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Wall Street : le Nasdaq se redresse, le Dow se stabilise

Wall Street : le Nasdaq se redresse, le Dow se stabilise
Wall Street : le Nasdaq se redresse, le Dow se stabilise
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street se ressaisit un peu avant bourse ce mardi, le DJIA et le S&P 500 pointant timidement dans le vert, contre un gain de 0,4% du Nasdaq. Les marchés semblent se concentrer sur la perspective prochaine des publications trimestrielles, après avoir été plombés ces derniers jours par les craintes concernant le Chinois Evergrande et la flambée des prix de l'énergie. Pourtant, le baril de brut WTI campe toujours sur les 80$ sur le Nymex. Les prix du gaz naturel reculent en revanche de 2,3%. L'once d'or se stabilise à 1.756$. L'indice dollar gagne 0,2% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin avance de 0,7% vers les 57 000$, alors que le patron de JP Morgan, Jamie Dimon, vient pourtant d'estimer que la principale cryptomonnaie ne vaudrait rien...

Dans l'actualité économique américaine ce mardi, le rapport JOLTS du Département au Travail concernant les ouvertures de postes du mois d'août sera communiqué à 16 heures (consensus proche de 11 millions). Les opérateurs seront également attentifs à l'intervention du vice-président de la Fed, Richard Clarida, dont les investissements durant la crise sanitaire ont fait quelque peu jaser récemment.

Clarida avait en effet transféré en février 2020 des millions de dollars de placements obligataires vers des placements en actions juste avant que Jerome Powell, président de l'institution, ne fasse allusion à une action de la Fed pour contrer les effets économiques de la pandémie.

Dans l'actualité des entreprises à Wall Street, en attendant les publications trimestrielles des grandes banques, Fastenal annoncera ce jour ses derniers comptes.

Les grandes banques américaines lanceront cette semaine la saison des résultats du troisième trimestre. JP Morgan Chase annoncera mercredi, suivi de Citigroup, Bank of America, Wells Fargo et Morgan Stanley jeudi, puis de Goldman Sachs vendredi. Les dernières mises à jour concernant les banques ont eu lieu à la mi-septembre lors de la conférence Barclays Global Financial Services. La firme a noté que les points essentiels tournaient autour de la pression continue sur les revenus nets d'intérêts. Des taux plus élevés devraient commencer à aider sur ce front. Les vents contraires devraient être atténués par des revenus de commissions meilleurs que prévu, une qualité des actifs très favorable et une poursuite des libérations de réserves, ainsi que des rachats d'actions et des augmentations de dividendes élevés. La majeure partie des grandes banques américaines devraient dépasser les anticipations de profits.

Wall Street va vivre ces prochaines semaines au rythme des publications de résultats d'entreprises pour le 3e trimestre. Alors que la reprise économique mondiale se poursuit et que la pandémie de Covid-19 est entrée dans une phase moins active, les profits sont à nouveau attendus en forte hausse, de plus de 30%, et ce pour le 3e trimestre consécutif. Malgré cela, les analystes scruteront les comptes et les propos des dirigeants concernant de nouveaux sujets d'inquiétude, à savoir les perturbations des chaînes d'approvisionnement et les pressions inflationnistes.

Selon le consensus FactSet publié le 8 octobre, les analystes tablent sur une hausse de 27,6% des bénéfices du S&P 500 par rapport au 3e trimestre de 2020. Le chiffre d'affaires croîtrait de son côté de 14,9% au 3e trimestre par rapport à la même période de 2020.

Le cabinet d'analyse précise toutefois que compte-tenu du fait que les résultats publiés sont d'habitude plus élevés que prévu, il est raisonnable d'envisager une hausse finale des profits de 35%. Ce serait alors le 3e trimestre d'affilée où les profits bondissent de plus de 30% sur un an... Les plus fortes hausses sont attendues des secteurs de l'énergie, des matériaux de base, des services de communication et des technologiques.

