Cotation du 19/07/2019 à 23h08 Dow Jones Industrial -0,25% 27 154,20
  • DJIND - US2605661048

Wall Street : Fiat Chrysler anime la cote

Wall Street : Fiat Chrysler anime la cote
Wall Street : Fiat Chrysler anime la cote
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après un long week-end de trois jours aux Etats-Unis pour cause de 'Memorial Day', Wall Street pointe en légère hausse dans le calme ce mardi, en attendant des nouvelles de Donald Trump dans le dossier de l'affrontement commercial avec la Chine... Le DJ monte de 0,10% à 25.612 pts, Le Nasdaq progresse de 0,24% à 7.655 pts et le S&P500 prend 0,06% à 2.828 pts. Les esprits restent occupés par un ralentissement potentiel de l'économie US, consécutif à l'aggravation de la guerre commerciale internationale. Les dernières statistiques publiées aux Etats-Unis montrent en effet que les investissements et l'activité des entreprises ont ralenti en avril et mai. Hier, Donald Trump a répété que les Etats-Unis n'étaient toujours pas prêts de conclure un accord commercial avec la Chine...

ECO ET DEVISES

Le résultat du scrutin européen a donné lieu à un regain de tensions en Italie. Le vice-président du Conseil et dirigeant de la Ligue, Matteo Salvini, sorti en tête du scrutin européen a de nouveau appelé à renégocier les règles budgétaires de l'UE. La Commission européenne a répondu sèchement en menaçant d'imposer une amende de 3 milliards d'euros à Rome pour non respect des règles communautaires en matière d'endettement et de déficit budgétaire structurel.
Des tensions politiques qui expliquent la poussée des rendements obligataires du pays. Le taux à 10 ans, qui a déjà grimpé de 11 points de base lundi, bondit encore de 6 points pour atteindre 2,713% ce mardi.
Le taux américain à 10 ans recule en revanche de 5 pts de base, à 2,2868%, soit son plus bas niveau depuis septembre 2017. Le rendement du 10 ans allemand se situe quant à lui à -0,14%, en baisse de 3 pts de base, à un plus bas depuis septembre 2016.

Sur les devises, l'euro se replie vers 1,1185/$. De son côté, la livre sterling reste sous pression après le gros score du parti du Brexit de l'eurosceptique Nigel Farage aux élections européennes, de quoi alimenter un peu plus les craintes de "hard Brexit" d'ici au 31 octobre.
Les cours du pétrole remontent un peu. Le baril de Brent avance de 0,2% à 70,30 dollars et celui du brut léger américain (WTI) gagne 0,8% à plus de 59 dollars.

Rappelons que les commandes de biens durables, publiées vendredi, ont reculé de 2,1% en avril par rapport à mars, plombées notamment par l'effondrement des commandes de Boeing (affecté par les déboires de son B-737 MAX), ainsi que par les commandes de voitures et de poids-lourds. De plus, la hausse des commandes de 2,6% initialement publiée pour mars a été revue en baisse à seulement 1,7%.

En outre, les investissements du secteur privé, mesurés par les commandes de biens d'équipement (hors aéronautique et défense) ont baissé de 0,9% en avril, leur premier recul depuis 4 mois. En glissement annuel, la croissance de ces investissements a ralenti à 1,3% par rapport à avril 2018, contre 3,8% en mars, tombant au plus bas depuis janvier 2017.
Les économistes craignent que les indicateurs macro-économiques continuent de se détériorer tant que la Chine et les Etats-Unis n'auront pas trouvé un terrain d'entente dans leur guerre commerciale. Les commandes de biens durables d'avril, tout comme les enquêtes PMI "flash" de mai, reflètent en effet une situation antérieure à la nette dégradation des relations entre Washington et Pékin...

VALEURS A SUIVRE

Automobile : Le secteur automobile s'agite après l'annonce du projet de rapprochement entre Renault et Fiat Chrysler (+7%). Le ministre de l'Economie français, Bruno Le Maire, a posé quatre conditions à un feu vert du gouvernement français à une fusion entre Fiat Chrysler et Renault. Le constructeur français a annoncé lundi qu'il allait étudier avec intérêt l'ambitieux projet de fusion à 50-50 que lui a présenté le constructeur italo-américain et qui donnerait naissance au troisième constructeur automobile mondial. Le ministre a fait de la préservation des sites industriels français une des conditions pour approuver la fusion. Il exige aussi qu'elle se fasse dans le cadre de l'alliance avec le constructeur japonais Nissan et que les intérêts français soient bien représentés dans la future gouvernance à la tête du nouvel ensemble, même si la participation de l'Etat s'en trouverait diluée de moitié, à 7,5% du capital de la nouvelle entité.
Il demande également que le nouveau groupe s'approvisionne en batteries auprès du futur consortium européen en cours de création afin de ne plus dépendre des fournisseurs chinois et coréens.
"L'industrie automobile est confrontée à des défis technologiques qui sont les plus importants depuis ceux qu'elle a eu à affronter au début du 20e siècle", a poursuivi le ministre de l'Economie français. "Cela va demander des dizaines de milliards d'euros d'investissement, donc il faut rassembler les forces pour faire face à ces investissements. Les entreprises qui survivront seront celles qui auront la capacité d'investir massivement dans le véhicule autonome, connecté et électrique." Interrogé sur le futur rapport de force entre la France et l'Italie - incarné d'un côté par l'Etat français qui détient 15% de Renault, et de l'autre par la holding Exor de la famille Agnelli, qui contrôle 29% de FCA - Bruno Le Maire a jugé que cette question n'était pas pertinente.
Pour certains syndicats de Renault, la question du rapport de force entre la partie française et la partie italienne est un sujet, la CGT demandant même à ce que le gouvernement conserve une minorité de blocage "pour faire prévaloir les intérêts français". La CFE-CGC, première organisation syndicale du groupe au losange, préfère pour sa part attendre de connaître "le degré de préservation des intérêts des salariés du groupe Renault en France" avant de se prononcer...

