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Wall Street : la purge se poursuit...

Wall Street : la purge se poursuit...
Wall Street : la purge se poursuit...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street, qui avait déjà plongé de plus de 3% mardi, s'affiche une nouvelle fois en forte baisse ce jeudi, à trois heures de la clôture. Les marchés restent plombés par les questions commerciales et plus globalement par les craintes concernant la santé de l'économie mondiale. Du côté du pétrole, les prix ressortent actuellement en forte baisse, de plus de 3%, à 51$ le baril WTI. Sur le front macroéconomique, les opérateurs viennent de prendre connaissance d'une quantité importante d'indicateurs US particulièrement contrastés... Le DJIA cède 1,77% à 24.583 pts, le Nasdaq recule de 0,45% à 7.126 pts, et le S&P500 perd 1,36% à 2.663 pts.

La confusion règne toujours sur le front commercial, entre Washington et Pékin, malgré l'accord de 'cessez-le-feu' précédemment conclu. Les deux superpuissances doivent s'abstenir de nouvelles sanctions réciproques deux mois durant. Trump, s'épanchant hier et avant-hier sur le sujet, n'a pas su convaincre, bien au contraire. Le Président américain s'est en effet montré confiant quant à la conclusion finale d'un accord, tout en menaçant de nouveau la Chine de nouvelles taxes en cas d'échec,...

Les ministres du pétrole de l'OPEP, de la Russie et d'autres producteurs majeurs se réunissent à Vienne ce jeudi et demain vendredi afin de revoir leur accord actuel de production, une décision étant attendue demain. Selon les derniers rapports médias, l'OPEP et ses alliés pourraient finalement opter pour une réduction de leur offre un peu moins importante qu'auparavant estimé. Les opérateurs anticipaient jusqu'à présent une baisse de l'ordre de 1,3 million de barils par jour.

En attendant, les opérateurs prennent connaissance ce jour du dernier rapport hebdomadaire du Département à l'énergie concernant les stocks pétroliers domestiques américains. Ce rapport est surtout marqué par une chute inattendue (de par son ampleur) des stocks de brut hors réserve stratégique, en vif déclin de 7,3 millions de barils en comparaison de la précédente semaine, contre -1,3 million de consensus. Sur cette semaine close au 30 novembre, les stocks d'essence ont augmenté quant à eux de 1,7 million de barils, alors que les stocks de produits distillés se sont appréciés de 3,8 millions de barils.

D'après le dernier rapport d'ADP concernant l'emploi privé non-agricole américain pour le mois de novembre 2018, les créations de postes non-agricoles sont ressorties au nombre de 179.000, contre un consensus de place de 195.000 et un niveau de 225.000 pour le mois antérieur. Les petites entreprises ont généré 46.000 postes en novembre, contre 119.000 pour les moyennes et 13.000 pour les grandes. La production de biens a créé 16.000 emplois, contre 163.000 pour les secteurs de services.

L'étude de la firme Challenger, Gray & Christmas relative aux destructions de postes annoncées par les entreprises américaines pour le mois de novembre a fait pour sa part ressortir 53.073 licenciements programmés, contre 76.644 pour le mois antérieur. Sur les mois d'octobre et novembre, en cumul, les destructions de postes se chiffrent donc à 128.717, au plus haut niveau depuis 2008 ! En glissement annuel, les destructions d'emplois de novembre grimpent de 51%. Les annonces de licenciements pour le mois de novembre sont les plus élevées depuis 2012.

Les chiffres des inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 1er décembre 2018, qui viennent aussi d'être annoncés, ne devraient pas plus réconforter. Les inscriptions sont au nombre de 231.000, contre un consensus de place de 225.000 et un niveau révisé à 235.000 pour la semaine précédente.

Le rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi aux Etats-Unis pour le mois de novembre 2018 sera communiqué demain à 14h30. Le consensus ressort à 190.000 créations de postes non-agricoles, 183.000 créations dans le privé et 3,7% de taux de chômage, pour 62,8% de participation à la force de travail.

