Cotation du 22/11/2019 à 21h09 Dow Jones Industrial +0,38% 27 870,84
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Wall Street grimpe, les bancaires flambent avec Goldman Sachs

Wall Street grimpe, les bancaires flambent avec Goldman Sachs
Wall Street grimpe, les bancaires flambent avec Goldman Sachs
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street persiste en territoire positif ce mercredi, le S&P500 prenant encore 0,3% à 2.618 pts et le Nasdaq 0,31% à 7.045 pts. Le Dow Jones s'accorde pour sa part 0,50% à 24.186 pts. Hier soir, les indices américains avaient brillamment terminé la journée (+0,65% sur le DJIA et +1,71% sur le Nasdaq, à respectivement 24.066 pts et 7.024 pts), soutenus par les espoirs de relance en Chine et le rebond des valeurs technologiques américaines - mené par un titre Netflix (+6,5% hier soir) dopé par les hausses tarifaires... Les trimestriels bancaires du jour, en particulier ceux de Bank of America et Goldman Sachs, soutiennent ce jour les indices.

Sur le marché des changes ce mercredi, l'indice dollar, mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de devises, se stabilise à 96.

Les prix du pétrole se tassent quant à eux, avec un baril de brut WTI pour février en repli de 1% à 51,6$. Les cours du pétrole étaient récemment soutenus par la baisse de production opérée par l'Opep et ses partenaires, mais aussi par la meilleure tenue des marchés financiers et de moindres craintes de ralentissement global... Les opérateurs prennent connaissance ce jour de chiffres mitigés concernant les réserves de brut aux États-Unis. Selon le rapport du Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de pétrole, hors réserve stratégique, ont reculé de 2,68 millions de barils sur la semaine close au 11 janvier, à 437,1 millions de barils. Le consensus tablait sur un repli de 2,5 millions de barils.

Les stocks d'essence ont en revanche bondi de 7,5 millions de barils, alors que les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont progressé de 3 millions de barils, ce qui représente des hausses supérieures aux attentes du marché.

La Chine organise sa résistance

La cote américaine bénéficie donc des espoirs liés à l'économie chinoise. Les chiffres décevants de la balance commerciale chinoise annoncés avant-hier avaient plombé la tendance, mais les autorités locales semblent réagir, puisque le Premier ministre Li Keqiang a précisé hier mardi que la Chine avait atteint l'objectif 2018 de croissance et cherchait à confirmer son expansion au premier trimestre en parvenant à un bon début d'année. Autrement dit, la Chine devrait procéder à de nouvelles actions de stimulus économique, afin de compenser l'impact de la guerre commerciale avec les Etats-Unis.

A court terme, les autorités chinoises devraient agir afin de soutenir la seconde économie mondiale. L'objectif est celui d'un "bon début" de premier trimestre, selon la National Development & Reform Commission (NDRC) locale. La Banque centrale chinoise et le ministère des finances ont également assuré de cette volonté de relance. Il faut dire que les récentes données économiques relatives aux exportations chinoises ou à l'activité industrielle avaient vivement inquiété.

La Banque centrale chinoise a annoncé par ailleurs ce jour une injection record de 560 milliards de yuans dans le système financier, pour faire face au 'pic d'activité' de la période locale d'imposition.

Rejet massif de l'accord sur le Brexit

La ministre britannique chargée des relations avec le parlement, Andrea Leadsom, a indiqué que le gouvernement de Theresa May ne repousserait pas la date du Brexit - à savoir le 29 mars au soir. "Nous avons été clairs sur le fait que nous ne repousserons pas l'article 50 (du traité européen, qui encadre le départ d'un Etat membre)", a précisé la ministre, citée par Reuters, reprenant ses commentaires à la BBC. La tension demeure vive, après un rejet attendu - mais particulièrement massif - de l'accord de Brexit négocié avec Bruxelles par les députés de la Chambre des Communes hier soir. Leadsom a ajouté que May ne recherchait pas d'idées entièrement nouvelles pour éviter le Brexit sans accord. Des initiatives nouvelles pourraient cependant être nécessaires pour le faire adopter, a ajouté la ministre.

