Cotation du 03/12/2021 à 22h20 Dow Jones Industrial -0,17% 34 580,08
  • DJIND - US2605661048

Wall Street : IBM plonge, Tesla grimpe

Wall Street : IBM plonge, Tesla grimpe
Wall Street : IBM plonge, Tesla grimpe
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street hésite ce jeudi, le DJIA abandonnant 0,25% à 35.521 pts, contre un léger gain de 0,03% sur le S&P 500 à 4.537 pts et une hausse de 0,4% sur le Nasdaq à 15.181 pts. Le baril de brut WTI fléchit de 1,3% à 82,3$. L'once d'or se stabilise à 1.783$. L'indice dollar avance de 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin retombe de 3,6% sous les 64 000$.

Les inscriptions au chômage aux Etats-Unis ont légèrement diminué la semaine passée et restent sur leur niveau de mars 2020. Le Département américain au Travail vient en effet d'annoncer, pour la semaine close au 16 octobre, que les inscriptions au chômage ont atteint un niveau de 290.000, en léger repli de 6.000 par rapport à la semaine antérieure. Le consensus était positionné à 299.000. La moyenne à quatre semaines s'établit à 319.750, en recul de 15.250. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 9 octobre atteint 2,481 millions, en repli de 122.000 sur sept jours (2,548 millions de consensus), également au plus bas depuis mars 2020.

L'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour le mois d'octobre 2021 est ressorti à 23,8, contre 25 de consensus de marché et 30,7 un mois avant.

L'indice des indicateurs avancés américains pour le mois de septembre s'est établi en hausse de 0,2%, contre +0,5% de consensus de place et +0,8% pour la lecture révisée - légèrement en baisse - du mois antérieur.

Les reventes de logements existants aux États-Unis pour le mois de septembre 2021 sont ressorties au nombre de 6,29 millions d'unités, contre 6,1 millions de consensus de place et 5,9 millions environ un mois avant.

Les derniers avis de responsables de la Fed indiquent toujours la forte éventualité d'un début du tapering en novembre, à quelques exceptions près. Le gouverneur de la Fed, Randal Quarles, a déclaré qu'il était clair que la Fed avait réussi le test des fameux progrès "substantiels" en termes d'emploi et l'inflation, et qu'il soutiendrait une action lors de la réunion de novembre, visant à commencer à réduire les achats d'actifs. Il a tout de même mis en garde à propos de l'incertitude autour des trajectoires de l'inflation et de l'emploi, son attention se tournant davantage vers le marché du travail. Le gouverneur de la Fed Christopher Waller a lui déclaré qu'une politique plus agressive pourrait être justifiée en 2022 si l'inflation continuait d'être élevée pendant le reste de l'année. La Fed discute d'une éventuelle hausse des taux en 2022, en ligne avec les attentes des marchés, qui prévoient environ 62% de chances que la banque procède à deux hausses de taux en 2022, contre seulement environ 16% il y a un mois, selon l'outil FedWatch du CME.

Cependant, rappelons qu'un sondage Reuters auprès d'économistes a montré que 40 des 67 personnes interrogées s'attendaient à ce que la Fed patiente plutôt jusqu'en 2023 ou plus tard pour commencer à augmenter les taux d'intérêt. En outre, la présidente de la Fed de Cleveland, Loretta Mester, a indiqué qu'elle n'attendait pas de hausse de taux dans un futur proche. Elle a ajouté que la politique monétaire pourrait avoir besoin d'un ajustement si l'inflation restait élevée. Credit Suisse mesure enfin que la probabilité d'une "erreur de politique monétaire" de la Fed a grimpé à environ 40%, alors qu'elle n'était que de 25% à peine il y a deux semaines.

