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Wall Street : la hausse l'emporte, Microsoft en forme

Wall Street : la hausse l'emporte, Microsoft en forme
Wall Street : la hausse l'emporte, Microsoft en forme
Crédit photo © Reuters

Wall Street regagne du terrain ce vendredi avec un DJ en hausse de 0,35% à 27.320 pts, tandis que le Nasdaq reprend aussi 0,35% à 8.235 pts. Le S&P500 monte de 0,27% à 3003 pts. A moins de 15 jours de la prochaine réunion du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, l'incertitude reste forte quant à l'ampleur de la baisse des taux que décidera la Fed. John Williams, le président la Fed de New York, a prôné hier soir une action préventive forte sur les taux d'intérêt quand l'inflation est trop basse, relançant les espoirs d'une baisse de taux de 50 points de base le 31 juillet. Le président de la Fed de Saint-Louis, James Bullard, est lui plus prudent et veut que la banque centrale réduise ses taux... sans aller trop loin non plus !

ECO ET DEVISES

Dans un entretien accordé à 'CNN', Bullard décrit une éventuelle baisse des taux comme une mesure "d'assurance" visant à prévenir les dommages résultant d'une augmentation des tensions commerciales. "L'économie ralentit, ce qui n'est pas une chose terrible... Mais si elle ralentit plus qu'on ne le pense, peut-être à cause d'une guerre commerciale. Cela fournirait une certaine assurance contre cela". "Auparavant, l'incertitude commerciale était relativement faible. C'était une question qui était mise en veilleuse... Le président l'a mise au premier plan. Maintenant, je pense que l'incertitude commerciale est grande et je ne vois pas cela diminuer de sitôt". Bullard souligne toutefois que la Fed ne doit pas faire n'importe quoi... Alors que certains observateurs parient toujours sur une baisse des taux de 50 points de base le 31 juillet, J. Bullard "ne pense pas qu'il soit nécessaire d'aller aussi loin", ajoutant que "l'essentiel ici est de mieux centrer l'inflation et les attentes d'inflation".
La Fed ne devrait pas "se laisser emporter" a répondu le responsable lorsqu'on lui a demandé s'il pourrait être nécessaire de procéder à trois ou quatre baisses de taux cette année. Selon lui, une ou deux baisses des taux en 2019 seront suffisantes pour aider à un redressement de la courbe des taux. Alors que cette dernière s'est récemment inversée, Bullard ne se dit pas trop inquiet quant à une éventuelle récession, soulignant la vigueur continue du marché du travail.

D'après le dernier baromètre FedWatch de CME Group, la possibilité d'une baisse de taux de 50 pdb le 31 juillet est désormais de 41% alors qu'elle était de 34% mercredi soir... Sur les devises, l'euro pointe à 1,1230/$. Le pétrole marque une pause après 4 séances de forte baisse avec un baril de Brent plus stable à 62,55$.

VALEURS A SUIVRE

* [US:US5949181045:0]Microsoft[:US] (+2%). Le géant américain des logiciels continue d'engranger des milliards de dollars de profits... La croissance d'Azure, la plate-forme dans les nuages de Microsoft, a en effet encore atteint 64% sur les trois mois clos fin juin ! Les revenus de la division "intelligent cloud" ont atteint 11,4 milliards de dollars, dépassant ainsi pour la première fois ceux de la division de Windows. La branche PC, où sont logés les logiciels Windows mais aussi les consoles de jeux Xbox, les tablettes Surface et le moteur de recherche Bing, a vu son chiffre d'affaires progresser à 11,3 milliards de dollars alors que les recettes de la division logiciels de productivité ont augmenté de 14,3% à 11,05 Mds$, dopées par une croissance à deux chiffres pour le réseau social professionnel LinkedIn et la suite Office 365.
Au global, le chiffre d'affaires du groupe basé à Redmond a augmenté de 12% à 33,72 milliards de dollars, un niveau globalement en ligne avec les attentes des analystes. Du côté du bas de bilan, le bénéfice net a atteint 13,19 Mds$, soit 1,14 dollar par action, contre 8,87 Mds$ un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bpa est ressorti à 1,37 dollar contre un consensus de 1,21$. Sur l'ensemble de l'exercice, les profits affichent une hausse de 22% à 36,8 Mds$ pour des revenus de 125,8 Mds$ (+14%), un record.
Le management table sur une nouvelle hausse à 2 chiffres de ses ventes et de son résultat opérationnel sur l'exercice qui a débuté le premier juillet. "Tout se passe bien pour eux", affirme à 'Blommberg' Sid Parakh, gérant de portefeuille chez Becker Capital Management. "C'est le gagnant structurel du moment. Alors que de plus en plus d'entreprises se dirigent vers le cloud, c'est en grande partie [US:US0231351067:0]Amazon[:US] et Microsoft qui font la course en tête". Le récent contrat, estimé à plus de 2 Mds$, signé avec [US:US00206R1023:0]AT&T[:US] est là pour le rappeler.