La chambre des Communes du Parlement britannique a sanctionné hier soir Theresa May en rejetant par 432 voix contre 202 son accord de sortie de l'UE, négocié des mois durant avec Bruxelles. L'incertitude est grande désormais, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, évoquant un risque considérablement accru de Brexit désordonné. Du côté des économistes et experts financiers, l'hypothèse d'un Brexit sans accord n'est toutefois pas privilégiée, la chambre des Communes étant également hostile à un tel scénario.

A 'shutdown' historique, discours reporté ?

Nancy Pelosi, 'House Speaker' (présidente) de la Chambre des représentants, a demandé au Président Donald Trump de reprogrammer à une date ultérieure son discours sur l'Etat de l'Union normalement attendu le 29 janvier prochain. Pelosi suggère que Trump repousse donc cette allocution à une date ultérieure, "à moins que le gouvernement ne rouvre cette semaine". Il s'agirait donc de déterminer une autre date adaptée, après la réouverture gouvernementale espérée...

Le 'shutdown', fermeture partielle des administrations aux Etats-Unis, prend racine, au point que le Président américain Donald Trump a même dû commander du 'fast-food' pour accueillir l'équipe de football des Clemson Tigers à la Maison Blanche. Ses cuisiniers étaient en effet en arrêt à cause du fameux shutdown... La fermeture partielle dure depuis le 22 décembre, soit 26 jours, un record dans l'histoire américaine, au point que le Président n'avait donc plus lundi que des hamburgers et des pizzas à proposer à ses convives.

Donald Trump avait effectué la semaine dernière son (court) discours 'à la Nation' depuis le bureau ovale de la Maison Blanche, "à propos de la crise Humanitaire et de Sécurité Nationale" à la frontière avec le Mexique. Trump avait exhorté une fois de plus le clan démocrate à accepter le financement de son fameux 'Mur' à la frontière avec le Mexique. "Les gens ne bâtissent pas des murs parce qu'ils détestent ceux qui sont à l'extérieur, mais parce qu'ils aiment ceux qui se trouvent à l'intérieur", avait lancé Trump, demandant 5,7 milliards de dollars pour le financement de son projet. "C'est une crise humanitaire, une crise du coeur et une crise de l'âme", avait aussi affirmé le Président US...

Après des discussions infructueuses avec Nancy Pelosi, nouvelle présidente de la Chambre des représentants, et Chuck Schumer, chef du groupe démocrate au Sénat, Trump maintient le cap sur Twitter. "Je fais exactement ce que je m'étais engagé à faire et ce pour quoi les citoyens de notre grand Pays m'ont élu. Tout comme je l'ai promis, je me bats pour VOUS!"... "Pourquoi Nancy Pelosi est-elle payée, lorsque des gens qui travaillent ne le sont pas?", s'interroge encore le milliardaire.

Programme économique et financier étoffé

L'indice des prix à l'import aux États-Unis pour le mois de décembre 2018 est ressorti en retrait de 1% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de place de -1,2% et une lecture révisée de -1,9% pour le mois antérieur. L'indicateur des prix à l'export s'est tassé pour sa part de 0,6%, contre -0,3% de consensus et -0,8% un mois auparavant. En glissement annuel, les prix à l'import régressent de 0,6%, alors que les prix à l'export augmentent de 1,1%.

L'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour le mois de janvier 2019 est ressorti à +2%, alors qu'il était de +2,3% un mois auparavant. Cet indicateur mesure les anticipations d'inflation à un an du point de vue des firmes.

L'indice du marché immobilier américain pour le mois de janvier 2019, mesuré par la National Association of Home Builders, est ressorti supérieur aux attentes, à 58 contre un consensus de place de 57. Il était de 56 un mois plus tôt.

Enfin, le Livre Beige économique de la Fed sera publié dans la soirée, à 20 heures.

