Cotation du 25/01/2022 à 23h04 Dow Jones Industrial -0,19% 34 297,73
  • DJIND - US2605661048

Wall Street : le rebond s'essouffle, premier cas d'Omicron aux Etats-Unis

Wall Street : le rebond s'essouffle, premier cas d'Omicron aux Etats-Unis
Wall Street : le rebond s'essouffle, premier cas d'Omicron aux Etats-Unis
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le rebond entamé mercredi à la Bourse de New York s'est essoufflé en soirée, alors que les autorités sanitaires ont signalé un premier cas de variant Omicron du coronavirus sur le sol américain. Selon les dernières informations, les vaccins actuels pourraient cependant être efficaces contre le nouveau variant. Par ailleurs, Jerome Powell a confirmé que la Fed se préparait à réduire son soutien aux marchés en raison de l'inflation persistante. Le pétrole se reprend légèrement dans l'attente de la réunion de l'Opep+ prévue jeudi.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones reprend 0,26% à 34.574 points, tandis que l'indice large S&P 500 regagne 0,55% à 4.592 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, avance de 0,11% à 15.554 pts.

Sur le mois de novembre, achevé mardi soir, le Dow Jones et le S&P 500 ont reculé respectivement de 3,7% et 0,8% tandis que le Nasdaq a avancé légèrement de 0,25%. Les gains du mois ont été effacés par l'irruption du variant Omicron du coronavirus, la semaine dernière, qui fait peser une nouvelle menace sur la reprise économique mondiale.

Les vaccins actuels seraient efficaces contre Omicron

La Maison Blanche a confirmé mercredi soir qu'un premier cas de variant Omicron avait été détecté aux Etats-Unis dans l'Etat de Californie. Alors que les informations manquent encore sur les dangers de ce nouveau variant, de très nombreux pays, dont les Etats-Unis, ont fermé leurs frontières aux voyageurs en provenance d'Afrique du Sud (où le variant a été observé en premier lieu), et des pays voisins. Les fabricants de vaccins, dont Pfizer/BioNTech et Moderna, étudient l'efficacité de leurs sérums contre Omicron, qui présente de nombreuses mutations pouvant potentiellement le rendre résistant. On ignore si Omicron provoque des formes graves du Covid-19, les premières informations venant d'Afrique du Sud suggérant jusqu'à présent des formes plutôt modérées.

Le patron de Moderna Stéphane Bancel a estimé que les vaccins actuels seraient moins efficaces contre Omicron, mais mercredi d'autres sources ont estimé qu'un schéma vaccinal complet (3 doses) serait presque aussi protecteur contre le nouveau variant que les précédents. C'est le cas de la scientifique en chef de l'OMS, Soumya Swaminathan, qui a estimé mercredi que les vaccins actuels devraient être efficaces. De son côté, le ministre israélien de la Santé Nitzan Horowitz, a affirmé que "certains indicateurs nous permettent déjà de constater qu'un individu ayant reçu les trois doses du vaccin est hautement protégé contre ce variant" Omicron.

Selon la chaîne 'i24 News', l'analyse des données du ministère israélien de la Santé avec celles du ministère de la Santé d'Afrique du Sud permet d'évaluer le taux d'efficacité de trois doses de vaccin contre le variant Omicron, à 90%. Cela ne représente qu'une baisse de 5% d'efficacité du vaccin par rapport aux autres formes de coronavirus (efficacité d'environ 95% pour éviter les formes graves).

Le CEO de BioNTech, Ugur Sahin, a lui aussi indiqué que le vaccin devrait probablement protéger contre les formes sévères de Covid dues à Omicron. M. Sahin a précisé que si nécessaire, BioNTech serait prêt à commercialiser en 100 jours un vaccin adapté au nouveau variant. Le patron de BioNTech s'est dit plus inquiet à propos des non-vaccinés que du variant Omicron.

L'emploi dans le privé toujours dynamique en novembre aux Etats-Unis

Les marchés ont donc été un peu rassurés par les perspectives sanitaires, tandis que les indicateurs macro-économiques sont aussi ressortis solides aux Etats-Unis. En attendant le rapport sur l'emploi en novembre prévu vendredi, le rapport du cabinet ADP sur le secteur privé a fait état mercredi de 534.000 créations de postes, contre un consensus de 525.000 et après 570.000 en octobre.

