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Wall Street : flash sale pour Black Friday !

Wall Street : flash sale pour Black Friday !
Wall Street : flash sale pour Black Friday !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine est attendue en forte baisse avant bourse ce vendredi avec le nouveau variant. Le DJIA plonge de 2,2% et le S&P 500 de 1,8%. Le Nasdaq rend 1,1%, un peu plus résistant avec ses 'valeurs confinement'. Le baril de brut WTI dévisse de près de 6% sous les 74$. L'once d'or gagne 1,4% à 1.809$. L'indice dollar abandonne 0,5% face à un panier de devises. Le bitcoin décroche de 8% sur 24 heures à 54.000$ environ. Bref, le Black Friday porte bien son nom, avec des promotions nombreuses y compris en bourse. Reste à savoir s'il ne vaudrait pas mieux attendre une démarque ultérieure...

Rappelons que la cote américaine, fermée hier pour Thanksgiving, ne rouvrira ce vendredi que pour une demi-séance.

L'Organisation mondiale de la santé a convoqué ce vendredi une réunion d'urgence pour discuter du nouveau variant du Covid-19, B.1.1.529, détecté en Afrique du Sud et au Botswana et qui semble se propager plus rapidement qu'on ne le pensait à l'origine. L'Afrique du Sud a signalé 2 465 nouveaux cas jeudi, contre moins de 900 deux jours plus tôt, et le nouveau variant représente 75% des génomes testés. Selon le scientifique en chef de l'OMS, le B.1.1.529 présente "plusieurs mutations inquiétantes dans la protéine Spike". Le ministre britannique de la Santé, Sajid Javid, a averti que les vaccins pourraient être moins efficaces contre le variant. Les autorités britanniques ont décidé d'interdire les vols en provenance d'Afrique du Sud et des pays voisins...

Alors que l'aggravation des tendances de covid en Europe et aux États-Unis avait attiré une attention accrue ces derniers temps, l'efficacité du vaccin contre le variant delta et le caractère limité des mesures restrictives avaient contrebalancé les craintes sanitaires. Cependant, le nouveau variant, ayant possiblement la capacité d'échapper à l'immunité vaccinale, pourrait grandement compliquer les choses. La Commission européenne devrait proposer d'activer une procédure d'urgence afin de bloquer les liaisons aériennes avec la région du sud de l'Afrique en raison des inquiétudes autour du variant, a indiqué la présidente de l'exécutif européen, Ursula von der Leyen.

Le ministre britannique des Transports, Grant Shapps, a défendu l'interdiction des vols en provenance d'Afrique du Sud, de Namibie, du Botswana, du Zimbabwe, du Lesotho et de l'Eswatini décidée hier. Selon l'Agence britannique de sécurité sanitaire, le variant diffèrerait complètement de la souche sur laquelle les vaccins actuels sont basés. "Comme les scientifiques l'ont décrit, il s'agit du variant le plus important rencontré à ce jour dans leurs recherches", a asséné Shapps sur Sky News. Les autorités sanitaires ont conseillé au gouvernement d'agir rapidement et préventivement.

Le variant a aussi été détecté au Botswana et à Hong Kong, mais l'Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni affirme qu'aucun cas n'a encore été signalé en Grande-Bretagne. L'Afrique du Sud a jugé ce jour prématurée l'interdiction britannique des vols, inquiète de l'impact sur les industries touristiques.

Olivier Véran a indiqué que la France suspendait les arrivées en provenance d'Afrique australe en raison du nouveau variant, surtout signalé en Afrique du Sud. La suspension est valable au moins 48 heures. Les personnes récemment revenues d'Afrique australe doivent quant à elles se faire tester. Olivier Véran affirme que le nouveau variant n'a pas encore été diagnostiqué en France.

Goldman Sachs, qui n'avait sans doute pas pris toute la mesure du risque sanitaire, a jugé cette semaine que la Fed pourrait accélérer la levée de son soutien monétaire. GS, dans une note du 25 novembre, voit le FOMC de la Fed approuver l'accélération de la réduction des achats d'actifs lors de sa réunion des 14 et 15 décembre (à 30 milliards de dollars par mois contre 15 milliards de dollars actuels), terminant le processus en mars. La banque d'affaires prévoit également trois hausses de taux de 25 points de base en 2022 (contre deux auparavant), la première étant toujours prévue en juin. Cette note faisait suite à de nombreux commentaires récents de responsables de la banque centrale (Clarida, Waller, Daly, Bostic ou Bullard) affirmant que la Fed pourrait accélérer la réduction dans un contexte de progression continue du marché du travail et de chiffres d'inflation élevés.

