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Wall Street en retrait, mais Tesla rebondit

Wall Street en retrait, mais Tesla rebondit
Wall Street en retrait, mais Tesla rebondit
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street cède à quelques prises de bénéfices ce mercredi, le DJIA perdant 0,41% à 35.999 pts et le S&P 500 0,18% à 4.692 pts, contre une régression de 0,22% à 15.939 pts sur le Nasdaq. Le baril de brut WTI abandonne 1% sous les 79$. L'once d'or avance de 0,7% à 1.868$. L'indice dollar cède 0,1% face à un panier de devises. Le bitcoin abandonne 2,3% sous les 60.000$.

La tendance se veut donc prudente, alors que les dernières publications trimestrielles traduisent l'impact de la poussée de l'inflation et des perturbations de supply chain. Joe Biden a lui indiqué hier que son choix pour la direction de la Fed allait être annoncé d'ici quelques jours, une reconduction de Jerome Powell constituant toujours la plus forte probabilité, mais une nomination surprise de la gouverneure Lael Brainard n'étant pas totalement exclue.

Janet Yellen, Secrétaire US au Trésor, a fixé au 15 décembre la nouvelle échéance pour éviter un défaut éventuel des Etats-Unis sans action pour relever le plafond de la dette. Les démocrates devraient utiliser la 'réconciliation' pour éviter d'en arriver là.

Les mises en chantier de logements aux États-Unis pour le mois d'octobre sont ressorties au nombre de 1,52 million, contre 1,59 million de consensus et 1,53 million pour la lecture révisée du mois antérieur. Les permis de construire ont été en revanche plus solides que prévu, à 1,65 million en octobre, contre 1,63 million de consensus et 1,59 million en septembre.

Sur le front économique ce jour à Wall Street, les opérateurs suivront par ailleurs des interventions des responsables de la Fed John Williams, Loretta Mester, Christopher Waller, Mary Daly et Charles Evans.

Les cours pétroliers restent dans le rouge après l'annonce d'une baisse surprise des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière. D'après le Département à l'Energie, les stocks domestiques de pétrole pour la semaine close le 12 novembre octobre ont reculé de 2,1 millions de barils à 433 mb, contre une progression de 1,2 mbj attendue par le consensus. Les réserves d'essence ont diminué de 0,7 mb (contre une baisse de 0,8 mb anticipée par le marché), alors que les stocks de produits distillés ont reculé de 0,8 mbj par rapport à la précédente semaine, contre un repli de 1 mb attendu.

Alors que les principaux dirigeants de la Réserve fédérale continuent de minimiser les risques liés à l'inflation, jugée transitoire, des voix s'élèvent pour critiquer la banque centrale américaine, et la mettre en garde contre un manque de réactivité face à la hausse des prix, qui pourrait rendre très difficile de maîtriser la situation par la suite, si les prix continuent de flamber.

Ainsi, deux anciens responsables de la Fed sont montés au créneau lundi soir pour critiquer le manque d'empressement de la Fed à agir contre la hausse des prix. Dans des interviews à Bloomberg, l'ancien président de la Fed de New York, William Dudley, et celui de la Fed de Richmond Jeffrey Lacker, ont tous deux estimé que la Fed serait amenée à remonter ses taux directeurs assez haut, entre 3 et 4% pour juguler l'inflation. Ils ont critiqué l'attentisme actuel de l'institution, M. Dudley la jugeant "très en retard" et M. Lacker la trouvant "très loin du compte" dans ses réactions. "Je crois qu'ils sont en route pour commettre une grosse bourde de politique monétaire", a ajouté M. Lacker.

La banque centrale américaine a commencé à réduire la voilure en annonçant le 3 novembre le coup d'envoi de la réduction de son programme d'achats d'actifs mis en place pendant la pandémie de Covid, un "tapering" qui devrait s'achever à la mi-2022. Mais Powell a indiqué à plusieurs reprises que l'institution ne comptait pas relever ses taux directeurs avant d'avoir mis fin à son programme d'achat d'actifs. La Fed avait abaissé le taux des fed funds près de zéro en 2020 pour lutter contre la crise pandémique.

Les valeurs

Target (-5%), le détaillant discount américain, a publié des profits trimestriels supérieurs aux attentes mais des marges affectées par les contraintes de supply chain. Le groupe se montre tout de même confiant et revoit en hausse sa guidance avant la saison des fêtes. Sur le trimestre clos, les revenus se sont appréciés de 13,3% à 25,65 milliards de dollars, ce qui dépasse les attentes du consensus. Le bénéfice ajusté par action a lui aussi été meilleur que prévu, à 3,03$. Néanmoins, la marge brute s'est tassée à 28%, contre 30,6% sur la période comparable de l'an dernier. La croissance des coûts salariaux et de fret a donc pesé.

