street : léger recul, Goldman Sachs et les banques pèsent
Wall Street : léger recul, Goldman Sachs et les banques pèsent
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'actualité des entreprises continue de mener la danse à Wall Street, où les résultats de la banque Goldman Sachs (-3,3%) ont été accueillis froidement, contrairement à ceux de JP Morgan (-1,3%) à la veille du week-end. Les résultats de Citigroup (+0,06%) ont été mieux perçus mais sans déclencher d'enthousiasme. L'action Walt Disney (+1,6%) en revanche, s'est hissée à son plus haut niveau historique lundi après l'annonce, vendredi, d'un service de vidéo en streaming à seulement 6,99$ par mois, qui fait vaciller le titre du leader du secteur Netflix (-1,2%).

Deux heures avant la clôture, l'indice Dow Jones cédait 0,10% à 26.386 points, tandis que l'indice large S&P 500 reculait de 0,11% à 2.904 pts, préservant le seuil psychologique de 2.900 points, qu'il avait franchi vendredi. Le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, fléchissait de 0,27% à 7.963 pts.

Ailleurs, les marchés européens ont terminé en très légère hausse (+0,08% pour le l'EuroStoxx 50) et l'Asie a progressé (+1,37% pour le Nikkei et +0,4% pour le Kospi) soutenue par les statistiques encourageantes venues de Chine à la veille du week-end (hausse des crédits, bond des exportations en mars). L'indice Shanghai composite à cependant reculé lundi de 0,3% (mais il a bondi de 27% depuis le 1er janvier).

Les sommets historiques à moins de 1% pour le S&P 500

Les trois indices américains viennent de signer signer 3 semaines de hausse consécutive, qui les a menés non loin de leurs plus hauts niveaux historiques, atteints en 2018. Ainsi, le DJIA et la Nasdaq ne sont plus qu'à environ 1,8% de leurs sommets, et l'indice S&P 500 (remonté au dessus de 2.900 points pour la première fois depuis 6 mois), se trouve désormais à seulement 0,9% de son plus haut historique de 2.930 points, inscrit le 20 septembre 2018.

Le calme régnait lundi sur le marché des changes, où l'indice du dollar, qui mesure son évolution face à un panier de devises de référence, cédait lundi soir 0,05% à 96,92 points, tandis que l'euro avançait de 0,02% à 1,1305$.

Sur les marchés obligataires américains, le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans, a fait une pause après son rebond de la semaine passée. Il évoluait lundi soir à 2,55% (-1 point de base) après avoir chuté jusqu'à 2,35% fin mars après que la Fed a signalé son intention de ne plus relever ses taux cette année, en raison de l'accumulation des risques sur la croissance mondiale.

Le pétrole a subi de prises de bénéfices, toujours proche de ses plus hauts niveaux depuis six mois. Le contrat à terme de mai sur le brut léger américain WTI cédait lundi en séance 0,78% à 63,39$ le baril sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance juin reculait de 0,6% à 71,13$.

Dans l'actualité économique aux Etats-Unis ce jour, l'indice manufacturier 'Empire State' de la Fed de New York pour le mois d'avril 2019 est ressorti robuste et supérieur aux attentes de marché, à 10,1, contre 6,8 de consensus de place et 3,7 pour sa lecture antérieure. Il traduit une accélération de l'expansion de l'industrie manufacturière dans la région.

Donald Trump n'en finit pas d'étriller la Fed

Sur le plan de la politique monétaire, le président américain Donald Trump a une fois encore taclé la Fed dimanche sur le réseau social Twitter. "Si la Fed avait fait son travail correctement, ce qui n'a pas été le cas, les Marchés Actions auraient progressé de 5.000 à 10.000 points additionnels, et le PIB aurait affiché une croissance bien supérieure à 4% au lieu de 3%... avec pratiquement aucune inflation. Le resserrement quantitatif a été meurtrier, on aurait dû faire exactement l'inverse!", a ainsi précisé Trump.

Rappelons que Trump ne cesse de s'attaquer à la Fed et à son leader Jerome Powell, qui semble déjà avoir grandement changé de ton, puisque les marchés envisagent maintenant très clairement l'hypothèse d'un possible assouplissement monétaire cette année. Le resserrement quantitatif, autrement dit le fait de réduire le bilan de la Fed qui avait précédemment été gonflé par les rachats d'actifs obligataires du 'QE', est également visé par le leader de la Maison Blanche, qui juge globalement que la politique trop rigide de la Fed plombe l'économie américaine et limite la progression de Wall Street.

La France s'oppose à l'ouverture de négociations commerciales avec Washington

Sur le front commercial, et alors que l'accord sino-américain tant espéré se fait attendre, l'Europe pourrait quant à elle répliquer face aux menaces américaines de surtaxes portant sur 11 milliards de dollars de produits provenant de l'Union européenne... Les Etats membres de l'Union européenne ont dans le même temps, et de manière quelque peu paradoxale, donné leur accord à l'ouverture des négociations avec les Etats-Unis, malgré l'opposition de la France.

Les dirigeants européens ont voté majoritairement en faveur du mandat de négociations proposé par la Commission. Seule la France s'y est opposée. Emmanuel Macron avait déjà affirmé son intention de refuser les négociations, critiquant le chantage de Trump et sa décision de retirer les USA de l'accord sur le climat.

VALEURS A SUIVRE

Du côté des valeurs, le secteurs défensifs étaient recherchés lundi avec des progressions pour les indices sectoriels du S&P 500 des biens de consommation de base (+0,56%), de la santé (+0,15%), des services collectifs (+0,12%) et des biens de consommation discrétionnaires (+0,06%). Les 7 autres grands secteurs reculaient, à commencer par l'immobilier (-0,76%), les financières (-0,5%) et les industrielles (-0,4%).

