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Wall Street : le Nasdaq poursuit sa correction

Wall Street : le Nasdaq poursuit sa correction
Wall Street : le Nasdaq poursuit sa correction
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street reste orienté dans le rouge pour l'heure, avant bourse ce jeudi, après sa chute de la veille menée par les valeurs technologiques. Le S&P 500 abandonne encore 0,7%, le Dow Jones 0,5% et le Nasdaq 1,5%. Hier soir, l'indice technologique avait décroché de 3,2% et le Dow Jones de plus de 1%, suite à des chiffres toujours préoccupants de l'inflation américaine, proches de sommets de 41 ans, laissant bien peu de marge à la Fed, contrainte de remonter les taux le plus rapidement possible.

Sur le Nymex ce jeudi, le baril de brut WTI perd 1,6% à 104$. L'once d'or consolide de 0,5% à 1.845$. L'indice dollar bondit de 0,5% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin trébuche vers les 28.000$.

Les inquiétudes sur le resserrement monétaire des banques centrales dans un contexte de ralentissement de l'activité pèsent lourdement sur les actifs à risque. Les données d'hier du CPI américain (prix à la consommation) ne sont néanmoins pas considérées comme suffisamment alarmantes pour déplacer les attentes de hausse des taux de la Fed à 75 points de base, et il y a eu peu de changement dans les attentes de hausse des taux après les données. Il n'y a pas non plus beaucoup de changement dans les développements macroéconomiques en dehors des États-Unis. Les responsables de la BCE sont de plus en plus à l'aise avec l'idée d'un relèvement des taux en juillet. Des sources ont indiqué la possibilité de trois hausses d'ici la fin de l'année. L'inflation suédoise a atteint quant à elle son plus haut niveau depuis 1991, soutenant les attentes de hausse des taux de la Riksbank.

Pendant ce temps, les relations UE-Royaume-Uni font la une des journaux après que Londres eut envisagé d'abandonner le protocole de l'Irlande du Nord. Cette situation fait peser le risque d'une guerre commerciale, l'UE étant susceptible de répliquer par des tarifs douaniers infligés au Royaume-Uni. Des sources du Financial Times ont quant à elles déclaré que le chancelier Sunak préparait un paquet économique d'été pour les ménages.

En Ukraine, les derniers rapports suggèrent un refoulement des forces russes qui pourrait modifier l'élan de la guerre. La Finlande a annoncé enfin aujourd'hui, comme attendu, son intention d'adhérer "sans délai" à l'OTAN. La Suède devrait rapidement suivre l'exemple d'Helsinki.

Sur le front économique à Wall Street ce jour, l'indice des prix américains à la production pour le mois d'avril ressort, comme attendu, en augmentation de 0,5% en comparaison du mois antérieur et de 11% sur un an. Hors alimentaire et énergie, toutefois, la hausse des prix à la production se limite à 0,4% par rapport au mois de mars, contre 0,6% de consensus et 1,2% un mois plus tôt. Hors alimentaire et énergie, cette hausse atteint 8,8% sur un an, contre 8,9% de consensus.

Quasi stabilité des inscriptions au chômage aux Etats-Unis la semaine passée qui se maintiennent proches de leur plus bas niveau depuis les années 1960. Le Département américain au Travail vient en effet d'annoncer, pour la semaine close au 7 mai, que les inscriptions au chômage ont atteint 203.000, en hausse de 1.000 par rapport à la semaine antérieure. Le consensus était positionné à 193.000.

La moyenne à quatre semaines s'établit à 192.750, en hausse de 4.250. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 30 avril atteint 1,343 million, en baisse de 44.000 sur sept jours (1,380 million de consensus), au plus bas depuis janvier 1970.

Mary Daly, présidente de la Fed de San Francisco, s'exprimera dans la journée.

Dans l'actualité des entreprises américaines, Walt Disney corrige avant bourse au lendemain de ses comptes trimestriels, le marché craignant des difficultés dans le développement des activités de streaming - malgré de nouveaux abonnements Disney+ supérieurs aux attentes. Les bénéfices trimestriels du groupe de divertissement sont ressortis un peu courts, mais c'est surtout l'anticipation d'une plus faible croissance dans le streaming qui pèse. Rivian a aussi publié hier soir, et a confirmé ses objectifs unitaires. Ce jeudi, Alibaba, Motorola Solutions, Nio Inc, Citrix ou Tapestry, annoncent leurs derniers comptes.

