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Wall Street indécis, malgré d'excellents chiffres de l'emploi

Wall Street indécis, malgré d'excellents chiffres de l'emploi
Wall Street indécis, malgré d'excellents chiffres de l'emploi
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine est assez stable pour l'heure ce jeudi, avant la vague des comptes trimestriels, qui débutera réellement demain avec quelques grandes valeurs financières (dont JPMorgan et Wells Fargo). Le DJIA gagne actuellement 0,16% à 26.200 pts, alors que le Nasdaq consolide de 0,03% à 7.962 pts. Le S&P500 grappille 0,1% à 2.891 pts. Sur le marché des changes, l'indice dollar avance de 0,1% à 97 après les très bons chiffres de l'emploi. Du côté des matières premières, le baril de brut WTI pour mai régresse de 1,2% à 63,8$ actuellement sur le Nymex.

Un marché américain de l'emploi en pleine forme

Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis pour la semaine passée sont ressorties au nombre de 196.000, contre un consensus de place de 210.000 et un niveau révisé à 204.000 pour la semaine antérieure. Ainsi, le nombre des 'applications' nouvelles sur la semaine est le plus bas en près de 50 ans ! Les inscriptions ont reculé de 8.000 en comparaison de la semaine antérieure, sur un rythme ajusté des variations saisonnières, pour cette semaine close au 6 avril. Il faut remonter au mois d'octobre 1969 pour retrouver des chiffres aussi réjouissants de l'emploi américain.

Forte croissance des prix à la production

L'indice des prix à la production pour le mois de mars 2019, qui vient également d'être publié, fait ressortir pour sa part une progression de 0,6% par rapport au mois antérieur, contre +0,3% de consensus et +0,1% un mois avant. L'indice 'PPI' hors alimentation et énergie s'est affiché en croissance de 0,3%, contre +0,2% de consensus de place. En glissement annuel, l'indice des prix à la production s'est apprécié de 2,2% (+2,4% hors alimentation et énergie). Notons tout de même que ce 'PPI' demeure stable en comparaison du mois antérieur, si l'on exclut les éléments volatils ainsi que les services commerciaux...

Donald Trump très remonté contre l'UE

Le président américain Donald Trump, connu pour son usage immodéré du réseau social média Twitter, a une fois de plus sévi il y a quelques heures. "Tellement dommage que l'Union européenne soit si dure contre le Royaume-Uni à propos du Brexit. L'U.E. est de manière comparable un partenaire commercial brutal pour les États-Unis, ce qui va changer. Quelquefois, dans la vie, vous devez laisser les gens respirer avant qu'ils ne décident de venir vous mordre!", a philosophé le leader de la Maison Blanche sur son réseau social préféré.

L'USTR, bureau du représentant américain au Commerce, avait pour sa part précédemment menacé de taxer une liste de produits européens représentant un volume d'activité de 11 milliards de dollars. Dans le viseur de Washington, notamment, les avions et les hélicoptères, régulièrement l'objet de différends entre les Etats-Unis et l'Union européenne devant l'OMC. "L'Organisation mondiale du commerce trouve que les subventions de l'Union européenne à Airbus ont négativement impacté les États-Unis, qui appliqueront désormais des Taxes à 11 Milliards de dollars de produits de l'UE! L'UE a tiré profit des États-Unis sur le plan commercial depuis de nombreuses années. Cela s'arrêtera bientôt!", avait lancé Trump avant-hier sur Twitter.

Cycle record de croissance aux Etats-Unis

Richard Clarida, vice-président de la Fed, à l'occasion d'une intervention du jour pour le sommet de l'Institut de la finance internationale (IIF - association mondiale de grandes banques et d'établissements financiers), a estimé que l'économie américaine était en bonne forme, et que la Banque centrale était ainsi proche de remplir son double mandat de stabilité des prix et de plein emploi. Clarida admet un ralentissement de l'économie américaine en comparaison du haut niveau de l'année 2018, mais juge que la phase d'expansion devrait tout de même battre, "très certainement", un record de longévité.

Le numéro deux de la Fed juge donc que cet été, 10 ans après être sortie d'une récession profonde, l'économie américaine devrait battre très certainement un record en réalisant sa plus longue phase d'expansion jamais observée.

