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Wall Street : en ordre dispersé après la chute d'hier

Wall Street : en ordre dispersé après la chute d'hier
Wall Street : en ordre dispersé après la chute d'hier

(Boursier.com) — Wall Street s'affiche en ordre dispersé ce mercredi soir à trois heures de la clôture. La cote américaine reste nerveuse sur fond de risques de guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Les indices US avaient replongé hier, plombés par des rumeurs concernant de possibles mises en place en Chine de taxes commerciales sur les importations américaines... La cote US avait également été pénalisée mardi par la forte correction de plusieurs dossiers technologiques... Le DJIA gagne actuellement 0,19% à 23.903 pts, le Nasdaq recule de 0,40% à 6.979 pts et le S&P500 gagne 0,09% à 2.612 pts.

Les marchés américains, initialement soutenus hier par les rumeurs de négociations entre Washington et Pékin en vue d'un accord commercial, a donc finalement été plombés par d'autres bruits de couloirs. Le 'Global Times' affirme que la Chine se préparerait à dévoiler une liste complète de taxes commerciales sur les importations américaines, afin de répliquer suite aux tarifs douaniers de l'administration Trump portant sur environ 50 Mds$ d'imports chinois aux USA.

Les marchés trouveront un relatif réconfort, toutefois, dans les annonces de Pékin concernant la Corée du Nord. Ainsi, le leader nord-coréen Kim Jong-un serait prêt à une complète dénucléarisation de la Corée. Il s'y serait engagé à l'occasion d'une rencontre avec le président chinois Xi Jinping, en échange du soutien de son puissant allié. L'agence de presse 'Xinhua News' croit même savoir que Kim Jong-un serait ouvert à des discussions avec les USA...

Les Etats-Unis ont publié aujourd'hui leur dernière estimation de la croissance du quatrième trimestre. D'après le rapport gouvernemental, le PIB américain du quatrième trimestre 2017 a progressé sur un rythme annualisé de 2,9% en comparaison du trimestre antérieur, contre un consensus de place logé à +2,7% et une évaluation antérieure (seconde estimation) de +2,5%. L'indice des prix rattaché au PIB s'est affiché pour sa part en progression au rythme de +2,3% sur ce quatrième trimestre, ce qui ressort conforme au consensus. Pour finir, les dépenses réelles de consommation aux USA se sont appréciées sur un rythme particulièrement dynamique de +4% au quatrième trimestre 2017, contre un consensus de +3,8% et une évaluation antérieure de +3,8%.

La balance du commerce international de biens pour le mois de février aux USA est quant à elle ressortie déficitaire de 75,4 Mds$, contre 74 Mds$ de consensus.

D'après la National Association of Realtors (NAR) américaine ce mercredi, l'indice des promesses de ventes de logements pour le mois de février 2018 a progressé de 3,1% en comparaison du mois antérieur, contre +3% de consensus et -5% un mois auparavant (lecture révisée de janvier).

D'après le Département américain à l'énergie ce mercredi, les stocks domestiques de brut, hors réserve stratégique, ont augmenté de 1,6 million de barils sur la semaine close au 23 mars, contre +0,5 MB de consensus de place. Les stocks d'essence ont quant à eux décliné de 3,5 millions de barils en comparaison de la semaine antérieure, alors que les stocks de distillés ont baissé de 2,1 millions de barils.

LES VALEURS

Facebook (+1%). Le réseau social californien a annoncé une première série de mesures ce jour, afin de mieux protéger ses utilisateurs. Ces annonces interviennent évidemment après le scandale Cambridge Analytica. Les nouveautés seront disponibles dans les prochaines semaines. Le groupe américain propose une nouvelle interface pour mieux contrôler ses données. "Nous devons rendre nos paramètres de confidentialité plus faciles à comprendre, à trouver et à utiliser", reconnaît Facebook. Le groupe promet que d'ici quelques semaines, les utilisateurs auront accès à un contrôle simplifié et maximal sur leurs données. Ces mises à jour "sont prévues depuis un certain temps et les événements de ces derniers jours ne font que souligner leur importance", écrit Facebook, qui tente de reprendre la main après le scandale, qui a largement écorné son image et a provoqué une forte baisse du cours de bourse.

