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Wall Street : la Chine plombe l'ambiance, le Nasdaq va tenter de rebondir

Wall Street : la Chine plombe l'ambiance, le Nasdaq va tenter de rebondir
Wall Street : la Chine plombe l'ambiance, le Nasdaq va tenter de rebondir

(Boursier.com) — Wall Street reste hésitant en pré-séance malgré un solide indice Empire State en septembre. Le repli surprise des prix à l'importation pourrait par ailleurs atténuer un peu plus les craintes de dérapage inflationniste après des chiffres des prix à la consommation déjà plus 'timorés' hier. Mais les inquiétudes concernent aussi la Chine où les dernières données semblent confirmer un net ralentissement de l'activité économique. D'autant que la pression de Pékin sur plusieurs pans de l'activité se fait de plus en plus forte : après les jeux-vidéos et la tech, le gouvernement souhaiterait davantage contrôler les casinos, Macao étant particulièrement visé.

Le Nasdaq, qui reste sur cinq séances consécutives dans le rouge, va tenter de reprendre un peu de hauteur ce mercredi. Le baril de brut WTI grimpe encore de 1,8% à 71,7$. L'once d'or reste stable à 1.807$. L'indice dollar cède 0,1% face à un panier de devises. Le bitcoin remonte de 2,2% vers les 47.600$.

L'indice 'Empire State' d'activité manufacturière régionale de la Fed de New York pour le mois de septembre s'est envolé à 34,3, contre un consensus de seulement 18. L'indicateur était de 18,3 un mois auparavant. L'indice traduit ainsi une forte accélération de l'expansion dans le secteur.

L'indice américain des prix à l'import pour le mois d'août a, de façon surprenante, reculé de 0,3% en comparaison du mois antérieur, contre +0,2% de consensus et +0,4% pour la lecture révisée du mois antérieur. L'indicateur progresse de 9% sur un an contre +10,3% en juillet. L'indice des prix à l'export grimpe quant à lui de 0,4% par rapport à juillet (+0,4% de consensus) et de 16,8% en glissement annuel.

La production industrielle, l'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta et le rapport hebdomadaire du Département à l'Énergie sur les stocks pétroliers domestiques sont également à suivre cet après-midi. La Fed dévoilera à 15h15 les données de la production industrielle d'août (consensus +0,5% en comparaison du mois antérieur, +0,4% pour la production manufacturière et 76,4% de taux d'utilisation des capacités). L'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour le mois de septembre sera communiqué à 16 heures. Il était de 3% pour sa lecture antérieure. Enfin, le rapport hebdomadaire du Département américain à l'Energie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 10 septembre, sera révélé à 16h30.

Demain jeudi, les inscriptions au chômage, l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie, les stocks des entreprises et surtout les ventes de détail du mois d'août (consensus FactSet -1%, -0,2% hors automobile et -0,3% hors automobile et essence), retiendront l'attention.

Enfin, vendredi, journée des Quatre Sorcières, sera aussi marqué par la publication de l'indice préliminaire du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan pour le mois de septembre.

L'actualité est aussi marquée une fois encore par les tensions sino-américaines. Joe Biden a démenti les informations du Financial Times selon lesquelles son homologue chinois Xi Jinping aurait refusé son invitation à prendre part à un sommet en tête-à-tête. Le FT avait cité de nombreuses sources au fait de la question et du contenu de l'appel entre Biden et Jinping qui s'est déroulé jeudi dernier. "Apparemment, Xi Jinping a laissé entendre que le ton employé et l'atmosphère de la relation entre les deux pays devaient d'abord être améliorés", a affirmé pourtant une source de l'agence Reuters. Le FT rapporte que Biden aurait proposé un sommet comme l'une des nombreuses possibilités de suivi avec Xi Jinping, et qu'il ne s'attendait pas à une recevoir une réponse immédiate. Le FT ajoute que la Maison blanche pense que si le leader chinois n'a pas accepté, c'est en partie du fait des préoccupations concernant l'épidémie.

Le sommet du G20 d'octobre en Italie était évoqué comme possible lieu de rencontre entre les deux dirigeants, mais Xi Jinping n'a pas quitté la Chine depuis le début de la pandémie. Pour la première fois en sept mois, Biden s'est entretenu jeudi par téléphone avec Xi. Les deux dirigeants ont discuté de la nécessité d'éviter que la compétition entre les deux pays ne dégénère en conflit.

Sur le front budgétaire aux USA, les démocrates ont dévoilé leur plan de financement de la proposition de stimulus de 3.500 milliards de dollars, comprenant 2.900 milliards de dollars de hausses d'impôts. La situation resterait fluide concernant les discussions, alors que le package de réconciliation requiert le soutien des 50 sénateurs démocrates. Joe Manchin affirme toujours qu'il ne soutiendrait qu'un plan de 1.000 à 1.500 milliards. Kyrsten Sinema se fait aussi remarquer et critique la taille du plan. Jon Tester, enfin, se rebiffe aussi et veut que le package soit entièrement financé. Le clan démocrate devrait probablement s'entendre sur un montant plus réduit pour ce package de relance tant attendu. Une fois encore, la patience est requise.

Le Financial Times indique que les données de cartes de crédit montrent que les dépenses US de consommation dépassent toujours les niveaux pré-pandémiques, malgré le variant Delta. Le Wall Street Journal revient quant à lui sur les salariés à bas revenus, qui gagnent un peu plus, mais dont la progression des rémunérations est plus que compensée par les pressions inflationnistes.

