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Wall Street : le rebond se poursuit !

Wall Street : le rebond se poursuit !
Wall Street : le rebond se poursuit !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street s'affiche à nouveau en nette progression ce jeudi soir à trois heures de la clôture, s'orientant ainsi vers une troisième séance consécutive de rebond. Les investisseurs espèrent désormais que la Chine et les Etats-Unis trouvent un terrain d'entente sur le front commercial. Les chiffres américains de l'emploi du mois de mars seront quant à eux publiés demain outre-Atlantique. Le DJIA avance de 0,99% à 24.505 pts, le Nasdaq grimpe de 0,53% à 7.080 pts, et le S&P500 gagne 0,71% à 2.663 pts.

Malgré les échanges musclés des derniers jours, certains opérateurs espèrent toujours que Pékin et Washington s'assoient rapidement à la table des négociations. Ce sentiment un peu plus positif est alimenté par les derniers commentaires de Larry Kudlow, l'économiste 'star' de la télévision américaine devenu principal conseiller 'éco' de Trump. Kudlow a estimé hier que l'administration Trump s'engageait dans une négociation plutôt qu'une guerre commerciale avec la Chine. Dans une interview accordée à Fox Business Network, Kudlow insiste : "Je pense que nous allons avoir un accord d'ici quelques temps".

Rappelons que la Chine a répliqué aux plans de l'administration Trump visant 50 à 60 milliards de dollars d'importations chinoises (essentiellement des produits technologiques). Pékin a donc livré une liste comparable de produits importés des États-Unis, comprenant des avions, voitures, boissons, produits chimiques ou denrées agricoles. Les tarifs douaniers additionnels de 25% avancés par la Chine concernent ainsi 106 catégories de produits américains, d'une valeur sensiblement équivalente à celle des produits chinois visés par Washington. La date d'application effective des surtaxes promises par la Chine dépendra de celle des taxes américaines sur les produits chinois, ce qui laisse encore un peu de place pour négocier...

D'après la dernière étude de la firme Challenger sur la question, les annonces de licenciements ont fortement progressé aux États-Unis pour le mois de mars 2018, à 60.357, contre 35.369 au mois de février. Il s'agit du plus haut niveau des annonces de licenciements en près de deux ans ! Le secteur de la distribution, affecté par une sévère concurrence d'Amazon et des autres acteurs du commerce en ligne, représente la majeure partie des annonces de destructions de postes du mois de mars (35.042 sur 60.357). Le secteur des télécommunications détruit de son côté un peu plus de 4.000 emplois.

Le rapport du jour constitue donc une sorte d'avertissement, à la veille du rapport gouvernemental mensuel sur l'emploi américain. Le consensus actuel est de 175.000 créations de postes non-agricoles et 4% de taux de chômage.

Par ailleurs, les inscriptions au chômage publiées aujourd'hui déçoivent également. Le Département US au Travail vient d'annoncer des inscriptions nouvelles au chômage en progression de 24.000 pour la semaine passée, à 242.000. Le consensus était de 225.000. La moyenne à quatre semaines, une donnée moins volatile, atteint 228.250 pour la période se terminant le 31 mars, un chiffre en hausse de 3.000 par rapport à la semaine antérieure.

D'après le Département américain au commerce ce jeudi, le déficit commercial américain pour le mois de février 2018 est ressorti à 57,6 Mds$, contre 56,7 Mds$ de consensus de place, et également 56,7 Mds$ au mois de janvier 2018.

LES VALEURS

Facebook (+2%) grimpe à Wall Street ce jeudi, à 159$ sur le Nasdaq. Pourtant, le réseau social de Menlo Park subit toujours les remous de l'affaire Cambridge Analytica. Hier, le groupe de Mark Zuckerberg a reconnu que les informations personnelles de 87 millions d'utilisateurs - essentiellement aux États-Unis - avaient potentiellement été récupérées. Ce chiffre constitue le haut de fourchette des estimations du groupe. Ces données personnelles ont donc pu faire l'objet d'un usage inapproprié. Initialement, les premières estimations faisaient état de la compromission des données personnelles d'environ 50 millions d'utilisateurs du réseau. Cambridge Analytica, basée à Londres, a contesté hier l'estimation de Facebook, sur le réseau social Twitter. Cambridge juge que le nombre d'utilisateurs de Facebook concernés ne dépasse pas les 30 millions, et évoque à ce sujet le contrat signé avec son partenaire, la firme de recherche GSR. "Nous n'avons pas reçu plus de données que cela", affirme donc Cambridge Analytica, qui souligne par ailleurs : "Nous n'avons pas utilisé la moindre donnée de GSR dans le cadre du travail que nous avons effectué en 2016 lors de l'élection présidentielle américaine".

