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Wall Street ignore superbement les mauvais chiffres de l'emploi

Wall Street ignore superbement les mauvais chiffres de l'emploi
Wall Street ignore superbement les mauvais chiffres de l'emploi
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine est attendue dans le vert avant bourse ce vendredi, le DJIA prenant 0,4%, le S&P 500 0,3% et le Nasdaq 0,2%. Le baril de brut WTI progresse de près de 1% sur le Nymex à 46,1$, alors que les producteurs de l'OPEP+ se sont accordés sur une hausse graduelle de production selon les conditions de marché. L'once d'or s'adjuge 0,1% à 1.842$. L'indice dollar, sous pression hier, se stabilise ce jour face à un panier de devises de référence, cédant juste 0,1%.

Le rapport du Département américain au Travail sur la situation de l'emploi aux États-Unis pour le mois de novembre fait ressortir seulement 245.000 créations de postes non-agricoles, deux fois moins que le consensus des économistes, contre un niveau de 610.000 un mois auparavant. Le taux de chômage américain de novembre a en revanche reculé à 6,7%, contre 6,8% de consensus de marché et 6,9% en octobre. Notons que les créations de postes d'octobre ont été révisées en baisse, de 638.000 à 610.000.

En novembre, les créations d'emplois dans le privé sont ressorties au nombre de 344.000 selon le rapport du jour, contre 590.000 de consensus. Les créations d'emplois manufacturiers ont été au nombre de 27.000, contre plus de 40.000 de consensus. Le taux de participation à la force de travail a été de 61,5% contre 61,6% de consensus. Le salaire horaire moyen a augmenté de 0,3% par rapport au mois précédent, contre +0,1% de consensus. Ce salaire horaire moyen augmente de 4,4% en glissement annuel.

La balance du commerce international des biens et services aux États-Unis pour le mois d'octobre, qui vient aussi d'être publiée, est ressortie déficitaire de 63,1 milliards de dollars, contre un consensus de 64,8 milliards de dollars et un niveau révisé à 62,1 milliards pour le mois antérieur.

Les commandes industrielles d'octobre seront annoncées à 16 heures (consensus +0,8% par rapport au mois précédent).

John Williams, Charles Evans, Michelle Bowman et Neel Kashkari de la Fed, interviendront durant la journée sur divers sujets économiques et monétaires.

Le ton est désormais plus optimiste concernant les perspectives de stimulus fiscal aux États-Unis. Les leaders démocrates du Congrès ont posé les bases des discussions autour d'un package bipartisan de 908 milliards de dollars. Mitch McConnell, leader de la majorité du Sénat, a proposé pour sa part un plan plus réduit de 500 milliards environ. Il a rencontré des sénateurs républicains impliqués dans la mise au point du plan bipartisan et estimé qu'il y avait des signes positifs en vue d'un compromis éventuel, selon CNBC. Donald Trump, lors d'un événement au Bureau Ovale, aurait pour sa part jugé qu'un accord serait très proche et qu'il soutiendrait le possible 'deal', précise The Hill.

La situation ne s'améliore pas, bien au contraire, sur le plan sanitaire aux États-Unis, en attendant les vaccinations contre le nouveau coronavirus. Ainsi, les USA ont enregistré hier jeudi plus de 211.000 nouveaux cas de contamination et 2.858 décès supplémentaires, deux records quotidiens, selon un décompte Reuters basé sur des données officielles. Le bilan local de la pandémie fait ressortir plus de 14,1 millions d'infections et plus de 276.000 décès selon l'Université Johns Hopkins. Le nombre d'hospitalisations dépasse les 100.000 dans le pays. Rappelons par ailleurs que le maire de Los Angeles a ordonné mercredi aux habitants de se confiner. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a même prévenu que la majeure partie de l'Etat pourrait se retrouver en confinement... De son côté, le président-élu Joe Biden a affirmé qu'il désirait que le Dr. Fauci devienne conseiller médical en chef de son équipe dédiée au coronavirus. Enfin, la FDA, optimiste malgré tout, estime que 20 millions d'Américains pourraient être vaccinés dès cette année.

Selon l'Université Johns Hopkins ce jour, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie dépasse désormais les 65 millions. Le nombre de morts est de plus de 1,5 million.