The Hill évoque de son côté une étude selon laquelle deux tiers des entreprises interrogées aux USA auraient du mal à trouver des employés... Les recherches d'emplois pourraient toutefois augmenter à l'automne du fait des conditions scolaires de retour physique en classe.

La dernière étude BofA Global Fund Manager montre les plus faibles perspectives de croissance mondiale en 17 mois.

Les données FactSet étudiées par The Market Ear montrent quant à elles que les révisions des résultats des entreprises stagnent un peu, mais que les estimations ressortent encore en belle hausse pour le troisième trimestre sur le S&P 500. Les bénéfices du S&P sont attendus en augmentation de près de 28% en glissement annuel, sur le troisième trimestre, et de plus de 20% sur le quatrième trimestre. Cela donnerait une progression de plus de 40% sur l'ensemble de l'année 2021.

Les valeurs

Microsoft a annoncé hier soir la nomination de son directeur des affaires légales (CLO), Brad Smith, en tant que vice-président du groupe. En outre, le géant software américain a dévoilé un nouveau plan de rachat d'actions de 60 milliards de dollars. Smith, qui avait rejoint Microsoft en 1993, était devenu conseiller général en 2002. Il rapportera dans ses nouvelles fonctions au président et CEO Satya Nadella. En outre, le groupe de Redmond a donc choisi de racheter encore massivement ses actions, l'autorisation de rachat n'affichant pas de date d'expiration et pouvant tout de même être suspendue à tout moment. Le titre a progressé de 35% cette année et affiche la deuxième plus importante capitalisation boursière à Wall Street. Le précédent plan de rachat d'actions, de 40 milliards de dollars, avait été annoncé en septembre 2019.

Le conseil d'administration de Microsoft a aussi décidé d'un relèvement du dividende trimestriel de 11% à 62 cents, contre 56 cents auparavant.

Citrix, le fournisseur américain d'outils de collaboration, virtualisation et mise en réseau, facilitant le travail mobile et les services cloud, considère une cession de la compagnie. Le groupe prévoit de prendre contact avec de potentiels acquéreurs dans les prochaines semaines, croit savoir Bloomberg. Des personnes familières de la question citées par l'agence indiquent que Citrix, qui pèse 13,6 milliards de dollars à Wall Street, explore donc une vente potentielle avec ses conseillers, après une forte baisse du titre cette année. Bloomberg relève toutefois que le groupe a déjà considéré une cession en 2017, mais que les discussions avec ses prétendants d'alors, dont Bain et Thoma Bravo, avaient achoppé sur des questions de valorisation.

Pfizer pourrait demander en novembre une autorisation d'utilisation d'urgence de la FDA aux Etats-Unis pour son vaccin anti-covid conçu avec BioNTech, pour les enfants de la tranche d'âge de six mois à cinq ans, indique le Financial Times. Le FT évoque les commentaires du directeur financier du laboratoire américain, Frank D'Amelio, lors d'une conférence de la veille.

Le management de Pfizer avait en effet précisé hier, lors d'une conférence Morgan Stanley, que le géant pharmaceutique s'attendait à disposer des données de sécurité et immunogénicité du vaccin sur les enfants de 5 à 11 ans d'ici à la fin du mois de septembre, en vue d'une demande d'autorisation d'utilisation d'urgence début octobre. La direction du groupe évoquait la soumission, peu après, des données sur des enfants de 6 mois à 5 ans. En cas de données positives, la demande pourrait être effectuée quelques semaines après celle concernant les 5-11 ans. Scott Gottlieb, administrateur du laboratoire, a expliqué lors d'une autre conférence que l'autorisation pour le vaccin Pfizer / BioNTech chez les enfants âgés de 6 mois à 5 ans pourrait arriver en fin d'année 2021 ou en début d'année prochaine.

JP Morgan. Le Royaume-Uni aurait engagé JP Morgan afin d'explorer une éventuelle cession de la chaîne de télévision Channel 4, indique Sky News. Les sources proches de la question de 'Sky' précisent ainsi que le département britannique au Digital, à la Culture, aux Médias et au Sport a pu confirmer le recrutement de la banque américaine. Toutefois, une telle décision n'indique pas encore une cession de la chaîne, mais bien évidemment l'intention de la vendre.

Apple. Comme chaque mois de septembre, Apple a dévoilé hier soir ses nouveaux produits, dont l'iPhone 13, à l'occasion d'une "keynote" tenue depuis son siège de Cupertino en Californie. Outre le nouveau smartphone, le directeur général d'Apple Tim Cook et d'autres responsables du groupe ont présenté l'Apple Watch Series 7, de nouveaux iPad et iPad Mini, ainsi que des nouveaux AirPods 3. Sans oublier les nouvelles versions des systèmes d'exploitation iOS 15 et iPadOS 15, qui seront toutes deux disponibles à partir du 20 septembre. Sans présenter de révolution en termes de design par rapport à l'iPhone 12 (la 1ère génération adaptée à la 5G), l'iPhone 13 présente des améliorations techniques (meilleurs processeur, carte graphique et capteurs photo notamment) et sera décliné en davantage de couleurs...

Les précommandes de l'iPhone ouvriront dès vendredi 17 septembre pour une commercialisation prévue le 24 septembre. Quant aux prix, ils devraient être les mêmes que ceux des iPhone 12 de 2020, à savoir à partir de 809 euros pour l'iPhone 13 Mini, de 909 euros pour l'iPhone 13, de 1.159 euros pour l'iPhone 13 Pro et de 1.259 euros pour l'iPhone 13 Pro Max.

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