Target a par ailleurs relevé ses estimations de croissance des ventes à comparable. Alors que cette métrique a augmenté de 12,7% sur le trimestre clos fin octobre, contre 8,4% de consensus, le détaillant table désormais sur une expansion voisine de 10% sur l'exercice. Le groupe maintient sa guidance de marge opérationnelle, malgré les pressions actuelles.

Lowe's (+2%), le challenger américain de Home Depot, a dégagé sur le trimestre clos un bénéfice et des revenus supérieurs aux attentes, ainsi qu'une croissance inattendue de ses ventes à comparable. Le titre est attendu sur ses sommets historiques à Wall Street. Le détaillant américain en produits pour la maison a révélé pour le troisième trimestre fiscal, clos fin octobre, un bénéfice net de 1,9 milliard de dollars et 2,73$ par titre, contre 692 millions de dollars un an plus tôt. Le consensus FactSet de bpa était de 2,35$. Les revenus se sont améliorés de près de 3% en glissement annuel à 22,92 milliards de dollars, contre 22,06 milliards de consensus. La croissance à comparable a été de 2,2%.

Lowe's rehausse dans la foulée ses prévisions de revenus sur l'exercice. Le groupe table désormais sur des ventes totales de 95 milliards de dollars environ, contre une guidance antérieure de 92 milliards.

Baidu (-4%) vient de publier des bénéfices (ajustés) supérieurs aux attentes de marché pour son troisième trimestre fiscal. Considérés en dollars, les revenus ont atteint 4,95 milliards, en croissance de 13% en glissement annuel et de 2% en comparaison du trimestre antérieur. Le bénéfice opérationnel a régressé de plus de 60% à 358 millions de dollars en GAAP, alors que la perte nette consolidée a atteint 2,57 milliards. Sur une base ajustée, le bénéfice opérationnel a été de 731 millions de dollars et le bénéfice net de 790 millions, soit un bpa dilué non-GAAP par ADS de 2,28$. Le consensus était logé à 2$ de bpa ajusté et 4,96 milliards de recettes.

Manchester United (-1%) réduit ses pertes à la faveur de la levée des restrictions liées à la pandémie de coronavirus. Sur les trois premiers mois de son exercice financier, le club britannique essuie un déficit de 15,5 millions de livres ou 9,53 pence par titre contre une perte de 30,3 M£ et 18,9 pence par action un an plus tôt. Les revenus ont augmenté de 16,1% à 126,5 M£. L'Ebitda ajusté recule en revanche de 46% sur un an à 11,2 M£. Le retour des supporters à Old Trafford a notamment permis au groupe d'enregistrer des revenus de 18,8 M£ les jours de match.

Tesla (+5%). Elon Musk, le CEO de Tesla, poursuit comme attendu ses ventes de titres, qui se chiffrent désormais à 8,8 milliards de dollars sur sept jours. Le leader du constructeur de véhicules électriques est quasiment à mi-chemin, si l'on se réfère à sa promesse de vendre 10% de ses actions, formulée... suite à un sondage Twitter sur le sujet. Le milliardaire ne s'était plus séparé d'actions depuis 5 ans.

Visa (-4%) pourrait souffrir en bourse ce mercredi, alors qu'Amazon a annoncé qu'il n'allait plus accepter les cartes de crédit du groupe au Royaume-Uni, du fait des commissions jugées trop élevées sur les paiements.

Vir Biotechnology (stable). Washington a signé deux contrats d'un montant d'environ un milliard de dollars pour une commande du traitement covid à base d'anticorps monoclonaux sotrovimab, développé par le laboratoire britannique GSK et la biotech américaine Vir.

Pfizer (+2%) a demandé aux Etats-Unis d'autoriser son traitement antiviral expérimental du covid, après qu'un essai clinique a montré qu'il réduisait de 89% les risques d'hospitalisation ou de décès chez les personnes susceptibles de développer des formes graves de la maladie. La FDA devrait par ailleurs autoriser la dose de rappel de Pfizer / BioNTech pour tous les Américains adultes dès demain jeudi. Bref, tout va pour le mieux pour le groupe.

Biogen (-2%) indique que le panel de l'Agence européenne du médicament a voté contre la demande de mise sur le marché de son traitement de la maladie d'Alzheimer.

Lucid (-2%). Le constructeur a annoncé hier que les réservations pour ses voitures avaient atteint 13.000 unités au troisième trimestre. La capitalisation boursière du groupe est désormais supérieure à celle de Ford, à près de 90 milliards de dollars. Rivian vaut pour sa part plus de 124 milliards, malgré un plongeon de 15% ce mercredi.

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