Mardi, le rythme des publications s'accélérera avec Bank of America, Comerica, BlackRock, First Horizon, Johnson & Johnson et UnitedHealth en pré-séance, puis CSX, IBM, Netflix et United Continental après la clôture.

Goldman Sachs (-3,3%), le géant américain de la banque d'affaires, a dévoilé des profits assez solides mais aussi des revenus un peu courts. Ainsi, le groupe new-yorkais a réalisé sur le 1er trimestre fiscal 2019 un bénéfice par action de 5,71$, à comparer à un consensus de 4,89$. Pour ne retenir que les points saillants de ces résultats, les revenus ont totalisé 8,81 milliards de dollars sur la période close, le bénéfice net s'est inscrit à 2,25 milliards de dollars, et le ROE annualisé a représenté 11,1%. Le bpa de 5,71$ est à comparer à un niveau de 6,95$ pour le premier trimestre 2018, et à un profit par titre de 6,04$ réalisé au quatrième trimestre 2018. Le consensus de revenus était de 8,9 milliards de dollars. Comparativement à l'an dernier, le bpa recule de 19% et les revenus se tassent de plus de 4%.

Dans le compartiment bancaire américain, JP Morgan Chase (-1,3%) et Wells Fargo (+0,45%) avaient déjà publié en fin de semaine dernière des profits trimestriels supérieurs aux attentes. Seul le titre JP Morgan avait toutefois profité des annonces en bourse, sur un marché devenu un peu plus pointilleux.

Citigroup (+0,06%) a dévoilé ce lundi ses comptes du premier trimestre. Comme dans le cas de Goldman Sachs, le bénéfice a dépassé assez nettement les attentes de marché, mais les revenus ont quelque peu déçu. Ainsi, le bénéfice trimestriel par action de la banque américaine s'est élevé à 1,87$, contre 1,79$ de consensus. Les revenus se sont établis à 18,58 milliards de dollars environ, en retrait de près de 2% en glissement annuel, contre 18,63 milliards de dollars de consensus de place. Les revenus de trading equity ont pesé sur les comptes, à 842 M$ sur la période contre 930 M$ de consensus... A noter que le titre Citigroup a surperformé Wall Street depuis le début de l'année avec un gain de près de 30%.

Walt Disney (+1,6%) a poursuivi sa flambée pour franchir un record historique, après un bond de 11,5% vendredi. Le géant des loisirs a présenté son nouveau service de "streaming", baptisé "Disney+", qui sera lancé en novembre aux Etats-Unis au prix de 6,99$ par mois. Cette offre commerciale très agressive est susceptible de défier la domination de Netflix sur le marché du streaming. Les marchés ont estimé la menace sérieuse, puisque le cours de Netflix cédait lundi 1,2%, après avoir déjà perdu 4,5% vendredi...

M&T Bank (-2,4%) a annoncé pour le premier trimestre fiscal 2019 un bénéfice dilué GAAP par action de 3,35$, en vive croissance de 50% en glissement annuel, pour un bénéfice net GAAP de 483 millions de dollars - à comparer aux 353 M$ de l'an dernier. Sur le quatrième trimestre 2018 cette fois, le bpa GAAP et le bénéfice net étaient ressortis à 3,76$ et 546 M$, respectivement.

Best Buy (-0,1%), colosse américain de la distribution d'électronique grand public, a annoncé la nomination de sa directrice financière Corie Barry en tant que CEO (directrice générale), succédant à Hubert Joly qui officiera d'ici deux mois en tant que président exécutif.

Nike (+0,7%) gagne du terrain à Wall Street. Le titre profite de la première victoire du golfeur Tiger Woods en 11 ans dans un tournoi majeur (dimanche au Masters d'Augusta).

Spotify (-3,6%) corrige sur la cote américaine, victime de la rumeur Amazon (stable). Selon une information de presse relayée notamment par 'Reuters', le géant du e-commerce envisagerait le lancement, peut-être dès cette semaine, d'un service de musique en ligne financé par la publicité.

Alliance Data Systems (-8,6%) a confirmé la vente de sa filiale Epsilon au groupe publicitaire Publicis pour 4,4 milliards de dollars.

Waste Management (+2,5%), leader américain de la gestion des déchets, a annoncé son intention de racheter son rival Advanced Disposal pour environ trois milliards de dollars, se renforçant ainsi dans l'est des Etats-Unis. L'offre est libellée à 33,15$ par titre Advanced Disposal, une prime de 22% sur les cours de vendredi.

Johnson & Johnson (+0,3%). Son traitement Balversa a été approuvé aux USA comme première thérapie ciblée contre le cancer avancé de la vessie, a annoncé la FDA, autorité américaine de santé.

Boeing (-1%). American Airlines (-1,7%) prolonge jusqu'au 19 août ses annulations de vols de Boeing 737 MAX, ce qui affectera 115 vols par jour. Dans le même temps, Donald Trump s'est fendu d'un tweet pour conseiller le géant aéronautique américain. "Qu'est-ce que je connais de l'image de marque, peut-être rien (mais j'ai été élu Président!), mais si j'étais à la place de Boeing, je résoudrais le problème du 737 MAX, j'y ajouterais quelques belles fonctionnalités additionnelles, & je RENOMMERAIS l'appareil. Aucun produit n'a souffert comme celui là. Mais une fois encore, qu'est-ce que j'y connais ?"

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