Le déficit commercial américain du mois d'octobre 2018, qui vient juste d'être publié, est ressorti un peu plus lourd que prévu, creusé à 55,5 milliards de dollars, contre un consensus de place de 55 Mds$ et un niveau de 54,6 milliards de dollars un mois auparavant (lecture révisée).

Les chiffres révisés de la productivité trimestrielle non-agricole pour le T3 n'ont pas offert de grande surprise. La productivité a augmenté sur un rythme de 2,3% (conforme au consensus), tandis que les coûts unitaires du travail se sont appréciés de +0,9% (+1,1% de consensus).

L'indice Markit PMI final des services américains pour le mois de novembre 2018 est ressorti meilleur que prévu, à 54,7 contre un consensus de place de 54,4. La lecture flash (initiale) du mois de novembre se situait à 54,4, tout comme le consensus. L'indicateur de novembre traduit donc toujours une expansion assez solide de l'activité dans les services américains, puisque l'indicateur ressort très largement supérieur à la barre fatidique des 50 qui sépare l'expansion de la contraction de l'activité.

L'indice ISM des services américains ('non-manufacturier') pour ce même mois de novembre 2018 a lui aussi dépassé le consensus des économistes de la place. Il s'établit ainsi à 60,7, contre un consensus de 59,1 et un niveau de 60,3 pour la période antérieure. Ici encore, l'indice dépasse donc les attentes et reflète une vive expansion de l'activité dans les services aux Etats-Unis.

Enfin, les commandes industrielles du mois d'octobre 2018 sont ressorties quant à elles en retrait de 2,1% en comparaison du mois antérieur, contre -1,9% de consensus de place et +0,2% pour la lecture révisée du mois de septembre.

Par ailleurs, l'arrestation de la directrice financière du colosse télécom chinois Huawei, Meng Wanzhou, au Canada, sur requête d'extradition des Etats-Unis, montre que la belle entente récente entre Trump et Xi Jinping pourrait avoir ses limites. Les USA enquêtent sur d'éventuelles infractions de Meng Wanzhou aux sanctions américaines contre l'Iran. Cet événement inattendu pèse également sur les marchés, certains craignant qu'il ne fasse dérailler les fragiles négociations entre Washington et Pékin.

VALEURS A SUIVRE

Hewlett Packard Enterprise (+6%) a publié ses résultats du quatrième trimestre fiscal. Les revenus montent de 3,7% à 7,9 Mds$. Le groupe affiche une perte nette de 0,8 M$ (0,53$ par action), contre une bénéfice de 0,4 M$ (0,23$ par action) un an avant. En non-GAAP, le bénéfice par action s'élève à 0,45$, contre 0,29$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,42$, pour des ventes de 7,8 Mds$. Sur le trimestre actuel, le groupe vise un bpa compris entre 0,33 et 0,37$.

Marvell Technology (+5%) a annoncé ses comptes du troisième trimestre. La perte nette ressort à 54 M$ (0,08$ par action), contre un bénéfice de 200 M$ (0,40$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa s'affiche à 0,33$. Les revenus s'élèvent à 851 M$, contre 616 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,32$, pour des revenus de 844 M$. Sur le trimestres actuel, le groupe vise des revenus compris entre 790 et 830 M$, pour un bpa logé entre 0,30 et 0,34$.

Brown-Forman (-1%) a dévoilé ses résultats du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 249 M$ (0,52$ par action), contre 239 M$ (0,49$ par action) un an avant. Les ventes s'affichent à 910 M$, contre 914 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,52$, pour des ventes de 940 M$. Sur l'exercice, le groupe vise un bpa compris entre 1,65 et 1,75$.

PepsiCo (-2%) vient de finaliser l'acquisition de SodaStream International Ltd. "Je ne pourrais être plus fier ou plus enthousiaste à l'idée d'accueillir SodaStream dans la famille PepsiCo", a lancé Ramon Laguarta, le directeur général de PepsiCo. Le géant américain des 'soft drinks', éternel rival de Coca-Cola, avait annoncé cet été le rachat du groupe Sodastream, basé en Israël et coté à Wall Street. Ainsi, PepsiCo met la main sur le spécialiste de la fabrication d'appareils de gazéification de boissons, dans le cadre d'une opération de 3,2 milliards de dollars.

