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Wall Street hésite, mais Facebook et Apple se distinguent

Wall Street hésite, mais Facebook et Apple se distinguent
Wall Street hésite, mais Facebook et Apple se distinguent
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street s'affiche en ordre dispersé ce vendredi, malgré les progressions de Facebook, d'Amazon et d'Apple. Le S&P500 consolide de 0,36% à 3.234 pts, alors que le DJIA perd 0,71% à 26.128 pts. Le Nasdaq Composite gagne en revanche 0,29% à 10.619 pts. Le baril de brut WTI se tasse de 0,5% à 39,7$ sur le Nymex. L'once d'or prend 1% à 1.963$.

D'après le rapport gouvernemental du jour aux USA, pour le mois de juin 2020, les revenus personnels des ménages ont reculé de 1,1% en comparaison du mois antérieur, contre -1% de consensus et -4,4% pour la lecture révisée du mois antérieur. Les dépenses de consommation se sont en revanche appréciées de 5,6% par rapport au mois précédent, en ligne avec les attentes, après une progression de 8,5% pour le mois de mai. L'indice des prix 'core PCE' a comme prévu augmenté de 0,2% par rapport au mois de mai.

L'indice du coût de l'emploi pour le second trimestre 2020, qui vient également d'être publié, est ressorti en hausse de 0,5% par rapport au trimestre antérieur, contre un consensus de +0,6% et un gain de 0,8% au premier trimestre.

L'indice manufacturier PMI de Chicago du mois de juillet 2020 est ressorti à 51,9, de retour sur la barre des 50 indiquant une expansion de l'activité. Il était attendu à 42,8 et se situait à 36,6 seulement un mois auparavant.

L'indice final du sentiment des consommateurs américains pour le mois de juillet 2020, mesuré par l'Université du Michigan, est ressorti à 72,5. Le consensus des économistes était situé à 73,2, en ligne avec l'estimation préliminaire.

En Europe, les opérateurs prennent connaissance ce jour d'une chute record du PIB français pour le deuxième trimestre. Le PIB, corrigé des variations saisonnières, a diminué pour sa part de 12,1% dans la zone euro au deuxième trimestre, période toujours marquée par les mesures de confinement liées au Covid-19 dans la plupart des États membres. Il s'agit de loin du recul le plus important depuis le début de la création de la série statistique en 1995, note Eurostat. Cette évolution, provisoire, est toutefois conforme aux attentes du marché. Au cours du premier trimestre, le PIB avait diminué de 3,6% dans la zone euro.

L'inflation accélère par ailleurs dans la zone euro. En juillet, un mois au cours duquel des mesures de confinement du COVID-19 ont continué d'être levées, le taux d'inflation annuel de la zone euro est estimé à 0,4%, contre 0,3% en juin, selon une estimation rapide publiée par Eurostat. Le marché attendait un niveau de +0,2%. L'inflation annuelle 'core' est de son côté estimée à 1,2% après +0,8% le mois précédent, et contre un consensus de +0,8%.

Les marchés avaient été chahutés hier (-0,85% sur le DJIA mais +0,43% sur le Nasdaq), après un tweet de Trump à propos d'un éventuel report de l'élection présidentielle, et la publication aux Etats-Unis d'un produit intérieur brut en contraction de plus de 30% au deuxième trimestre.

Donald Trump a ainsi semé le trouble hier sur Twitter en évoquant... un report de l'élection présidentielle ! Le leader américain s'inquiète en effet des risques de fraude qui seraient liés à l'épidémie actuelle du nouveau coronavirus. "Avec le vote par correspondance (...), 2020 sera l'Election la plus INEXACTE & FRAUDULEUSE de l'histoire", s'est ému l'actuel locataire de la Maison blanche. "Ce sera une véritable honte pour les Etats-Unis. Reporter l'Election jusqu'à ce que les gens puissent voter normalement, en toute sécurité et de manière sûre???"