Fort heureusement, les vaccins arrivent. Moderna a déclaré hier qu'il serait en mesure de fournir entre 100 millions et 125 millions de doses de son vaccin expérimental contre le Covid-19 à travers le monde durant le premier trimestre 2021. 85 à 100 millions de doses seront disponibles aux États-Unis et 25 millions de doses à l'étranger. Moderna s'attend à pouvoir produire entre 500 millions et 1 milliard de doses sur l'année 2021.

Pfizer a en revanche annoncé hier revoir à la baisse le nombre de doses de son vaccin contre le Covid-19 - conçu avec son partenaire allemand BioNTech - qu'il pourra produire d'ici la fin de l'année 2020. Le laboratoire américain évoque des difficultés dans la chaîne d'approvisionnement de matières premières utilisées. Le groupe avait indiqué ces dernières semaines qu'il s'attendait à produire 50 millions de doses cette année, objectif en baisse par rapport aux 100 millions de doses précédemment envisagées. Deux doses par personne sont nécessaires. Une porte-parole du groupe a déclaré à Reuters que "la mise à l'échelle de la chaîne d'approvisionnement de matières premières a pris plus de temps qu'attendu". Elle a aussi évoqué le retard des résultats des essais cliniques pour expliquer le nombre plus faible de doses attendues d'ici la fin de l'année. Les modifications apportées aux lignes de production sont désormais terminés et des doses sont produites à un rythme élevé, selon la porte-parole.

Le Wall Street Journal avait rapporté initialement cette information, citant une source non identifiée selon laquelle "certains des premiers lots de matières premières n'ont pas répondu aux normes", provoquant un retard de production. Pfizer a effectué le mois dernier une demande d'autorisation en urgence de son vaccin contre le coronavirus auprès du régulateur américain. Le vaccin a été approuvé pour la première fois mercredi par un pays occidental, le Royaume-Uni.

Du côté d'AstraZeneca et d'Oxford cette fois, l'agence Reuters relève que les deux partenaires ont donné des explications contradictoires sur la manière dont ils ont découvert la posologie la plus efficace pour leur candidat-vaccin contre le Covid-19. A l'occasion de la publication des résultats préliminaires il y a dix jours, le responsable de recherche d'AstraZeneca avait indiqué à Reuters qu'une demi-dose avait été administrée par inadvertance pour la première injection à certains des participants, ce qui s'est finalement révélé être un coup de chance. Un scientifique de l'Université d'Oxford a pour sa part déclaré lundi à Reuters que le vaccin à demi-dose avait été administré... délibérément après des consultations. "Il y a eu une certaine confusion suggérant que nous ne savions pas que nous donnions une demi-dose lorsque nous l'avons donnée. Ce n'est vraiment pas vrai", a déclaré le professeur Adrian Hill, directeur de l'Institut Jenner à l'Université Oxford, qui dirige les essais britanniques sur le vaccin. Rappelons que le sous-groupe à demi-dose avait obtenu une efficacité de 90%.

Enfin, les tensions commerciales sino-américaines se confirment. Reuters rapporte que le Département américain de Défense a ajouté CNOOC, SMIC, China Construction Technology et China International Engineering Consulting Corp à sa 'blacklist' de firmes chinoises aux liens militaires supposés. 35 compagnies chinoises sont donc désormais blacklistées. Le récent décret de Trump sur le sujet empêchera les investisseurs américains d'acheter des titres de ces compagnies à partir de la fin de l'année prochaine.

Les valeurs

Moderna a déclaré hier qu'il serait en mesure de fournir entre 100 millions et 125 millions de doses de son vaccin expérimental contre le Covid-19 à travers le monde durant le premier trimestre 2021.

Pfizer a réduit le nombre de doses du vaccin contre le covid qu'il pourra produire d'ici la fin de l'année 2020, citant des difficultés dans la chaîne d'approvisionnement de matières premières.

AstraZeneca inquiète un peu, alors Reuters relève que le laboratoire et l'université d'Oxford ont donné une version contradictoire sur la manière dont ils ont découvert la posologie la plus efficace pour leur candidat-vaccin contre le nouveau coronavirus.

Uber a demandé aux CDC (Centres de contrôle et de prévention des maladies) américains de catégoriser les chauffeurs et livreurs de la firme en tant que personnel non-sanitaire essentiel, ainsi éligible à une vaccination prioritaire contre le virus.

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