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Wall Street : la baisse l'emporte en attendant Microsoft

Wall Street : la baisse l'emporte en attendant Microsoft
Wall Street : la baisse l'emporte en attendant Microsoft
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après les récents records historiques du Nasdaq et cinq séances consécutives de rebond pour le Dow Jones, Wall Street cède à des prises de bénéfices ce jeudi soir à trois heures de la clôture. Les investisseurs, toujours préoccupés par les tensions commerciales instaurées par Donald Trump, suivent attentivement la saison des résultats aux Etats-Unis. IBM en profite pour reprendre de la hauteur. A l'inverse, les dossiers Alcoa, eBay ou encore American Express s'affichent en forte baisse actuellement... Microsoft publiera de son côté ce soir, après la clôture des marchés américains. Le DJIA perd 0,41% à 25.097 pts, le Nasdaq recule de 0,37% à 7.825 pts, et le S&P500 cède 0,35% à 2.806 pts. Le pétrole remonte pour sa part sur les 69,6$.

De plus, les craintes d'escalade de la guerre commerciale persistent. Une audience du Département américain au Commerce ce jeudi étudiera les tarifs douaniers visant l'industrie automobile, à quelques jours de la visite du Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à la Maison Blanche. En attendant cette rencontre, Trump demeure très remonté et promet à l'Europe d'énormes prélèvements s'il ne parvient pas à négocier "quelque chose de juste", en particulier concernant l'automobile. Juncker sera à Washington le 25 juillet... En attendant, Trump tacle également l'Union européenne à propos de l'amende record infligée à Alphabet, maison-mère de Google. Ainsi, sur le réseau social Twitter, le Président américain constate : "Je vous l'avais dit! L'Union Européenne vient d'infliger une amende de Cinq Milliards de Dollars à l'une de nos grandes entreprises, Google. Ils ont vraiment profité des États-Unis, mais plus pour longtemps!"

Le Département US au Travail vient d'annoncer que les inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, ont reculé de 8.000 la semaine passée pour ressortir à 207.000, au plus bas depuis 1969. Le consensus tablait sur 220.000. La moyenne à quatre semaines atteint 220.500 pour la période terminant le 14 juillet, en retrait de 2.750 par rapport à la semaine antérieure.

L'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie pour le mois de juillet 2018 est ressorti à 25,7, contre un consensus de 22 et un niveau de 19,9 un mois avant. L'indicateur traduit donc une accélération de l'expansion de l'activité manufacturière dans la région.

L'indice des indicateurs économiques avancés américains mesuré par le Conference Board pour le mois de juin 2018 a progressé de 0,5% en comparaison du mois antérieur, contre +0,4% de consensus de place, et après une performance quasiment stable pour le mois de mai (+0,2% précédemment estimé).

VALEURS A SUIVRE

eBay (-7%) a présenté ses comptes du second trimestre. Le résultat net ressort à 642 M$ (0,64$ par action), contre 29 M$ (0,03$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action s'élève à 0,53$, contre 0,45$ sur la même période de l'exercice précédent. Les revenus s'affichent à 2,64 Mds$, contre 2,42 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,51$, pour des revenus de 2,7 Mds$. Sur le troisième trimestre, le groupe vise un bpa logé entre 0,54 et 0,56$, pour des revenus allant de 2,64 à 2,69 Mds$. Le consensus de place était de 0,56$ de bpa et 2,7 Mds$ de revenus.

IBM (+3%) a publié ses résultats du second trimestre. Les revenus s'élèvent à 20 Mds$, en croissance de 4%. Le résultat net s'affiche à 2,40 Mds$, contre 2,33 Mds$ un an plus tôt. Le bénéfice par action est ainsi de 2,61$, contre 2,48$ sur la même période de l'exercice précédent. Le bpa non-GAAP ressort à 3,08$, en hausse de 5%. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 3,04$, pour des revenus de 19,9 Mds$. Le groupe vise toujours, sur l'exercice, un bpa opérationnel non-GAAP d'au moins 13,8$.

Alcoa (-12%) a publié ses résultats du second trimestre. Le résultat net s'affiche à 75 M$ (0,39$ par action), contre 75 M$ (0,40$ par action) un an avant. Le bpa ajusté s'élève à 1,52$, contre 0,62$ un an plus tôt. Les revenus sont de 3,58 Mds$, contre 2,86 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,32$, pour des revenus de 3,5 Mds$. Le groupe a par ailleurs revu à la baisse son anticipation d'Ebitda sur l'exercice.

American Express (-3%) a présenté ses comptes du second trimestre. Les bénéfices sont de 1,62 Md$ (1,84$ par action), contre 1,34 Md$ (1,47$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 10 Mds$, contre 9,17 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,83$, pour des revenus de 10,1 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise un bpa proche de la borne haute de la fourchette de prévisions allant de 6,90 à 7,30$.