Le président américain a tenu par ailleurs hier soir une conférence de presse. "Nous en savons maintenant beaucoup plus sur le coronavirus et comment le traiter qu'au début", selon la Maison blanche. "La voie scientifique à suivre est de protéger les personnes les plus exposées tout en permettant à celles qui sont les moins exposées de retourner prudemment au travail et à l'école avec les précautions appropriées", a ajouté Trump. "Nous demandons au Congrès de travailler avec nous pour trouver des solutions sur les expulsions, les paiements de secours et les ouvertures d'écoles sûres", a déclaré par ailleurs le leader américain. "Lorsque le vaccin sera prêt, la logistique sera prête à le livrer très rapidement", a aussi estimé le locataire de la Maison blanche. "L'Amérique est en deuil pour les 150.000 Américains qui ont été emportés par cet horrible Ennemi Invisible. Nous pleurons leur perte en tant que nation". "Mon administration s'est concentrée sur la recherche de traitements contre le coronavirus", a souligné Trump, dont la gestion de la crise sanitaire demeure très critiquée.

Selon l'Université Johns Hopkins, qui fait référence en la matière, 17,335 millions de cas confirmés ont été recensés dans le monde depuis le début de l'épidémie, dont près de 4,5 millions aux USA, 2,61 millions au Brésil, 1,64 million en Inde et 838.461 en Russie. La pandémie a fait 673.936 victimes dans le monde, dont 152.075 morts aux Etats-Unis, 91.263 au Brésil, et plus de 46.000 au Royaume-Uni ou au Mexique. L'Inde recense 35.745 morts.

Trump défend encore son bilan sur le front sanitaire, ce jour sur Twitter. "Quelqu'un pourrait-il dire au membre du Congrès Clyburn, qui n'a pas la moindre idée, que le graphique qu'il a présenté indiquant plus de CAS pour les États-Unis que pour l'Europe, s'explique parce que nous faisons BEAUCOUP PLUS de tests que tout autre pays au monde. Si nous n'avions aucun test, ou de mauvais tests, nous afficherions très peu de CAS", a lancé le président américain. "Notre capacité de test massive, plutôt que d'être louée, est utilisée par les Faibles Médias et leurs partenaires, les Démocrates Bons à Rien de la Gauche Radicale, comme un motif de critique. Ces tests, et ce que nous avons fait si rapidement, sont utilisés comme arme de 'Fake News'. Triste!"

Les valeurs

Apple (+6%), le colosse californien de Cupertino, a dépassé les attentes pour le trimestre clos. Le titan technologique a par ailleurs effectué une annonce surprise, faisant état d'un 'split' par quatre de son action qui interviendra à l'ouverture des cotations le 31 août prochain. Il s'agit du premier 'split' de la pomme depuis 2014. Le groupe précise que l'opération permettra de rendre le titre accessible à une plus large base d'investisseurs.

Pour le troisième trimestre fiscal, le Californien a réalisé des revenus de 59,7 milliards de dollars et un bénéfice par action de 2,58$, contre un consensus de 52,2 milliards de dollars de recettes et 2,04$ de bpa. Ainsi, les revenus se sont appréciés de 11% en glissement annuel, alors que le bpa dilué a grimpé de 18%. Les ventes internationales ont représenté 60% du total sur le trimestre. Les revenus de services, comprenant iCloud ou Apple Music, ont progressé de 15% à 13,2 Mds$. Les ventes de 'wearables' (Apple Watch) se sont envolées encore de 17% à 6,45 Mds$. Les revenus provenant des iPad et des Mac ont totalisé respectivement 6,6 Mds$ et 7,1 Mds$, dépassant les attentes.

Tim Cook explique qu'après les perturbations du mois d'avril, les ventes se sont reprises en mai et juin, avec notamment un 'fort' lancement de l'iPhone SE à 399$ en avril. Les revenus provenant des iPhone ont d'ailleurs battu largement le consensus (de 4 Mds$ environ). Cook souligne ainsi ce trimestre 'record', tiré par les produits et les services, et une expansion sur chacun des segments géographiques. Apple n'a pas fourni en revanche d'estimations pour le quatrième trimestre fiscal 2020, période entamée, dans un contexte il est vrai toujours aussi incertain.

