Cotation du 10/07/2020 à 23h09 Dow Jones Industrial +1,44% 26 075,30
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Wall Street en ordre dispersé, le virus pèse

Wall Street en ordre dispersé, le virus pèse
Wall Street en ordre dispersé, le virus pèse
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine hésite ce mardi, après sa flambée de la veille (+2,32% sur le DJIA et +1,20% sur le Nasdaq). Le S&P500 prend 0,45% à 3.066 pts, alors que le Nasdaq grimpe de 0,72% à 9.944 pts. Le DJIA fléchit de 0,06% à 25.580 pts. Le baril de brut WTI redonne 0,9% sur les 39$, alors que le Brent régresse de 1,2%. L'once d'or progresse de 0,7% à 1.794$.

Sur le front économique outre-Atlantique, l'indice S&P Corelogic Case-Shiller '20-City' des prix américains de l'immobilier pour le mois d'avril dans les vingt principales zones métropolitaines s'est affiché comme attendu en hausse de +0,5%, ajusté des variations saisonnières et en comparaison du mois antérieur. Hors ajustements, l'indice a grimpé de 1,1% par rapport au mois de mars (+3,9% en glissement annuel).

L'indice manufacturier PMI de Chicago pour le mois de juin 2020 est ressorti à 36,6, alors que le consensus de place se situait à 44,5. Il était de 32,3 un mois avant. L'indicateur signale donc toujours une franche contraction de l'activité manufacturière dans cette région.

L'indice de confiance des consommateurs américains du mois de juin 2020, mesuré par le Conference Board, est ressorti à 98,1, contre un consensus de place de 90 et un niveau révisé à 85,9 un mois auparavant.

John Williams, Neel Kashkari, Raphael Bostic et surtout Jerome Powell de la Fed, s'exprimeront durant la journée sur divers sujets économiques et monétaires. Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, devrait annoncer mardi aux législateurs que la réouverture de l'économie américaine et la reprise des dépenses et des embauches qui l'accompagne sont survenues plus tôt que prévu. Néanmoins, Powell estime que la levée des restrictions sur l'activité comporte des risques, comme le démontrent les récentes augmentations des infections au coronavirus et hospitalisations dans certains États américains du Sud.

Les opérateurs restent partagés entre espoirs de reprise de l'économie mondiale et craintes d'une résurgence de l'épidémie. L'annonce ce jour d'une accélération de l'activité manufacturière chinoise entretient les espoirs de recovery mondiale. Ce PMI chinois manufacturier est remonté à 50,9 en juin contre 50,6 le mois précédent et 50,4 de consensus.

Le nouveau coronavirus inquiète tout de même toujours. Selon l'Université Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés au niveau mondial depuis le début de l'épidémie ressort désormais à 10,425 millions, dont 2,683 millions aux USA, 1,37 million au Brésil et 646.929 en Russie. L'Inde a dénombré 566.840 cas depuis le début de la pandémie. Le virus a fait 509.706 morts dans le monde selon le dernier bilan de l'université, dont 129.545 aux Etats-Unis, 58.314 au Brésil et 43.660 au Royaume-Uni.

L'augmentation des cas aux Etats-Unis préoccupe. Le comté de Los Angeles a enregistré une flambée des nouveaux cas, près de 3.000 infections confirmées hier lundi selon les autorités sanitaires. Au Royaume-Uni, c'est la ville de Leicester qui inquiète tout particulièrement et met en oeuvre des mesures sanitaires strictes, alors même que le reste du pays se prépare à l'assouplissement des mesures de distanciation le 4 juillet...

Les Etats-Unis ne figurent pas sur la liste des destinations sûres dévoilée ce jour par l'Union européenne. Les Etats membres ont ainsi approuvé cette liste composée de 14 pays où les voyages d'affaires et d'agrément seront autorisés dès mercredi. Les USA en sont exclus.

Les valeurs

Micron (+6%). Le fabricant américain de puces mémoire a surpris les marchés lundi soir en publiant des résultats et des prévisions meilleurs que prévu, malgré la crise du coronavirus. Le bénéfice net du 3e trimestre fiscal, achevé fin mai, s'est ainsi élevé à 803 millions de dollars (71 cents par action) en légère baisse de 4,4% par rapport à la même période de 2019. En données ajustées, le bpa s'est élevé à 82 cents, bien plus que les 75 cents attendus par le consensus. Les ventes ont progressé de 13,5% à 5,44 milliards de dollars, contre 4,79 Mds$ en 2019, et 5,27 Mds$ de consensus.

