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Wall Street : le Dow Jones hésite, les 'technos' toujours recherchées

Wall Street : le Dow Jones hésite, les 'technos' toujours recherchées
Wall Street : le Dow Jones hésite, les 'technos' toujours recherchées
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street est attendu en ordre dispersé avant bourse ce mardi, après son rebond de la veille. Le Dow Jones est orienté ainsi en retrait avec Boeing, mais le S&P500 s'accorde quant à lui 0,2% et le Nasdaq 0,3%... Hier soir, le Nasdaq s'était accordé plus de 2% et le S&P500 environ 1,5%, avec quelques valeurs 'technos' majeures - Apple et Amazon notamment.

L'indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises, recule de 0,2% à 97,1.

Sur le segment des matières premières, le baril de brut WTI gagne 1% à 57,3$ sur le Nymex, alors que le baril de Brent de la mer du Nord affiche un gain du même ordre à 67,3$.

Première hausse en 4 mois pour les prix à la consommation

Dans l'actualité économique outre-Atlantique ce mardi, l'indice des prix à la consommation du mois de février 2019 est ressorti en augmentation de 0,2% en comparaison du mois antérieur, en ligne avec le consensus des économistes, après une variation pratiquement nulle un mois plus tôt. Les prix US à la consommation affichent donc en février leur première augmentation en quatre mois (après trois mois de stabilité). Le 'CPI' du mois de février a grimpé de 1,5% en glissement annuel.

Hors alimentaire et énergie, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 0,1% en comparaison du mois précédent et de 2,1% en glissement annuel.

Toujours pas de date pour le sommet Trump / Xi

Du côté des négociations commerciales sino-américaines, des échanges à haut niveau auraient encore eu lieu ces derniers jours, sans toutefois que ne soit encore fixée la date de la fameuse et tant attendue rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping. Cette rencontre, espérée encore (par les plus optimistes) avant la fin du mois, doit permettre de valider un accord global mettant un terme à des mois de guerre commerciale entre les deux superpuissances.

(Nouveau) vote crucial sur le Brexit

Concernant le Brexit cette fois, la Première ministre britannique a obtenu des modifications contraignantes sur le "backstop" irlandais. Ces garanties renforcent et améliorent l'accord de Brexit. L'Union européenne et le Royaume-Uni ont ainsi annoncé hier soir un accord qui doit permettre d'éviter de rétablir, post-Brexit, une frontière 'dure' entre Ulster et République d'Irlande, tout en autorisant Londres à quitter ultérieurement l'Union douanière d'ici 2020. Ce 'backstop' est donc accompagné de la promesse européenne de ne pas maintenir durablement le Royaume-Uni dans une union douanière, résume Reuters. Les députés britanniques doivent trancher sur un accord fixant les modalités du Brexit, après avoir rejeté le 15 janvier un premier texte établissant les termes de la séparation entre Royaume-Uni et Union européenne.

Boeing préoccupe, Tesla (ou plutôt son patron) se défend

Boeing perd 3% avant bourse, après une chute de 5,3% hier lundi à Wall Street. Le deuxième crash en cinq mois d'un B737 Max constitue un véritable coup dur pour le groupe et son best-seller. En dehors du drame en tant que tel, l'accident du 737 Max d'Ethiopian Airlines peu de temps après le décollage pourrait avoir d'importantes conséquences sur le carnet de commandes de l'avionneur. Lion Air, un des principaux clients du best-seller de Boeing et client de lancement du 737 Max9, a déjà suspendu la livraison de 4 avions prévue cette année, a déclaré Daniel Putut, le directeur de la compagnie indonésienne. Le transporteur asiatique, dont un des 737 Max s'est écrasé le 29 octobre dernier, réfléchirait même à annuler des milliards de dollars de commandes.

En remplacement, Lion Air pourrait opter pour des avions de la famille A320 d'Airbus, affirme à 'Bloomberg' une source proche du transporteur.

Depuis l'accident, imputé à un capteur défectueux du 737 Max, la relation entre Lion Air et Boeing est pour le moins tendue. La colère suscitée par la réaction du groupe aéronautique à la tragédie a incité le cofondateur de Lion Air, Rusdi Kirana, à déclarer en décembre qu'il avait l'intention d'annuler 22 milliards de dollars de commandes passées auprès de Boeing. L'accident d'Ethiopian Airlines, qui présente quelques similitudes avec celui de Lion Air, aurait renforcé la détermination du dirigeant, selon la source de l'agence.

La tragédie de dimanche a intensifié la pression sur Boeing, alors que plusieurs organismes de réglementation internationaux ont interdit aux compagnies opérant sur leur territoire d'exploiter le 737Max. Après la Chine et l'Indonésie, Singapour puis l'Australie viennent à leur tour de suspendre l'utilisation de l'appareil. Plusieurs compagnies ont également indiqué qu'elles n'utiliseraient plus l'avion jusqu'à nouvel ordre.

Coca-Cola pèse également sur le Dow Jones ce jour, le géant des soft drinks encaissant une dégradation de la firme HSBC. Le broker est passé d'achat à conserver sur la valeur, ajustant son cours-cible de 64 à 50$.

Tesla est finalement remonté hier soir de 2,4% à Wall Street sur un marché bienveillant, après être quelque peu revenu sur ses plans de transfert 'en ligne' de la quasi-totalité de ses ventes. Le groupe californien fait encore l'actualité ce jour, puisque son patron Elon Musk vient de démentir à nouveau les accusations de la Securities & Exchange Commission, gendarme financier américain, qui estime que le CEO aurait enfreint les termes de leur accord antérieur en tweetant à propos des perspectives de production de sa société.

Dans un message du 20 février sur Twitter, Musk avait affirmé que Tesla allait produire environ 500.000 véhicules en 2019. Le directeur général de Tesla assure, par l'intermédiaire de ses avocats, que ce message était bien conforme à la politique de communication du groupe. C'est du moins ce qui ressort d'un document déposé au tribunal fédéral à Manhattan, dont a eu connaissance l'agence Reuters.

La SEC soutient pour sa part que le tweet incriminé enfreint l'accord antérieur conclu. Un juge fédéral a laissé à Musk jusqu'au 11 mars pour se justifier face aux accusations de la SEC et démontrer pourquoi il ne devrait pas être jugé coupable d'outrage.

Le patron de Tesla s'était embrouillé fin février, sur le réseau social Twitter, au sujet des objectifs unitaires de son groupe. "Tesla a fabriqué 0 voiture en 2011, mais en concevra environ 500k en 2019", avait lancé le CEO dans un premier tweet, avant de corriger quelque peu le tir, quelques heures plus tard : "Cela signifie un rythme annualisé de production à fin 2019 probablement autour des 500k, ie 10k voitures/semaine. Les livraisons pour l'année sont toujours estimées à environ 400k".

Amazon, le géant américain du commerce en ligne, n'exigera plus des vendeurs tiers qu'ils ne puissent pas offrir de prix plus bas sur des sites concurrents, croit savoir une source de l'agence Reuters, sans fournir de détails.

Biogen cède sa filiale danoise Denmark Manufacturing ApS - qui produit des médicaments biologiques - pour 890 millions de dollars au Japonais Fujifilm Holdings.

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