Amazon (+4%) a livré une publication trimestrielle sans faille. Pour le trimestre clos, le groupe de Seattle a dégagé cette fois un bénéfice net de 5,2 milliards de dollars et dominé le consensus de marché. Le groupe a affiché au second trimestre des revenus totalisant 88,9 milliards de dollars, alors que ses profits ont représenté... le quintuple du consensus. Évidemment, Amazon a amplement profité des mesures de confinement à travers le monde, conséquences de la crise sanitaire du Covid-19. La guidance de revenus du groupe, qui allait de 75 à 81 milliards de dollars, a été littéralement atomisée. Le bénéfice a atteint 5,2 Mds$ soit 10,30$ par titre, contre... 2,1$ de consensus. Le bénéfice opérationnel est ressorti à 5,8 milliards de dollars.

Le bénéfice net du groupe sur le trimestre écoulé est tout simplement historique. Il s'agit d'un record en 26 ans d'existence pour la star du commerce en ligne. Il faut dire que les revenus trimestriels se sont envolés de 40% en glissement annuel. Malgré des dépenses majeures sur la période pour l'acquisition d'équipements de protection pour le personnel (le groupe avait budgété 4 milliards de dollars) et d'autres dépenses liées au Covid-19, le groupe est parvenu à doubler son bénéfice net. Jeff Bezos, modeste, a évoqué "un autre trimestre très inhabituel". Amazon Web Services a pour sa part réalisé sur le trimestre clos des revenus en vive croissance de 29% à 10,81 milliards.

Pour le troisième trimestre, le groupe envisage des revenus totaux allant de 87 à 93 milliards de dollars, à comparer à un consensus de 86,3 milliards de dollars. En outre, le 'Prime Day' estival sera repoussé au quatrième trimestre. Amazon table sur des dépenses de 2 milliards de dollars liées au Covid sur le troisième trimestre, mais espère tout de même un profit opérationnel trimestriel allant de 2 à 5 milliards de dollars, soit un milieu de fourchette supérieur aux attentes de marché.

Alphabet (-4%), la maison-mère de Google, a publié hier soir des résultats financiers contrastés. Le groupe californien de Mountain View affiche une performance mitigée. Ses revenus ont reculé pour la première fois en deux décennies d'histoire, avec l'impact de la crise du Covid-19. Ainsi, les revenus publicitaires de la firme de Sundar Pichai ont totalisé 29,9 milliards de dollars sur le second trimestre, en repli de 8% en glissement annuel, au plus bas depuis le troisième trimestre 2018. Ruth Porat, directeur financier du groupe, a tout de même évoqué une reprise des dépenses publicitaires de Google en fin de trimestre, ainsi que de relatives solidités des activités cloud et de YouTube. Les revenus cloud se sont en effet distingués, en vive hausse de 43% à 3 Mds$, alors que YouTube a progressé de 6% à 3,8 Mds$. Les revenus totaux ont toutefois baissé de 2% à 31,6 milliards, hors commissions payées aux partenaires.

Les coûts et dépenses trimestriels ont augmenté de 7% à 31,9 milliards de dollars, face à des recettes totales de 38,3 milliards. Le bénéfice net trimestriel est ressorti à près de 7 milliards de dollars, 10,13$ par titre, contre 8,3$ de consensus de marché.

Facebook (+8% !) grimpe suite à ses trimestriels. Le groupe de Mark Zuckerberg n'a pas démérité sur le trimestre clos, affichant de solides résultats malgré le Covid-19 et le boycott publicitaire de certains grands annonceurs. Le groupe de Menlo Park a pratiquement doublé son bénéfice au second trimestre, alors que ses revenus totaux ont progressé de 11% en glissement annuel. Le réseau social californien a dégagé un bénéfice net de 5,18 milliards de dollars, 1,80$ par titre, contre 2,62 milliards de dollars et 91 cents par action un an plus tôt. Les revenus ont totalisé 18,7 milliards de dollars, contre 16,9 milliards un an avant. Le consensus FactSet était logé à 1,39$ de bpa pour 17,3 Mds$ de recettes.

