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Wall Street grimpe encore, un accord commercial donné pour sûr ?

Wall Street grimpe encore, un accord commercial donné pour sûr ?
Wall Street grimpe encore, un accord commercial donné pour sûr ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine est attendue encore légèrement dans le vert avant bourse ce mercredi, sur ses sommets, stimulée une fois de plus par les espoirs commerciaux. Aux dernières nouvelles, Washington et Pékin peaufinent toujours les détails de la fameuse 'phase 1' de leur accord commercial, qui doit être signée par Trump et Xi plus tard ce mois (si tout se passe bien !). Sur le marché des changes, l'indice dollar abandonne actuellement 0,2% à 97,8.

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, la productivité non-agricole (préliminaire) du troisième trimestre 2019 est ressortie en déclin de 0,3% en comparaison du trimestre antérieur, contre +1% de consensus et +2,5% pour la lecture révisée du précédent trimestre. Il s'agit de la plus forte baisse de la productivité américaine depuis 2015, ce qui ne semble pas brusquer pour l'heure les marchés. Les coûts unitaires du travail ressortent quant à eux en augmentation de +3,6% par rapport au trimestre antérieur, contre +2,2% de consensus et +2,4% un trimestre auparavant.

Le rapport hebdomadaire du Département américain à l'énergie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 1er novembre, sera communiqué à 16h30 (consensus +1,9 million de barils sur les stocks de brut - hors réserve stratégique)... En attendant, le baril de brut WTI se tasse de 0,6% à 56,7$ sur le Nymex, alors que le Brent perd 0,9%.

Le Fonds monétaire international (FMI) a ajusté sa prévision de croissance de 1,3% à 1,2% pour la zone euro en 2019. Il table sur une expansion de 1,4% de la zone en 2020 et 2021. Le FMI réduit son estimation de croissance concernant l'Allemagne à 0,5% pour 2019, contre 0,8%. Il abaisse sa prévision concernant la France de 1,3% à 1,2% de croissance pour l'année 2019.

Les indicateurs PMI européens des services sont dans l'ensemble ressortis ce mercredi supérieurs aux attentes de marché. L'indice PMI des services définitif de la zone euro s'est établi à 52,2 en octobre 2019, contre 51,8 pour sa lecture préliminaire et 51,6 en septembre, selon IHS Markit. Le consensus était de 51,8. L'indice composite final de la zone euro est ressorti ainsi à 50,6 en octobre, contre 50,2 pour la lecture flash et 50,1 en septembre. La zone euro demeure quoi qu'il en soit proche de la stagnation en octobre, sur fond de poursuite du repli des nouvelles affaires.

L'indice final allemand des services s'est établi à 51,6, contre 51,2 de consensus et 51,2 pour la lecture flash. L'indice italien bat également le consensus, à 52,2, alors que les économistes attendaient un niveau de 51. L'indicateur espagnol s'est élevé à 52,7, en ligne avec les attentes de marché. L'indice Markit PMI final français des services pour le mois d'octobre 2019 est ressorti à 52,9, conforme aux attentes de marché et à sa lecture initiale (flash) du mois.

La bourse de New York avait légèrement progressé mardi, les indices Dow Jones et Nasdaq inscrivant de justesse de nouveaux records, tandis que le S&P 500 avait marqué le pas. Les investisseurs ont bon espoir que les États-Unis et la Chine parviennent à sceller bientôt les détails de leur accord partiel, dont les grandes lignes ont été établies en octobre.

Les marchés apprécient les signes positifs émanant des négociateurs américains et chinois. Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a indiqué mardi que d'importantes avancées avaient été réalisées en vue de la finalisation de la "phase 1" de l'accord commercial sino-américain. Il a précisé qu'il voyait aussi des signes positifs pour la conclusion d'un accord bien plus large entre Washington et Pékin.

De son côté, le président chinois Xi Jinping a affiché la volonté de son pays de continuer à ouvrir son marché aux entreprises étrangères. Dans un discours d'ouverture de la deuxième édition de l'Exposition internationale d'importation de la Chine, il a promis mardi d'adopter des mesures de réduction des droits de douane et des coûts institutionnels, ainsi que des mesures pour faciliter les importations.

