Cotation du 21/03/2019 à 21h57 Dow Jones Industrial +0,84% 25 962,51
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Wall Street : la prudence domine

Wall Street : la prudence domine
Wall Street : la prudence domine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street s'affiche en légère baisse ce jeudi soir à trois heures de la clôture, alors que les investisseurs attendent toujours d'en savoir plus sur les négociations commerciales en cours entre la Chine et les Etats-Unis. Du côté des valeurs, le rythme des publications trimestrielles ralentit. Sur le front macroéconomique enfin, les dernières données ressortent contrastées... Le Dow Jones perd 0,21% à 25.890 pts, le Nasdaq cède 0,11% à 7.480 pts, et le S&P500 recule de 0,15% à 2.780 pts.

Les États-Unis et la Chine auraient commencé à définir des engagements de principe sur les questions les plus délicates de leur différend commercial, croit savoir Reuters, citant des sources proches des négociations. Il s'agirait ainsi des progrès les plus importants réalisés à ce stade, après une guerre commerciale de sept mois. Les deux plus grandes économies du monde se sont pour mémoire infligées des droits de douane réciproques, affectant des centaines de milliards de dollars de marchandises. Alors que des discussions commerciales de haut niveau se tiennent ce jeudi et demain vendredi à Washington, les deux superpuissances restent loin du compte en ce qui concerne les demandes formulées par Trump en vue de réformes structurelles de l'économie chinoise, ajoute Reuters. Néanmoins, les grandes lignes de ce qui pourrait constituer un accord commenceraient à émerger des pourparlers, ont indiqué des sources de l'agence, alors que les deux parties cherchent un accord avant la date-butoir 1er mars - correspondant à la fin de la trêve de 90 jours que le président Trump et son homologue chinois Xi Jinping avaient conclue en Argentine l'année dernière.

Lors de sa réunion de la fin janvier, la Réserve fédérale a décidé que le fait d'adopter une attitude patiente posait "peu de risques à ce stade", a rapporté le compte-rendu de cette réunion, publié hier soir. Les membres de la Fed ont estimé, selon ces 'Minutes', que "les pressions inflationnistes étaient modérées et que la valorisation des actifs était moins tendue que quelques mois plus tôt". Face à une série de risques et d'incertitudes dans les perspectives économiques, "les participants ont pris en compte une série de considérations justifiant une approche patiente de la politique monétaire". "Cette approche patiente aurait l'avantage de donner à la Fed l'occasion d'étudier la réponse de l'activité et de l'inflation à ses récentes actions pour normaliser sa politique monétaire, a précisé le compte-rendu. Les banquiers centraux se sont interrogés sur la possibilité de relever encore deux fois les taux plus tard cette année si les conditions macro-économiques évoluaient positivement d'ici là. "De nombreux participants ont observé que si les incertitudes se réduisaient, le Comité devrait réexaminer le terme de "patient" et pourrait alors utiliser un autre vocabulaire".

Le prochain rendez-vous de la BCE pourrait marquer une nouvelle étape de la politique monétaire en Europe. Selon le compte rendu de la dernière réunion de l'Institution publié à la mi-journée, les membres du Conseil des gouverneurs devront se prononcer sur la question de savoir si le ralentissement de la zone euro est suffisamment persistant pour compromettre les perspectives de croissance et d'inflation à moyen terme et nécessite la mise en place de nouveaux financements bancaires à long terme (LTRO). "Aucune conclusion claire n'a pu être tirée quant aux implications d'un ralentissement de la croissance à court terme sur les perspectives d'activité à moyen terme", peut-on lire dans le document de la BCE. "Toute nouvelle opération potentielle devrait refléter l'objectif de politique monétaire à atteindre... Même si des décisions sur le sujet ne doivent pas être prises dans la précipitation, les analyses techniques requises pour définir les différentes options concernant de futures opérations de liquidités doivent être réalisées rapidement". Le document fait également état d'une inflation plus faible en raison de la baisse des prix du pétrole et des services intérieurs. Des craintes que cette nouvelle faiblesse, si elle devait persister, ne commence à peser sur les anticipations d'inflation ont été manifestées.

Plusieurs statistiques viennent d'être publiées outre-Atlantique. Les commandes de biens durables du mois de décembre 2018 sont ressorties en croissance de 1,2% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +1% et un gain de +0,7% un mois auparavant. Hors transport, ces commandes se sont appréciées de 0,1%, contre +0,2% de consensus de place et -0,2% pour la lecture révisée du mois antérieur.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 16 février sont ressorties au nombre de 216.000, contre 225.000 de consensus et 239.000 un mois avant, ce qui traduit une baisse de 23.000.

L'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie pour le mois de février 2019 est ressorti quant à lui particulièrement décevant, négatif de -4,1, contre un consensus de +14 et une lecture de +17 pour le mois antérieur. Cet indicateur signale une contraction de l'activité manufacturière dans la région considérée.

