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Wall Street en ordre dispersé, Oracle et Adobe cassent un peu l'ambiance

Wall Street en ordre dispersé, Oracle et Adobe cassent un peu l'ambiance
Wall Street en ordre dispersé, Oracle et Adobe cassent un peu l'ambiance
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après une tentative de rebond en début de séance, Wall Street évolue désormais en ordre dispersé ce vendredi. Les opérateurs, qui saluent le vote sur le report du Brexit, viennent de prendre connaissance de plusieurs indicateurs économiques américains contrastés. Du côté des sociétés, Oracle et Adobe perdent du terrain après leurs comptes, tandis que Broadcom s'envole. Le titre Boeing reste par ailleurs déprimé en cette fin de semaine (plus forte baisse du Dow Jones actuellement). Enfin, sur le front du commerce, Donald Trump estime qu'il faudra encore attendre 3 à 4 semaines avant de savoir si un accord commercial global est possible avec la Chine... Le DJIA perd pour le moment 0,15% à 25.671 pts, le Nasdaq monte de 0,61% à 7.677 pts, et le S&P500 progresse de 0,22% à 2.815 pts.

L'indice manufacturier régional dit "Empire State" de la Fed de New York est ressorti à 3,7 pour le mois mars 2019, contre 10 de consensus de place et 8,8 un mois auparavant.

D'après la Fed, la production industrielle américaine pour le mois de février 2019 a progressé de +0,1% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +0,4% et -0,4% un mois avant. La production manufacturière est quant à elle en repli de -0,4% en février, contre +0,4% de consensus et -0,5% un mois plus tôt. Enfin, le taux d'utilisation des capacités de production est ressorti à 78,2%, contre 78,5% de consensus.

L'indice du sentiment des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan pour le mois de mars ressort à 97,8 en lecture préliminaire, contre 95,2 de consensus et 93,8 en lecture finale de février.

D'après le rapport "JOLTS" du Département américain au travail, les ouvertures de postes pour le mois de janvier 2019 se sont chiffrées à 7,58 millions, contre 7,2 millions de consensus et 7,48 millions un mois avant.

Le président américain Donald Trump demeure très remonté contre les Démocrates (et certains sénateurs républicains) au sujet du vote d'hier relatif à la sécurité aux frontières et de sa déclaration d'urgence nationale. Le Sénat américain a en effet bloqué hier le financement d'urgence du fameux mur de Trump à la frontière avec le Mexique, 12 sénateurs républicains s'étant au passage opposés au leader de la Maison Blanche. Comme prévu, Trump va utiliser son veto pour la première fois de son mandat afin d'obtenir satisfaction. Il l'a confirmé d'ailleurs hier sur Twitter.

Concernant cette fois la guerre commerciale sino-américaine, Trump a laissé entendre qu'il faudrait encore attendre 3 à 4 semaines avant de savoir si un accord commercial global était possible avec la Chine. "On aura des nouvelles sur la Chine. On saura probablement dans les trois ou quatre prochaines semaines", a affirmé le président américain lors d'un événement à la Maison Blanche. Le président américain a glissé par ailleurs que Pékin demeurait "très responsable et raisonnable". Quoi qu'il en soit, il semble désormais impossible qu'un sommet ait lieu ce mois, réunissant Trump et son homologue chinois Xi Jinping, comme cela avait pu être précédemment évoqué...

Enfin, alors que les députés britanniques viennent de voter le report du Brexit au 30 juin, Trump voit une belle opportunité d'accord commercial avec son partenaire anglais. "Mon administration se réjouit à l'idée de négocier un accord commercial à grande échelle avec le Royaume-Uni. Le potentiel est illimité!".