Mark Zuckerberg a par ailleurs précisé hier, devant les médias, qu'il acceptait pleinement les critiques concernant cette vaste fuite de données. Tentant de reconquérir les utilisateurs du réseau, les annonceurs... et les investisseurs, le jeune patron de Facebook a donc fait une fois de plus son mea culpa. Zuckerberg, très attaqué ces derniers jours, estime néanmoins qu'il est toujours la bonne personne pour diriger le premier réseau social au monde. "Lorsque vous construisez quelque chose comme Facebook qui est sans précédent dans le monde, il y a des choses que vous ratez", a confessé le dirigeant, qui dit avoir appris de ses erreurs. Zuckerberg demeure par ailleurs l'actionnaire de contrôle de Facebook, ce qui compliquerait la tâche de ceux qui voudraient éventuellement le 'sortir'. Certains investisseurs avaient manifesté leur déception après le scandale cambridge Analytica, réclamant même le départ de Zuckerberg de la direction générale. Ce dernier ne semble pas considérer une telle hypothèse comme plausible. De plus, le patron de Facebook assure qu'il n'a licencié personne suite au scandale... La prochaine étape importante pour Zuckerberg dans cette affaire sera son témoignage, mardi et mercredi, devant le Congrès. En outre, Facebook a annoncé avoir supprimé une fonctionnalité qui permettait aux utilisateurs de renseigner des numéros de téléphone ou des adresses électroniques sur son moteur de recherche, afin de trouver d'autres personnes. Ces informations pouvaient être utilisées par des 'acteurs malicieux' pour obtenir les données publiques des membres. Ainsi, d'après Facebook, les données des 2 milliards d'utilisateurs étaient vulnérables "d'une manière ou d'une autre".

Tesla (+5%) poursuit sa remontée sur la cote américaine. Le groupe est enfin parvenu à rassurer (partiellement au moins) concernant sa capacité à poursuivre sans difficulté majeure ses opérations... Certains opérateurs semblent donc encore accorder du crédit au groupe et à son dirigeant. Avant-hier, Tesla a délivré des chiffres trimestriels de ventes inférieurs aux dernières anticipations du groupe, mais supérieurs à certaines projections d'analystes. De plus, Tesla promet d'accélérer sur son Model 3 grand public, et exclut pour l'heure toute levée de fonds. Évidemment, ces promesses n'engagent que ceux qui veulent bien y croire, et Tesla n'est pas réputé pour la précision de son plan de marche. Le patron de Tesla fait désormais des problèmes de production du Model 3 de Tesla "son travail le plus critique". Il semble que Musk aura beaucoup de travail pour doper cette production. Tesla a annoncé mardi être parvenu à un rythme de production voisin de 2.000 véhicules Model 3 (2.020 pour être précis) sur la dernière semaine du mois de mars. La production de la semaine entamée devrait être du même niveau, avant 'd'accélérer rapidement' au second trimestre, s'engage le groupe. Le groupe envisageait auparavant un rythme de production de 2.500 unités par semaine (500 par jour)... Tesla table sur un rythme de production de 5.000 par semaine sur le Model 3 d'ici environ trois mois, ce qui pourrait permettre de "voir la combinaison parfaite, recherchée depuis longtemps, de volumes élevés, d'une solide marge brute et d'une forte génération positive de cash", assure Tesla. Par conséquent, le groupe estime qu'il n'aura pas à lever des fonds (par titres ou dette) en dehors des lignes de crédit normales. Elon Musk a fort à faire depuis quelques jours, les médias critiquant la gestion de Tesla et ses risques financiers. Confronté à une dette de 10 milliards de dollars, dont 1,2 Md$ arrivant à échéance au cours des douze prochains mois, le groupe a donc tenté avant-hier de rassurer. Certains spécialistes jugent que Tesla devra lever plusieurs milliards pour faire face à ses engagements. Selon les données de Bloomberg, Tesla brûle en effet plus de 6.500 dollars de cash par minute, et devrait être à court de trésorerie avant la fin de l'année sans nouvel appel au marché...

Apple (+1%) travaille sur les écrans incurvés et le contrôle gestuel à distance, croit savoir CNBC. Ainsi, le groupe californien à la pomme développerait ces nouvelles technologies pour l'iPhone, explique également l'agence Bloomberg, citant des sources ayant connaissance de la question. Concrètement, les utilisateurs auront la possibilité de déplacer leurs doigts près de l'écran sans le toucher, et de réaliser ainsi certaines actions. Les écrans pourraient quant à eux être graduellement incurvés sur toute leur longueur. Les nouvelles technologies en question pourraient apparaître sur l'iPhone d'Apple à partir de 2020. Notons qu'Apple devra évidemment apporter sa touche très personnelle pour faire la différence auprès de la clientèle, puisque ces deux technologies ont déjà été proposées par le rival Samsung.

J.M. Smucker (stable) annonce un accord pour le rachat d'Ainsworth Pet Nutrition, société spécialisée dans la nourriture pour animaux domestiques basée à Meadville en Pennsylvanie. Le montant de l'opération s'élève à environ 1,9 Milliard de dollars en numéraire. Le groupe alimentaire américain annonce par ailleurs explorer des stratégies alternatives concernant sa branche U.S. baking (boulangerie), dont une possible vente. L'acquisition d'Ainsworth devrait être finalisée au début de l'exercice de J.M. Smucker (vers le 1er mai 2018).

Intercontinental Exchange (stable). A défaut d'être repris par des Chinois, la bourse de Chicago, le Chicago Stock Exchange (CHX), va être rachetée par la maison-mère du New York Stock Exchange. Intercontinental Exchange a en effet trouvé un accord avec le Conseil de l'une des plus anciennes places boursières américaines pour acquérir la totalité du capital de sa cible. Les modalités de la transaction n'ont pas été dévoilées mais le Wall Street Journal évoquait en fin de semaine dernière un montant d'environ 70 millions de dollars. L'opération devrait être finalisée d'ici la fin de l'année. CHX continuera d'opérer en tant que bourse de valeurs nationale enregistrée à Chicago.

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