Sur le second trimestre, et durant les trois premières semaines de juillet, les revenus publicitaires ont augmenté de 10% en glissement annuel. Le groupe envisage une tendance similaire pour le troisième trimestre fiscal. A fin juin 2020, Facebook affichait par ailleurs 2,7 milliards d'utilisateurs actifs mensuels, ce qui représente une belle expansion de 12% en comparaison de l'an dernier. Néanmoins, avec les assouplissements des restrictions dues à la crise sanitaire, Facebook s'attend à ce que le nombre d'utilisateurs actifs se stabilise ou baisse légèrement dans la plupart des régions.

Ford Motor (stable), le constructeur automobile du Michigan, a annoncé hier soir des comptes moins dégradés que prévu, mais table prudemment sur une perte annuelle 2020. Le groupe estime disposer d'un niveau de trésorerie amplement suffisant pour faire face à la crise durant le reste de l'année, même en cas de nouvelle chute de la demande ou de nouvelles fermetures dues au Covid. Le groupe de Dearborn a terminé ainsi le trimestre avec près de 40 milliards de dollars de cash. Il a dégagé sur ce second trimestre un bénéfice net de 1,1 milliard de dollars, 28 cents par titre, contre 100 millions de dollars un an avant. Le bénéfice est ressorti positif grâce à l'investissement de Volkswagen AG dans l'unité Argo de conduite autonome de Ford.

Hors éléments, la perte opérationnelle s'est élevée à 1,9 milliard de dollars, 35 cents par titre, mais les analystes étaient encore plus pessimistes et envisageaient un déficit de 1,17$ par titre. Le groupe dit afficher plus de 150.000 réservations pour son nouveau Bronco, lancé au quatrième trimestre.

"La bonne exécution nous a permis d'obtenir de bien meilleurs résultats financiers que ce que nous attendions il y a à peine trois mois", a déclaré le directeur général Jim Hackett lors d'une conférence téléphonique. En avril, le groupe disait tabler pour le second trimestre sur un doublement de sa perte à plus de 5 milliards de dollars avec le coronavirus. Pour le troisième trimestre cette fois, le groupe envisage un profit avant imposition allant de 500 M$ à 1,5 Md$. Le groupe prévoit toutefois une perte au quatrième trimestre.

Colgate-Palmolive (stable), acteur majeur des produits de consommation, a annoncé pour le second trimestre des résultats supérieurs aux attentes. Le groupe a bénéficié de la forte demande en produits de nettoyage et savons, dans un contexte de crise sanitaire. La firme new-yorkaise a dégagé sur le trimestre un bénéfice net de 635 millions de dollars soit 74 cents par titre, contre 586 millions de dollars et 68 cents par titre un an auparavant. Le consensus de place était de 70 cents de bpa. Les revenus du groupe se sont améliorés quant à eux de 1% à 3,9 milliards de dollars, alors que le consensus de marché se situait à 3,8 milliards. La croissance a été significativement impactée par les effets de change. La progression organique de l'activité s'est élevée à 5,5%, avec la hausse des volumes et des prix.

Merck (+2%), le laboratoire pharmaceutique américain, a délivré un second trimestre supérieur aux attentes et rehaussé ses prévisions 2020 de profits et de ventes. Sur le trimestre clos, le groupe a réalisé un bénéfice ajusté de 3 milliards de dollars soit 1,37$ par titre, contre 2,67 milliards un an avant. Le consensus FactSet était de 1,06$. Les revenus ont totalisé 10,9 milliards de dollars, en repli de 8%, contre 10,4 milliards de consensus. Kenneth Frazier, CEO, estime que Merck a poursuivi sa bonne exécution malgré l'impact de la crise Covid-19. Le groupe anticipe désormais un bpa ajusté annuel allant de 5,63 à 5,78$, pour des revenus logés entre 47,2 et 48,7 milliards de dollars.

AbbVie (-2%) a publié un solide second trimestre. Le laboratoire pharmaceutique a certes déploré une perte de 739 millions de dollars et 46 cents par titre, mais son bénéfice ajusté par action a représenté 2,34$, largement supérieur aux attentes de marché. Les ventes de Botox ont souffert à comparable, du fait de l'impact de la pandémie sur les activités de l'ex-Allergan, mais les revenus du groupe se sont globalement appréciés de 26% à 10,43 milliards de dollars. La nouvelle guidance annuelle, comprenant Allergan, va de 10,35 à 10,45$ de bpa ajusté.

