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Wall Street hésite, malgré Apple et Facebook

Wall Street hésite, malgré Apple et Facebook
Wall Street hésite, malgré Apple et Facebook
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les 'lendemains de Fed' sont parfois difficiles. La cote américaine se montre ainsi hésitante avant bourse, malgré de solides résultats des vedettes technologiques Apple et Facebook. Le Nasdaq n'en profite guère, attendu stable en pré-séance. Le S&P500 se tasse de 0,2%, comme le DJIA. L'indice dollar fléchit de 0,4% à 97,3. Sur le segment des matières premières, le baril de brut WTI perd 1,3% à 54,4$, alors que le Brent de la mer du Nord cède 0,6% à 59,9$.

D'après la dernière étude de la firme Challenger sur le sujet, les annonces de licenciements aux USA pour le mois d'octobre 2019 ont concerné 50.275 postes, contre 41.557 un mois avant. Il s'agit donc d'un net rebond des annonces de suppressions de postes, mais le total du mois d'octobre demeure conforme à la moyenne des 12 derniers mois.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis pour la semaine close au 26 octobre, publiées ce jeudi par le Département américain au Travail, sont ressorties quant à elles au nombre de 218.000, contre un consensus de 215.000 et une lecture révisée à 213.000 (contre 212.000) une semaine plus tôt.

L'indice américain du coût de l'emploi pour le troisième trimestre est ressorti en progression de 0,7%, comme attendu, en comparaison du trimestre antérieur (+2,8% en glissement annuel).

Les revenus et dépenses des ménages pour le mois de septembre viennent aussi d'être publiés. Les revenus personnels ont augmenté de +0,3%, comme prévu, en comparaison du mois antérieur, après une progression de 0,5% en août. Les dépenses de consommation ont progressé de 0,2%, en ligne avec les attentes, après un gain comparable en août. L'indice des prix 'core PCE' est resté stable par rapport au mois précédent.

L'indice PMI de Chicago du mois d'octobre sera communiqué à 14h45 (consensus 48,3).

La Réserve fédérale américaine a réduit hier soir ses taux pour la troisième fois de l'année, dans une fourchette allant de 1,5% à 1,75%, contre 1,75%-2% précédemment. Cette décision était largement anticipée. "Nous considérons que l'orientation actuelle de politique monétaire devrait rester appropriée tant que les nouvelles données concernant l'économie resteront globalement cohérentes avec nos perspectives", a détaillé Jerome Powell, dirigeant de la Fed, lors de sa conférence de presse. Seule "une réévaluation importante de nos perspectives" pourrait conduire la banque centrale à réduire encore les taux, a ajouté le patron de la Banque centrale américaine, ce qui devrait donc tempérer les ardeurs des investisseurs.

Pour l'instant, la banque centrale des Etats-Unis table sur une croissance économique modérée, un marché du travail toujours dynamique et une remontée de l'inflation vers son objectif de 2% en rythme annuel. La baisse de taux d'1/4 de point décidée ce mercredi correspond aux prévisions des économistes après déjà deux précédentes réductions de 25 points de base, fin juillet et mi-septembre. Le communiqué publié hier ne comporte plus l'engagement d'"agir de manière appropriée" pour soutenir l'expansion économique. La Fed explique qu'elle va "étudier les implications des nouvelles informations pour les perspectives économiques afin d'évaluer l'orientation appropriée".

Sur le front commercial cette fois, la confusion règne. Washington et Pékin entendent toujours sceller la 'phase 1' de leur accord dans les prochaines semaines, mais il reste du pain sur la planche et les opérateurs sont habitués à vivre désormais au gré des rebondissements parfois brutaux de ces négociations commerciales. Un représentant chinois s'est montré optimiste concernant les chances d'un accord de 'phase 1' en novembre, malgré l'annulation du sommet chilien du forum de Coopération Asie-Pacifique (APEC) où Donald Trump et Xi Jinping devaient se retrouver pour éventuellement signer le 'deal' enfin mis en forme. Rappelons que le président chilien Sebastian Pinera a annoncé hier la suspension de la tenue de ce sommet de l'APEC, suite aux mouvements locaux de contestation. Réagissant à cette annulation impromptue, la Maison blanche a déclaré que les USA espéraient toujours finaliser la fameuse phase 1 "dans les mêmes délais".

