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Wall Street : hésite face à l'Opep et aux nouvelles menaces de Trump

Wall Street : hésite face à l'Opep et aux nouvelles menaces de Trump
Wall Street : hésite face à l'Opep et aux nouvelles menaces de Trump
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Au lendemain d'une nette baisse des indices américains sur fond de craintes liées à la guerre commerciale, Wall Street évolue en ordre dispersé ce vendredi. Donald Trump menace d'ailleurs désormais, via Twitter, d'imposer une taxe de 20% sur les voitures européennes importées aux Etats-Unis... Du côté du pétrole, l'heure est au rebond avec un baril WTI qui retrouve actuellement les 67,7$ (+3%). L'Opep, réunie aujourd'hui à Vienne, aurait trouvé un accord pour relever sa production. Sur le front macroéconomique américain, l'indice flash PMI composite s'affiche sous les attentes. Le DJIA, qui vient d'aligner huit séances de recul, regagne 0,49% à 24.581 pts, le Nasdaq perd 0,32% à 7.687 pts, et le S&P500 cède 0,27% à 2.757 pts.

Le baril de pétrole s'enflamme alors que l'Opep et ses alliés seraient tombés d'accord pour accroître leur production. Selon le ministre saoudien de l'énergie cité par Bloomberg, le cartel augmentera, au global, sa production d'un million de barils par jour. La croissance réelle devrait néanmoins se limiter à 600.000 barils par jour alors que plusieurs pays qui ont récemment sous-produit auront du mal à revenir rapidement à niveaux supérieurs d'exploitation tandis que d'autres producteurs ne seront pas autorisés à prendre part à cet accord. Il s'agit en tous cas d'une bonne nouvelle pour les pays tels que les États-Unis et la Chine qui réclament une révision à la hausse des quotas d'exploitation du cartel pour faire face à l'augmentation des prix de l'or noir. D'autant que l'Iran menaçait de voter contre tout accord.

Face à des signes de ralentissement conjoncturel, le FMI s'apprête à revoir en légère baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro, dans son prochain rapport attendu en juillet. Jusqu'ici, le Fonds monétaire international tablait sur une croissance de 2,4% en 2018 et de 2% en 2019... Le FMI va ainsi tenir compte des risques accrus découlant des tensions commerciales internationales (notamment des tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis sur leurs importations d'acier), des sanctions contre la Russie et l'Iran, ainsi que de la prochaine sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, a expliqué jeudi Christine Lagarde, la directrice générale du FMI.

Mercredi, les responsables des banques centrales, réunis à la conférence de la BCE à Sintra au Portugal, s'étaient inquiétés des effets négatifs de la montée des barrières douanières sur la croissance mondiale. Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, a ainsi estimé que "les changements de politique commerciale pourraient nous inciter à remettre en cause les perspectives" de croissance. "Pour la première fois, nous entendons parler de décisions de reporter des investissements et de retarder des embauches" avait-il ajouté. De son côté, Mario Draghi, le président de la BCE, avait indiqué qu'il était encore trop tôt pour mesurer un impact significatif sur l'économie, mais il avait reconnu qu'il commençait à s'inquiéter de l'érosion de la confiance, à la fois chez les entrepreneurs et les consommateurs européens...

Les marchés mondiaux ont été ébranlés depuis mardi par les dernières déclarations du président américain Donald Trump. Celui-ci a annoncé qu'après les taxes sur 50 milliards de dollars d'importations chinoises déjà annoncées, les Etats-Unis préparaient une liste de 200 milliards de dollars supplémentaires à taxer. La Chine a immédiatement annoncé qu'elle répliquerait à ce qu'elle considère comme un "chantage" par des mesures du même ordre sur des produits américains.

L'indice flash PMI composite américain du mois juin 2018 est ressorti à 56, selon l'évaluation de Markit. Le consensus était de 56,3. L'indice manufacturier a atteint 54,6 contre 56,5 de consensus, et l'indicateur des services s'est établi à 56,5, contre 56,2 de consensus.

