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Wall Street en timide hausse avant Jackson Hole

Wall Street en timide hausse avant Jackson Hole
Wall Street en timide hausse avant Jackson Hole
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La tendance est désormais légèrement positive avant bourse à Wall Street ce jeudi, après une belle hausse hier alimentée en particulier par les comptes solides des détaillants Lowe's ou Target (+0,9% environ sur le DJIA et le Nasdaq en clôture). Les opérateurs restent toutefois prudents, après des indices PMI européens assez contrastés, des minutes sans surprise de la BCE et de la Fed, et à la veille de l'intervention de Jerome Powell à l'occasion du symposium de Jackson Hole.

Le S&P500 est attendu en progression de 0,2% ce jeudi, alors que le Nasdaq gagne 0,1%. Le DJIA avance de 0,2%. Sur le marché des changes, l'euro se traite à 1,1082$, alors que l'indice dollar pointe à 98,3, pratiquement stable face à un panier de devises de référence. Sur le Nymex, le baril de brut WTI avance de 1% à 56,3$.

D'après le Département américain au travail ce jeudi, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 17 août sont ressorties au nombre de 209.000, contre 216.000 de consensus de place et 221.000 pour la lecture révisée de la semaine antérieure.

L'indice flash PMI composite américain sera annoncé à 15h45 (consensus 51,9 pour l'indicateur composite, 50,2 pour l'indice manufacturier et 52,3 pour les services). L'indice des indicateurs avancés américains du Conference Board pour le mois de juillet sera connu à 16h (consensus +0,2% en comparaison du mois antérieur). Enfin, l'indice manufacturier de la Fed de Kansas City pour le mois d'août sera communiqué à 17h.

Le grand rendez-vous économique de la semaine est néanmoins programmé pour demain, 16h, avec l'intervention du président de la Fed Jerome Powell pour la réunion de Jackson Hole, Wyoming, qui rassemble les grands argentiers mondiaux. Les opérateurs tenteront d'en savoir plus sur les intentions de la Fed, alors que les Minutes de la dernière réunion monétaire - celle des 30 et 31 juillet - publiées hier soir n'ont quant à elles pas révélé de surprise. La Réserve Fédérale, tant critiquée par Donald Trump, avait alors réduit finalement d'un quart de point ses taux, les ramenant dans une fourchette de 2-2,25%, certains membres ayant tout de même discuté de la possibilité d'une baisse plus importante.

Selon l'outil FedWatch du CME Group, il est extrêmement probable (à 98% pour être précis) que la Fed procède à une nouvelle baisse des taux d'un quart de point, réduisant ainsi la fourchette à 1,75-2%. Évidemment, cela restera sans doute insuffisant pour Trump, qui taclait hier encore la Fed et son patron Jerome Powell, "un golfeur sans toucher", incapable de faire un putt...

Notons que le compte rendu de la dernière réunion de la BCE vient lui aussi d'être publié. Globalement, les responsables de la Banque centrale européenne se sont accordés sur l'idée d'une politique accommodante durable, les nouvelles actions possibles incluant baisse des taux et rachats d'actifs. Dans ses minutes, la BCE évoque "une combinaison d'instruments avec d'importantes complémentarités et synergies". La Banque centrale européenne pourrait apporter un soutien plus fort au secteur bancaire par un amortissement des effets d'un taux de dépôt négatif...

La dernière phase de rebond de la cote américaine a également été alimentée par les espoirs de relance fiscale outre-Atlantique, mais Trump a nuancé le propos en indiquant notamment qu'il ne prévoyait pas de réduction de l'imposition des revenus. De potentielles réductions de cotisations sociales ou d'impôts (notamment sur les plus-values) avaient précédemment été évoquées, soutenant alors les marchés.

Hier sur Twitter, Trump s'en est pris par ailleurs de manière assez agressive aux patrons des grandes entreprises automobiles, qui entendraient s'aligner sur les normes californiennes assez exigeantes en matière de CO2 plutôt que de suivre celles de l'agence américaine de protection environnementale, que l'administration en place prévoit d'assouplir. Trump s'est offusqué, estimant que les fondateurs de Ford et General Motors devraient même se retourner dans leurs tombes (!). Le président américain calcule que ce choix renchérirait de 3.000$ le prix des automobiles...

Un léger mieux est constaté par ailleurs ce jour pour la zone euro. Selon les données préliminaires d'IHS Markit, l'indice PMI Flash Composite de l'activité globale dans la région a atteint 51,8 en août, contre 51,5 en juillet, et 51,2 de consensus. L'enquête continue par ailleurs d'indiquer un écart de performance important entre le secteur manufacturier et celui des services, malgré un léger resserrement par rapport à juillet. L'Indice PMI Flash de l'activité de services se redresse ainsi à 53,4 (53,2 en juillet et 53 de consensus) tandis que l'Indice PMI Flash de l'industrie manufacturière ressort à 47 (46,5 en juillet et 46,3 de consensus)... Bien que le taux d'expansion de l'activité globale se soit légèrement redressé au cours de la dernière période d'enquête, les dernières données PMI préfigurent une hausse du PIB de l'ordre de seulement 0,1 à 0,2% au troisième trimestre 2019.

