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Wall Street : et de 5 ?

Wall Street : et de 5 ?
Wall Street : et de 5 ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après 4 séances consécutives de rebond, Wall Street hésite ce jeudi soir à trois heures de la clôture. Les investisseurs, qui ont salué ces derniers jours les avancées sur le plan commercial des négociations entre la Chine et les Etats-Unis, se montrent un peu plus prudents aujourd'hui, dans l'attente de détails supplémentaires. Les derniers indicateurs économiques chinois semblent d'ailleurs confirmer un ralentissement de l'activité. Les chiffres de ventes sans relief de certains grands détaillants américains sur la période des fêtes poussent également les opérateurs à la retenue... Le DJIA monte désormais de 0,33% à 23.961 pts, le Nasdaq progresse de 0,29% à 6.977 pts, et le S&P500 gagne 0,22% à 2.590 pts.

Le ralentissement de l'activité en Chine se précise alors que la hausse des prix à la production a ralenti en décembre, sur un plus bas de deux ans (+0,9%). L'indice des prix à la consommation a enregistré de son côté une hausse de 1,9% sur un an, soit son plus bas niveau en six mois.

Les opérateurs seront attentifs ce soir à l'intervention de Jerome Powell, président de la Fed, à Washington, tentant d'y trouver confirmation de la pause potentielle dans le durcissement monétaire (participation aux discussions de l'Economic Club of Washington).

Après trois jours de négociations menées à Pékin entre les Etats-Unis et la Chine, cette dernière aurait fait des avancées substantielles pour rééquilibrer la balance commerciale entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales. Selon un communiqué du Bureau du représentant américain au commerce, publié mercredi soir, "les discussions se sont concentrées sur les engagements de Pékin à acheter une quantité substantielle de produits agricoles, pétroliers et manufacturés, ainsi que d'autres produits et services aux Etats-Unis".

La situation reste dans l'impasse aux Etats-Unis, au sujet du shutdown, Trump ayant quitté hier de manière abrupte une réunion avec Nancy Pelosi et Chuck Schumer. "Je viens de quitter une réunion avec Chuck et Nancy, une totale perte de temps. J'ai demandé ce qui allait se passer dans 30 jours si je rouvrais rapidement les choses (ndlr : l'administration), allez-vous approuver une Sécurité aux Frontières comprenant un Mur ou une Barrière d'Acier ? Nancy a dit, NON. J'ai dit bye-bye, rien d'autre ne fonctionne!", a indiqué le Président américain sur Twitter.

D'après le Département américain au travail ce jeudi, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 5 janvier 2019 sont ressorties au nombre de 216.000, contre un consensus de 224.000 et un niveau révisé à 233.000 pour la semaine antérieure.

VALEURS A SUIVRE

Tesla (+1%). Le patron du groupe, Elon Musk, qui vient de lancer la construction de la gigafactory chinoise de Shanghai, a annoncé que Tesla allait stopper la commercialisation des Model S et X les moins chers.

Amazon (stable), dont le patron Jeff Bezos vient de divorcer à l'amiable, a annoncé un accord lui permettant une montée potentielle au capital de la jeune pousse française Balyo. La start-up française, spécialiste des solutions robotisées innovantes pour les chariots de manutention a conclu un accord commercial et capitalistique de 7 ans avec le géant américain selon les termes duquel Amazon recevra gratuitement des bons de souscription d'actions qui seront exerçables en fonction de l'achat par Amazon de produits embarquant la technologie Balyo. La totalité des bons de souscription d'actions, représentant jusqu'à 29% du capital et des droits de vote de Balyo, pourrait être exercée au choix d'Amazon, si Amazon commande jusqu'à 300 millions d'euros de produits embarquant la technologie Balyo.

Twitter (+2%) rebondit à Wall Street, profitant d'un conseil de Bank of America Merrill Lynch, qui vient de revoir son conseil à l'achat avec un objectif de 39$. Le broker évoque l'usage accru des jeunes et le niveau plus élevé d'engagement. En outre, le réseau social média a annoncé des mises à jour comprenant des bulles de dialogue.