General Electric (stable). Le groupe américain a annoncé un plan de suppression d'un millier d'emplois en France, principalement dans sa branche turbines à gaz implantée dans le Territoire de Belfort. La division turbine à Gaz perdrait 792 emplois sur 1.800 à Belfort et Bourogne, tandis que 252 postes seraient supprimés dans les services administratifs hérités des activités énergie d'Alstom rachetées il y a trois ans par General Electric, a indiqué à Reuters un délégué central de la CGT. Le site de Chonas-l'Amballan, en Isère, qui usine des pièces pour turbines à gaz et emploie 30 salariés serait vendu.
Les annonces ont été faites aux organisations syndicales lors d'un comité économique et social qualifié "d'informel", en amont d'un comité européen prévu à la mi-juin, préalable à l'ouverture des négociations sur un plan de sauvegarde de l'emploi.

Global Payments (-1%) va racheter Total System Services dans le cadre d'une opération évaluée à 21,5 milliards de dollars... Jeff Sloan, directeur général de Global Payments, dirigera la nouvelle société, valorisée près de 40 Mds$. Troy Woods, directeur général de Total System, en deviendra le président. La société fusionnée sera détenue à 52% par les actionnaires de Global Payments, le solde étant entre les mains de ceux de Total System. L'accord entre Global Payments, spécialisé dans le traitement des transactions financière, et Total System Services marquerait ainsi le dernier d'une longue série dans l'industrie. Fiserv a annoncé en janvier son intention de racheter First Data, spécialisée dans la gestion des terminaux de paiements et des transactions financières, dans le cadre d'une transaction estimée à 22 Mds$. En mars, la fintech Fidelity National Information Services a fait état de la reprise de Worldpay pour environ 35 Mds$.
La consolidation intervient alors que des sociétés financières établies sont de plus en plus concurrencées par de nouveaux acteurs, comme Square et PayPal, qui offrent des services axés sur la technologie...

Apple (stable). Les ventes mondiales de smartphones ont baissé de 2,7% au T1 2019 selon le cabinet Gartner. Samsung reste numéro un mondial, avec une part de marché de 19,2%, devant Huawei (15,7%), suivi d'Apple avec une part de marché de 11,9%, contre 14,1% il y a un an.

Nasdaq (stable). Le groupe a jeté officiellement l'éponge dans son bras de fer avec Euronext pour le rachat d'Oslo Bors.

Alphabet (+1%) La filiale Google a annoncé qu'elle allait investir environ 600 millions d'euros dans un nouveau centre de données à Hamina, en Finlande.

Activision Blizzard (stable) Goldman Sachs a relevé sa recommandation sur le titre de l'éditeur de jeux vidéo de "neutre" à "acheter" en l'intégrant dans sa liste de valeurs de référence.

Gilead Sciences (-3%) Goldman Sachs a ramené sa recommandation de "neutre" à "vendre" et son objectif de cours de 70 à 60 dollars.

Weibo (-1,5%) JP Morgan a ramené de "surpondérer" à "neutre" sa recommandation sur le site de microblogging chinois. Le broker se montre prudent sur les perspectives de croissance.

Alibaba (-0,4%) envisage de lever jusqu'à 20 milliards de dollars via une deuxième cotation à Hong Kong, rapporte l'agence Reuters. Après une IPO record à Wall Street il y a 5 ans, Alibaba plancherait ainsi sur une cotation secondaire. Selon 'Reuters', qui cite trois sources, le géant chinois du e-commerce travaille avec divers conseillers financiers et envisage de déposer une demande à Hong Kong dès le second semestre. Une deuxième cotation permettrait au groupe asiatique de diversifier ses canaux de financement et d'accroître ses liquidités. Un 'listing' à Hong Kong donnerait également aux investisseurs de Chine continentale un accès direct à l'un des plus grands succès boursiers du pays, via la connexion boursière Stock Connect entre Hong Kong, Shanghai et Shenzhen. "Une grande partie de ce problème est d'ordre politique, surtout en raison du moment choisi pour le faire", explique à 'Bloomberg', David Dai, analyste chez Bernstein. "Une autre partie est potentiellement une meilleure valorisation sur le marché de Hong Kong". Cette cotation pourrait également aider le groupe à améliorer son accès aux prêts des banques asiatiques. Si elle venait à se confirmer, cette IPO serait la plus importante de l'histoire de la place de Hong Kong, dépassant celle de l'assureur AIA Group en 2010 (17,8 Mds$).
Depuis son introduction à Wall Street, Alibaba a presque doublé de taille pour devenir la plus grande société chinoise cotée en Bourse, avec une valeur de marché de plus de 400 milliards de dollars...

©2019,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com