Trump assure ce jour que le lieu où serait annoncé l'accord commercial partiel sera dévoilé sous peu. "La Chine et les USA travaillent à la sélection d'un nouveau site pour la signature de la Phase Un de l'Accord Commercial, représentant environ 60% de l'accord total, après l'annulation de l'APEC du Chili du fait de circonstances imprévues. Le nouveau lieu sera annoncé sous peu. Le Président Xi et le Président Trump procèderont à la signature !", a lancé le président américain sur Twitter.

Les valeurs

Apple est attendu en progression à Wall Street. Le groupe californien de Cupertino, qui se dispute avec Microsoft le rang de première capitalisation boursière mondiale, a dépassé hier soir les attentes de marché sur le trimestre clos, grâce à de solides ventes d'iPhone. Pour le quatrième trimestre fiscal, les revenus de services ont même atteint un sommet de 12,5 milliards de dollars. Le bénéfice par action a réalisé un record pour un quatrième trimestre, à 3,03$ - contre 2,84$ de consensus. Sur ce trimestre clos fin septembre, les revenus de la firme à la pomme ont totalisé 64 milliards de dollars, en augmentation de 2% en glissement annuel, alors que le bpa a donc progressé de 4% à 3,03$. Les ventes internationales ont représenté 60% du total. Le consensus de revenus était d'environ 63 milliards de dollars.

Luca Maestri, le directeur financier du groupe, souligne par ailleurs le cash flow opérationnel record de 19,9 milliards de dollars affiché sur le trimestre clos, ainsi que les 21 milliards de dollars rendus aux actionnaires - 18 milliards de dollars par rachats d'actions et 3,5 milliards par dividendes. L'objectif est selon le 'Daf' de parvenir avec le temps à une position nette de cash 'neutre'.

Apple a réalisé 33,4 milliards de dollars de revenus avec ses iPhone sur le trimestre clos, contre 32,4 milliards de dollars de consensus. Il s'agit néanmoins du quatrième trimestre consécutif de recul des ventes d'iPhone en glissement annuel. Apple mise désormais sur le nouvel iPhone 11, moins cher que l'iPhone XR en entrée de gamme, ce qui devrait "ramener plus de monde sur le marché", selon des propos de Cook relayés par Reuters.

Pour le premier trimestre de l'exercice fiscal 2020, la cruciale période des fêtes de fin d'année, Apple table sur des revenus allant de 85,5 à 89,5 milliards de dollars. La marge brute est anticipée entre 37,5 et 38,5%. Les dépenses opérationnelles sont attendues entre 9,6 et 9,8 milliards. Le taux d'imposition est anticipé à 16,5%. Tim Cook, directeur général du groupe, prévoit de fortes ventes de wearables sur la saison des fêtes. Le consensus était de 86,9 Mds$ de revenus sur ce T1 fiscal 2020... Notons tout de même que la guidance d'Apple tient compte de l'espoir d'une résolution du conflit commercial sino-américain, selon des commentaires de Cook, cité par Reuters. Sur le quatrième trimestre fiscal 2019, le chiffre d'affaires d'Apple en Chine a reculé de 2,4%.

Facebook rebondit à Wall Street, le réseau social de Menlo Park ayant dévoilé des comptes trimestriels supérieurs aux attentes de marché. Pour le troisième trimestre fiscal, le groupe a réalisé un bénéfice net de 6,09 milliards de dollars soit 2,12$ par titre, contre 5,14 milliards de dollars et 1,76$ par action un an plus tôt. Les revenus ont grimpé quant à eux de 29% à 17,6 milliards de dollars, contre 13,7 milliards un an plus tôt. Les revenus publicitaires ont représenté 98% du total. Le consensus de place sur le trimestre se situait à 1,91$ de bénéfice par titre et 17,4 milliards de dollars de revenus. Le groupe de Mark Zuckerberg a donc largement dépassé les attentes de marché. Le dirigeant évoque modestement "un bon trimestre, alors que notre communauté et notre activité poursuivent leur progression".