Weyerhaeuser (-2%) a battu le consensus de profits et de revenus. Le bénéfice par action sur le trimestre clos a représenté 11 cents, alors qu'il était estimé à l'équilibre. Il se situait à 16 cents un an avant, à la même période. Les revenus se sont élevés à 1,63 milliard de dollars, contre 1,69 Md$ un an avant.

Chevron (-5%) a raté le consensus sur le trimestre clos et affiché de lourdes dépréciations. Le groupe a déprécié son entière participation de 2,6 milliards de dollars au Venezuela. Sur le trimestre clos en juin, la perte ajustée se situe à 1,59$ par titre, contre un consensus de 92 cents. Les revenus du groupe pétrolier américain se sont effondrés quant à eux de 55% en glissement annuel, à 16 milliards de dollars, contre 22 milliards de consensus.

ExxonMobil (-2%) a affiché sa seconde perte trimestrielle consécutive. La perte ajustée du groupe sur le trimestre clos en juin s'est élevée à 70 cents par titre, contre un profit de 1,77$ un an auparavant et un consensus de -62 cents. Les revenus du géant pétrolier texan ont décroché quant à eux de 53% en glissement annuel pour ressortir à 32,6 milliards de dollars. Le consensus de marché était de 38,2 milliards de dollars sur la période. Le groupe évoque évidemment l'impact global de la pandémie et des conditions de marché.

Caterpillar (-4%), géant américain des équipements de construction, a dépassé les attentes de marché au second trimestre. Le groupe a publié un chiffre d'affaires et un bénéfice trimestriel en repli, mais supérieurs au consensus, avec une stabilisation de la demande sur les marchés principaux dont la Chine. Le bpa est ressorti à 1,03$, contre 66 cents de consensus et 2,83$ un an avant. Les revenus sur ce trimestre de juin 2020 sont ressortis à 10 milliards de dollars, contre 14,4 milliards un an avant.

Fiat Chrysler (-1%) a dévoilé une perte d'exploitation trimestrielle moins importante qu'attendu et un léger profit sur la région Amérique du Nord, le constructeur italo-américain ayant contenu les effets de la pandémie au deuxième trimestre. La perte trimestrielle d'Ebit est ressortie à 928 millions d'euros sur une base ajustée, contre 1,87 milliard d'euros de consensus. En Amérique du Nord, le profit d'Ebit ajusté s'est établi à 39 millions d'euros.

Gilead Sciences (-3%) a publié des résultats trimestriels sans vigueur, mais a rehaussé sa prévision de chiffre d'affaires annuel pour tenir compte des revenus de son antiviral remdesivir, l'un des traitements Covid-19 potentiels. Sur le second trimestre, les revenus du groupe ont cependant baissé de 10% à 5,1 milliards de dollars.

Electronic Arts (+1%). L'éditeur américain majeur de jeux vidéo a relevé sa guidance de chiffre d'affaires pour l'ensemble de l'année après avoir dégagé des revenus supérieurs aux attentes à la faveur d'une augmentation des ventes pendant le confinement. Le bénéfice ajusté par action sur le trimestre clos a représenté 1,36$, contre 82 cents de consensus. Les revenus ont totalisé 1,39 milliard de dollars, contre... 743 millions de dollars sur la période comparable de l'an dernier.

Pinterest (+28% !) s'enflamme. Le groupe a fait état d'un chiffre d'affaires au-dessus des attentes et d'une augmentation des usagers actifs. La plateforme d'échange de photographies a facilement dépassé les attentes et livre par ailleurs de solides perspectives pour son troisième trimestre. Sur le trimestre clos, le déficit net s'est établi à 101 millions de dollars soit 17 cents par titre, contre une perte de 1,16 milliard de dollars un an avant. Le nombre de 'Pinners' (usagers du réseau) a grimpé de 39% (MAU) à 416 millions sur le trimestre, contre 373 millions de consensus.

Pfizer (-1%) et BioNTech vont apporter au Japon 120 million de doses de leur vaccin expérimental contre le nouveau coronavirus au premier semestre de 2021, ont annoncé l'Américain et son partenaire allemand.

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