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Wall Street : encore plus haut ?

Wall Street : encore plus haut ?
Wall Street : encore plus haut ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street est attendue en légère hausse à l'ouverture après avoir signé une nouvelle séance de progression hier, le Nasdaq retrouvant même ses sommets historiques. La place américaine a été rassurée par les dernières déclarations du président de la Fed. Jerome Powell s'est en effet montré plus accommodant que prévu lors de son audition devant une Commission du Congrès américain, laissant entendre que la Fed n'avait pas hâte de retirer son soutien à l'économie américaine, malgré les signes inflationnistes, toujours jugés temporaires.

Tout en saluant la vigueur de la reprise économique, qui s'accompagne d'une inflation accrue, il a souligné que les facteurs d'incertitudes demeurent sur le marché de l'emploi, et empêchent la banque centrale d'agir trop rapidement pour retirer son soutien exceptionnel mis en place en mars 2020 pour lutter contre la crise du coronavirus.

La récente flambée des prix sera temporaire mais un temporaire qui s'avérera "plus long que nous ne l'avions prévu au départ", a de son côté déclaré Raphael Bostic à la 'National Public Radio', ajoutant qu'elle pourrait durer de six à neuf mois au lieu de deux à trois mois. Le président de la Réserve fédérale d'Atlanta a précisé mercredi que la Fed devrait néanmoins garder à l'esprit les 7,5 millions d'emplois perdus depuis le début de la crise sanitaire pour évaluer la situation de la reprise américaine.

Alors que les interrogations autour de l'avenir de la politique monétaire de la Réserve fédérale ne sont pas près de s'arrêter, les opérateurs prendront connaissance de plusieurs indicateurs de conjoncture cet après-midi : Indices flash PMI manufacturier et des services de juin (15h45), ventes de logements neufs (16h00) et rapport hebdomadaire du Département à l'énergie sur les stocks pétroliers domestiques (16h30) sont à suivre.

L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) est quasi stable à 91,7 points, alors que l'euro est aussi stable face au billet vert, à 1,195$ entre banques. Sur les marchés obligataires, les taux se tendent légèrement : le rendement du T-Bond à 30 ans pointe à 2,106%, en hausse de 2 points de base (après un plus bas à 1,92% lundi en séance) et celui du T-Bond à 10 ans ressort à 1,477% (+1,3 pdb), après un plongeon jusqu'à 1,35% lundi en séance.

Sur le marché des cryptos, le bitcoin remonte enfin, en hausse de près de 12% sur 24h, autour de 34.200$ sur la plateforme Bitfinex. Il est tombé hier sous la barre des 30.000$, pour la première fois depuis le mois de janvier. La poursuite de la répression chinoise avec la décision des autorités locales de fermer de nombreuses fermes de minage de cryptomonnaies continue à hanter le marché.

Enfin, les cours du brut ne s'arrêtent plus, au plus haut depuis plus de deux ans. Le baril de WTI échéance août avance de 1,1% à 73,7 dollars sur le Nymex alors que le baril de Brent de la mer du Nord (contrat d'août) grimpe de 1,2% à 75,6$. Les deux variétés de pétrole ont enchaîné 4 semaines de hausse consécutive, et ont bondi de plus de 50% depuis le début de l'année pour le WTI et de 45% pour le Brent.

Les valeurs

* Plug Power a bondi de 14% mardi à Wall Street, terminant à 34,02$, malgré la publication de pertes plus lourdes que prévu au 1er trimestre. Le fabricant américain de piles à combustible à hydrogène pour véhicules électriques a ainsi affiché une perte nette de 60,75 millions de dollars (12 cents par action, contre 8 cents attendus par le consensus) contre -37,45 M$ un an plus tôt. Cependant, les opérateurs ont apprécié le bond de 76,3% des revenus, qui ont atteint 71,96 M$, un peu au-dessus du consensus de 71,50 M$ établi par le cabinet FactSet. Les ventes de systèmes de piles à combustibles et leurs infrastructures ont même vu leurs ventes exploser de 128,5% à 46,77 M$. Le titre Plug Power est quasi-stable depuis le début de l'année (+0,3%) mais il a été multiplié par plus de 5 depuis un an.