Le nombre d'utilisateurs actifs mensuels, mesure clé de la performance du groupe californien, a grimpé encore de 8% pour atteindre... 2,45 milliards ! Zuckerberg affirme pour sa part qu'environ 2,8 milliards de personnes utilisent Facebook et ses propriétés (WhatsApp, Instagram ou Messenger). Le groupe maintient donc le cap, malgré les problèmes majeurs rencontrés ces derniers mois, relatifs aux questions antitrust et de régulation... Notons tout de même que le directeur financier du groupe, David Wehner, a évoqué durant la conférence de présentation des résultats un possible ralentissement prononcé au quatrième trimestre, ainsi qu'une vive augmentation des coûts. Ces prévisions ne semblent pas émouvoir les investisseurs ce jour.

Estée Lauder, géant new-yorkais des produits de soins et cosmétiques, fléchit avant bourse à Wall Street après un avertissement. Évoquant certains risques politiques et économiques (Hong Kong, Chine, Brexit), le groupe dit désormais anticiper pour l'exercice 2020 un bénéfice ajusté par action allant de 5,85 à 5,93$, contre une fourchette antérieure logée entre 5,90 et 5,98$. Sur le trimestre clos fin septembre, en revanche, l'Américain a dépassé les attentes. Les revenus trimestriels ont progressé ainsi de 11% en glissement annuel à 3,90 milliards de dollars, alors que le bénéfice ajusté par action est ressorti à 1,68$. Le consensus était logé à 3,85 milliards de recettes et 1,60$ de profit ajusté par action sur la période.

Kraft Heinz, le groupe alimentaire américain, a annoncé pour le troisième trimestre fiscal un bénéfice net de 899 millions de dollars soit 74 cents par action, contre 619 millions de dollars et 50 cents par titre un an auparavant. Le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 69 cents, alors que le consensus des analystes se situait pour sa part à 53 cents. Les revenus ont totalisé 6,08 milliards de dollars, contre 6,38 milliards sur la période correspondante de l'an dernier et 6,13 milliards de consensus. Le groupe avait annoncé en août 1,2 milliard de dollars de dépréciations. Depuis, le groupe a coupé dans ses effectifs. Miguel Patricio, le CEO du groupe, juge que Kraft a fait de bons progrès dans l'identification et la résolution des problèmes.

DuPont, le groupe chimique américain, a annoncé pour le trimestre clos des revenus en retrait de 4,5% à 5,43 milliards de dollars, affectés par la baisse des volumes. Le bénéfice ajusté par action a représenté 96 cents, contre 95 cents de consensus de marché. Le bénéfice net des opérations poursuivies a été de 367 millions de dollars et 49 cents par titre, contre 73 millions de dollars un an avant. Le groupe avait rehaussé ses prévisions annuelles en août. Il envisage désormais un bénéfice ajusté pro forma allant de 3,77 à 3,82$ par titre sur l'ensemble de l'exercice, resserrant la fourchette antérieure.

Fiat Chrysler a publié aujourd'hui un profit opérationnel supérieur aux attentes avec l'Amérique du Nord au troisième trimestre. L'EBIT s'est établi à 1,96 MdE contre 1,89 MdE de consensus. Le groupe évoque par ailleurs une rentabilité nord-américaine record. Le groupe maintient sa guidance et table sur un EBIT ajusté annuel de plus de 6,7 MdsE. Mais telle n'est pas l'actualité principale du dossier... PSA et FCA ont ainsi confirmé ce jour envisager d'unir leurs forces pour construire un leader mondial et entrer dans une nouvelle ère de la mobilité durable ! Le Conseil de Surveillance de Peugeot et le Conseil d'administration de Fiat Chrysler Automobiles sont ainsi convenus à l'unanimité d'oeuvrer en vue d'une fusion à 50/50 des activités des deux groupes. Les deux conseils ont donné à leurs équipes respectives le mandat de finaliser les discussions et conclure un Memorandum of Understanding dans les prochaines semaines.