Les valeurs

Walt Disney a publié mercredi soir après la clôture de Wall Street des comptes trimestriels en demi-teinte, avec des profits et des ventes inférieurs aux attentes, mais une hausse plus importante que prévu des abonnés à ses services de vidéo en streaming. A la fin mars, le nombre d'abonnés au service de streaming Disney+ a atteint 137,7 millions en hausse de 7,9 millions par rapport au trimestre précédent. Pour l'ensemble de ses services de streaming ( Disney+, ESPN+ et Hulu), Disney a fait état de plus de 205 millions d'abonnés. Les analystes s'attendaient à 135,07 millions d'abonnés à Disney+ et à 204,4 millions d'abonnés au total. Le groupe a précisé que le streaming (qui exige de gros investissements) dégagerait ses premiers bénéfices lors de l'exercice 2024.

Ces chiffres contrastent avec ceux de Netflix, qui a perdu des abonnés au premier trimestre en raison de l'inflation, de la guerre en Ukraine et de la concurrence accrue. Le titre Netflix a plongé de plus de 50% depuis cette annonce du 19 avril dernier...

Pour le trimestre achevé le 2 avril (le 2e trimestre fiscal du groupe), Walt Disney a dégagé un bénéfice net de 470 millions de dollars, en baisse de 48% sur un an. Après ajustements comptables, le bénéfice net par action a atteint 1,08$, contre 79 cents un an plus tôt (+37%), mais inférieur au 1,19$ par action attendu par les analystes. Les ventes du géant américain des loisirs ont bondi de 23% à 19,25 milliards de dollars, mais le consensus du cabinet FactSet tablait sur 20,05 Mds$. Le groupe a expliqué que le chiffre d'affaires a été amputé d'un milliard de dollars en raison d'une pénalité liée à l'annulation d'un contrat en cours avec un partenaire. Profitant de la levée des restrictions sanitaires, les revenus des parcs à thème ont plus que doublé par rapport à 2021 à 6,65 Mds$ contre 3,17 Mds$ un an plus tôt, et mieux que les 6,3 Mds$ attendu par le consensus.

Rivian reprenait plus de 5% après bourse hier soir suite à sa publication financière trimestrielle à Wall Street. Le management a estimé que la pénurie de 'puces' automobile devrait s'apaiser cette année. Le concepteur de véhicules électriques a affiché sur le trimestre clos une perte par action de 1,77$, pour des revenus inférieurs aux attentes à 95 millions de dollars. La perte ajustée, à 1,43$ par titre, est proche des attentes. La perte nette totalise 1,6 milliard. Néanmoins, Rivian confirme son objectif de livraisons de 25 000 unités cette année en dépit des contraintes de supply chain. Le constructeur automobile californien d'Irvine a construit environ 5 000 véhicules depuis le lancement de la production en septembre, dont 2 553 unités sur le seul premier trimestre, pour 1 227 livraisons.

Rivian dispose de 17 milliards de dollars de trésorerie et estime avoir la capacité de produire 150 000 unités. Le groupe constate une "incroyable demande" pour ses véhicules électriques et prévoit un véhicule moins cher dans le futur, assurant son positionnement en vue d'une croissance significative dans les prochaines années. "Nous ne pourrions pas être plus confiants", a assuré le directeur général, RJ Scaringe.

Twitter. L'offre de 44 milliards de dollars d'Elon Musk pour acheter le réseau social média Twitter fait l'objet d'un examen plus minutieux à Washington à la suite d'un rapport selon lequel la Securities and Exchange Commission des États-Unis chercherait à savoir s'il a enfreint les règles le mois dernier en divulguant trop tardivement une participation importante dans la plateforme. Le Wall Street Journal a rapporté mercredi que la SEC enquêtait sur la soumission par Musk d'un formulaire que les investisseurs doivent remplir lorsqu'ils accumulent plus de 5% du capital d'une entreprise. La Federal Trade Commission examine pour sa part l'offre de l'homme le plus riche du monde pour sortir Twitter de la cote.