KB Home (-1%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Les bénéfices sont de 97 M$ (0,96$ par action), contre 84 M$ (0,84$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 1,35 Md$, contre 1,40 Md$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,93$, pour des ventes de 1,34 Md$. Le groupe a délivré 3.389 logements sur la période (en légère hausse), pour un prix moyen de 395.200$, en baisse de 5% en glissement annuel.

Costco Wholesale (stable) annonce des ventes de 15,42 Mds$ sur le dernier mois de l'année 2018 (période de cinq semaines se terminant le 6 janvier 2019), soit une hausse de 7,8% en glissement annuel. A magasins comparables, les ventes sont en croissance de 6,1% (+7,5% aux Etats-Unis), tandis que les ventes E-commerce grimpent de 13,6%.

Bed Bath & Beyond (+12%) présente ses résultats du troisième trimestre fiscal. Les profits sont de 24,4 M$ (0,18$ par action), contre 61,3 M$ (0,44$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 3,03 Mds$, contre 2,95 Mds$ un an plus tôt (-1,8% à magasins comparables). Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,18$, pour des revenus de 3 Mds$. Le groupe vise un bénéfice par action d'environ 2$ sur l'exercice fiscal 2018 et 2019, contre un consensus, respectivement de 1,99$ et 1,56$.

Target (-4%) annonce que ses ventes de fin d'année (novembre et décembre) sont en hausse de 5,7% à magasins comparables. Le groupe vise toujours une croissance des ventes comparables d'envrion 5% sur le quatrième trimestre, et un bénéfice par action compris entre 5,30 et 5,50$ sur l'exercice. Target annonce en outre le départ programmé de Cathy Smith (CFO). Aucun successeur n'a pour le moment été désigné.

Kohl's (-7%) a enregistré des ventes de fin d'année (novembre et décembre) en hausse de 1,2% à magasins comparables. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bénéfice par action compris entre 5,50 et 5,55$, contre une précédente fourchette de 5,35/5,55$. Les résultats du quatrième trimestre seront dévoilés le 5 mars.

L Brands (-5%) enregistre des ventes de 2,48 Mds$ en fin d'année (période de cinq semaines se terminant le 5 janvier 2019), contre 2,52 Mds$ un an avant. A magasins comparables, les ventes sont stables. Sur le quatrième trimestre, le groupe vise désormais un bénéfice par action proche de la borne haute de la fourchette de prévisions précédemment dévoilée, qui allait de 1,90 à 2,10$.

Macy's (-19%) annonce que ses ventes de fin d'année (novembre et décembre) sont ressorties en hausse de 1,1% à magasins comparables. Sur l'exercice, le groupe vise désormais un bénéfice par action compris entre 3,95 et 4$, contre une précédente fourchette de 4,10/4,30$, et 4,23$ de consensus. Les ventes comparables sont quant à elles attendues en hausse de 2%, contre une précédente fourchette de +2,3/+2,5%.

Ford (-1%) a annoncé son intention de supprimer des milliers de postes en Europe. Le constructeur automobile du Michigan entend ainsi redresser ses activités déficitaires dans la région et y atteindre une marge opérationnelle de 6%. Le groupe emploie 53.000 personnes en Europe. Steven Armstrong, vice-président pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique, n'a pas quantifié l'ampleur des suppressions d'emplois, précisant juste qu'il s'agirait de milliers de postes. Le dirigeant n'exclut pas des fermetures de sites.

Nike (stable). La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie sur le traitement fiscal accordé au groupe par les Pays-Bas.

Fiat Chrysler (+1%) a conclu un accord amiable avec le Département américain de Justice et des propriétaires de véhicules pour plus de 700 M$, dans l'affaire de fraude aux émissions polluantes de ses moteurs diesel. C'est du moins ce qu'affirment des sources de Reuters.

American Airlines (-5%) lance à son tour un avertissement sur ses résultats, une semaine après Delta Air. Un warning qui provoque une chute du titre à Wall Street. La compagnie basée à Fort Worth ne table plus que sur un bénéfice par action annuel compris entre 4,40 et 4,60 dollars, contre une fourchette précédente allant de 4,50 à 5$. Le transporteur, qui évoque des tarifs intérieurs plus faibles que prévu, anticipe par ailleurs une hausse de son revenu unitaire limitée à 1,5% sur le quatrième trimestre, contre une augmentation comprise entre 1,5% et 3,5% auparavant.

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