La devise britannique a encore perdu du terrain hier soir, après un nouveau vote du parlement britannique en faveur d'un report de la sortie de l'Union européenne, jusqu'au 30 juin, au lieu du 29 mars. La veille, les parlementaires avaient voté contre l'hypothèse d'un Brexit sans accord, et lundi, ils avaient aussi rejeté massivement l'accord conclu entre l'Union européenne et Theresa May... La situation reste donc très confuse sur l'avenir du Royaume-Uni, ce qui se traduit dans les errements de la devise britannique ces derniers jours. Le texte d'hier, adopté par 412 voix contre 202, prévoit que la Première ministre britannique Theresa May demandera à l'UE un report "technique" de trois mois, jusqu'au 30 juin, si les députés approuvent un accord de divorce d'ici à mercredi prochain, et qu'elle sollicitera un report de longue durée si les élus ne parviennent pas à adopter un traité. Les dirigeants des pays membres de l'Union européenne examineront toute demande britannique d'un report du Brexit en prenant en compte ses raisons et sa durée, avec pour priorité d'assurer le bon fonctionnement des institutions communautaires, a déclaré jeudi la Commission européenne. Le Conseil européen doit se réunir jeudi et vendredi prochains. Plusieurs dirigeants de pays membres ont déjà prévenu que le Royaume-Uni devrait soit avoir quitté l'UE avant la prise de fonction en juillet des nouveaux députés européens élus fin mai, soit organiser des élections européennes afin d'éviter tout recours en justice contre la légitimité du nouveau Parlement.

Cette journée des 'quatre sorcières' pourrait toutefois être marquée par une certaine volatilité. Cet événement boursier, qui intervient 4 fois par an (le 3ème vendredi de chaque trimestre) correspond à l'arrivée à échéance simultanée de 4 types de contrats : les options sur indices et sur actions, ainsi que les contrats à terme sur les indices et les actions.

VALEURS A SUIVRE

Tesla (-4%) a présenté hier à Hawthorne - près de Los Angeles - son tant attendu SUV compact Model Y. Il s'agira du cinquième modèle commercialisé par le groupe pour les particuliers, après le Roadster, les Model S et X et le Model 3. Ce Model Y sera un peu plus cher que le Model 3 (à partir de 39.000$ - contre un prix de base récemment ramené à 35.000$ sur le Model 3 'grand public'). Plusieurs versions seront proposées, comme d'ordinaire chez Tesla, avec des performances diverses en termes de vitesse ou d'autonomie. Stratégiquement, l'arrivée du Model Y est cruciale dans la gamme de Tesla, alors que ce segment des SUV compacts affiche actuellement une forte expansion à travers le monde. Musk, toujours optimiste, estime que d'ici douze mois, le groupe aura fabriqué environ un million de voitures... Le Model Y pourrait ensuite soutenir l'activité. Il devrait être, aux dires de Musk, le SUV de taille moyenne "de loin le plus sûr du marché".

Oracle (-1%). Le géant américain des logiciels d'entreprises a surtout déçu par ses prévisions financières pour le quatrième trimestre fiscal, tablant sur des revenus stables ou en baisse (jusqu'à -2%), ce qui se traduirait par un niveau de 11,2 milliards de dollars en milieu de fourchette. D'après Safra Catz, directrice générale du groupe, le renforcement du dollar devrait largement peser. Pour le troisième trimestre, les revenus totaux ont décliné de près de 1% à 9,6 milliards de dollars, en ligne avec le consensus des analystes, pour un bénéfice ajusté par action de 87 cents à comparer à un consensus de 84 cents. Le bénéfice net s'est élevé à 2,75 milliards de dollars et 76 cents par action sur ce trimestre clos fin février, contre une perte de 4 Mds$ et 98 cents par action un an avant - avec l'impact de la réforme fiscale aux Etats-Unis. Les revenus de services cloud et support licence ont augmenté de 1% à 6,7 Mds$. Dans l'ensemble, la transition vers les services cloud se déroule bien, mais les opérateurs font donc la fine bouche et préfèrent sanctionner des prévisions un peu courtes.

