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Wall Street en timide hausse, séance écourtée

Wall Street en timide hausse, séance écourtée
Wall Street en timide hausse, séance écourtée
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street, fermé hier pour Thanksgiving, est orienté ce jour en légère progression, sur ses sommets ou presque. Le Dow Jones gagne 0,17% à 29.924 pts, le S&P 500 0,35% à 3.642 pts et le Nasdaq 1,11% à 12.228 pts. Au passage, Apple renoue avec les 2.000 milliards de dollars de capitalisation... Le baril de brut WTI cède 1,1% sur le Nymex à 45,2$, alors que les opérateurs attendent fébrilement la prochaine décision de l'Opep+ sur ses quotas de production. L'once d'or recule de 1,3% à 1.781$. L'indice dollar perd 0,2% face à un panier de devises de référence.

Rappelons que la cote américaine ne rouvre ce jour que pour une courte séance, la clôture intervenant à 19 heures, heure française. Aucune statistique économique notable n'est attendue outre-Atlantique et de nombreux opérateurs sont absents.

L'optimisme persiste concernant les potentiels vaccins contre le coronavirus, malgré quelques doutes sur les résultats d'AstraZeneca du fait du manque de détails concernant le protocole le plus réussi de son étude, consécutif en fait à une erreur de dosage. Donald Trump, comme à son habitude, se montre pour sa part confiant quant à la livraison des vaccins, dont le processus devrait selon lui débuter la semaine prochaine. Les tendances à l'échelle mondiale concernant le nouveau coronavirus demeurent quant à elles assez préoccupantes, en particulier aux USA où les hospitalisations approchent de la barre des 90.000. En Europe, des signes de stabilisation sont décelés. En Asie, Tokyo (forte hausse des patients sévèrement atteints) et la Corée du Sud (infections au plus haut depuis mars) préoccupent.

Selon l'Université Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés dans le monde depuis le début de l'épidémie dépasse désormais les 61 millions, dont 12,9 millions aux USA, 9,3 millions en Inde et 6,2 millions au Brésil. Le virus a fait 1,43 million de morts dans le monde, dont 263.462 aux Etats-Unis, 171.460 au Brésil et 135.715 en Inde.

Londres a demandé ce vendredi à l'Agence britannique de réglementation des médicaments et produits de santé (MHRA) d'évaluer le vaccin contre le Covid-19 développé par l'université d'Oxford et le laboratoire britannique AstraZeneca en vue de sa commercialisation. Le groupe pharmaceutique estime que 4 millions de doses pourraient être disponibles en Grande-Bretagne d'ici la fin du mois prochain, et le ministre de la Santé britannique, Matt Hancock, prévoit que le vaccin soit disponible avant Noël. Il s'agit donc désormais pour l'organisme de réglementation d'évaluer le vaccin d'AstraZeneca et de déterminer s'il correspond aux normes de sécurité. La MHRA évalue déjà le vaccin à mesure que les données de sécurité et efficacité sont publiées.

AstraZeneca a indiqué en début de semaine que son candidat vaccin développé en collaboration avec l'Université d'Oxford, affichait jusqu'à 90% d'efficacité selon des résultats préliminaires d'un essai clinique de phase III. Le taux moyen d'efficacité ressort à 70%, mais il est donc monté à 90% dans une branche de l'étude. Deux protocoles ont donné des résultats différents, avec 62% d'efficacité pour un groupe vacciné par deux doses à un mois d'écart et curieusement, 90% pour des volontaires ayant reçu une demi-dose puis une dose à un mois d'intervalle. Il serait donc possible qu'une dose initiale plus faible entraîne une meilleure efficacité du vaccin.

Justement, le directeur général du laboratoire a estimé hier jeudi que le vaccin nécessitait une étude supplémentaire, suite à certains avis critiques concernant les résultats. La procédure est toutefois attendue rapide, avec un plus petit nombre de patients selon Pascal Soriot. Cela ne devrait donc pas affecter l'approbation des régulateurs de l'UE ou du Royaume-Uni. L'accord américain pourrait prendre un peu plus de temps. La nouvelle étude servira à mieux évaluer l'efficacité du vaccin au dosage plus faible du protocole ayant donné 90% de résultat. L'Organisation mondiale de la Santé a déclaré qu'elle attendait impatiemment la publication complète des données afin de mieux appréhender les performances du candidat vaccin d'Oxford et AstraZeneca.

Matt Hancock a aussi demandé à la MHRA d'approuver le candidat de Pfizer et BioNTech après qu'il se soit avéré efficace à 95%. Pour l'heure, les vaccins de Pfizer et Moderna semblent plus efficaces que celui d'AstraZeneca, mais ce dernier est moins coûteux et plus facile à stocker. 3 milliards de doses du vaccin du Britannique pourraient ainsi être disponibles l'année prochaine, contre 1,3 milliard pour Pfizer / BioNTech. AstraZeneca prévoit de fabriquer 200 millions de doses d'ici la fin 2020 et 700 millions à la fin du premier trimestre 2021.

En outre, le fabricant du vaccin russe Spoutnik V contre Covid-19 a proposé hier à AstraZeneca de le combiner avec sa propre version pour en augmenter l'efficacité. Les autorités russes estiment que Spoutnik V est efficace à 92%.

Moncef Slaoui, qui dirige l'effort américain de vaccination dans le cadre de l'Opération Warp Speed, a indiqué à CNBC que les Américains pouvaient s'attendre à un 'retour substantiel à la normale' dès l'été 2021. Il espère que 70 à 80% de la population sera vaccinée en mai ou juin. Deux semaines après Thanksgiving, la FDA se réunira afin de décider d'une éventuelle approbation du vaccin de Pfizer / BioNTech. En cas d'accord, le gouvernement américain distribuera initialement 6,4 millions de doses à travers le pays. Slaoui pense que la vaccination de masse des Américains est un objectif difficile mais atteignable. Un récent sondage Gallup montre pourtant que 58% de la population seulement accepterait de se faire vacciner.