Ce rythme de croissance deviendra cependant difficile à soutenir à partir du 4e trimestre, compte-tenu d'un effet de base moins favorable et des incertitudes sur le rythme de la croissance économique. Ainsi, le consensus table sur une hausse de 21,8% des bénéfices et de 11,5% des revenus au 4e trimestre, avant un net ralentissement au 1er trimestre 2022 avec des bénéfices en hausse de 5,5% et des revenus en progression de 8,4%.

Les investisseurs vont scruter les comptes et les déclarations des dirigeants pour mesurer l'impact des perturbations de chaînes d'approvisionnement sur leur activité, mais aussi l'impact de la hausse de leurs coûts et des prix des matières premières.

Jusqu'à présent, seules 21 entreprises du S&P 500 ont déjà publié des comptes décalés qui englobent les récents mois : or, 15 d'entre elles ont mis en avant les problèmes de "supply chain", tandis que 14 ont parlé de pénuries de main d'oeuvre et de hausse des coûts du travail. Seules deux d'entre elles ont indiqué avoir été affectées négativement par les prix du pétrole et du gaz.

Malgré les inquiétudes sur l'inflation, le "tapering" de la Fed et la croissance, les analystes sondés par FacSet s'attendent toujours à ce que l'indice S&P 500 continue de progresser. A la date du 6 octobre, ils tablaient ainsi sur une hausse de 15% sur les 12 prochains mois pour atteindre les 5.051,70 points...

Sur le front sanitaire, le nombre de cas de covid aux Etats-Unis s'affiche en forte baisse, laissant espérer que le pire soit désormais passé. Le gouverneur du Texas a lui refusé que les entreprises et institutions de son Etat puissent imposer des obligations vaccinales. Merck entend enfin doubler son offre de pilules antivirales Covid-19, face à la forte demande.

Les valeurs

Southwest. La situation demeure compliquée pour le transporteur aérien américain à bas prix, après les annulations de plus de 2 000 vols ce week-end. Les perturbations se poursuivaient ainsi hier lundi avec plus de 300 vols annulés. L'entreprise a signalé des conditions météorologiques difficiles, des problèmes de contrôle du trafic aérien et des problèmes de dotation en personnel en Floride...

Tesla China a vendu 56 006 véhicules au mois de septembre contre 44 264 en août, d'après les derniers chiffres de la China Passenger Car Association. Ces données confirment donc l'expansion rapide du groupe d'Elon Musk en Chine. Rappelons que sur le troisième trimestre, le groupe californien était parvenu à défier les perturbations de "supply chain" et à réaliser des livraisons record. Les pénuries de 'puces' frappant l'industrie et les problèmes logistiques n'avaient pas ralenti le groupe, qui avait livré 241 300 véhicules au total, dans le monde, sur le trimestre. Wall Street anticipait pour sa part 225 000 à 230 000 livraisons. Les livraisons s'étaient ainsi envolées de 73% en glissement annuel. Le CEO de Tesla a évoqué une vague de livraisons de fin de trimestre inhabituellement haute.

La production totale sur le troisième trimestre a grimpé de 15% séquentiellement pour atteindre 237 823 unités. En Chine, la croissance des exportations vers l'Europe et l'introduction d'un Model Y moins cher a dopé la production. Les livraisons record du trimestre ont aussi été tirées par une performance remarquable en Chine, jugent les spécialistes.

Le site spécialisé Electrek évoque un nouveau record pour Tesla China avec ces 56 006 livraisons de septembre. Sur ces 56 006 véhicules écoulés par Tesla China, environ 4 000 ont été toutefois exportés. Les ventes d'août totalisaient 44 264 unités pour Tesla China, contre 32 968 en juillet. Néanmoins, la majeure partie de ces ventes de juillet et août de Tesla China étaient en fait destinées à l'exportation vers d'autres marchés. Au total, d'après les registres de la China Passenger Car Association, 133 238 véhicules, soit 55% des livraisons totales du groupe sur le troisième trimestre, provenaient de Chine. Mieux encore, la croissance de Tesla China le mois dernier a été réalisée sur un marché automobile local en déclin de près de 20%.