Du côté des 'trimestriels', Bank of America, Bank of New York Mellon, BlackRock, Comerica, US Bancorp, Goldman Sachs et PNC Financial, ont publié avant bourse ce jour. Alcoa et CSX annonceront après la clôture de Wall Street ce soir.

Bank of America (+7%) vient de publier ses résultats du quatrième trimestre. Les revenus sont de 22,7 Mds$, contre 20,4 Mds$ (21,4 Mds$ en base ajustée) un an avant. Les profits s'affichent à 7,3 Mds$, contre 2,4 Mds$ un an plus tôt. Le bénéfice par action ressort à 0,70$, contre 0,20$ (0,47$ en base ajustée) il y a un an. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,63$, pour des revenus de 22,45 Mds$.

BlackRock (+4%) annonce ses comptes du quatrième trimestre. Le bénéfice par action ajusté ressort à 6,08$, contre 6,19$ un an plus tôt. Les revenus baissent de 9% en glissement annuel, à 3,43 Mds$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 6,28$, pour des revenus de 3,5 Mds$. Le résultat net GAAP chute de 60% à 927 M$.

Bank of New York Mellon (+2%) publie ses résultats du quatrième trimestre. Le résultat net s'affiche à 832 M$ (0,84$ par action), contre 1,13 Md$ (1,08$ par action) un an avant. Les revenus montent de 7% à glissement annuel, à 4 Mds$. En non-GAAP, le bpa s'affiche à 0,99$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,92$, pour des revenus de 4 Mds$.

Goldman Sachs (+6%) annonce ses résultats du quatrième trimestre. Les revenus s'élèvent à 8,08 Mds$, contre 8,12 Mds$ un an plus tôt. Le résultat net ressort à 2,54 Mds$, contre une perte de 1,93 Md$ sur la même période de l'exercice précédent. Le bénéfice par action est ainsi de 6,04$, contre une perte par action de 5,51$ un an avant. Sur 2018, GS enregistre des revenus de 36,62 Mds$ (contre 32,73 Mds$ en 2017) et un résultat net de 10,46 Mds$ (contre 4,29 Mds$ en 2017).

Ford Motor (-2%) table sur un quatrième trimestre fiscal inférieur aux attentes, mais pourrait tout de même afficher une amélioration en 2019 dans une industrie stable. Pour 2018, le bénéfice ajusté est anticipé désormais à 1,30$ par titre, alors que les revenus sont évalués à 160,3 milliards de dollars. En octobre, le constructeur envisageait encore un bpa ajusté allant de 1,30 à 1,50$ sur cet exercice, contre 1,33$ de consensus. Pour le seul quatrième trimestre, Ford table sur un bpa ajusté de 30 cents, à comparer à un consensus de 32 cents. En revanche, les choses pourraient s'améliorer en 2019, avec une potentielle amélioration des revenus, de l'EBIT et du cash flow opérationnel ajusté.

Goodyear (+2%) regagne un peu de terrain à Wall Street ce jour, après une chute de 13% hier soir suite à l'avertissement lancé par le groupe. Le 'pneumaticien' américain a abaissé sa prévision de ventes en volumes pour le quatrième trimestre, disant s'attendre à une baisse de 3% alors qu'il tablait auparavant sur une stabilité. Goodyear met en cause la faiblesse des ventes de voitures neuves en Chine et en Asie ainsi que la baisse du marché des pneus d'hiver en Europe. Il a aussi prévenu qu'il lui serait compliqué de faire progresser ses résultats en 2019 en raison du contexte difficile.

United Continental (+7%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 462 M$ (1,70$ par action), contre 579 M$ (1,98$ par action) un an avant. Le bpa ajusté ressort à 2,41$, contre 1,44$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 10,5 Mds$, contre 9,5 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 2,01$, pour des revenus de 10,3 Mds$.

US Bancorp (+1%) dévoile ses comptes du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 1,86 Md$, contre 1,68 Md$ un an avant. Le bénéfice par action ressort à 1,10$, contre 0,97$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 5,83 Mds$, contre 5,6 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,06$, pour des revenus de 5,7 Mds$.

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