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Wall Street grimpe, soutenu par le pétrole et l'Europe

Wall Street grimpe, soutenu par le pétrole et l'Europe
Wall Street grimpe, soutenu par le pétrole et l'Europe
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street grimpe en pré-séance ce lundi, le S&P500 se redressant de 1% et le Nasdaq de 1,6% ! Le sursaut des prix du pétrole et les espoirs relatifs à la saison des fêtes soutiennent les marchés américains, également portés par des nouvelles rassurantes venues d'Europe (signature de l'accord sur le Brexit et possible révision du budget italien à la baisse).

Optimisme avant la saison des fêtes

Le week-end de Thanksgiving, qui donne généralement le ton de la saison de shopping, s'est plutôt bien passé pour le secteur de la distribution aux USA. Le Black Friday a généré un record de 6,2 milliards de dollars de ventes en ligne selon Adobe Analytics, alors que le Cyber Monday (c'est aujourd'hui) pourrait générer 7,8 milliards de dollars d'après les estimations actuelles - ce qui représenterait une progression à deux chiffres.

Sur le front économique aux Etats-Unis ce jour, l'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago pour le mois d'octobre 2018 est ressorti à 0,24, contre un consensus de 0,20.

L'indice manufacturier de la Fed de Dallas pour le mois de novembre sera communiqué à 16h30 (consensus 28,6 pour l'indice d'activité générale).

Sur le marché des changes, l'indice dollar, qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de six devises, se replie actuellement de 0,2% à 96,7. L'euro se traite à 1,1366$ (+0,3%).

Sursaut des prix du brut

Les prix du pétrole tentent de remonter ce lundi, le baril de brut WTI se redressant de 1,3% à 51,1$ (contrat de janvier) et le baril de Brent s'accordant 1,5% à 60$. Pourtant, le Président américain Donald Trump maintient la pression sur le réseau social Twitter : "C'est tellement bien que les prix du pétrole chutent (merci Président T). Ajoutez cela, l'équivalent d'une importante Réduction d'Impôt, à nos autres bonnes nouvelles Economiques. L'inflation baisse (écoutez-vous la Fed?) !"

Production record en Arabie saoudite

En attendant d'éventuelles coupes dans la production en décembre, l'Arabie saoudite a produit encore très abondamment en novembre, selon une source industrielle citée par Reuters. La production pétrolière du Royaume aurait même atteint un record historique en novembre. La source de Reuters affirme que la production saoudienne serait ressortie entre 11,1 et 11,3 millions de barils par jour en novembre. Il est évidemment un peu tôt pour un bilan mensuel, mais la tendance serait claire.

Des sources de Reuters au sein de l'industrie pétrolière saoudienne signalent que le pays désire un prix du baril supérieur à 70$. Khaled al-Faleh, le ministre saoudien de l'Energie, a expliqué ce mois que l'offre globale de pétrole pourrait excéder la demande de plus d'un million de barils par jour l'an prochain. Ainsi, l'OPEP devrait agir pour rééquilibrer le marché, a indiqué le dirigeant...

Après une purge brutale

Les cours s'étaient effondrés vendredi soir, le ministre saoudien de l'Energie ayant indiqué que le Royaume avait pompé environ 10,7 millions de barils par jour en octobre, ce qui correspondait déjà à un record. Ces déclarations avaient accentué la crainte d'un excès d'offre en 2019, et le cours du baril de brut léger américain (WTI) avait plongé vendredi soir de 7,7%, à 50,4$ sur le Nymex, pour le contrat à terme de janvier, retombant au plus bas depuis 14 mois. Le baril de Brent de la Mer du Nord chutait pour sa part au plus bas depuis 13 mois.

L'Opep et ses alliés doivent se réunir le 6 décembre prochain à Vienne afin de discuter d'une possible réduction de leur production l'an prochain, pour enrayer la chute des cours. L'Arabie saoudite, leader du cartel, se heurte cependant à la réticence de la Russie. Par ailleurs, les Etats-Unis vont continuer d'augmenter l'an prochain leur production de pétrole de schiste, ce qui menace d'annuler les efforts de l'Opep...

Trump et Xi attendus de pied ferme

A quelques jours de la confrontation tant attendue, le Président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping semblent prêts à des avancées. Cité par Bloomberg, Trump a ainsi récemment déclaré que la Chine voulait conclure un accord. "Nous sommes très heureux de cela", a ajouté le dirigeant américain, qui assure : "Je suis très préparé, je m'y suis préparé toute ma vie". Les deux dirigeants, Trump et Xi, doivent se rencontrer à la fin de la semaine en marge du sommet du G20 en Argentine.

Washington et Pékin n'ont cessé la surenchère ces derniers mois sur le plan commercial. Ainsi, les Etats-Unis ont déjà infligé à la Chine des taxes supplémentaires portant sur 250 milliards de dollars d'importations, alors que Pékin a répliqué par des prélèvements additionnels sur 110 milliards d'imports US. Trump a même menacé de mettre en oeuvre des taxes additionnelles portant sur la totalité des importations chinoises aux USA, ce qui représente des produits d'un montant total de plus de 500 milliards de dollars.

'Very badly'

En fin de semaine dernière, Trump a même affirmé devant les journalistes que la Chine désirait "très méchamment" conclure un accord... Le Vice-Ministre chinois aux Affaires étrangères, Wang Chao, a indiqué que la Chine espérait que la rencontre Xi-Trump "se déroule en douceur".

Wang Shouwen, Vice-Ministre du Commerce, a ajouté que les équipes 'commerciales' de Washington et Pékin avaient déjà été "en contact étroit". Larry Kudlow, le conseiller économique de la Maison Blanche, avait déjà tenu des propos comparables plus tôt ce mois, affirmant que les négociations avaient repris à tous les niveaux. Wang a également "constaté que les USA désiraient conclure un accord afin de mettre un terme aux frictions commerciales avec la Chine. Pékin entend ainsi "travailler avec les USA afin de contenir ces conflits", a affirmé le responsable, qui admet évidemment que les décisions commerciales américaines affectent la Chine, mais aussi l'Amérique et le reste du monde.

L'actualité des valeurs est relativement limitée à Wall Street ce lundi, après la saison des trimestriels. Les opérateurs surveilleront tout de même les grands noms du commerce en ligne, au premier rang desquels Amazon ou Alibaba, ainsi que les dossiers médiatiques habituels Apple, Tesla ou Netflix.

Cela faisait quelques temps qu'Elon Musk, patron de Tesla, n'avait plus fait parler de lui. Sa dernière intervention devrait remédier à ce 'vide', puisque Musk vient de se confier sur 'Axios on HBO' et d'avouer tout simplement que son groupe... n'est passé qu'à quelques semaines de la "mort" cette année, durant la montée en puissance particulièrement délicate de son Model 3 dédié au marché de masse.

Musk reconnaît cette fois que Tesla a bien fait face à "plusieurs menaces de disparition". L'homme d'affaires admet que la compagnie "grillait de l'argent de manière folle". "Si nous n'avions pas résolu ces problèmes dans une période de temps très courte, nous serions morts. Et cela a été extrêmement difficile de les résoudre", a avoué le CEO, jugeant (sérieusement cette fois) que son groupe est probablement passé à moins de 10 semaines de la faillite.

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