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Wall Street : fin de semaine verte, espoirs sur un vaccin

Wall Street : fin de semaine verte, espoirs sur un vaccin
Wall Street : fin de semaine verte, espoirs sur un vaccin
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street progresse en début de séance, soutenue par les espoirs du candidat vaccin contre le Covid-19 développé par Pfizer et l'Allemand BioNTech. L'indice Dow Jones grimpe de 1,04% à 28.792 points, tandis que l'indice large S&P 500 avance de 0,71% à 3.508 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, bondit de 0,59% à 11.783 pts.

Le géant pharmaceutique américain a jugé possible le dépôt en novembre d'une demande d'homologation d'urgence de son vaccin expérimental... De quoi remettre un peu de baume au coeur des investisseurs qui continuent à attendre (désespérément) un accord entre Démocrates et Républicains sur un nouveau plan de soutien budgétaire à l'économie américaine alors que la situation sanitaire continue à se dégrader et menace de mettre à mal la reprise mondiale.

Donald Trump s'est dit prêt à relever à 1.800 milliards de dollars le montant total du plan de soutien envisagé afin de parvenir à un accord avec les Démocrates. Mais le chef de sa majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a dit que ses troupes étaient favorables à un plan plus modeste mais plus ciblé. Le jeu du chat et de la souris se poursuit, mais l'horloge tourne.

A moins de trois semaines de l'élection américaine, Joe Biden maintient son avantage dans les sondages, deux interventions télévisées séparées des deux rivaux, jeudi, n'ayant pas changé la donne mais ayant tout de même permis au candidat démocrate d'insister sur la mauvaise gestion par le président sortant de la crise sanitaire.

Le renforcement des mesures sanitaires un peu partout en Europe pour tenter de faire face à la seconde vague épidémique ainsi que l'issue toujours très incertaine des négociations entre Bruxelles et Londres sur le Brexit restent néanmoins dans l'esprit des opérateurs. Sans oublier le conflit avec la Chine, toujours bien ancré en arrière-plan.

Dans ce contexte, et après les mauvais chiffres de l'emploi dévoilés hier, les opérateurs ont été rassurés par le beau rebond des ventes au détail aux Etats-Unis en septembre. Les ventes ont en effet bondi de 1,9% en comparaison du mois antérieur contre un consensus de place de +0,8%, et après une progression de 0,6% en août. Les ventes 'core' affichent une hausse de 1,5% contre +0,5% attendu et +0,5% le mois précédent.

L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan pour le mois d'octobre s'est pour sa part établi à 81,2, contre 80,5 de consensus de place et 80,4 pour la lecture antérieure. L'indice relatif aux conditions actuelles ressort moins bon qu'estimé tandis que celui des attentes est plus élevé qu'anticipé.

La production industrielle américaine est en revanche retombée de 0,6% en septembre, en comparaison du mois antérieur, contre +0,5% de consensus de marché et +0,4% pour la lecture révisée du mois précédent. La production manufacturière a de son côté diminué de 0,3%, contre +0,6% de consensus et +1,2% un mois avant. Le taux d'utilisation des capacités de production a reculé de 72% à 71,5%, contre 71,8% de consensus.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises) cède 0,33% à 93,58 points, alors que les cours du brut restent orientés à la baisse, pénalisés par les craintes pesant sur la demande.

Les valeurs

* Hertz Global Holdings s'envole de 77%, après que la société de location de voitures en faillite eut déclaré avoir obtenu 1,65 milliard de dollars de financement de débiteur en possession de ses biens (DIP). La société a indiqué que jusqu'à un milliard du DIP pourra servir à fournir des fonds propres pour l'achat de véhicules aux États-Unis et au Canada, et jusqu'à 800 M$ pourront être utilisés pour le fonds de roulement et les besoins généraux de l'entreprise. Le financement est soumis à l'approbation du tribunal de la faillite. "Ce nouveau financement nous apportera une flexibilité financière supplémentaire alors que nous continuons à faire face aux effets de la pandémie sur l'industrie du voyage et que nous prenons des mesures pour positionner au mieux notre entreprise pour l'avenir", a déclaré le directeur général Paul Stone.