Waller, qui intervient encore ce jour, ajoute qu'il ne devrait pas y avoir de choc sur les marchés lors du début du tapering. Il estime que cette réduction des achats d'actifs est cohérente avec les données économiques. Il ajoute encore que le risque principal demeure l'inflation. Ainsi, la Fed pourrait être forcée d'agir plus vite si l'inflation restait trop élevée.

Au lendemain des comptes de Tesla et d'IBM, les publications trimestrielles se poursuivent ce jeudi. American Airlines, Alaska Air, Southwest Airlines, AutoNation, AT&T, Blackstone, Whirlpool, Marsh & McLennan, Union Pacific, Intel, Interpublic, Danaher, Dow Inc, Nucor, Robert Half, Mattel et Snap Inc, sont notamment de la partie ce jour.

Les valeurs

Tesla (+4% !) a publié des bénéfices record et supérieurs aux attentes de Wall Street pour le 3e trimestre, mais son chiffre d'affaires a légèrement déçu en raison de problèmes de "supply chain" qui ont affecté la production du géant californien des véhicules électriques. Le bénéfice net du groupe (qui va bientôt déménager son siège de Palo Alto à Austin, au Texas) a atteint au 3e trimestre un record de 1,6 milliard de dollars (1,44$ par action) contre 331.000$ un an plus tôt (0,27$ par action). En données ajustées, le bpa s'élève à 1,86$, très supérieur aux attentes de Wall Street, logées à 1,62$ selon FactSet.

Les revenus ont grimpé de 57% pour atteindre 13,8 Mds$ contre 8,8 Mds$ un an plus tôt, mais ressortent légèrement en deçà du consensus des analystes, qui attendaient 14 Mds$. Tesla a souligné que des problèmes de chaîne d'approvisionnement, dont des pénuries de semiconducteurs, des congestions portuaires et des coupures de courants tournantes avaient empêché ses usines de fonctionner à plein régime.

IBM corrige de 7% à Wall Street, en réaction à la publication d'un chiffre d'affaires inférieur aux attentes des analystes au 3e trimestre, qui fait douter de sa capacité à rebondir dans les services numériques à haute valeur ajoutée. Les ventes de "Big Blue" ont ainsi atteint 17,62 milliards de dollars, en légère hausse de 0,3%, alors que le consensus FactSet tablait sur 17,79 Mds$. Les revenus de la branche "Cloud and Cognitive Software" ont déçu, à 5,69 Mds$ contre 5,77 Mds$ attendus, ceux de la branche "Global Business Services" ont atteint 4,43 Mds$ contre 4,29 Mds$ attendus, et ceux de "Global Technology Services" ont atteint 6,15 Mds$ contre 6,26 Mds$ attendus.

Le bénéfice net du géant américain des services numériques s'est établi à 1,13 Md$ (1,25$ par action) contre 1,7 Mds$ (1,89$ par action) au 3e trimestre 2020. En données ajustées, le bpa est ressorti conforme aux attentes de Wall Street, à 2,52$, contre 2,58$ un an plus tôt.

Rappelons qu'IBM a prévu de longue date de se scinder en deux entités, afin de se concentrer sur les activités à haute valeur ajoutée. La séparation sera effective début novembre, a indiqué le groupe avec le "spinoff" de Kyndryl, qui regroupe les activités historiques de services numériques du groupe (services d'infrastructure gérés ou Global Technology Services). IBM se concentrera dorénavant sur les technologies de pointe comme l'intelligence artificielle et le cloud.

American Airlines (+2%), la compagnie aérienne américaine, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice net consolidé de 169 millions de dollars et 25 cents par titre, ainsi qu'une perte ajustée de 641 millions de dollars et 99 cents par action hors aides. Les revenus trimestriels se sont établis à 9 milliards de dollars, en augmentation de 20% séquentiellement, en comparaison du deuxième trimestre. Le consensus était de 1,04$ de perte ajustée par action pour 8,94 milliards de dollars de revenus. La firme a terminé le trimestre avec un niveau total de liquidités disponibles d'environ 18 milliards de dollars. American Airlines demeure par ailleurs confiant concernant la demande durant les périodes clés de voyages du quatrième trimestre.