Boeing (-2%). Après avoir recommandé la suspension de l'ensemble de la flotte de B-737 MAX dans le monde, Boeing a en outre cessé temporairement ses livraisons de ce modèle, impliqué dans deux accidents ces 5 derniers mois, a affirmé jeudi soir le 'Wall Street Journal' sur son site internet, citant un porte-parole du groupe. Le quotidien financier a précisé que le géant de l'aéronautique et de la défense n'avait en revanche pas modifié le rythme de production de ces appareils.

Jabil (+1%) a publié ses résultats du deuxième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 67,4 M$ (0,43$ par action), contre 37,3 M$ (0,21$ par action) un an avant. Le bpa non-GAAP s'affiche à 0,64$. Les ventes ressortent à 6,07 Mds$, contre 5,3 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,61$, pour des revenus de 6,1 Mds$. Sur le T3 fiscal, le groupe vise des ventes comprises entre 5,7 Mds$ et 6,3 Mds$, pour un bpa entre 0,47 et 0,67$.

Broadcom (+11%) a présenté ses résultats du premier trimestre fiscal. Les revenus montent de 8,7% en glissement annuel, à 5,79 Mds$. Le résultat net s'élève à 471 M$ (1,12$ par action), contre 6,23 Mds$ (14,62$ par action) un an avant. Le bpa non-GAAP ressort à 5,55$, contre 5,12$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 5,23$, pour des revenus de 5,8 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise des revenus de 24,5 Mds$.

Adobe (-6%) vient de publier ses résultats du premier trimestre fiscal. Les revenus sont de 2,60 Mds$, contre 2,08 Mds$ un an avant. Les bénéfices s'affichent à 674 M$ (1,36$ par action), contre 583 M$ (1,17$ par action) un an plus tôt. Le bpa non-GAAP ressort à 1,71$. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 1,62$, pour des revenus de 2,55 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise des revenus d'environ 11,15 Mds$, pour un bpa de 7,8$. Sur le T2 fiscal, les revenus sont attendus à 2,7 Mds$ (contre 2,72 Mds$ de consensus), pour un bpa de 1,77$ (contre 1,88$ de consensus).

Facebook (-3%) reste sous pression après avoir déjà cédé du terrain hier, affectée par une panne géante, mercredi, des réseaux sociaux gérés par le groupe. Sans lien apparent avec cette panne, deux dirigeants du groupe, Chris Cox et et Chris Daniels, ont annoncé séparément jeudi qu'ils quittaient l'entreprise. Le titre a aussi été plombé par de nouvelles révélations du 'New York Times' affirmant qu'une enquête pénale a été ouverte concernant l'usage des données personnelles des utilisateurs du réseau social.

Microsoft (+1%) annonce une nouvelle initiative, Microsoft Game Stack, au travers de laquelle le groupe s'engage à rassembler l'ensemble des outils et services Microsoft qui permettront aux développeurs de jeux, qu'ils soient développeur indépendant débutant ou studio AAA, de développer mieux et plus. Game Stack rassemble l'ensemble des plateformes, outils et services de développement de jeux du groupe, tels qu'Azure, PlayFab, DirectX, Visual Studio, Xbox Live, App Center et Havok, dans un écosystème présenté comme "solide et cohérent" qui peut être utilisé par n'importe quel développeur. Le but de Game Stack est d'aider chaque développeur à découvrir facilement les outils et services dont ils auront besoin pour créer et exploiter leur jeu.

Genfit, société biopharmaceutique de phase avancée focalisée sur la découverte et le développement de solutions thérapeutiques et diagnostiques innovantes dans le domaine des maladies du foie, notamment d'origine métabolique, annonce, sous réserve des conditions de marché, le lancement de son introduction en bourse sur le Nasdaq Global Market dans le cadre d'une augmentation de capital de 5.000.000 actions nouvelles dont la souscription est réservée à une catégorie de personnes.

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