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Wall Street : le S&P 500 fait le grand ménage chez les "technos"

Wall Street : le S&P 500 fait le grand ménage chez les "technos"
Wall Street : le S&P 500 fait le grand ménage chez les 'technos'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alphabet, Facebook, Netflix... Ces entreprises de la "nouvelle économie" doivent-elles être classées dans le secteur des télécommunications, de la consommation non essentielle ou des technologies ? Face à la multiplication de ce type de dilemme, la société S&P Dow Jones Indices vient de procéder à la plus importante modification jamais réalisée de son système de classification. Mis en place en 1999, ce classement était devenu inadapté à l'évolution majeure vécue depuis 20 ans par les industries des hautes technologies, des médias et des biens de consommation.

Les fournisseurs d'indices sectoriels en première ligne

Ce lundi 24 septembre, ce sont donc de nouveaux indices sectoriels du S&P 500, qui ont été cotés pour la première fois à Wall Street. Les valeurs qui ont changé de catégorie représentent environ 8% de la capitalisation de l'indice S&P 500. Cette petite révolution a affecté plus particulièrement les fonds indiciels (ETF), qui répliquent de façon automatique les indices.

Si les fournisseurs d'ETF se sont préparés depuis des semaines aux changements, les valeurs ayant changé de secteur pourrait connaître des séances volatiles ces prochains temps. D'autant qu'un autres grand fournisseur d'indices, MSCI, prépare lui aussi une refonte sectorielle pour novembre.

Les télécoms s'élargissent et deviennent "services de communication"

La principale innovation a été la création d'un nouvel indice sectoriel des "services de communication", qui remplacera les "services de télécommunications", qui s'était réduit ces dernières années comme peau de chagrin (Verizon, AT&T, CenturyLink).

Le segment s'élargit désormais à 18 entreprises issues des compartiments des biens de consommation discrétionnaire (non essentielle) et de la technologie, dont Netflix, Walt Disney et Twitter. Ce nouveau secteur des "services de communication" représente désormais 11% de la capitalisation du S&P 500, contre moins de 2% pour le compartiment des télécoms avant lui.

Apple dans les "technos", Amazon dans la consommation

Si les services de communication s'agrandissent, les technologies voient leur périmètre se réduire. Il faut dire qu'au fil du temps, des entreprises aussi variés que les semi-conducteurs (Intel), les réseaux sociaux (Facebook) ou encore un géant d'internet comme Alphabet appartenaient au secteur technologique. Depuis lundi, la nouvelle classification a placé Alphabet et Facebook dans les services de communication, de même que Netflix, transfuge de la consommation discrétionnaire.

Quant à Amazon, un autre géant d'internet, il reste assez logiquement, classé parmi les valeurs de la consommation discrétionnaire. En revanche, Apple, première capitalisation boursière mondiale, reste parmi les technologiques, de même que Microsoft, Visa ou encore Intel.

L'indice S&P des technologiques a vu son périmètre réduit à 20% du S&P 500 contre 26% auparavant. Il accueille toujours les fabricants de puces informatiques, les fournisseurs de services informatiques dématérialisés ("cloud") et d'autres sociétés technologiques, qui pourraient connaître un regain d'intérêt à travers ce remaniement.

Quant au poids de l'indice S&P des biens de consommation discrétionnaire, il devrait baisser légèrement de 13% à 11% de la capitalisation du S&P 500 du fait de ce remaniement.

©2018,

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