Pour vendredi, les marchés s'attendent à l'annonce de 543.000 créations de postes non-agricoles dont 525.000 dans le privé, pour un taux de chômage de 4,5% (contre 4,6% en octobre) et un taux de participation à la force de travail de 61,7%.

Les dépenses de construction d'octobre aux Etats-Unis, également publiées mercredi, ont progressé de 0,2% par rapport à septembre, moins que le consensus logé à 0,6%. Par ailleurs, les indices d'activité sont restés à un niveau élevé en novembre malgré les perturbations de la chaîne logistique liées au Covid-19. L'indice PMI manufacturier s'est établi à 58,3, contre un consensus de marché de 59,1, mais l'ISM manufacturier est ressorti conformes aux attentes à 61,1, contre 60,8 un mois plus tôt. Ces chiffres sont en tout état de cause très supérieurs à 50, le seuil séparant l'expansion de la contraction.

La Fed se prépare à réduire plus vite que prévu son programme d'achat d'actifs

Le Livre Beige de la Fed, qui décrit l'état de l'économie dans les principales régions américaines, est attendu ce mercredi à 20h, deux semaines avant la prochaine réunion de la Réserve fédérale qui pourrait déboucher sur une accélération du "tapering", la réduction de son programme d'achat d'actifs.

Mardi, le président de la Fed Jerome Powell a tenu des propos plus "faucon" que d'habitude, estimant que le terme "transitoire" n'était plus de mise concernant l'inflation, ajoutant que "les risques d'une inflation plus persistante s'étaient accrus". Il a ajouté que la Fed discuterait lors de sa réunion des 14 et 15 décembre d'une accélération du "tapering", qui a démarré en novembre au rythme de 15 Mds$ par mois. Selon les experts de Goldman Sachs, ce rythme pourrait monter à 30 Mds$ par mois, en vue d'achever les achats d'actifs dès la fin du 1er trimestre 2022. L'étape suivante sera la remonté des taux directeurs (proches de zéro depuis mars 2020), qui pourrait intervenir dès juin, voire mai, selon les projections des marchés à terme.

Mercredi, Jerome Powell, auditionné cette fois devant une commission de la chambres des représentants, a estimé que le "tapering" n'était pas de nature à perturber les marchés financiers. Dans un contexte de forte croissance économique et de déséquilibre durable entre l'offre et la demande, la Fed doit se préparer à toutes les options, y compris au fait que "l'inflation pourrait ne pas ralentir au second semestre 2022", même si ce n'est pas le scénario central, a ajouté le patron de la Fed, qui vient d'être renommé pour un second mandat de 4 ans par le président Joe Biden.

Le pétrole se stabilise en attendant les décisions de l'Opep+

Les cours pétroliers s'offrent un léger rebond après leur plongeon de 21% en novembre pour le brut léger WTI et de 16% pour le Brent, dans la crainte d'un regain de la pandémie de Covid-19. Le cours du baril de brut léger américain WTI regagne 0,6% à 66,62$ (contrat à terme de janvier), mais reste proche de son plus bas depuis le 23 août, tandis que le Brent de Mer du nord remonte de 0,8% à 69,83$ (contrat de février).

Les cours ont été modestement soutenus par l'annonce d'une légère baisse des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. Ces stocks ont reculé de 0,9 million de barils à 433,1 mb, mais le consensus tablait sur une baisse plus importante de 1,5 mb.

Les marchés pétroliers sont dans l'attente d'informations plus précises sur les effets du variant Omicron sur la demande mondiale de brut (notamment dans les transports aériens), alors que la nouvelle vague de variant Delta menaçait déjà cette demande, notamment en Europe.

Surtout, les opérateurs ont les yeux tournés vers l'Opep+, qui doit se réunir jeudi pour déterminer son niveau de production pour janvier. Selon certaines sources, le cartel pourrait faire une pause dans la hausse mensuelle de 400.000 barils/jour entamée il y a plusieurs mois, en attendant d'y voir plus clair sur le variant Omicron et l'évolution de la demande de brut. En outre, l'Opep+ répondrait ainsi à l'action concertée annoncée le 23 novembre par Washington. Les Etats-Unis et plusieurs grands pays consommateurs, dont la Chine et l'Inde, ont prévu de débloquer dans les prochains mois une partie de leurs réserves stratégiques de pétrole pour peser sur les prix de l'énergie et ralentir l'inflation.

