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Wall Street grimpe, après des chiffres contrastés de l'emploi

Wall Street grimpe, après des chiffres contrastés de l'emploi
Wall Street grimpe, après des chiffres contrastés de l'emploi
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine persiste dans le vert avant bourse ce mercredi, sur ses sommets, l'indice large S&P500 s'adjugeant 0,3% et le Nasdaq 0,2%. La tendance demeure donc positive malgré les tensions commerciales entre les Etats-Unis et l'Europe. L'indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises de référence, se stabilise à 96,7.

Lagarde aussi souple que Draghi ?

Les opérateurs prennent connaissance de la nomination de Christine Lagarde à la tête de la BCE (Banque centrale européenne), autorisant l'espoir d'une poursuite durable de la politique accommodante. Les dirigeants européens se sont accordés ainsi hier pour proposer l'actuelle patronne du Fonds monétaire international à la tête de la BCE. Lagarde prendrait la succession de Mario Draghi, qui doit quitter ses fonctions dès le 31 octobre.

Donald Trump a proposé pour sa part ses candidats pour occuper les postes vacants au Conseil des gouverneurs de la Fed. Le président américain entend nommer Christopher Waller, vice-président exécutif de la Fed de St. Louis (Missouri), et Judy Shelton, qui officie à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et avait conseiller le président durant sa campagne, au 'board' de la Fed. Les candidats doivent être confirmés par le Sénat.

Pause en vue pour 'l'Independence Day'

Wall Street sera rappelons-le fermé demain jeudi pour le Jour de l'Indépendance commémorant la Déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776. La séance du jour sera écourtée à cette même occasion, avec une clôture à 19h, heure française.

Du côté des matières premières, le baril de brut WTI grappille 0,7% sur le Nymex à 56,6$, tentant de récupérer après sa chute de la veille, et avant la publication par le Département à l'énergie du rapport hebdomadaire relatif aux stocks pétroliers domestiques américains pour la semaine close au 28 juin.

Chiffres sans relief de l'emploi privé américain

Le rapport d'ADP concernant l'emploi privé américain pour le mois de juin 2019 est marqué par 102.000 créations de postes, ce qui ressort assez nettement inférieur à un consensus qui approchait des 140.000. Les créations de postes du mois antérieur avaient déjà déçu. Elles ont été révisées à 41.000 ce jour, contre 27.000 précédemment estimé. En avril, ces créations étaient ressorties en revanche à très haut niveau, à 255.000.

Sur le mois de juin 2019, ADP indique que les petites entreprises américaines ont détruit 23.000 postes, alors que les moyennes entreprises ont généré 60.000 emplois et les grandes entreprises 65.000. Le secteur de la production de biens a supprimé 15.000 postes en juin, tandis que les services ont créé 117.000 postes.

Deux autres rapports plus solides sur l'emploi

Challenger a de son côté publié ce jour son décompte des licenciements annoncés aux USA pour le mois de juin. 41.977 suppressions de postes ont été dévoilées sur la période, ce qui ressort modéré en comparaison des données historiques. Les annonces de licenciements pour le second trimestre 2019 ont concerné 140.577 postes, contre 190.410 au premier trimestre.

D'après le Département américain au travail ce mercredi, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close le 29 juin 2019 sont ressorties au nombre de 221.000, contre un consensus de place logé à 220.000 et un niveau révisé à 229.000 pour la semaine antérieure. Les inscriptions ressortent donc en déclin de 8.000 par rapport à la semaine close au 22 juin.

Déficit commercial creusé

La balance commerciale américaine du mois de mai 2019 vient également d'être publiée par le Département au commerce. Elle fait ressortir un déficit de 55,5 milliards de dollars sur la période, contre un consensus de -53,5 milliards et un niveau révisé à -51,2 milliards de dollars pour le mois précédent. Ce creusement supérieur aux attentes du déficit commercial des Etats-Unis fournit de nouveaux arguments à Donald Trump pour poursuivre ses bras de fer commerciaux avec la Chine ou l'Union européenne...

Les commandes industrielles du mois de mai seront dévoilées à 16h (consensus -0,5% en comparaison du mois antérieur).

L'indice ISM des services américains pour le mois de juin sera également publié à 16h (consensus 55,8).

Pour finir, le rapport du DoE concernant les stocks pétroliers domestiques américains pour la semaine close au 28 juin sera révélé à 16h30 (consensus -2,8 millions de barils pour les stocks de brut).

Les valeurs

Tesla devrait flamber aujourd'hui à Wall Street. Alors que de récentes rumeurs mettaient en doute cet objectif, le constructeur californien de voitures électriques a annoncé mardi soir après la clôture qu'il avait livré 95.200 véhicules au 2ème trimestre, dont plus de 77.550 Model 3. Tesla pulvérise donc le dernier record de 90.700 véhicules, réalisé sur le dernier trimestre de l'an dernier. Les analystes financiers s'attendaient en moyenne à des livraisons totales de 89.084 véhicules, dont 73.144 Model 3, le premier modèle produit à très grande échelle par Tesla...

Elon Musk, fondateur et directeur général de Tesla, s'est félicité sur Twitter : "Félicitations à toute l'équipe de Tesla et merci à tous les nouveaux propriétaires de Tesla!!", a-t-il écrit après avoir publié les chiffres de ventes. "Tesla a livré un nombre record de 95.200 véhicules au deuxième trimestre contre 91.000 attendus", a-t-il souligné. Après le précédent record de ventes du 4ème trimestre 2018, Tesla s'était heurté à des problèmes logistiques en début d'année et n'avait livré que 63.000 voitures au premier trimestre.

Au T1, la firme avait enregistré une perte nette de 702 millions de dollars. Elle prévoit encore une perte pour le deuxième trimestre. En revanche, Tesla table sur un retour aux profits au troisième trimestre 2019.

Broadcom aurait encore de l'appétit. Le fabricant américain de 'puces' envisagerait de racheter Symantec, un an seulement après avoir acquis CA Inc pour près de 19 milliards de dollars. Broadcom, qui avait dû abandonner, début 2018, sa fusion géante avec Qualcomm face à l'opposition de la Maison blanche, semble ainsi vouloir poursuivre sa diversification au-delà des semi-conducteurs. Selon les sources de Bloomberg, une annonce pourrait intervenir dans les prochaines semaines, même si les pourparlers pourraient encore échouer. L'agence ne chiffre pas le montant potentiel du deal, mais le Financial Times évoque une somme supérieure à 15 Mds$.

Après le rachat de McAfee par Intel remontant à 2011, la reprise de Symantec par Broadcom constituerait la deuxième acquisition majeure d'un fournisseur de cybersécurité par un fabricant de puces. L'opération est néanmoins loin d'avoir été un succès pour Intel puisque le géant californien a déjà revendu une participation majoritaire dans McAfee à la société d'investissement TPG.

Apple, Microsoft, Alphabet, Amazon, HP ou Dell sont sous surveillance ce jour. Plusieurs géants technologiques américains pourraient bien transférer une partie conséquente de leur production hors de Chine, explique le quotidien japonais Nikkei, citant ses sources proches de la question. HP et Dell Technologies pourraient par exemple transférer hors de Chine jusqu'à 30% de la production de leurs ordinateurs portables. Amazon, Microsoft, Alphabet, ainsi que Sony et Nintendo, envisageraient aussi de produire une partie de leurs consoles et accessoires hors de Chine. Le Nikkei avait précédemment indiqué qu'Apple avait demandé à ses fournisseurs d'évaluer le transfert de 15% à 30% de leur production de Chine vers l'Asie du Sud-Est...

Amazon, le géant américain du commerce en ligne, a annoncé les créations de plus de 2.000 postes cette année en Grande-Bretagne. Ces embauches porteraient à plus de 29.500 personnes les effectifs locaux du groupe. Plus tôt cette semaine, le groupe de Jeff Bezos avait annoncé son intention de créer 1.800 postes cette année en France, ce qui porterait ses effectifs à plus de 9.300 personnes dans l'Hexagone, son troisième marché européen après le Royaume-Uni et l'Allemagne.

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