CureVac dévisse avant bourse à Wall Street, alors que la firme allemande de biotechnologie a annoncé ce mardi avoir annulé les contrats de fabrication de son vaccin expérimental Covid-19 avec deux partenaires potentiels. Les accords avec le groupe suisse Celonic et l'Allemand Wacker seront résiliés, mais les accords de production existants avec Rentschler Biopharma et Novartis restent inchangés. CureVac est loin derrière ses rivaux BioNTech (partenaire de Pfizer) et Moderna, dans sa tentative de développement d'un vaccin Covid-19 à base d'ARNm. Le groupe a retiré sa demande d'approbation du vaccin de première génération effectuée auprès des régulateurs européens.

Merck prévoit de doubler la capacité de fabrication de son traitement oral Covid-19 l'année prochaine, en réponse à la demande croissante des gouvernements. Le Financial Times estime que la forte demande pour ce traitement pourrait déclencher le même type de "rush mondial" auquel ont fait face les concepteurs des premiers vaccins contre le Covid-19. L'Organisation mondiale de la santé a dit attendre des données cliniques complètes du traitement, au lendemain d'une demande d'homologation soumise aux États-Unis.

Merck et Ridgeback ont annoncé hier la soumission d'une demande d'autorisation d'utilisation d'urgence à la FDA des États-Unis pour le molnupiravir, un médicament antiviral oral expérimental, pour le traitement du Covid-19 léger à modéré chez les adultes à risque. S'il est autorisé, le molnupiravir pourrait être le premier médicament antiviral oral pour le traitement du covid. Des soumissions aux organismes de réglementation du monde entier sont en cours. Les sociétés travaillent activement avec les agences de réglementation du monde entier pour soumettre des demandes d'utilisation d'urgence ou d'autorisation de mise sur le marché dans les mois à venir.

Moderna a déclaré mardi que la Food and Drug Administration des États-Unis devrait autoriser des doses de rappel de son vaccin Covid-19 chez les personnes âgées entièrement vaccinées et d'autres personnes à haut risque. Le laboratoire américain a déclaré que ses données étayaient les avantages pour la santé publique d'une dose de rappel de son vaccin pour restaurer la réponse immunitaire, tout en réduisant le nombre d'infections chez les adultes entièrement vaccinés. Les commentaires de Moderna ont été publiés dans des documents d'information avant une réunion jeudi des conseillers experts externes de la FDA pour discuter de la dose de rappel.

Moderna a annoncé par ailleurs aujourd'hui que Gavi, l'Alliance du vaccin, avait exercé son option d'achat de 176,5 millions de doses supplémentaires de son vaccin Covid-19 pour le dispositif COVAX. Parmi ces doses supplémentaires, 116,5 millions de doses devraient être livrées au premier trimestre 2022 et 60 millions de doses devraient être livrées au deuxième trimestre 2022. Plus de 210 millions de doses ont désormais été achetées par COVAX pour être livrées dans les pays à faible revenu, dont 34 millions de doses qui seront livrées au quatrième trimestre 2021. COVAX a des options pour acheter 233 millions de doses supplémentaires au second semestre 2022.

Fastenal, acteur américain des fournitures industrielles, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice net de 244 millions de dollars et 42 cents par titre, contre 222 millions de dollars un an avant. Les revenus du groupe se sont améliorés de 10% en glissement annuel pour atteindre 1,55 milliard de dollars, malgré une croissance limitée sur certains marchés finaux. Le consensus était de 42 cents de profit par action pour 1,54 milliard de dollars de revenus. Les coûts salariaux ont néanmoins progressé de 17% en glissement annuel. Pour le quatrième trimestre, la compagnie entend limiter les dépenses de transport et produits.

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