Boeing (-1%) continue à écouler ses 737 MAX comme des petits pains. L'avionneur américain a reçu ce matin à Farnborough une commande de 100 B737 MAX de la part d'un client dont le nom n'a pas filtré... Globalement, le bilan commercial du salon pour Boeing fait ressortir 528 commandes et engagements.

Philip Morris International (-3%) a dévoilé ses comptes du second trimestre. Les revenus nets s'élèvent à 7,72 Mds$, en croissance de 11,7%. Le bpa ajusté ressort à 1,41$, en hausse de 23,7%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,23$, pour des revenus de 7,5 Mds$. Sur 2018, le groupe vise désormais un bpa compris entre 5,02 et 5,12$ (contre une précédente fourchette de 5,25/5,4$).

Danaher (+5%) a publié ses résultats du second trimestre. Le bénéfice par action ajusté ressort à 1,15$, en hausse de 16% en glissement annuel. Les revenus grimpent de 10,5% à 4,98 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,09$, pour des revenus de 4,9 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bpa compris entre 4,43 et 4,50$ (contre une précédente fourchette de 4,38/4,45$).

Bank of New York Mellon (-6%) a annoncé ses comptes du second trimestre. Les revenus sont de 4,1 Mds$, en hausse de 5%. Les bénéfices s'élèvent à 1,05 Md$, contre 926 M$ un an avant. Le bénéfice par action est ainsi de 1,03$, contre 0,88$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,02$, pour des revenus de 4,1 Mds$.

Domino's Pizza (-1%) a publié ses résultats du second trimestre. Le résultat net s'affiche à 77,4 M$ (1,78$ par action), contre 65,7 M$ (1,32$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 1,84$, en hausse de 39,4%. Les revenus s'élèvent à 779,4 M$, contre 628,6 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,74$, pour des revenus de 786 M$. A magasins comparables, les ventes US sont en croissance de 6,9% (contre 7,3% de consensus), tandis que les ventes à l'international progressent de 4% (contre 5,4% de consensus).

Travelers (-3%) a dévoilé ses comptes du second trimestre. Les bénéfices sont de 524 M$ (1,92$ par action), contre 595 M$ (2,11$ par action) un an avant. Le bpa "core" ressort à 1,81$, contre 1,92$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent de 4% à 7,48 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,42$, pour des revenus de 6,9 Mds$.

Cisco (stable) temporise après un rapport de presse démentant les rumeurs d'intérêt du colosse du e-commerce Amazon pour le marché des réseaux.

Microsoft (-1%) va publier ce soir, après la clôture de Wall Street, ses résultats du quatrième trimestre fiscal 2018. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 1,08$, pour des revenus de 29,2 Mds$. Un an avant, sur la même période, le géant américain avait enregistré un bénéfice par action de 0,98$ et des revenus de 24,7 Mds$.

Comcast (+3%) a précisé ce jour qu'il abandonnait le rachat des actifs médias de la 21st Century Fox (-1%), sur lesquels il était en concurrence avec Walt Disney. Comcast préfère désormais se concentrer sur l'acquisition du Britannique Sky. Comcast propose 34 Mds$ pour 61% de Sky, alors que Fox, qui possède le solde des actions, veut aussi racheter le télédiffuseur britannique. La bataille entre 21st Century Fox et Comcast pour Sky a connu d'importants bouleversements mi-juillet. Après que le groupe de Rupert Murdoch eut amélioré son offre à 14 livres par action, offrant désormais 24,5 milliards de livres pour racheter le groupe britannique, la firme américaine a répliqué, proposant ainsi 14,75$ par titre, soit 26 Mds£. Le câblo-opérateur a déclaré que son offre avait été recommandée par le comité indépendant de Sky chargé d'évaluer les propositions de reprise... Désormais, Comcast n'entend plus poursuivre le rachat d'actifs de 21st Century Fox, mais préfère donc placer toutes ses forces sur le dossier Sky. Il faut dire que Sky, reçu par 23 millions de foyers en Europe, est devenu un actif de choix grâce à ses contenus et à sa relation directe avec les clients.

Walt Disney (+3%) avait rehaussé le mois dernier son offre à 38$ par titre sur les actifs de la 21st Century Fox, face à la rude concurrence de Comcast. Ainsi, la Fox et Disney annonçaient alors un nouvel accord de fusion, qui comportait comme attendu une portion de cash renforcée offerte par Disney. La nouvelle offre de Disney se compose à parts égales de cash et d'actions. Le montant global de la nouvelle proposition de la firme californienne de Burbank s'élève à plus de 71 milliards de dollars.

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