* [US:US7134481081:0]Pepsico[:US] (-0,5%) se renforce en Afrique avec le rachat de Pioneer Food Group pour 1,7 milliard de dollars. Le concurrent de Coca-Cola n'a pas hésité à offrir une prime de 56% pour s'offrir cette société sud-africaine qui dispose de positions fortes dans les céréales, les jus et d'autres aliments nutritionnels de base africains. Cette opération aidera également PepsiCo à se doter d'une solide tête de pont pour son expansion en Afrique subsaharienne en renforçant ses capacités de fabrication et de mise sur le marché, ce qui lui permettra de s'étendre et de distribuer ses propres produits dans cette zone très dynamique.

* [US:US0970231058:0]Boeing[:US] (+3,7%). On en sait désormais un peu plus sur l'impact de l'immobilisation au sol des 737 MAX dans les comptes de Boeing... L'avionneur américain a indiqué hier soir qu'il inscrirait une charge après impôts de 4,9 milliards de dollars dans ses résultats du deuxième trimestre. Une charge qui entraînera une réduction de 5,6 milliards de dollars du chiffre d'affaires et du résultat avant impôt. "Nous prenons les mesures appropriées pour gérer nos liquidités et améliorer la flexibilité de notre bilan de la meilleure manière possible le temps de surmonter ces difficultés", déclare le directeur financier Greg Smith.
Boeing précise par ailleurs que les coûts estimatifs de production de l'avion ont augmenté de 1,7 Md$ au deuxième trimestre, principalement en raison de la réduction plus longue que prévu du taux de production. L'augmentation des coûts du programme 737 réduira la marge du programme 737 au cours du deuxième trimestre et des trimestres suivants, souligne le concurrent d'Airbus. Les 737 MAX sont cloués au sol depuis la mi-mars après deux accidents qui ont fait 346 morts en Ethiopie et en Indonésie à cinq mois d'écart, plongeant Boeing dans l'une des plus graves crises de son histoire. Le groupe basé à Seattle dit tabler sur un retour dans les airs de son bimoteur vedette au début du quatrième trimestre, sans être en mesure d'être plus précis. "Nous restons concentrés sur la remise en service du 737 MAX en toute sécurité", affirme Dennis Muilenburg, PDG de Boeing. "C'est un moment décisif pour Boeing. Rien n'est plus important pour nous que la sécurité des équipages et des passagers qui prennent l'avion".

* [US:US0258161092:0]American Express[:US] (-2%) a confirmé ses objectifs annuels après un deuxième trimestre marqué par une hausse de ses profits à la faveur d'une progression des dépenses de ses clients et des commissions reçues. Sur les trois mois clos fin juin, l'émetteur de cartes de crédit a enregistré un bénéfice net de 1,76 milliards de dollars, soit 2,07$ par titre, contre un profit de 1,62 Md$ ou un bpa de 1,84$ un an plus tôt. Ses revenus ont progressé de 8% à 10,84 Mds$. Le consensus tablait sur un bpa de 2,03$ pour des ventes de 10,84 Mds$. Le groupe a donc maintenu ses estimations 2019 avec un bénéfice par action toujours attendu entre 7,85 et 8,35$ pour une croissance des revenus anticipée entre 8% et 10%. Le management a enfin indiqué qu'il comptait accroître le dividende de 10% au troisième trimestre, à 43 cents par titre.

* [US:US09247X1019:0]Blackrock[:US] (stable). Le groupe a enregistré un profit net quasi stable au deuxième trimestre, à 1 milliard de dollars, soit un bpa de 6,41$ contre 6,66$ un an plus tôt et 6,50$ de consensus. Les revenus ont reculé de 2% à 3,52 Mds$ alors que la collecte nette a atteint le montant stratosphérique de 151 milliards de dollars sur la période, soit une croissance organique annualisée record de 9%. Les actifs sous gestion du géant américain atteignent désormais 6.840 Mds$ !

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