Les minutes du FOMC de novembre ont également fait ressortir les voix du comité plaidant pour un rythme de réduction plus rapide qui mettrait la Fed dans une meilleure position pour répondre aux pressions inflationnistes. Les contrats à terme sur les fonds fédéraux ont récemment indiqué une probable hausse de taux initiale en juin, deux hausses de 25 pb étant considérées comme le scénario le plus probable d'ici la fin de l'année.

Les valeurs

KKR et CVC mèneraient des discussions exploratoires à propos d'une offre conjointe sur Telecom Italia, croit savoir l'agence Bloomberg, citant des personnes ayant directe connaissance du sujet. CVC étudierait déjà depuis plusieurs mois une éventuelle acquisition de Telecom Italia et se serait entretenu avec KKR pour s'associer à une offre qui permettrait de partager la charge financière. Selon les sources de l'agence, KKR est capable de financer l'offre à lui seul et pourrait également faire appel à certains des commanditaires de son fonds en tant que co-investisseurs, mais il envisage de faire appel à un partenaire. Les sources ajoutent qu'Advent International avait eu des entretiens avec CVC au sujet d'une éventuelle offre conjointe, mais que son intérêt se serait 'refroidi' en raison de la complexité de la transaction et du soutien perçu du gouvernement italien à l'offre de KKR.

Rappelons que KKR a proposé une offre de 12 milliards de dollars pour le rachat de Telecom Italia. L'offre est libellée à 0,505 euro par titre en cash, ce qui représente une prime de 45% sur la clôture de vendredi dernier et matérialise une valeur equity de 10,7 milliards d'euros. L'opérateur affiche un endettement de 22,5 milliards d'euros. L'offre requiert l'approbation du conseil d'administration de l'Italien et est conditionnée à une période de due diligence de quatre semaines, ainsi qu'à l'approbation du gouvernement italien. Vivendi, qui détient 24% des parts, a indiqué en début de semaine qu'il entendait rester un actionnaire de long terme dans l'opérateur télécom italien. Vivendi n'aurait ainsi "aucunement l'intention" de céder sa participation...

Uber trébuche avant bourse à Wall Street sur fond de craintes sanitaires. Pourtant, le directeur financier du groupe a affirmé sa confiance. Le Wall Street Journal cite une interview de Nelson Chai, CFO d'Uber, selon lequel, alors que l'objectif actuel de la compagnie demeure la poursuite de l'amélioration de l'Ebitda ajusté, la finalité à long terme est plutôt de maintenir la croissance des revenus.

Didi décroche également. Les autorités chinoises font pression sur les principaux dirigeants du géant chinois des services VTC pour qu'il se retire de la bourse de New York, du fait des enjeux liés à la sécurité des données. C'est ce qu'a appris Reuters de deux sources proches du dossier.

Tesla entend investir jusqu'à 1,2 milliard de yuans dans une augmentation des capacités de production de son usine de Shanghai.

Boeing. Le gouvernement canadien a indiqué à Boeing que sa proposition dans le cadre de l'appel d'offres pour la fourniture de 88 avions de chasse n'avait pas été retenue.

Parmi les arbitrages sectoriels du jour, les valeurs du compartiment aérien telles que Boeing, United Airlines, Southwest Airlines ou American Airlines corrigent. Les valeurs du tourisme et du divertissement sont également malmenées. Le secteur pétrolier est sanctionné avec la rechute des cours du brut. ExxonMobil, Chevron, ConocoPhillips, Schlumberger ou Halliburton plongent.

En revanche, les 'technos' typiques du confinement, Zoom, Netflix, Roblox, Peloton Interactive ou Roku, grimpent.

Le secteur pharmaceutique est lui aussi recherché, avec de vifs rebond sur les dossiers Pfizer, Moderna ou BioNTech.

Pfizer a sauté sur l'occasion et estime pouvoir développer en une centaine de jours un nouveau vaccin contre un variant du coronavirus SARS-CoV-2 si celui-ci est résistant aux vaccins existants ! On n'en attendait pas moins du géant pharmaceutique américain.

BioNTech, qui a développé avec l'Américain le vaccin contre le Covid-19 le plus utilisé, dit attendre des données supplémentaires de la part des laboratoires sur le nouveau variant détecté en Afrique du Sud. Ces résultats devraient être transmis dans les deux prochaines semaines, et permettront de déterminer si le vaccin Pfizer/BioNTech doit être retravaillé. Pfizer et BioNTech estiment être en mesure de remodeler leur produit dans les six semaines et d'expédier les premiers lots dans les 100 jours, a confirmé BioNTech.

Seul Merck rate le rebond, alors que le laboratoire a annoncé que son traitement expérimental par voie orale du covid réduisait le risque d'hospitalisation et de décès de "seulement" 30% d'après les résultats définitifs d'étude.

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