L'indice flash PMI composite américain de Markit pour le mois de février 2018 s'est élevé à 55,8, contre un consensus de place de 54,4 et un niveau de 54,5 un mois avant. Il s'agit donc d'une bonne nouvelle, l'indicateur traduisant une légère accélération de l'expansion. Le sous-indice manufacturier est ressorti à 53,7, contre 54,3 de consensus et 54,9 un mois plus tôt. La composante des services s'est élevée à 56,2, contre 54,2 de consensus de place et 54,2, également, pour sa lecture antérieure.

Les reventes de logements existants aux États-Unis pour le mois de janvier 2019 sont ressorties sur un rythme de 4,94 millions, contre 5,04 millions de consensus et 5 millions pour la lecture révisée du mois antérieur. Ces reventes ont donc déçu, en retrait de 1,2% en comparaison du mois précédent et de 8,5% sur un an.

Enfin, l'indice des indicateurs avancés du Conference Board pour le mois de janvier 2019 a reculé de 0,1% par rapport au mois antérieur, contre +0,1% de consensus, et après une lecture stable pour le mois précédent.

Selon le rapport du Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de pétrole, hors réserve stratégique, ont progressé de 3,7 millions de barils lors de la semaine close au 15 février, à 454,5 millions de barils. Le consensus tablait sur une hausse de 3,1 millions de barils. Les stocks d'essence ont eux reculé de 1,45 million de barils, alors que les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont diminué de 1,5 million de barils.

VALEURS A SUIVRE

Agilent Technologies (-1%) a présenté ses résultats du premier trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 504 M$ (1,57$ par action), contre une perte de 320 M$ (0,99$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 1,28 Md$, contre 1,21 Md$ un an plus tôt. En base ajustée, le bpa ressort à 0,76$, contre 0,66$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient un bpa de 0,73$ et des revenus de 1,27 Md$. Pour 2019, le groupe vise désormais un bpa compris entre 3,03 et 3,07$ (précédente fourchette de 3/3,05$) et des revenus logés entre 5,15 et 5,19 Mds$.

Avis Budget (+17%) a présenté ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 13 M$ (0,16$ par action), contre 220 M$ (2,65$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 0,53$, contre 0,45$ un an plus tôt. Les revenus montent de 2% à 2,05 Md$. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,37$, pour des revenus de 2,05 Mds$. Sur 2019, le groupe vise des revenus entre 9,2 et 9,5 Mds$ (contre 9,1 Mds$ en 2018), pour un bpa entre 3,35 et 4,20$ (contre 3,65$ en 2018).

Jack in the Box, (+1%), chaîne de restauration rapide, a dévoilé ses comptes du premier trimestre fiscal. Les profits s'affichent à 34,1 M$ (1,31$ par action), contre 12,19 M$ (0,41$ par action) sur la même période de l'exercice précédent. Le bpa ajusté ressort à 1,35$, contre 1,23$ un an plus tôt. Les revenus sont de 290,8 M$, contre 294,5 M$ un an plus avant. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,28$, pour des revenus de 275 M$.

Albemarle (+6%), groupe chimique US, publie ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 129 M$ (1,21$ par action), contre une perte de 218 M$ (1,95$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 1,53$, contre 1,34$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 922 M$, contre 858 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,47$, pour des ventes de 895 M$. Sur 2019, le groupe vise des ventes comprises entre 3,65 et 3,85 Mds$ (contre 3,37 Mds$ en 2018), pour un bpa situé entre 6,10 et 6,50$.

Newmont Mining (stable) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 2 M$, contre une perte de 542 M$ un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 0,40$. Les ventes s'élèvent à 2,05 Mds$, contre 1,94 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,24$, pour des revenus de 2,05 Mds$.

Wendy's (stable) a présenté ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 18,8 M$ (0,08$ par action), contre 142,1 M$ un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,16$, contre 0,09$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'élèvent à 398 M$, contre 384 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,15$, pour des revenus de 400 M$. Sur 2019, le groupe vise des ventes en croissance de 3 à 4%, pour un bpa en hausse de 3,5 à 7%.

Domino's Pizza (-9%) a dévoilé ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 111,6 M$ (2,62$ par action), contre 93,3 M$ un an avant. Les revenus s'élèvent à 1,08 Md$, contre 891 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,69$, pour des revenus de 1,10 Md$. Les ventes US "comparables" sont en croissance de 5,6% (+7,1% de consensus), tandis que celles à l'international montent de 2,4%. Le groupe annonce par ailleurs une hausse de 18% de son dividende.

Merck (+1%) annonce un accord pour le rachat du groupe pharmaceutique américain Immune Design (+310% !) basé à Seattle et spécialisé dans l'immunothérapie. Le prix de la transaction ressort à 5,85$ par action en numéraire (contre une clôture à 1,42$ sur le Nasdaq hier soir), soit un total d'environ 300 M$. L'opération devrait être finalisée au second trimestre 2019.

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