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Wall Street incertain après les records, déception sur l'emploi

Wall Street incertain après les records, déception sur l'emploi
Wall Street incertain après les records, déception sur l'emploi
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street temporise ce vendredi, le S&P500 s'affichant en hausse de 0,2% à 3.281 pts et le Nasdaq en progression de 0,34% à 9.234 pts, contre un gain de 0,08% sur l'indice historique DJIA à 28.981 pts. L'indice dollar se stabilise à 97,4. Sur le segment des matières premières, le baril de brut WTI recule de 0,9% à 59$ sur le Nymex. L'apaisement relatif des tensions géopolitiques et les espoirs commerciaux soutiennent les marchés, alors que la Fed maintient quant à elle sa posture accommodante. Les derniers chiffres mitigés de l'emploi américain rappellent toutefois aux opérateurs les risques économiques actuels...

"11.000 points gagnés sur le Dow en 3 ans depuis l'Élection du Président Trump. Aujourd'hui il pourrait atteindre 29.000. Cela n'est JAMAIS arrivé auparavant sur ce laps de temps. Cela a ajouté 12.800 Milliards de Dollars à la VALEUR des Entreprises Américaines", tweete Trump, reprenant les commentaires de Varney & Co., émission TV américaine de Stuart Varney diffusée sur Fox Business. "Le meilleur reste à venir !", ajoute le président américain.

Les créations de postes non-agricoles aux États-Unis pour le mois de décembre 2019 sont ressorties décevantes, à 145.000 contre un consensus de place de 158.000. Le niveau révisé (en baisse) du mois de novembre 2019 s'établit quant à lui à 256.000 contre 266.000 précédemment estimé. Le taux de chômage du mois de décembre ressort comme prévu à 3,5%, stable en comparaison du mois antérieur. Les créations de postes dans le privé sont au nombre de 139.000, contre 150.000 de consensus et 243.000 pour la lecture révisée du mois de novembre. L'industrie manufacturière a détruit 12.000 postes en décembre, contre 58.000 créations un mois plus tôt.

Le taux de participation à la force de travail pour le mois de décembre se situe à 63,2%, en ligne avec les attentes de marché. Le salaire horaire moyen augmente de 2,9% en glissement annuel alors que le consensus était de +3,1% (+0,1% par rapport au mois antérieur contre +0,3% de consensus).

Les trois principaux indices boursiers américains avaient inscrit hier jeudi de nouveaux records à la clôture, les marchés pariant sur une désescalade des tensions militaires entre les Etats-Unis et l'Iran. Le président américain Donald Trump s'est montré apaisant mercredi, évitant la surenchère après l'attaque iranienne contre deux bases militaires américaines en Irak, qui n'a pas fait de victimes. A la clôture hier, l'indice Dow Jones gagnait 0,74% à 28.956 points, tandis que l'indice large S&P500 avançait de 0,67% à 3.274 pts et que le Nasdaq progressait de 0,81% à 9.203 pts.

Liu He, principal négociateur commercial chinois, va se rendre la semaine prochaine à Washington pour signer l'accord commercial de phase 1 avec les Etats-Unis. En début de semaine prochaine, une délégation chinoise menée par le vice-Premier ministre Liu He sera donc en visite aux USA. Selon Gao Feng, porte-parole du ministère chinois au Commerce, la visite aura lieu du lundi au mercredi. La cérémonie de signature est comme attendu programmée pour le mercredi 15 janvier à la Maison blanche. Il s'agirait donc d'une étape partielle tant attendue, marquant un apaisement dans l'affrontement commercial auquel se livrent depuis des mois Washington et Pékin. Le ministère chinois au Commerce ajoute que cette visite intervient suite à une invitation américaine.

Trump a précisé qu'il pourrait attendre les élections de 2020 pour finaliser la phase 2 de l'accord commercial avec la Chine. Les négociations de cette nouvelle phase, quant à elles, pourraient cependant débuter dès maintenant.

Concernant cette fois l'actualité géopolitique, Donald Trump a indiqué que le général Soleimani complotait pour faire exploser l'ambassade américaine en Irak. Par ailleurs, l'hypothèse d'un tir iranien - possiblement involontaire - ayant causé le crash du Boeing d'Ukraine Airlines semble envisageable, selon Ottawa. "Selon nos information, l'avion a été abattu par un missile iranien", a affirmé Justin Trudeau, Premier ministre du Canada. Le pays a perdu 63 ressortissants dans le crash.