Concernant le Brexit, le Premier ministre britannique Boris Johnson, à Paris ce jeudi après avoir rendu visite à la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, a fait part d'un certain optimisme concernant un éventuel accord d'ici au 31 octobre, Emmanuel Macron s'est montré beaucoup plus circonspect. "Permettez-moi d'être très clair, nous ne trouverons pas un nouvel accord de retrait dans les 30 jours qui sera très différent de l'accord existant", a déclaré le président français. "Nous devons respecter ce qui a été négocié". L'accord conclu après 19 mois de négociations entre Theresa May et l'UE a déjà été rejeté trois fois par le Parlement britannique. Johnson exige notamment que l'UE supprime ce que l'on appelle le backstop, mécanisme conçu pour garder la frontière irlandaise exempte de contrôles. "Nous avons suffisamment de temps pour trouver une solution pour la frontière", a assuré le Premier ministre britannique. Emmanuel Macron a de son côté indiqué qu'il ne s'agissait pas seulement d'un mécanisme technique, mais d'un garant de la stabilité en Irlande et dans la province d'Irlande du Nord.

Dans l'actualité des entreprises à Wall Street ce jour, BJ's Wholesale, Hormel Foods, Gap, HP Inc, Intuit, VMware, Salesforce.com ou Ross Stores, publient notamment leurs derniers résultats financiers trimestriels.

L Brands, la maison-mère américaine de Victoria's Secret, Bath & Body Works ou Pink, a raté le consensus en matière de revenus pour le second trimestre et livré des prévisions par ailleurs timorées pour le troisième trimestre. Le groupe a dégagé un bénéfice de 38 millions de dollars soit 14 cents par titre sur le second trimestre, contre 99 millions de dollars et 36 cents par action un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 24 cents, contre 20 cents de consensus. Les revenus se sont tassés à 2,90 milliards de dollars, contre 2,98 milliards un an auparavant et 2,95 milliards de consensus. Pour son troisième trimestre, le groupe envisage un bénéfice par action compris entre -5 cents et +5 cents. Le groupe confirme tout de même sa guidance 2019 de profit par action, logée entre 2,30 et 2,60$.

BJ's Wholesale grimpe à Wall Street. La chaîne américaine de magasins d'entrepôt a annoncé pour le second trimestre fiscal un bénéfice supérieur aux attentes et des ventes à comparable conformes au consensus. Sur le trimestre clos début août, le bénéfice net s'est établi à 54,5 millions de dollars soit 39 cents par titre, contre une perte de 5,6 millions un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 39 cents, contre 31 cents un an plus tôt et 37 cents de consensus. Les revenus ont augmenté de 1% à 3,35 milliards de dollars. La croissance à comparable est ressortie à 1,6%. Le groupe table pour 2019 sur un bpa allant de 1,42 à 1,50$, alors que les ventes sont espérées entre 12,9 et 13,2 Mds$.

Hormel Foods, le groupe alimentaire américain, a convaincu les marchés par ses derniers comptes. Le groupe aux marques Spam, Skippy et Jennie-O Turkey a dégagé sur le trimestre clos fin juillet un bénéfice net de 199 millions de dollars soit 37 cents par action, contre 210 millions un an plus tôt. Le consensus était de 36 cents de bpa. Les revenus ont reculé de 3% à 2,29 milliards de dollars, contre 2,3 Mds$ de consensus. Le groupe d'Austin table désormais sur un bénéfice par action 2019 allant de 1,71 à 1,85$. Les revenus sont attendus entre 9,5 et 10 milliards de dollars. Le consensus était de 1,72$ de bpa et 9,5 Mds$ de revenus.

Tesla. Le groupe californien bénéficie de l'intérêt supposé du colosse allemand Volkswagen. Selon le Manager Magazin allemand, le directeur général du constructeur allemand, Herbert Diess, serait intéressé par une prise de participation. L'un des principaux managers de Diess aurait même affirmé que ce dernier serait prêt à "se lancer" dès que possible, afin de profiter des compétences de Tesla dans les batteries et les logiciels. En outre, l'Allemand disposerait des capacités financières nécessaires à une telle opération. Un porte-parole du groupe allemand, cité par Reuters, a néanmoins démenti cette possible prise de participation.

Nordstrom, le détaillant américain, a réalisé un bénéfice trimestriel de 141 millions de dollars et 90 cents par titre, contre 162 millions de dollars un an plus tôt. Le groupe a donc dépassé les attentes de ce point de vue. Il envisage désormais un bénéfice annuel ajusté par action allant de 3,25 à 3,50$, alors que la guidance antérieure était logée entre 3,25 et 3,65$.

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