Musk avait révélé le 4 avril avoir acquis plus de 9% des parts de Twitter, une semaine plus tard que la réglementation ne le permet et en utilisant un dépôt généralement réservé aux investisseurs passifs. Il avait ensuite rectifié sa déclaration, et s'est depuis lancé dans une offre d'achat plus concrète.

Le président de la SEC, Gary Gensler, a milité pour durcir les règles sur la façon dont les investisseurs doivent divulguer une participation majeure dans une entreprise. Il a appelé à plus de transparence et a proposé plus tôt cette année de réduire le temps maximum dont dispose un investisseur pour révéler qu'il a pris une position importante.

Apple, dont le cours de bourse a décroché hier soir de 5,2% à Wall Street à 146,5$ et cède encore 2% avant bourse ce jeudi, ne capitalise "plus que" 2.370 milliards de dollars environ. Le géant californien de Cupertino pourrait donc perdre ce jour sa première place du podium des capitalisations boursières mondiales, puisque Saudi Aramco pèse actuellement près de 2.400 milliards de dollars ! La compagnie nationale saoudienne d'hydrocarbures, première compagnie pétrolière au monde, bénéficie du rallye des cours du brut, alors que dans le même temps, Apple subit la lourde chute des valeurs technologiques américaines dans un contexte de resserrement monétaire accéléré aux USA. Hier, la capitalisation de Saudi Aramco avait déjà dépassé celle du fabricant des iPhone. Ce jeudi, l'affaire se joue donc dans un mouchoir de poche...

Notons en outre que le sous-traitant taïwanais de production Foxconn a fait état d'un ralentissement de la demande dans les produits électroniques et de tensions sur les chaînes d'approvisionnement en raison notamment des restrictions sanitaires en Chine.

Beyond Meat plonge de 22% avant bourse à Wall Street, après la publication d'un creusement de sa perte nette au premier trimestre, du fait de la hausse des coûts et des remises. Le titre avait déjà décroché de près de 14% hier soir et poursuit donc sa dégringolade. Le producteur californien de substituts de viande à partir de plantes chute donc sous son prix d'introduction. Il est attendu à 20$ environ, loin des 25$ fixés lors de l'IPO de mai 2019. Pour le premier trimestre fiscal, les revenus ont été de 109,5 millions de dollars, en hausse de 1,2% en glissement annuel, alors que la perte nette s'est creusée à 100,5 millions de dollars et 1,58$ par titre. L'Ebitda ajusté est en pertes de 78,9 millions de dollars. Le groupe maintient tout de même ses prévisions 2022 de revenus.

Bumble grimpe de 8% avant bourse à Wall Street ce jeudi, alors que le titre venait tout de même de perdre plus de la moitié de sa valeur en six mois. Le site de rencontres, qui permet aux femmes de faire le premier pas, a battu le consensus de revenus sur le trimestre clos, réalisant une croissance de 24% à 211 millions de dollars. Les revenus de Bumble App ont même grimpé de 38% à 155 millions. Le nombre des utilisateurs payants de Bumble App a progressé de 31% à 1,8 million en glissement annuel et de 134.000 par rapport au trimestre précédent. Bumble Inc est la maison-mère de Bumble, Badoo et Fruitz. Le nombre total d'utilisateurs payants des applications atteint les 3 millions. L'ARPPU, revenu moyen par utilisateur payant, atteint 22,76$ contre 19,99$. Le bénéfice net consolidé trimestriel a été de 23,9 millions de dollars, soit une marge de 11,3%.

Tapestry, groupe de luxe précédemment connu sous le nom de Coach, grimpe légèrement avant bourse à Wall Street. Les profits et ventes dévoilés pour le trimestre clos ont dépassé les attentes, mais la marge brute s'est érodée et les perspectives sont mitigées. La maison-mère de Coach, Kate Spade et Stuart Weitzman a annoncé un bénéfice et des ventes du troisième trimestre fiscal qui ont dépassé les attentes, mais une marge brute qui s'est contractée. Le bénéfice net a atteint 122,7 millions de dollars, ou 46 cents par action, contre 91,7 millions de dollars, ou 32 cents par action, il y a un an. Hors éléments non récurrents, le bénéfice ajusté par action de 51 cents dépasse le consensus FactSet. Les revenus se sont appréciés de 13% à 1,44 Md$. Le groupe réduit ses prévisions de profits du fait de l'impact du confinement chinois.

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