Selon le NBER (National Bureau of Economic Research), la plus longue phase historique de croissance aux Etats-Unis a en effet duré 120 mois, de 1991 à 2001. Le cycle actuel de croissance est donc probablement déjà le second plus important de toute l'histoire américaine, les chiffres du NBER étant compilés depuis le milieu du 19e siècle à ce sujet.

Clarida se montre plus globalement prudent, reconnaissant les perspectives plus difficiles et les risques importants à l'international - dont bien évidemment celui du Brexit. Il juge donc que ces perspectives plus mitigées, couplées à une inflation faible, justifient la posture actuelle de la Fed et son approche 'patiente' en matière monétaire...

Brexit repoussé pour six mois

Rappelons que les dirigeants européens ont accepté la nuit dernière de reporter la date du Brexit au 31 octobre, afin d'offrir à la Première ministre britannique Theresa May un délai significatif pour sortir de l'impasse sur l'accord de retrait de l'Union européenne. Le divorce était jusqu'alors prévu pour demain.

Il s'agit d'un report "flexible" jusqu'au 31 octobre, a tenu a préciser le président du Conseil européen, Donald Tusk. "Cela offre six mois de plus au Royaume-Uni pour trouver la meilleure solution possible", a résumé Tusk sur Twitter. Le Royaume-Uni pourra évidemment quitter l'Union avant cette date si May parvient à faire approuver l'accord de sortie par les députés. Durant la période, le pays a également la possibilité d'annuler toute la procédure...

Les valeurs

Bed Bath & Beyond (-9%) a annoncé pour le trimestre clos un bénéfice ajusté par action de 1,20$, dépassant amplement le consensus. Le détaillant américain a également dégagé des revenus supérieurs aux attentes et fourni des prévisions assez solides pour l'exercice 2019. Le titre dévisse néanmoins à Wall Street, le marché sanctionnant une baisse plus importante que prévu de l'activité à comparable, ainsi que la perte annuelle consolidée du groupe.

Tesla (-2%) souffre quelque peu ce jour, alors que selon le 'Nikkei' japonais, le groupe d'Elon Musk et son partenaire Panasonic auraient suspendu leurs plans d'expansion de la gigafactory, face à un affaiblissement supposé de la demande pour les véhicules du groupe.

Costco (-1%) a réalisé sur le mois de mars 2019 une croissance des ventes à comparable de 5,9%, hors effets de change et prix de l'essence. Cette croissance ressort plus faible que celle du mois précédent.

Rite Aid (-13%), distributeur pharmaceutique américain, a affiché une légère perte d'un cent par action sur le trimestre clos, contre -2 cents de consensus de place. Les revenus sont en revanche ressortis moins bons que prévu. Le groupe va procéder à un regroupement à 1 action contre 20. La cotation des titres regroupés débutera le 22 avril.

Marriott (stable). La chaîne hôtelière américaine a signé un nouvel accord de plusieurs années avec le voyagiste en ligne Expedia.

Amazon (stable) et Microsoft (stable) sont toujours en concurrence sur un contrat 'cloud' du Pentagone dont le montant total pourrait approcher des 10 milliards de dollars. En revanche, d'après le Département américain de défense, IBM et Oracle sont écartés du processus.

JPMorgan Chase (+1%), la plus grande banque américaine en termes d'actifs, publiera ses résultats du premier trimestre 2019 demain, avant l'ouverture de Wall Street. Elle sera la première à se livrer à cet exercice délicat, au moment où les marchés financiers s'inquiètent des effets sur les comptes des banques du ralentissement de la croissance et d'un environnement de taux moins porteur. Le bénéfice par action est attendu quasi-stable par rapport au premier trimestre 2018, à 2,37$.

Boeing (+1%) aura besoin du feu vert de régulateurs étrangers pour faire voler de nouveau son 737 MAX. Le 'Wall Street Journal' croit ainsi savoir que des clients auraient demandé au géant aéronautique de faire valider la sécurité de l'appareil par des régulateurs autres que la Federal Aviation Authority. Le groupe n'a pas enregistré la moindre commande pour son 737 MAX en mars.

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