* Boeing (+3%). La lumière au bout du tunnel pour l'avionneur américain. L'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) se dit satisfaite des modifications apportées au 737 Max, ouvrant la voie à un retour dans le ciel de l'appareil d'ici la fin de l'année. Après les vols d'essai effectués en septembre, l'AESA procède à l'examen des documents finaux en prévision d'un projet de directive sur la navigabilité qu'elle devrait publier le mois prochain, a déclaré Patrick Ky, directeur exécutif de l'EASA. Cela sera suivi de quatre semaines de commentaires publics, alors que le développement d'un capteur dit synthétique pour ajouter de la redondance prendra de 20 à 24 mois, a indiqué le dirigeant à 'Bloomberg'. La solution logicielle sera nécessaire sur la variante Max 10 du 737, la plus grande, dont le lancement est prévu en 2022, et sera adaptée sur d'autres versions. "Notre analyse montre que cette solution est sûre, et le niveau de sécurité atteint est suffisamment élevé pour nous", a déclaré M. Ky. "Ce dont nous avons discuté avec Boeing est le fait qu'avec le troisième capteur, nous pourrions atteindre des niveaux de sécurité encore plus élevés".

Le 737 Max est interdit de vol dans le monde depuis mars 2019, à la suite de deux catastrophes aériennes qui ont fait 346 morts, en Indonésie fin 2018 et en Ethiopie en mars 2019. L'enquête a mis en lumière un défaut du système informatique anti-décrochage, et de nombreux autres dysfonctionnements chez Boeing, obligeant le groupe à procéder à des modifications importantes sur l'appareil.

* Pfizer (+2,4%) a annoncé qu'il pourra demander fin novembre une autorisation d'utilisation d'urgence de son candidat vaccin contre le Covid-19, développé avec l'allemand BIONTECH, dès qu'un critère de sécurité aura été validé par l'agence américaine du médicament. "Il y a trois domaines clés dans lesquels, comme pour tous les vaccins, nous devons faire la preuve de notre réussite pour obtenir l'autorisation d'utilisation publique. Premièrement, le vaccin doit avoir prouvé son efficacité, ce qui signifie qu'il peut contribuer à prévenir la maladie du Covid-19 chez au moins une majorité de patients vaccinés. Ensuite, et c'est tout aussi important, le vaccin doit être sûr, et des données de sécurité solides doivent être obtenues auprès de milliers de patients. Et enfin, nous devons démontrer que le vaccin peut être fabriqué de façon constante selon les normes de qualité les plus élevées...", déclare Albert Bourla, PDG de Pfizer.

"Dans le cas d'une autorisation d'utilisation d'urgence aux États-Unis pour un éventuel vaccin anti-Covid-19, la FDA exige que les entreprises fournissent deux mois de données de sécurité sur la moitié des participants à l'essai après la dernière dose du vaccin", souligne le dirigeant. "Sur la base de notre recrutement actuel pour les essais et du rythme de dosage, nous estimons que nous atteindrons cette étape importante au cours de la troisième semaine de novembre. La sécurité est, et restera, notre priorité numéro un, et nous continuerons à surveiller et à communiquer les données de sécurité pour tous les participants à l'essai pendant deux ans".

* Ford Motor (+0,7%). La situation s'améliore nettement pour le constructeur en Chine. Le constructeur américain a fait état d'un bond de 25% de ses ventes dans le pays entre juillet et septembre, avec 164.352 véhicules écoulés. Ford voit ainsi ses ventes augmenter pour le deuxième trimestre consécutif sur le plus grand marché automobile du monde, après presque trois années de déclin. L'entreprise basée à Dearborn, dans le Michigan, fabrique des véhicules en Chine dans le cadre d'entreprises communes avec Chongqing Changan Automobile et Jiangling Motors Corp.

* Schlumberger (-7%) vient de dévoiler des résultats en net repli, marqués notamment par une troisième perte trimestrielle consécutive. Le groupe de services parapétroliers a ainsi enregistré sur les trois mois clos fin septembre une perte nette de 82 millions de dollars ou 6 cents par titre contre un déficit de 11,3 Mds$ un an plus tôt. Le bpa ajusté ressort à 16 cents contre 43 cents un an auparavant et 13 cents de consensus, pour des revenus de 5,3 Mds$, en retrait de 38%. Le flux de trésorerie d'exploitation a atteint 479 M$. La baisse des ventes de licences sismiques multi-clients et des perturbations dues aux ouragans expliquent notamment ce repli des résultats. Le PDG Olivier Le Peuch a néanmoins déclaré que l'accent mis par la société texane sur la "discipline du capital" ainsi que sur la rentabilité et l'innovation technologique a contribué à compenser la volatilité générale des marchés pétroliers résultant des mauvaises conditions météorologiques, de la pandémie et du manque de demande.

* Uber Technologies (-0,6%) va investir plus de 150 millions de dollars dans une coentreprise avec le sud-coréen SK Telecom, une nouvelle tentative d'implantation en Corée du Sud, d'où le service de voitures avec chauffeur du groupe a été banni en 2015.

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