Southwest Airlines (-1%), la compagnie aérienne américaine 'discount', a annoncé ce jeudi des comptes supérieurs aux attentes de marché, mais voit des challenges opérationnels en octobre. La compagnie a dégagé un bénéfice net trimestriel de 446 millions de dollars soit 73 cents par titre, contre une perte de 1,16 milliard de dollars sur la période correspondante de l'an dernier. Hors éléments, la perte ajustée par action a représenté 23 cents, alors que le consensus de marché était de -27 cents. Les revenus opérationnels ont été de 4,68 milliards de dollars, en retrait de 17% en comparaison... du troisième trimestre 2019, mais pratiquement triplés en glissement annuel.

Dow Chemical (-2%), le groupe américain de chimie et de matériaux de spécialités, a annoncé pour le troisième trimestre fiscal des profits et revenus supérieurs aux attentes de marché, avec la vive progression des prix locaux dans un contexte d'offre limitée. Le bénéfice net trimestriel a représenté 1,68 milliard de dollars et 2,23$ par action, contre une perte de 25 millions de dollars un an auparavant. Hors éléments, le bénéfice ajusté par action a été multiplié, à 2,75$ contre 50 cents un an plus tôt, tandis que le consensus FactSet se situait à 2,56$. Les ventes se sont envolées quant à elles de 53% à 14,84 milliards de dollars, contre 14,33 milliards de consensus.

AT&T (stable), l'opérateur télécom américain, a annoncé des revenus trimestriels et des gains d'abonnés téléphoniques dépassant les attentes, avec la demande accrue pour son service de téléphonie et Internet et la croissance de sa plateforme de streaming HBO Max. L'opérateur wireless a récupéré 928 000 nouveaux abonnés (nets) payants au cours du troisième trimestre, bien au-dessus des attentes du consensus de 560 000 mesuré par FactSet. Le chiffre d'affaires total s'est élevé à 39,9 milliards de dollars au troisième trimestre, dépassant l'estimation moyenne des analystes de 39,1 milliards de dollars. Le bénéfice net attribuable aux actions ordinaires de la société a atteint 5,9 milliards de dollars, ou 82 cents par titre, contre 2,8 milliards un an avant.

AutoNation (+6%), détaillant automobile américain qui fournit des véhicules neufs et d'occasion et des services associés, vient de publier des comptes trimestriels meilleurs que prévu, avec la forte demande. Le groupe de Fort Lauderdale, Floride, a affiché un bénéfice net de 361,7 millions de dollars, ou 5,12 dollars par action, pour le trimestre, contre 182,6 millions de dollars, ou 2,05 dollars par action, un an plus tôt. Les revenus ont atteint 6,38 milliards de dollars contre 5,41 milliards de dollars. Le consensus FactSet était de 4,20$ de bénéfice par action et 6,29 milliards de revenus.

Interpublic (-3%). Les revenus du troisième trimestre se sont élevés à 2,26 milliards de dollars, soit une augmentation de 15,7% par rapport à l'année précédente, avec une croissance organique de 15%. Le bénéfice net s'est élevé à 239,9 millions de dollars, avec un EBITA ajusté avant charges de restructuration de 369,5 millions de dollars et une marge de 16,3% sur le chiffre d'affaires net. Le bpa dilué au troisième trimestre était de 0,60$ tel que publié et de 0,63$ sur une base ajustée, contre 0,53$ il y a un an. La société relève ses attentes pour l'exercice 2021, visant une croissance organique d'environ 11% et une marge d'EBITA ajustée d'environ 16,8%, sur la base des progrès continus de la santé publique et d'une reprise macroéconomique soutenue. Le consensus était de 49 cents de bpa ajusté pour 2,17 milliards de dollars de revenus.