VALEURS A SUIVRE

CarMax (+12%) publie ses résultats du premier trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 238,7 M$ (1,33$ par action), contre 211,7 M$ (1,13$ par action) un an avant. Les ventes s'élèvent à 4,79 Mds$, contre 4,54 Mds$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,24$, pour des ventes de 4,61 Mds$. A magasins comparables, les ventes reculent de 2,3%.

BlackBerry (-10%) publie ses comptes du premier trimestre fiscal 2019. Les revenus sont de 213 M$, contre 235 M$ un an avant. La perte nette s'élève à 60 M$ (0,11$ par action), contre des profits de 671 M$ (1,23$ par action) sur la même période de l'exercice précédent. En non-GAAP, les revenus s'affichent à 217 M$ et le bénéfice par action se monte à 0,03$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa proche de 0, pour des revenus de 209 M$. Sur l'exercice, le groupe vise un résultat net par action positif en non-GAAP.

Goldman Sachs (+1%). La Fed annonce que les plus grandes banques des Etats-Unis ont passé avec succès ses derniers stress tests (première phase). Ces établissements bancaires présentent donc une capitalisation suffisante pour résister à une grave récession. Le scénario le plus sévère simulait une perte totale de 578 Mds$ pour les 35 banques participantes, sur neuf trimestres. Le scénario "sévèrement défavorable", scénario le plus rigoureux des tests de résistance de l'Office, est caractérisé par une grave récession mondiale, un taux de chômage américain augmentant de près de 6 points pour atteindre 10%, le tout accompagné d'une pentification de la courbe des taux. Il s'agit de la huitième série de tests de résistance menée par la Réserve fédérale depuis 2009 et le sixième sous la loi Dodd-Frank. Les 35 entreprises testées cette année représentent environ 80% des actifs de toutes les banques opérant aux États-Unis. La Fed utilise ses propres projections indépendantes de pertes et de revenus pour chaque société. Les résultats de la deuxième phase des tests, qui évalue les systèmes de mesure et de contrôle des risques, seront connus jeudi prochain. Au terme de cette seconde étape, la Fed se prononcera sur les plans de redistribution de capitaux aux actionnaires.

Amazon.com (-1%). Coup de tonnerre dans le ciel bleu des e-commerçants américains ! La Cour suprême des Etats-Unis a autorisé jeudi les Etats américains à collecter des taxes sur la valeur ajoutée (TVA) des ventes en ligne, ce qui aura pour effet de réduire l'avantage compétitif des commerçants en ligne comme Amazon par rapport aux magasins classiques... Cette décision de justice a pesé jeudi sur les cours de Bourse des e-commerçants cotés à Wall Street. Un rapport fédéral a estimé à 13 milliards de dollars (11 MdsE) par an le manque à gagner pour les Etats sur la TVA des ventes en ligne.

Web.com (stable). La société américaine qui fournit des services internet et des solutions marketing online, a annoncé un accord pour son rachat par une filiale de Siris Capital Group, LLC. Le prix de l'opération s'élève à environ 2 Milliards de dollars en numéraire, soit 25$ par action. La transaction devrait être finalisée au quatrième trimestre 2018. Le titre Web.com a profité de cette annonce hier pour grimper de 11,42%, à 25,85$ sur le Nasdaq.

Intel (stable) reste sous surveillance après avoir chuté de 2,4% hier (plus forte baisse du Dow Jones), alors que Brian Krzanich, directeur général d'Intel, a démissionné. Le dirigeant est contraint de quitter l'entreprise après avoir violé 'les politiques internes' de la société. En cause, une 'relation consentante' avec une employée... "Une enquête en cours par des conseillers internes et externes a confirmé une violation de la politique de non-fraternisation d'Intel, qui s'applique à tous les managers", explique Intel. Robert Swan, directeur financier, a été nommé CEO intérimaire, pendant que le Conseil recherche un remplaçant à Brian Krzanich.

Red Hat (-12%). Le groupe a publié ses résultats du premier trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 113 M$ (0,59$ par action), contre 75 M$ (0,41$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 0,72$. Les revenus s'élèvent à 814 M$, contre 677 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,68$, pour des revenus de 808 M$. Sur le second trimestre, le groupe vise un bpa de 0,81$ (contre 0,89$ de consensus), pour des revenus entre 822 et 830 M$ (contre 855 M$ de consensus).

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