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Wall Street : l'emploi en ligne de mire

Wall Street : l'emploi en ligne de mire
Wall Street : l'emploi en ligne de mire

(Boursier.com) — Fin de semaine encore agitée à Wall Street ? Au lendemain d'un violent décrochage, la place américaine pointe encore dans le rouge en pré-séance. Il faudra néanmoins sans doute attendre 14h30 et la publication des données mensuelles de l'emploi américain pour voir une tendance plus franche outre-Atlantique. Le Nasdaq (-5%) a enregistré jeudi sa pire séance depuis juin 2020, finissant à un plus bas depuis novembre 2020, tandis que le Dow Jones (-3,1%) n'avait plus connu une telle déroute depuis octobre 2020.

Si les investisseurs ont, dans un premier temps, été rassurés par les déclarations du président de la Fed, Jerome Powell, écartant la perspective de futures hausses de taux de 75 points de base, les inquiétudes sont rapidement revenues hanter les salles de marché : comment la Banque centrale américaine va-t-elle parvenir à juguler l'inflation galopante sans mettre à mal la croissance de l'économie, déjà fragilisée par la guerre en Ukraine et les restrictions sanitaires en Chine. Confrontée au même environnement, la Banque d'Angleterre, qui doit en plus faire face aux conséquences du Brexit, a admis hier que l'économie britannique devrait se contracter en 2023, ce qui ne l'empêchera pas de continuer à remonter ses taux...

Dans ce contexte de forte aversion au risque, l'indice VIX de la volatilité, surnommé "l'indice de la peur", a fortement rebondi hier et prend encore plus de 3% ce matin autour de 32,3 pts, très au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours (21).

Le point d'orgue de la journée est donc prévu à 14h30 avec la publication des chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis. Après une série d'indicateurs assez décevants ces derniers jours, le marché table sur la création de 380.000 postes en avril, après 431.000 en mars. Le taux de chômage est lui attendu à 3,5%, contre 3,6% en mars, ce qui correspondrait au niveau de février 2020.

Sur les marchés obligataires, les rendements restent orientés à la hausse. Le taux du T-Bond à 10 ans prend 3,4 points de base à 3,071%, son plus haut niveau depuis décembre 2018. Le taux du T-Bond à 2 ans, plus sensible à la politique monétaire, se tend de 2,3 pb à 2,727%.

Le billet vert souffle un peu mais reste proche de ses plus hauts niveaux depuis 20 ans face à un panier de devises de référence. L'indice du dollar cède actuellement 0,4% à 103,4 points. De son côté, l'euro remonte de 0,3% à 1,0575$.

L'or remonte de 0,1% à 1.880$ l'once pour le contrat à terme de juin sur le Comex. Du côté des cryptos, le bitcoin chute de 8% sur 24h, autour de 33.325$ sur Coindesk.

Enfin, les cours pétroliers gagnent encore du terrain, les préoccupations concernant l'offre avec un éventuel embargo européen sur les importations russes l'emportant pour le moment sur les incertitudes liées à la croissance économique mondiale. Le baril de brut léger américain WTI (contrat à terme de juin) avance de 0,8% à 109,1$ sur le Nymex, tandis que le Brent de la mer du Nord grimpe de 0,8% à 111,7$ pour le contrat de juillet.

VALEURS A SUIVRE

* Shopify a plongé jeudi de 14,3% à Wall Street et de 14,9% à Toronto. Le groupe a publié une lourde perte de 1,5 milliard de dollars américains au premier trimestre contre un profit de 1,3 Md$ un an plus tôt, ainsi que des ventes décevantes. Le titre a désormais perdu environ les deux-tiers de sa valeur depuis le début de l'année. Sur une base ajustée, Shopify a réalisé un bénéfice de 20 cents US par action, par rapport à 2,01$ au premier trimestre 2021, et alors que les analystes tablaient sur un bénéfice par action de 68 cents. Les revenus du 1er trimestre ont totalisé 1,2 Md$ (en hausse de 22% sur un an), mais le consensus était logé un peu plus haut, à 1,25 Md$, selon Refinitiv.

Shopify fournit aux particuliers et aux entreprises une place de marché pour créer et animer leur propre magasin en ligne, qui sont hébergés en échange d'une redevance mensuelle. Ces services, très demandés pendant la crise du coronavirus, ont nettement ralenti depuis que la situation sanitaire s'est améliorée. Les marchés n'ont pas non plus été convaincus par l'annonce, jeudi, du rachat pour 2,1 Mds$ en numéraire et en actions de la plateforme logistique américaine Deliverr, qui livre plus d'un million de colis par mois. Shopify, qui a investi des milliards de dollars dans la construction d'entrepôts, espère avec cette acquisition coûteuse réaliser son projet de livrer en 48 heures, dans l'espoir de surpasser ses concurrents, au premier rang desquels se situe le géant Amazon.

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