Blackstone (+3%), leader de la gestion d'actifs alternatifs, a annoncé des bénéfices distribuables plus que doublés au troisième trimestre, atteignant un record dans un contexte de faibles taux d'intérêt et de reprise économique. Le groupe new-yorkais a révélé un profit distribuable de 1,28$ par action, en hausse de 112%, dépassant l'estimation moyenne des analystes de Wall Street qui était de 91 cents. En GAAP, Blackstone a indiqué que son bénéfice net avait presque doublé pour atteindre 1,4 milliard de dollars, grâce à ses bénéfices d'investissement. Ses revenus nets de performance cumulés ont atteint 8,3 milliards de dollars. Le total des actifs sous gestion a atteint 730,7 milliards de dollars, contre 648,8 milliards de dollars trois mois plus tôt.

Pfizer (stable) et BioNTech (+5%) viennent de publier des données d'un essai de phase III montrant qu'une dose de rappel de leur vaccin Covid-19 serait efficace à 95,6%, y compris contre le variant Delta. L'étude comptait 10.000 participants de plus de 16 ans et dont l'âge médian était de 53 ans. La dose de rappel présenterait par ailleurs un profil de sécurité favorable. Le temps médian entre l'administration de la seconde dose et le rappel ou le placebo était d'environ 11 mois. Il n'y avait que cinq cas identifiés dans le groupe ayant reçu la dose de rappel, contre 109 dans le groupe ayant reçu le placebo. "Ces résultats démontrent une fois de plus les bienfaits du rappel vaccinal", a insisté Albert Bourla, patron de Pfizer. L'Américain et son partenaire allemand vont soumettre rapidement les résultats détaillés à la FDA, à l'Agence européenne des médicaments (EMA) ainsi qu'à d'autres organismes de réglementation.

La FDA américaine a approuvé les doses de rappel des vaccins Covid-19 de Moderna (+2%) et Johnson & Johnson dans les populations éligibles, comme prévu. La Food & Drug Administration a ainsi pris des mesures pour étendre l'utilisation d'une dose de rappel pour les vaccins Covid-19 dans les populations éligibles. L'agence modifie les autorisations d'utilisation d'urgence (EUA) pour les vaccins covid afin de permettre l'utilisation d'une seule dose de rappel. L'utilisation d'une dose de rappel unique du vaccin Moderna a ainsi été validée, et peut être administrée au moins 6 mois après la fin de la série primaire aux individus de 65 ans et plus, de 18 à 64 ans à haut risque de Covid-19 sévère, et de 18 à 64 ans avec une exposition institutionnelle ou professionnelle fréquente au SRAS-CoV-2. Une dose de rappel unique du vaccin Janssen (Johnson et Johnson) Covid-19 peut être administrée au moins 2 mois après la fin du régime primaire à dose unique aux personnes âgées de 18 ans et plus.

L'utilisation de chacun des vaccins Covid-19 disponibles comme dose de rappel hétérologue (ou 'mix and match') chez les personnes éligibles après l'achèvement de la primovaccination avec un autre vaccin Covid-19 disponible est aussi validée.

Digital World Acquisition bondit de près de 80% à Wall Street ! Trump Media & Technology Group va en effet être coté via une fusion avec Digital World Acquisition. TMTG sera coté au Nasdaq dans le cadre d'un accord le valorisant jusqu'à 1,7 milliard de dollars. CNBC rapporte que Trump présidera la société, dont l'adresse est indiquée comme étant sa résidence de Mar-a-Lago. La SPAC n'a rien déposé pour l'heure à propos de la fusion. StreetAccount note que le tweet indique que l'accord attribue à la société une valeur d'entreprise de 875 millions de dollars, avec un gain potentiel supplémentaire de 825 millions de dollars, et que la mission de la société est de "créer un rival du consortium médiatique libéral et de lutter contre les grandes entreprises technologiques de la Silicon Valley".

©2021

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !