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Wall Street fléchit, Trump prêt à fermer la frontière avec le Mexique

Wall Street fléchit, Trump prêt à fermer la frontière avec le Mexique
Wall Street fléchit, Trump prêt à fermer la frontière avec le Mexique
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine repasse légèrement dans le rouge ce vendredi à mi-parcours, le DJIA fléchissant de 0,40% à 23.047 pts et le S&P500 reculant de 0,14% à 2.485 pts. Le Nasdaq abandonne pour sa part 0,5% à 6.548 pts... Hier soir, Wall Street avait surpris finalement en progression, après avoir décroché en première partie de séance. Le DJIA terminait finalement sur un gain de 1,14%, alors que le Nasdaq remontait de 0,38%.

Reprise de souffle après un rebond colossal

La séance de mercredi avait rappelons été assez incroyable, avec des progressions de près de 5% pour le Dow et le S&P500 et une flambée de 5,8% du Nasdaq. Ce mémorable sursaut (le plus important en près d'une décennie), marqué notamment par une envolée de plus de 1.000 points du DJIA, faisait suite aux commentaires de Donald Trump évoquant une "formidable opportunité d'achat" en bourse suite à la correction antérieure. S'entretenant avec les journalistes mardi à la Maison Blanche, Trump avait aussi rassuré ceux qui craignaient un éventuel limogeage du Président de la Fed Jerome Powell.

Le rebond est intervenu par ailleurs alors que le S&P500 et le Dow Jones, ayant perdu près de 20% sur leurs sommets, approchaient du territoire 'bear'. Le Nasdaq avait lui franchi ce cap, mais accentue depuis mercredi le sursaut de Wall Street.

La tendance semble plus incertaine ce jour à Wall Street, la prudence restant de rigueur compte tenu de l'extrême volatilité désormais affichée par les marchés.

Statistiques contrastées outre-Atlantique

L'indice manufacturier PMI de Chicago du mois de décembre 2018 est ressorti à 65,4, niveau extrêmement solide, supérieur à un consensus de place de 62,4, mais en léger repli en comparaison du niveau de 66,4 rapporté un mois plus tôt.

L'indice des promesses de ventes de logements aux Etats-Unis mesuré par la National Association of Realtors pour le mois de novembre est ressorti en retrait de 0,7% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +1,5% et une lecture antérieure de -2,6%. L'indicateur ressort donc inférieur aux attentes, à 101,4 pour le mois de novembre.

Pas de grosse évolution enfin du côté des réserves de brut aux États-Unis. Selon le rapport du Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de pétrole, hors réserve stratégique, sont restés quasiment stables sur la semaine close au 21 décembre, à 441,5 millions de barils. Le consensus tablait sur un repli de 2,9 millions de barils. Les stocks d'essence ont eux progressé de 3 millions de barils, alors que les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) sont restés globalement stables.

Le pétrole hésite encore

Sur le marché des changes, l'indice dollar, mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de devises, recule aujourd'hui de 0,1% à 96... Sur le Nymex, le baril de brut WTI pour le mois de février se stabilise à 44,6$. Le baril de Brent baisse de 1% à 52,3$. L'accalmie se confirme donc pour les prix du pétrole, après la chute antérieure qui avait ramené les cours sur un plancher de 18 mois. Les craintes relatives au ralentissement économique et à la surabondance de l'offre persistent néanmoins.

Shutdown, septième jour

Le 'shutdown' administratif partiel du gouvernement fédéral aux Etats-Unis, qui a débuté le samedi 22 décembre, se poursuit pour le septième jour, Donald Trump n'étant pas parvenu à s'entendre avec les Démocrates du Congrès sur le financement de son fameux mur à la frontière des USA et du Mexique. Trump maintient la pression afin d'obtenir gain de cause sur le financement de son fameux mur. "Cela n'est pas à cause du Mur, tout le monde sait qu'un Mur fonctionnera parfaitement (...). C'est seulement que les 'Dems' ne veulent pas laisser la victoire à Donald Trump & aux Républicains", tweete ainsi le Président américain en fonctions. "Les Démocrates disent qu'ils ne veulent pas du Mur (même s'ils savent qu'il est réellement nécessaire), et ils ne veulent pas de l'ICE (ndlr : agence de police douanière et de contrôle des frontières du département américain de Sécurité). Ils n'ont pas grand chose pour faire campagne, non ? Une Frontière Sud ouverte et le crime à grande échelle qui accompagne une telle stupidité!", tacle encore Trump.

Trump s'amuse même à 'troller' Barack Obama en reprenant un vieux tweet de janvier 2011 de l'ex-Président, dans lequel il affirmait, à l'occasion de son discours annuel sur l'état de l'Union : "Je crois fermement que nous devrions nous attaquer, une fois pour toutes, à la question de l'immigration clandestine"... "Je suis totalement d'accord", ajoute donc Trump, malicieux.

Trump prêt à fermer la frontière avec le Mexique

"Nous serons forcés de fermer la Frontière Sud complètement si les Démocrates Obstructionnistes ne nous donnent pas l'argent pour terminer le Mur & aussi changer les lois ridicules sur l'immigration sur lesquelles notre Pays repose", menace encore le Président américain sur Twitter, afin d'obtenir ses 5 milliards de dollars de financement...

"Les Etats-Unis perdent tellement d'argent dans leur Commerce avec le Mexique dans le cadre de l'ALENA, plus de 75 Milliards de dollars par an (sans tenir compte de l'Argent de la Drogue, ce qui représenterait plusieurs fois ce montant) que je considèrerais la fermeture de la Frontière Sud comme une 'opération rentable'. Nous construirons un Mur ou nous fermerons la Frontière Sud", a encore ajouté Trump, qui entend ramener l'industrie automobile américaine aux USA "à qui elle appartient".

Pelosi tacle Trump le 'chaotique'

Les Démocrates prendront le contrôle de la Chambre des représentants le 3 janvier 2019. Nancy Pelosi, future Présidente ('house speaker') de la Chambre, entend faire passer une législation permettant la réouverture des administrations closes sans financement du mur. Pelosi entend ainsi démontrer la capacité des Démocrates à "gouverner de manière responsable", contrairement à la "chaotique Maison Blanche".

La Chine importe... du riz américain !

En pleine trêve de la guerre commerciale sino-américaine, des progrès sont encore constatés avec la Chine, qui vient de s'ouvrir aux importations américaines de riz pour la toute première fois. Washington et Pékin doivent reprendre leurs négociations commerciales en janvier... Hier, la Chine a présenté son projet de loi destiné à soutenir l'investissement étranger en interdisant notamment les transferts 'forcés' de technologies ou les interférences gouvernementales dans les activités étrangères. Pékin entend ainsi faciliter l'accès des entreprises et investisseurs étrangers à son marché, et mieux protéger leurs droits. Ces efforts sont néanmoins attendus réciproques, puisque la Chine se réserve le droit de répliquer contre les pays étrangers qui défavoriseraient l'investissement chinois. Les législateurs chinois en appelleraient à une prompte délibération au sujet de ce projet de loi afin de procéder au vote aussi rapidement que possible...

Tesla (+2%). Le groupe d'Elon Musk vient de nommer Larry Ellison et Kathleen Wilson-Thompson au conseil d'administration. Ils seront les deux administrateurs indépendants requis dans le cadre de l'accord conclu avec la SEC en septembre, suite à l'affaire des 'tweets' de Musk relatifs à la sortie de la cote (depuis abandonnée) de Tesla. Ellison, fondateur d'Oracle, et Kathleen Wilson-Thompson, DRH de Walgreens Boots Alliance, rejoignent immédiatement le 'board' du constructeur de véhicules électriques. Plus tôt cette année, Ellison avait acquis 3 millions de titres Tesla.

"Avec Larry et Kathleen, nous avons ajouté un entrepreneur et un responsable des ressources humaines de premier plan, tous deux passionnés par l'énergie durable", précise Tesla. Le groupe explique que son conseil a conduit un processus approfondi et exhaustif dans la recherche de ses deux nouveaux administrateurs indépendants, en considérant des candidats possédant une vaste gamme de compétences et croyant fermement en la mission de Tesla ("accélérer la transition du monde vers une énergie durable"). "En menant une recherche étendue au cours des derniers mois, nous avons cherché à engager des administrateurs indépendants dotés de compétences complémentaires de l'expérience actuelle du conseil"... "En tant que président exécutif, directeur des technologies et fondateur d'Oracle, les antécédents de Larry comme entrepreneur et philanthrope n'ont pas besoin d'être présentés. Larry croit également beaucoup à la mission de Tesla, ayant acheté 3 millions d'actions plus tôt cette année", ajoute le groupe.

"Kathleen possède une expérience de plusieurs décennies de leadership dans la gestion globale des ressources humaines. Après avoir passé 17 ans chez Kellogg, et désormais vice-présidente exécutive et chef des ressources humaines mondiales de Walgreens Boots Alliance, la plus grande entreprise américaine de pharmacie, santé et de bien-être, avec plus de 350.000 employés, Kathleen apporte sa passion pour la création et la promotion de grands lieux de travail. Kathleen a également près de 10 ans d'expérience au sein de conseils d'administration, siégeant au conseil d'administration de deux sociétés de fabrication basées aux États-Unis", indique par ailleurs Tesla, fier de ses nouvelles recrues.

Apple (-1%) a profité de la baisse du taux d'imposition des sociétés aux Etats-Unis pour rapatrier d'énormes sommes de cash détenues à l'étranger. Une manne destinée notamment à racheter ses propres actions. Selon les données du 'Wall Street Journal', la firme californienne a ainsi consacré 62,9 milliards de dollars à ces rachats au premier semestre 2018. Compte tenu de la chute des marchés boursiers, qui n'a pas épargné Apple, le fabricant de l'iPhone aurait pu économiser 9 Mds$ en rachetant ses titres aux cours actuel. Malgré ce timing peu opportun pour les caisses d'Apple, ces rachats de titres ont le mérite d'accroître le bénéfice par action et le montant du dividende.

Amazon (stable) et Sinclair Broadcast Group discuteraient avec les New York Yankees en vue d'une offre commune sur le réseau régional de sport 'Yes' de l'équipe de baseball du Bronx. C'est du moins ce qu'affirme ce vendredi le bien renseigné Wall Street Journal, citant des personnes familières de la question. L'équipe de baseball détient 20% de 'Yes'. Elle aurait également mené des discussions avec d'autres partenaires potentiels, dont notamment Altice USA et RedBird Capital, en vue d'une reprise des 80% restants du réseau, détenus par le colosse des médias et du divertissement Walt Disney. Disney désirerait obtenir une valorisation allant de 5 à 6 milliards de dollars pour Yes, selon le WSJ, qui souligne que les négociations n'en sont pour l'heure qu'à un stade initial.

Dell fait son retour en bourse par la petite porte à Wall Street ce jour. Le titre Dell Technologies Inc Class C a ouvert à 46$ pour son retour sur les marchés, la compagnie ayant racheté des titres liés à son intérêt au capital du concepteur de logiciels de virtualisation de VMware plus tôt ce mois. Dell a repris ces actions pour 23,9 Mds$, dopant son offre antérieure qui se situait à 21,7 Mds$. L'opération a permis à Dell de redevenir une société cotée sans procéder à une introduction en bourse.

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