La société américaine a notamment mis sur pied une société commune avec le constructeur automobile français Renault. Annoncée le 12 janvier, la coentreprise baptisée Hyvia, détenue à 50/50 par les deux partenaires, a été officiellement lancée début juin. Elle est présidée par David Holderbach qui bénéficie de plus de 20 ans d'expérience dans des fonctions stratégiques produit et vente à l'international, au sein de Renault Group.

* Microsoft sera particulièrement surveillé alors que le groupe fondé par Bill Gates a dépassé hier en séance la barre des 2.000 milliards de dollars de capitalisation. C'est seulement la deuxième société américaine à franchir ce seuil après Apple. Cet 'évènement' intervient alors que la firme de Redmond présentera demain une nouvelle version de son logiciel Windows.

* Tesla. Le constructeur de véhicules électriques a ouvert sa première station de recharge en Chine avec ses propres installations solaires et de stockage d'énergie. Tesla s'est lancé dans le secteur de l'énergie solaire en 2016 en achetant pour 2,6 milliards de dollars la société californienne SolarCity, et a déclaré vouloir développer cette activité. Les services solaires de la société comprennent Solar Roof, un système de production d'énergie censé ressembler à des tuiles de toit normales, et Powerwall, qui peut stocker l'énergie produite par les panneaux solaires.

* Pfizer. Le vaccin contre le COVID-19 développé par le groupe avec BioNTech reste efficace contre les variants Delta et Kappa du coronavirus à l'origine de la maladie, conclut une étude de l'université d'Oxford publiée mercredi.

* GlaxoSmithKline grimpe en pré-séance. Le fabricant de médicaments a présenté en détail les plans de scission de son activité de soins de santé grand public. Glaxo recevra éventuellement un paiement de 11 milliards de dollars de la nouvelle société.

* Amazon.com voit la vie en vert. Le géant américain s'est engagé à acheter 1,5 gigawatt de capacité de production d'électricité propre auprès de 14 nouvelles centrales solaires et éoliennes dans le monde, dans le cadre de sa volonté d'acquérir suffisamment d'énergie renouvelable pour couvrir toutes les activités de l'entreprise d'ici 2025. "Nous mettons tout en oeuvre pour tenir notre promesse climatique, c'est-à-dire notre engagement à atteindre l'objectif de zéro émission de carbone d'ici 2040, soit 10 ans avant l'accord de Paris", a déclaré Jeff Bezos, fondateur et patron d'Amazon. Amazon achètera de l'électricité provenant de projets renouvelables dans divers États américains tels que l'Arkansas, le Mississippi et la Pennsylvanie. La firme s'approvisionnera également en électricité auprès d'une ferme solaire située en Alberta, au Canada, qui aura une capacité de 375 mégawatts, ce qui en fera la plus grande du pays lorsqu'elle sera mise en service en 2022.

Ces nouveaux projets portent le total des investissements d'Amazon dans les énergies renouvelables à 10 gigawatts de capacité de production d'électricité, soit suffisamment pour alimenter 2,5 millions de foyers américains. Amazon est désormais la plus grande entreprise acheteuse d'énergie renouvelable au monde. Les géants de la tech utilisent leurs solides bilans pour financer des projets solaires, éoliens et d'autres énergie renouvelable à une échelle sans précédent. Dans certains pays, les développeurs affirment que la volonté des entreprises technologiques de dépenser en amont - en s'engageant à acheter de l'énergie à un certain prix pendant de longues périodes - a contribué à faire des sociétés privées un moteur plus important que les subventions gouvernementales pour le développement des énergies renouvelables.

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