L'Iran juge pour sa part "impossible" un tir de missile contre l'appareil ukrainien. C'est du moins ce qu'a affirmé un responsable de l'aviation civile iranienne, cité par l'agence Isna. Les USA seraient quant à eux convaincus du contraire.

Hier, la Chambre des communes du Royaume-Uni a pour sa part approuvé le texte transposant dans le droit britannique l'accord de retrait de l'Union européenne négocié par Boris Johnson.

Les valeurs

Boeing (stable). L'image de Boeing et de son 737 MAX ne devrait pas s'arranger avec les dernières révélations en provenance des Etats-Unis. Des documents envoyés il y a quelques semaines par l'avionneur aux législateurs et à la FAA ont en effet été rendus public. Ils font état d'un profond malaise des salariés à l'égard du 737 Max et de problèmes dans les simulateurs de vol utilisés pour former les pilotes sur le nouvel avion. "Cet avion est conçu par des clowns, qui à leur tour sont supervisés par des singes", peut-on par exemple lire dans un message adressé par un salarié à ses collègues en 2016.

"Ces nouveaux courriels sont incroyablement accablants", a déclaré Peter DeFazio, un démocrate de l'Oregon qui préside un comité qui enquête sur Boeing et le Max. "Ils brossent un tableau profondément troublant des mesures que Boeing était apparemment prêt à prendre pour échapper à l'examen des organismes de réglementation, aux équipages et au public, alors même que ses propres employés sonnaient l'alarme en interne". D'autres déclarations apparaissent clairement abasourdissantes pour Boeing : "Je serai choqué si la FAA passe cette merde" ; "C'est une blague. Cet avion est ridicule" ; "Mettriez-vous votre famille à bord d'un avion testé sur simulateur MAX ? Non, je ne le ferais pas".

"Nous regrettons le contenu de ces communications et nous nous excusons auprès de la FAA, du Congrès, de nos clients et du public voyageur", a indiqué la société basée à Chicago dans un communiqué.

Boeing a par ailleurs affirmé qu'il recommanderait la formation des pilotes sur simulateur avant que le 737 Max ne puisse reprendre du service, une volte-face par rapport à sa position antérieure, et qui promet de faire grimper les coûts pour le groupe et ses compagnies clientes. La FAA a pour sa part jugé "décevant" "le ton et le contenu" de certains de ces messages, tout en expliquant qu'ils ne suscitaient pas de nouvelles craintes concernant la sécurité des appareils.

GrubHub décroche de 8% à Wall Street, la start-up de livraison de repas et produits frais ayant indiqué qu'elle n'étudiait aucune cession potentielle. La firme a ainsi démenti les récentes rumeurs de presse selon lesquelles elle pourrait intéresser le colosse de la grande distribution Walmart ou d'autres détaillants.

Eli Lilly (+1%), laboratoire pharmaceutique d'Indianapolis, a annoncé aujourd'hui le rachat de Dermira, spécialiste de la dermatologie, pour un montant voisin de 1,1 milliard de dollars en numéraire. Le prix d'achat se situe à 18,75$ par action Dermira, soit une prime de 2% sur le dernier cours de clôture. Le titre avait plus que doublé en un mois.

Apple reste sur sa lancée et gagne encore 1% à près de 312$ pour une capitalisation boursière vertigineuse de 1.370 milliards de dollars. La firme de recherche Credit Suisse, 'neutre' sur la valeur du Californien de Cupertino, a rehaussé son objectif de cours à 275 dollars. Bernstein vient pour sa part de confirmer son avis à 'performance de marché' et son objectif de 300$, tandis que Jefferies et Wedbush, acheteurs, ont fixé leurs cibles à 350$.

Amazon (stable), le géant américain du e-commerce, a annoncé les créations de plus de 500 postes en France avec l'ouverture d'un centre de distribution à Senlis (Oise) en mai prochain.

AbbVie (-1%). Bruxelles vient d'autoriser, sous conditions, le rachat d'Allergan par AbbVie pour 63 milliards de dollars. La Commission européenne a demandé au futur ensemble de céder un produit en cours de développement par Allergan pour le traitement des maladies inflammatoires de l'intestin.

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