Kroger (+1%) a dévoilé ses comptes du troisième trimestre. Les bénéfices sont de 317 M$ (0,39$ par action), contre 397 M$ (0,44$ par action) un an avant. Les ventes baissent de 0,3% à 27,67 Mds$. En base ajustée, le bpa ressort à 0,48$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,43$, pour des revenus de 27,6 Mds$. Sur 2018, le groupe vise un bpa compris entre 2 et 2,15$.

Costco Wholesale (+2%) a annoncé des ventes de 12,77 Mds$ en novembre, en croissance de 9,8% en glissement annuel. A magasins comparables, les ventes sont en hausse de 9,2%, avec une croissance de 12,2% aux Etats-Unis.

Children's Place (-16%) a publié ses comptes du troisième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 49,9 M$ (3,03$ par action), contre 44,1 M$ (2,44$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 3,07$. Les ventes montent de 6,6% à 522,5 M$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 3,07$, pour des ventes de 511,2 M$. A magasins comparables, les ventes sont en croissance de 9,5%, contre 8,3% de consensus. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa compris entre 7,69 et 7,79$, contre une précédente fourchette de 8,09/8,29$. Les ventes sont quant à elles attendues entre 1,955 et 1,96 Md$.

H&R Block (+2%) a présenté ses résultats du troisième trimestre. La perte nette ressort à 176,3 M$ (0,86$ par action), contre 153,6 M$ (0,74$ par action) un an avant. En base ajustée, la perte par action s'affiche à 0,83$. Les revenus s'élèvent à 149 M$, contre 141 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne une perte par action trimestrielle de 0,93$, pour des revenus de 140 M$.

AT&T (-2%). Bouclée en juin, la fusion entre l'opérateur télécom américain AT&T et le colosse des médias Time Warner pourrait encore être remise en question. Le Département américain de Justice pourra encore faire entendre ses arguments ce jour à l'occasion de la procédure d'appel, devant un panel de trois juges. Le DoJ n'en démord en effet toujours pas, et entend faire annuler après coup cette opération géante de plus de 85 milliards de dollars à laquelle Donald Trump en personne s'était vigoureusement opposé.

Tesla (+1%) a lancé un processus d'appel d'offres pour la construction de son site chinois de Shanghai, sur lequel doit s'établir sa très attendue gigafactory chinoise, selon des sources et des documents cités par Reuters. Il s'agirait de l'indication d'une construction imminente, au moins un entrepreneur ayant commencé à acheter des matériaux, à en croire l'agence. Les détails de ces documents révèlent que la société publique Shanghai Construction Group Co Ltd participe à l'appel d'offres, alors qu'une unité de China Minmetals Corp Ltd prépare des matériaux pour les fondations de l'usine. L'usine de 2 milliards de dollars, la première de Tesla en Chine, représente un pari majeur pour le constructeur américain de véhicules électriques, comme ne manque pas de le rappeler Reuters. Le groupe d'Elon Musk entend en effet renforcer sa présence sur le plus grand marché automobile au monde, où ses ventes ont été affectées dernièrement par une augmentation des droits de douane. La 'gigafactory' en question serait également la première usine automobile chinoise entièrement sous contrôle étranger. Tesla a donc commencé à solliciter des offres d'entreprises souhaitant participer à la construction de l'usine, selon deux sources de Reuters et un document de construction. Shanghai Construction Group figure parmi les nombreuses entreprises intéressées. Shanghai Baoye Group Co Ltd, une filiale de China Minmetals, prépare par ailleurs la livraison d'une grande quantité de matériaux en béton et en acier pour la seconde moitié du mois de décembre. Le constructeur a l'intention de produire son Model 3 grand public à partir de 2019 dans la nouvelle usine...

Korn Ferry (-4%) publie ses résultats du second trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 46 M$ (0,81$ par action), contre 36,3 M$ (0,64$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 0,85$. Les revenus s'élèvent à 506,8 M$, en croissance de 11,3%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,80$, pour des revenus de 484 M$. Sur le troisième trimestre, le groupe vise un bpa entre 0,77 et 0,85$.

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