Malgré la crise du coronavirus, Micron se montre optimiste pour le 4e trimestre de son exercice : le groupe basé à Boise dans l'Idaho, table sur un bpa ajusté de 95 cents à 1,15$, pour des ventes de 5,75 à 6,25 Mds$, ce qui serait un bond important par rapport à la publication du T4 2019, où le groupe avait affiché un bpa de 56 cents et des revenus de 4,87 Mds$. Les analystes attendaient de leur côté un bpa de 79 cents pour des ventes de 5,46 Mds$ au 4e trimestre.

Xilinx (+7%) a relevé sa guidance du premier trimestre fiscal. Le groupe semi-conducteurs table maintenant sur des ventes trimestrielles allant de 720 à 734 M$, contre 660-720 M$ auparavant. Le groupe évoque une bonne performance globale des activités, malgré l'impact Covid-19.

Boeing (-6%). La compagnie low cost Norwegian Air a annoncé lundi soir avoir annulé les commandes de 97 appareils Boeing, dont 92 B737-MAX et cinq B787 Dreamliners. Norwegian a en outre déposé une réclamation pour "obtenir le remboursement des paiements avant livraison liés à ces avions et une compensation des pertes liées à l'immobilisation du 737 MAX et aux problèmes de moteur du 787", a précisé la compagnie.

L'information intervient alors que Boeing a enfin pu démarrer lundi ses vols d'essai en vue d'obtenir une nouvelle certification pour son B737-MAX, dont la flotte est clouée au sol depuis mars 2019 après deux crashs meurtrier qui ont fait 346 morts. L'espoir d'un retour du 737-MAX dans les airs d'ici à la fin 2020 a fait bondir lundi le titre Boeing de 14,4%, mais il perd encore 40% depuis le début 2020.

Facebook (-1%). La pression monte sur Facebook et les autres réseaux sociaux pour mieux contrôler les contenus haineux et racistes sur leurs sites... Ainsi, la liste des annonceurs décidant de suspendre leurs campagnes publicitaires sur les réseaux sociaux, et en particulier sur Facebook et sa fililale Instagram, ne cesse de s'allonger. Les analystes financiers ne semblent cependant pas très inquiets pour les revenus du premier réseau social mondial, qui compte plus de 2 milliards d'utilisateurs dans le monde et plus de 8 millions d'annonceurs.

A Wall Street, le titre Facebook a plongé de 8,3% vendredi, mais a regagné 2,11% lundi pour terminer à 220,64$... La marque allemande de vêtements de sport Puma a indiqué à son tour ce mardi suspendre ses publicités sur Facebook et Instagram en juillet afin de pousser le groupe de Mark Zuckerberg à supprimer les contenus haineux.

Tesla (+4%). Le patron du constructeur de véhicules électriques, Elon Musk, a appelé ses employés à travailler dur pour permettre au groupe californien d'atteindre le seuil de rentabilité au deuxième trimestre malgré la pandémie, selon un document interne consulté par l'agence Reuters.

Uber profite en bourse d'informations du New York Times selon lesquelles le groupe VTC aurait formulé une offre pour l'acquisition de son concurrent dans la livraison de repas Postmates pour environ 2,6 milliards de dollars. Le titre profite aussi ce jour d'un objectif rehaussé d'un grand broker.

Lululemon Athletica (+3%), firme canadienne cotée à Wall Street et spécialisée dans l'habillement sportif et particulièrement celui destiné à la pratique du yoga, a annoncé l'acquisition de la société Mirror, spécialisée dans les cours et équipements de fitness à domicile, pour un montant de 500 millions de dollars.

ConAgra (+5%), le groupe alimentaire américain, a publié des comptes supérieurs aux attentes. Pour le quatrième trimestre fiscal, le groupe a réalisé ainsi un bénéfice net de 201 M$ et 41 cents par action, contre 126 M$ un an plus tôt. Le bpa ajusté a représenté 75 cents, contre 66 cents de consensus FactSet. Les revenus ont grimpé à 3,29 Mds$ contre 2,61 Mds$ un an avant. Le bpa ajusté du premier trimestre est attendu entre 54 et 59 cents.

Simon Property Group (+1%) a rouvert 199 de ses 204 centres commerciaux aux Etats-Unis, ce qui devrait réjouir les investisseurs ce jour.

Goldman Sachs (+1%) a pris des mesures afin de se conformer d'ici octobre aux exigences de la Fed en termes de fond propres. La banque d'affaires new-yorkaise indique que son ratio de solvabilité CET1 est déjà supérieur à 13%.

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