Par ailleurs, des sources proches des négociations affirmaient mardi que la Chine pressait le président américain Donald Trump d'annuler les surtaxes de 15% instaurées le 1er septembre dernier sur 112 milliards de dollars de produits chinois de consommation courante importés (vêtements, appareils électroménagers, écrans TV plats...). Selon le Financial Times, Washington pourrait accepter de retirer ces sanctions, à condition que Pékin fasse des concessions sur la propriété intellectuelle, garantisse l'achat de produits agricoles américains et cesse d'exporter des opioïdes vers les Etats-Unis.

Les valeurs

Xerox, le fabricant américain de photocopieurs et d'imprimantes, qui livrait il y a quelques jours seulement un avertissement sur ses revenus, considèrerait actuellement une offre en cash et actions sur le fabricant de PC HP Inc. C'est du moins ce que croit savoir le Wall Street Journal. L'information est surprenante dans la mesure où le WSJ évoque une prime sur la valeur de marché de HP (27 milliards de dollars), valeur déjà très supérieure à celle de Xerox (8 milliards de dollars). Le conseil d'administration de la grenouille Xerox, pas du tout effrayé par le boeuf HP, se serait donc réuni pour discuter de la possibilité d'une telle opération. Le WSJ cite des personnes familières de la question. Il n'y aurait toutefois pas de garanties que les discussions aboutissent à une offre.

Pour mener à bien cette opération à première vue totalement disproportionnée, le groupe du Connecticut Xerox aurait obtenu un engagement informel de financement d'une banque majeure de la place, indique le journal. Interrogés par Reuters, HP et Xerox n'ont pas commenté la rumeur.

Le New York Times a battu le consensus de profit sur le trimestre clos, aidé par ses abonnements digitaux. Les revenus du troisième trimestre sont ressortis à 429 millions de dollars, contre 417 millions un an avant et 429 M$ de consensus. Le bénéfice ajusté par action a représenté 12 cents, contre 10 cents de consensus.

CVS Health grimpe à Wall Street. La chaîne pharmaceutique américaine a dépassé les attentes en termes de profits et de revenus sur le trimestre clos. CVS a par ailleurs rehaussé sa guidance. Le bénéfice net trimestriel a représenté 1,53 milliard de dollars soit 1,17$ par titre, contre 1,39 milliard un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a atteint 1,84$, contre 1,77$ de consensus. Le groupe anticipe désormais un bpa ajusté annuel allant de 6,97 à 7,05$.

Humana a également convaincu les marchés. Le groupe de services de santé a affiché au troisième trimestre un bénéfice net de 888 millions de dollars et 5,14$ par titre, contre 901 millions un an avant. Le bpa ajusté a atteint 5,03$, contre 4,58$ un an plus tôt et 4,6$ de consensus. Pour l'exercice 2019, le groupe dope ses prévisions et envisage maintenant un bénéfice ajusté par action voisin de 17,75$, contre 17,6$ de consensus.

Coty a annoncé des profits trimestriels supérieurs aux attentes mais des revenus un peu légers. Pour le premier trimestre fiscal, le groupe de cosmétiques a dévoilé un bénéfice net de 52 millions de dollars soit 7 cents par titre, contre une perte de 12 millions un an avant. Le bpa ajusté s'est élevé à 7 cents, contre 6 cents de consensus. Les revenus ont reculé de 4,4% à 1,94 milliard de dollars, contre 1,97 milliard de consensus. La croissance du bpa ajusté 2020 est attendue voisine de 5%.

Match Group trébuche à Wall Street, le propriétaire de Tinder ayant annoncé des perspectives inférieures aux attentes de marché pour le quatrième trimestre, face à une concurrence musclée. Les revenus T4 sont anticipés entre 545 et 555 millions de dollars, pour un Ebitda ajusté allant de 205 à 210 millions de dollars. Le consensus de place était logé à 559 millions de recettes pour 228 millions de marge.

Barrick Gold a annoncé pour le trimestre clos des profits en forte croissance, le bénéfice ajusté ayant pratiquement triplé. Le second producteur d'or mondial a affiché une production accrue et profité par ailleurs de la hausse des prix. Le bénéfice ajusté s'est élevé à 264 millions de dollars, 15 cents par titre, sur le trimestre clos fin septembre 2019, contre 89 millions de dollars un an auparavant. La production a atteint 1,31 million d'onces contre 1,15 million un an plus tôt.

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