VALEURS A SUIVRE

Salesforce dévisse de 8,8% à Wall Street, alors que le géant des solutions CRM cloud a fourni hier soir, en marge de sa publication financière trimestrielle, des perspectives de revenus et profits inférieures aux attentes. Le groupe a par ailleurs promu Bret Taylor au rang de co-CEO, fonction partagée avec Marc Benioff qui reste président du conseil d'administration. Taylor était directeur des opérations depuis 2019. Sur le quatrième trimestre fiscal, le groupe envisage un bénéfice ajusté par action allant jusqu'à 73 cents, contre 82 cents de consensus. Les revenus sont espérés à 7,23 milliards de dollars, contre 7,2 milliards de consensus. Les recettes du premier trimestre de l'exercice suivant sont anticipées à 7,25 milliards, contre 7,35 milliards de consensus.

Pour le troisième trimestre fiscal clos fin octobre 2021, les revenus se sont appréciés de 27% à 6,86 milliards de dollars. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,27$. Le consensus était de 6,8 milliards de ventes et 92 cents de profit par action.

L'action Apple (+1,37%) évolue sur de nouveaux records à 167,56$, les fêtes de fin d'année s'annonçant favorables au géant des smartphones.

Box rebondit de 9%. Le groupe a dépassé les attentes sur le trimestre clos, affichant des revenus de 224 millions de dollars en augmentation de 14%, contre 218 millions attendus. Le bénéfice ajusté par action a été de 22 cents, contre 21 cents de consensus.

Hewlett Packard Enterprise (-0,7%) a dépassé les attentes de profits pour le quatrième trimestre fiscal, dégageant sur la période un bénéfice ajusté par action de 52 cents, à comparer à un consensus de 49 cents et un bpa de 37 cents un an plus tôt. Les revenus ont totalisé 7,35 milliards de dollars sur la période close en octobre, tout juste en ligne avec les attentes de marché, contre 7,21 milliards de dollars un an auparavant. Les prévisions demeurent prudentes compte tenu des difficultés persistantes d'approvisionnement. Le bénéfice ajusté par action du premier trimestre fiscal, clos fin janvier, est anticipé entre 42 et 50 cents, contre 49 cents de consensus.

GlobalFoundries perd 2,6%, alors que le groupe vient pourtant de faire état d'une croissance de 56% des ventes trimestrielles avec la demande en 'puces'. Il s'agit de la première publication trimestrielle du groupe depuis son IPO d'octobre. Sur le trimestre clos fin septembre, les revenus ont totalisé 1,7 milliard de dollars, contre 1,09 milliard un an avant. Les recettes du trimestre entamé sont espérées entre 1,8 et 1,83 milliard. Le bénéfice net du trimestre clos a été positif de 5 millions de dollars et 1 cent par titre, contre un déficit de 293 millions de dollars un an plus tôt.

Pfizer (+2,4%) et BioNTech (-3%) ont comme attendu demain l'approbation FDA pour la vaccination covid des 16 et 17 ans. La campagne de vaccination chez les enfants de 5 à 11 ans débutera par ailleurs au sein de l'Union européenne le 13 décembre, avec une semaine d'avance, a précisé Jens Spahn, ministre allemand de la Santé.

Merck & Co (+1,1%). Un panel d'experts auprès de la Food & Drug Administration a recommandé l'autorisation d'utilisation d'urgence du traitement antiviral contre le covid du laboratoire, ouvrant potentiellement la voie au premier traitement par voie orale contre la maladie aux USA.

Amazon (-0,7%). Letitia James, procureure générale de l'Etat de New York, a demandé à un juge de l'Etat de nommer un expert pour superviser la sécurité des salariés dans un centre de logistique d'Amazon à New York, évoquant un allègement des mesures contre le covid qui étaient déjà estimées insuffisantes.

©2021-2022

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Actualités Dow Jones Industrial

Aucune actualité disponible.
Plus d'actualités