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Wall Street hésite après l'emploi

Wall Street hésite après l'emploi
Wall Street hésite après l'emploi
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street se montre hésitante en début de séance après des chiffres mensuels de l'emploi assez déroutants. Le DJIA cède 0,03% à 34.746 pts, alors que le Nasdaq recule de 0,22% à 14.621 pts. Le S&P 500 rend 0,05% à 4.398 pts. D'après le rapport du Département américain au Travail, les créations de postes non-agricoles sont en effet ressorties au nombre de 194.000 le mois dernier, contre un consensus de marché de 500.000 ! Les créations d'emplois dans le privé ont atteint 317.000, contre 455.000 de consensus. Le taux de chômage est, en revanche, tombé à 4,8%, contre 5,2% un mois avant et 5,1% de consensus. Le taux de participation à la force de travail n'a pas beaucoup évolué, à 61,6% contre 61,7% en août.

Très suivi compte tenu de l'accélération actuelle de l'inflation, le salaire horaire moyen a grimpé de 0,6% par rapport au mois antérieur contre +0,4% attendu. Sur un an, le salaire horaire moyen augmente de 4,6% après +4% en août. A noter que les créations de postes pour les deux mois de juillet et d'août ont été révisées à la hausse avec un gain cumulé de 169.000 postes. Pas suffisant toutefois pour rassurer sur l'état de santé du marché du travail de la première économie mondiale.

Difficile pour le moment de savoir si ces données pourraient remettre en cause le calendrier du "tapering" (réduction de ses achats d'actifs) de la Fed. D'autant que l'impact de la pandémie est compliqué à évaluer. La hausse des salaires n'est en tous cas pas une bonne nouvelle sur le front de l'inflation.

"La Fed a été très claire et cohérente sur le fait qu'il est temps de commencer le processus de 'tapering'. Je ne pense vraiment pas que la faiblesse relative du rapport sur l'emploi change ses perspectives à ce sujet. Elle pourrait influencer le rythme mais pas la date de début de la réduction des achats d'obligations de la Fed", a déclaré à 'Reuters' Garrett Melson, stratège chez Natixis Investment Managers Solutions.

Sur le marché obligataire, la volatilité est forte en cette fin de semaine. Repartis à la baisse à la suite de la publication des données sur l'emploi, les rendements obligataires se tendent à nouveau nettement avec un taux du T-Bond à 10 ans qui prend désormais 2,8 points de base, à 1,601%, au plus haut depuis le mois de juin.

L'actualité économique outre-Atlantique est également dominée par la poursuite des débats politiques sur les plans de relance et le plafond de la dette. Hier, les investisseurs ont poussé un "ouf" de soulagement après le compromis trouvé au Congrès américain afin de relever temporairement le plafond de la dette jusqu'au 3 décembre prochain. Un accord qui écarte donc à court terme tout risque de défaut de paiement des Etats-Unis sur leur dette fédérale. Si aucun accord n'avait été trouvé, l'Etat fédéral se serait trouvé à court de financements vers le 18 octobre, ce qui aurait entraîné un défaut sur sa dette, un événement sans précédent dans l'histoire des Etats-Unis, qui aurait eu de lourdes conséquences sur l'économie et les marchés financiers.

Les cours du brut progressent à nouveau nettement. Le baril de brut léger américain WTI s'adjuge 2,2% à 80,1$ pour le contrat à terme de novembre sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la Mer du Nord prend 1,6% à 83,3$ (contrat de décembre). Le WTI évolue ainsi au-dessus des 80$ pour la première fois depuis novembre 2014 tandis que le Brent tutoie ses sommets de trois ans. Après le statu quo de l'Opep+, l'or noir bénéficie notamment des signes montrant que de plus en plus de gros consommateurs délaissent le gaz pour le pétrole pour des raisons de coût.

L'or ramène ses gains à 0,3%, à environ 1.761$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le marché Comex. Le bitcoin s'échange autour des 54.490$, en hausse de 0,4% sur 24h, selon le site Coindesk.

VALEURS A SUIVRE

* Chubb (+2,2%) a annoncé jeudi soir le rachat des activités d'assurance dommages et d'assurance vie de CIGNA en Asie-Pacifique et en Turquie pour 5,75 milliards de dollars.

* ExxonMobil (+2,6%), ConocoPhillips (+3,8%) ou encore Chevron (+2,4%) grimpent dans le sillage des cours du brut.

* Tesla (-1,3%) va transférer son siège social à Austin, Texas, après avoir passé 18 ans en Californie. C'est Elon Musk, lui-même, qui a annoncé ce déménagement jeudi, lors de la réunion des actionnaires du constructeur de véhicules électriques. Une décision qui intervient malgré le malaise croissant de certaines entreprises à l'égard des politiques de l'État texan, telles qu'une récente loi sur l'avortement - qui a été temporairement bloquée - et les efforts visant à restreindre les droits des électeurs. Tesla suit le chemin déjà emprunté par plusieurs autres grandes sociétés californiennes qui ont opté pour le Texas, où les impôts et le coût de la vie sont moins élevés, et les réglementations commerciales moins nombreuses. Hewlett Packard Enterprise a par exemple transféré sa base à Houston et Charles Schwab a déplacé son siège de San Francisco à Dallas. "Nous allons continuer à développer nos activités en Californie. Il ne s'agit pas pour Tesla de quitter la Californie", a néanmoins indiqué le patron de Tesla.

En outre, lors de cette même réunion, Elon Muskin a affirmé que seule une double pénurie mondiale de puces et de navires pouvait empêcher Tesla de maintenir une croissance de plus de 50% : "Nous avons eu une année fantastique, nous avons eu des livraisons de véhicules record... Il semble que nous avons de bonnes chances de maintenir cela. Fondamentalement, si nous pouvons obtenir les puces, nous pouvons le faire. Espérons que cette pénurie de puces s'atténuera bientôt, mais je me sens confiant de pouvoir maintenir quelque chose comme au moins 50% pendant un certain temps". La pénurie de puces ne semble pour le moment pas toucher Tesla. En début de semaine, la société a annoncé des livraisons record de 241.300 voitures au troisième trimestre, battant le précédent record de 201.250 véhicules du deuxième trimestre.

* Merck & Co (-0,5%). Deux groupes pharmaceutiques indiens, Aurobindo Pharma et MSN Laboratories, ont demandé l'autorisation de mettre fin aux essais cliniques du molnupiravir, le traitement du COVID-19 développé par Merck, chez les malades atteintes de formes modérées de la maladie. Selon une source de l'autorité indienne de la santé, ce traitement ne montre pas d'efficacité marquée dans ces cas.

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