Le projet fait suite à des discussions intensives entre les dirigeants des deux groupes. Tous deux partagent la conviction "qu'il y a une logique évidente dans cette initiative audacieuse, qui créerait un leader de l'industrie doté des capacités et des ressources nécessaires pour saisir avec succès les opportunités et gérer avec efficience les défis de la nouvelle ère de la mobilité". Le rapprochement permettrait de créer le 4ème plus grand constructeur mondial en terme de ventes annuelles (8,7 millions de véhicules), avec un chiffre d'affaires consolidé de près de 170 milliards d'euros, un résultat opérationnel courant de plus de 11 milliards d'euros sur la base de résultats agrégés 2018, excluant Magneti Marelli et Faurecia. La création de valeur générée par cette opération est estimée à près de 3,7 milliards d'euros de synergies annuelles.

Altria a publié une perte sur le trimestre clos, après 4,5 milliards de dollars de dépréciations sur l'investissement dans Juul. Pour le troisième trimestre fiscal, le groupe a tout de même battu le consensus de profit ajusté et de revenus. La perte nette trimestrielle est ressortie à 2,6 milliards de dollars soit 1,39$ par titre, contre 1,94 milliard de profit un an avant. Le bénéfice ajusté par action s'est établi en revanche à 1,19$, contre 1,15$ de consensus. Les revenus sont restés assez stables à 6,9 milliards de dollars, contre 6,8 milliards de consensus. Le bpa ajusté annuel est attendu entre 4,19 et 4,27$ par titre.

Avon Products a annoncé pour son troisième trimestre fiscal des profits supérieurs aux attentes, malgré des revenus en forte baisse. Le bénéfice net a reculé à 107 millions de dollars et 20 cents par titre, contre 114 millions et 21 cents par action un an auparavant. Le bpa ajusté a atteint 11 cents, contre 2 cents de consensus. Les revenus ont décroché de 17% à 1,19 milliard de dollars. Le management explique la forte régression de l'activité par les choix faits, destinés à favoriser les opérations soutenables et rentables.

Bristol-Myers Squibb a dépassé les estimations de profits, mais abaissé ses prévisions annuelles. Le groupe pharmaceutique new-yorkais a dégagé un bénéfice trimestriel de 1,35 milliard de dollars et 83 cents par titre, contre 1,9 milliard un an avant. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 1,17$, contre 1,07$ de consensus. Les revenus se sont appréciés de 6% à 6 milliards de dollars. Le groupe table maintenant, plus prudemment, sur un bpa ajusté de 4,25-4,35$, contre une fourchette antérieure de 4,20-4,30$.

Celgene a battu le consensus de profit sur le trimestre clos. Le bénéfice net s'est établi à 1,69 milliard de dollars et 2,32$ par titre, contre 1,08 milliard un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 2,99$, contre un consensus de 2,70$. Les revenus ont totalisé 4,52 milliards de dollars, contre 3,89 milliards un an plus tôt et 4,41 milliards de consensus... Le groupe espère finaliser son mariage avec Bristol-Myers d'ici à la fin de l'année.

Starbucks, la chaîne américaine de cafés, a dépassé hier soir les prévisions de Wall Street en matière de ventes et de profits. Les revenus totaux se sont appréciés de 7% à 6,75 milliards de dollars, contre 6,68 milliards de consensus. Sur le trimestre clos fin septembre, quatrième trimestre fiscal, le groupe a réalisé un bénéfice par action de 70 cents en croissance de 13% en glissement annuel. Le groupe de Seattle table sur une croissance à comparable de 3 à 4% sur l'exercice 2020, contre un consensus de +3,3%. Le groupe envisage les ouvertures de 2.000 points de vente en 2020, dont 1.400 à l'international.

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