Sur le front commercial cette fois, Bloomberg rapporte que la France et l'Allemagne tentent des contacts préliminaires avec l'équipe du président-élu Joe Biden afin de normaliser les relations commerciales entre Washington et Bruxelles. Les questions sont diverses et concerneraient notamment le secteur aérien ou les tarifs sur l'acier et l'aluminium, ainsi que les fameuses 'compagnies digitales' internationales. La réforme de l'Organisation mondiale du commerce pourrait aussi être discutée.

Les valeurs

Amazon (+1%), le géant américain du commerce en ligne, a annoncé qu'il allait dépenser plus de 500 millions de dollars en primes exceptionnelles pour ses salariés mobilisés durant les fêtes de fin d'année dans le contexte de crise sanitaire.

Yunji (-17%), groupe chinois de commerce en ligne coté à Wall Street sur le marché technologique du Nasdaq, dévisse aujourd'hui suite à la publication de résultats financiers trimestriels jugés décevants.

Alibaba (stable), autre acteur chinois du e-commerce représenté à Wall Street, et Tencent, ont mis un terme à des négociations distinctes avec le moteur de recherche chinois Baidu en vue de l'acquisition d'un intérêt de contrôle au sein de son service Iqiyi de vidéo en streaming. Baidu réclamait 20 milliards de dollars de valorisation, a appris l'agence Reuters de sources informées des négociations. Tencent estime pour sa part que le service de Baidu ne vaut que la moitié de ce montant...

JD.com (+1%). JD Health International connaît un franc succès pour son introduction à Hong Kong. Selon StreetAccount, la cession de titres JD Health a été sursouscrite 53,8 fois !

Tesla (+3%), le leader californien de l'automobile électrique, qui vaut plus de 560 milliards de dollars à Wall Street, a indiqué qu'il prévoyait de lancer en 2021 la fabrication en Chine de chargeurs pour véhicules électriques, afin de renforcer ses ventes sur le premier marché automobile au monde... Par ailleurs, l'autorité américaine de la sécurité routière a ouvert une enquête préliminaire sur un possible défaut de suspension avant de 115.000 véhicules du groupe. Tesla a en outre lancé le rappel de 870 Model X en Chine pour un problème de fixation de pièces.

Alphabet (+1%) et Facebook (+1%) sont surveillés ce jour. L'autorité de concurrence britannique a dévoilé de nouvelles règles qui prendront effet l'année prochaine, afin de limiter l'abus par Google et Facebook de leurs positions jugées dominantes sur le marché de la publicité en ligne.

Facebook pourrait par ailleurs lancer sa monnaie numérique Libra en janvier, selon le Financial Times, qui cite des personnes impliquées dans l'initiative. Il s'agira d'un 'coin' adossé à parité au dollar puis à d'autres devises. Une personne impliquée dans la filiale Novi de Facebook, qui travaille sur le portefeuille digital du Libra, juge que ce dernier est déjà prêt en tant que produit mais qu'il aura besoin de licences.

Uber (stable), Spotify (stable), ainsi que d'autres membres du consortium Libra, entendent observer son accueil par le public avant de choisir de l'utiliser.

Teva (stable). La Commission européenne a infligé au géant israélien des traitements génériques une amende de 60,5 millions d'euros. L'amende concerne Teva et Cephalon, devenu sa filiale, du fait du retardement de commercialisation d'une version générique du traitement des troubles du sommeil de Cephalon.

Walt Disney (-1%), le colosse américain des médias et du divertissement, va licencier près de 32.000 salariés, essentiellement dans ses activités de parcs à thème, contre 28.000 précédemment annoncé en septembre.

Delta Air Lines (stable), transporteur aérien américain, reprend les vols transatlantiques entre Atlanta et Rome à partir du 19 décembre avec le dépistage du covid gratuit pour les voyageurs.

Salesforce.com (+1%) avait commencé à étudier le dossier Slack l'an dernier lors de son introduction en bourse, indique le Financial Times. La compagnie avait alors conclu que le titre Slack était valorisé de manière inappropriée compte tenu des challenges. Le Wall Street Journal relève pour sa part que Microsoft a lancé Teams après avoir échoué dans sa tentative d'acquisition de Slack.

Slack (-1% ce jour) s'était envolé de 37,6% à Wall Street mercredi soir après des informations du Wall Street Journal évoquant des négociations en vue d'une acquisition du spécialiste du travail collaboratif par Salesforce (-5,3% mercredi), le géant des logiciels CRM. La capitalisation boursière de Slack atteint 23 milliards de dollars, tandis que celle de Salesforce (qui a intégré récemment l'indice Dow Jones) est de l'ordre de 227 Mds$. Les investisseurs estiment que cette opération pourrait déclencher une vague de fusions-acquisitions dans le secteur des logiciels.

ExxonMobil (-1%) a abaissé ses prévisions concernant les prix du pétrole, croit savoir le Wall Street Journal, citant des documents internes au géant pétrolier américain datant de septembre. Ainsi, Exxon aurait réduit de 11 à 17% ses estimations sur les prix du brut pour chacune des sept prochaines années.

Tiffany (stable), le joaillier new-yorkais, tient le 30 décembre une assemblée générale en ligne pour soumettre à ses actionnaires l'offre de rachat formulée par le géant français du luxe LVMH.

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