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Wall Street : la baisse s'accélère...

Wall Street : la baisse s'accélère...
Wall Street : la baisse s'accélère...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après un weekend prolongé pour cause de Martin Luther King Jr. Day hier, Wall Street corrige nettement ce mardi soir à trois heures de la clôture. Les indices sont à nouveaux plombés par les difficultés économiques de la Chine en attendant la mise en place d'un hypothétique réel accord commercial global avec les Etats-Unis... Le "shutdown" américain, qui s'éternise, commence par ailleurs à inquiéter les opérateurs, alors que les discussions semblent dans l'impasse entre Donald Trump et les Démocrates. Le DJIA cède désormais 1,14% à 24.423 pts, le Nasdaq fléchit de 1,49% à 7.050 pts, et le S&P500 perd 1,31% à 2.635 pts. Du côté du pétrole, le baril WTI rechute de 2,8% actuellement, à 61$.

Hier, le FMI (Fonds monétaire international) a de nouveau abaissé ses prévisions de croissance mondiale, du fait notamment d'une activité moins dynamique au second semestre 2018 et de la dégradation du sentiment des marchés financiers. Le FMI ne table plus désormais que sur une expansion globale de 3,5% cette année, puis 3,6% l'an prochain. Le FMI évoque par ailleurs hier les risques liés aux tensions commerciales et ceux relatifs aux modalités du Brexit. Christine Lagarde, directrice générale du Fonds, a estimé qu'après deux ans de solide expansion, l'économie mondiale progressait désormais plus lentement que prévu. Enfin, le Fonds monétaire international relève le risque d'un ralentissement chinois plus prononcé...

La croissance chinoise pourrait se tasser à 6% cette année, mais cela ne sera "pas une catastrophe", a déclaré ce jour un haut responsable chinois, cité par l'agence Reuters, à l'occasion du Forum économique international de Davos. "La macropolitique chinoise est très responsable et suit les données. Si les choses ne se passent pas bien, on aura une réponse appropriée", a assuré le responsable en question.

Le Président américain Donald Trump n'a pas manqué de prendre note des mauvais chiffres de la croissance chinoise publiés hier lundi. "La Chine affiche les chiffres économiques les plus faibles depuis 1990 en raison des tensions commerciales avec les U.S. et des nouvelles politiques. Cela ferait tellement sens que la Chine fasse enfin un Vrai Deal et arrête de jouer!", a ainsi lancé le leader de la Maison Blanche sur le réseau social Twitter. La croissance économique chinoise s'est tassée encore au quatrième trimestre 2018, plombée par la faible demande intérieure et la guerre commerciale. Ainsi, la croissance 2018 en Chine est retombée au plus bas niveau en près de 30 ans, ce qui devrait se traduire bien évidemment par de nouvelles mesures de soutien.La croissance du produit intérieur brut chinois, minée par le ralentissement de la demande mondiale, la faiblesse de l'investissement et les droits de douane US, est ressortie à 'seulement' 6,4% au quatrième trimestre, au plus bas depuis la crise de 2009, selon les chiffres du Bureau national des statistiques dévoilés hier. Sur l'année 2018, la croissance est ainsi descendue à 6,6%, en ligne avec le consensus des économistes, mais au plus bas depuis 1990, après une expansion de 6,8% en 2017... De plus, certains estiment évidemment que l'expansion chinoise est déjà bien plus faible que ces chiffres officiels ne le laissent croire.

Déjà un mois de 'shutdown' outre-Atlantique ! Donald Trump a livré samedi ses propositions en matière d'immigration, afin de débloquer la situation et de mettre un terme à cette paralysie coûteuse des administrations. Ce geste du Président américain n'a toutefois absolument pas convaincu les Démocrates. ...

Les reventes de logements existants publiées ce mardi par la National Association of Realtors américaine sont ressorties au nombre de 4,99 millions d'unités, contre un consensus de place de 5,22 millions et une lecture révisée à 5,33 millions pour le mois antérieur. Ainsi, ces reventes de logements existants s'établissent en déclin de 6,4% en comparaison du mois antérieur et de 10,3% en glissement annuel.

VALEURS A SUIVRE

Stanley Black & Decker (-14%) a dévoilé ses comptes du quatrième trimestre. La perte nette ressort à 66,7 M$ (0,45$ par action), contre un bénéfice de 281,5 M$ (1,84$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action s'affiche à 2,11$. Les revenus montent de près de 5% à 3,63 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,10$, pour des revenus de 3,6 Mds$. Sur 2019, le groupe vise un bpa compris entre 8,45 et 8,65$, contre 8,15$ en 2018, et 8,79$ de consensus...

Johnson & Johnson (-2%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 3,04 Mds$ (1,12$ par action), contre une perte de 10,71 Mds$ (3,99$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 1,97$. Les ventes montent de 1% à 20,4 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,95$, pour des revenus de 20,2 Mds$. Pour 2019, le groupe vise un bpa compris entre 8,50 et 8,65$ (contre 8,18$ en 2018), pour des ventes situées entre 80,4 et 81,2 Mds$ (contre 81,6 Mds$ en 2018).

Travelers (-1%) a annoncé ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices son de 621 M$ (2,32$ par action), contre 551 M$ (1,98$ par action) un an avant. Le bénéfice par action ajusté ressort à 2,13$. Les revenus (primes nettes) s'élèvent à 6,69 Mds$, contre 6,42 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,10$, pour des revenus de 6,74 Mds$.

Halliburton (-5%) a présenté ses résultats du quatrième trimestre. Le résultat net ressort à 664 M$ (0,76$ par action), contre une perte de 824 M$ (0,94$ par action) un an avant. Le bénéfice par action ajusté s'affiche à 0,41$. Les revenus s'affichent à 5,94 Mds$, stables par rapport à l'an dernier. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,37$, pour des revenus de 5,9 Mds$.

MasterCard (-1%). La Commission européenne inflige une lourde amende de 571 millions d'euros au groupe américain, lui reprochant d'avoir restreint les possibilités pour les détaillants. "En empêchant les commerçants de profiter de meilleures conditions offertes par des banques établies dans d'autres États membres, les règles imposées par MasterCard ont augmenté artificiellement les coûts des paiements par carte, au détriment des consommateurs et des commerçants de l'Union européenne", selon Margrethe Vestager, commissaire à la concurrence.

eBay (+6%). Le fonds activiste Elliott demande au géant américain des enchères en ligne de restructurer son activité et de vendre certains actifs. Le fonds juge qu'eBay pourrait ainsi parvenir à doubler sa valeur de marché dans les deux prochaines années. Elliott possède plus de 4% du capital du groupe de e-commerce, et affirme que le titre pourrait valoir entre 55$ et 63$ en 2020, du moins si le management suit ses préconisations.

Tesla (-1%) a reçu des propositions de Tianjin Lishen pour la fourniture de batteries pour sa nouvelle usine de Shanghai (dont la construction vient d'être lancée), mais aucun accord n'aurait été conclu pour l'heure avec le Chinois... Du côté des brokers, Needham vient de livrer pour sa part un avis très prudent, l'intermédiaire s'inquiétant de la vigueur des commandes du Model 3, qui pourraient selon lui fortement décliner au premier ou au second trimestre. Le conseil est à 'sous-performance'.

IBM (-1%). Le groupe publiera ce soir, après la clôture de Wall Street, ses résultats du quatrième trimestre.

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