Tesla (-5%) poursuit sa chute après avoir déjà perdu 8,2% hier. Après le décès d'une piétonne percutée par un VTC autonome d'Uber, un Model X de Tesla, doté d'un pilote automatique, a provoqué la mort de son conducteur aux États-Unis. Les régulateurs enquêtent. L'accident mortel est survenu vendredi soir sur un tronçon d'autoroute près de Mountain View, en Californie. La National Transportation Safety Board (NTSB) a mis deux enquêteurs sur le dossier, mais n'est pas encore en mesure de déterminer si le système de conduite automatique était enclenché au moment de l'accident. La NTSB va également étudier la manière dont le Model X a pris feu après l'accident... Généralement, les enquêtes de la NTSB durent 12 à 18 mois. Tesla défend sa technologie : "Nos données montrent que les propriétaires de Tesla ont conduit sur ce même tronçon d'autoroute, avec l'Autopilot engagé, environ 85.000 fois depuis que le pilote automatique a été déployé pour la première fois en 2015 et environ 20.000 fois depuis le début de l'année. il n'y a jamais eu d'accident à notre connaissance". Le groupe affirme encore qu'"il n'y a jamais eu ce niveau de dommages sur un Model X, dans aucun autre crash". Un crash mortel s'était déjà produit sur un Model S de Tesla en 2016. Le véhicule en mode autopilote avait percuté un camion. Tesla avait alors apporté des modifications à sa technologie, afin de s'assurer d'un engagement périodique du conducteur en mode autopilote. L'enquête de la NTSB sur ce cas avait conclu que le système de Tesla fonctionnait correctement avant l'accident. Ainsi, plusieurs avertissements avaient été adressés au conducteur, afin qu'il reprenne le contrôle de la voiture.

Oracle (-1%) vient de remporter une victoire juridique importante contre le géant Google (Alphabet). Le concepteur de logiciels d'entreprises avait poursuivi Google il y a près de huit ans, accusant le colosse de l'Internet d'avoir enfreint plusieurs de ses brevets concernant l'utilisation de Java sur le système Android, lors de la construction de cette plateforme en 2009. Après plusieurs victoires de Google, le vent semble avoir tourné en faveur d'Oracle, la cour d'appel américaine pour le circuit fédéral ayant décidé que l'affaire allait être renvoyée devant une cour fédérale californienne. De plus, la cour d'appel a estimé que Google avait bien violé la propriété intellectuelle du groupe Oracle. Selon le panel de trois juges du 'Federal Circuit', le fait qu'Android soit gratuit ne rend donc pas l'utilisation des API Java 'non commerciale' pour autant. Le montant du préjudice devra être précisé par la cour californienne, certains spécialistes évoquant un prix de plusieurs milliards de dollars. Oracle réclamait auparavant environ 9 milliards de dollars... Oracle s'est félicité hier mardi de la décision récente, qui protège, selon le groupe, les créateurs et les consommateurs. Google, de son côté, étudie ses options et se dit évidemment déçu de la décision d'appel, qui casse celle prise en 2016 par un jury ayant considéré Java comme ouvert et gratuit pour tous. "Ce type de décision rendra les applications et services en ligne plus chers pour les utilisateurs", a estimé Google.

Amazon (-4%). Selon le site d'information 'Axios', le président Donald Trump resterait "obsédé" par le dossier Amazon, et entendrait bien revoir le traitement fiscal du groupe de Jeff Bezos, leader du commerce en ligne. Trump aurait discuté de la modification du traitement fiscal de l'entreprise, plusieurs de ses amis lui ayant affirmé qu'Amazon affectait leurs activités et "tuait les centres commerciaux et les détaillants 'brick & mortar'". C'est du moins ce qu'indiquent les sources d'Axios à ce sujet. La rumeur est évidemment crédible, Trump ayant déjà attaqué publiquement le groupe Amazon sur le réseau social Twitter, qui constitue son mode d'expression favori.

General Electric (-2%). Après être tombé lundi à son plus bas niveau depuis 2009, le titre GE a vivement rebondi hier à Wall Street sur fond de rumeurs de marché évoquant de possibles achats de titre par Berkshire Hathaway, la firme d'investissement du milliardaire américain Warren Buffett. Cette information n'a pas été confirmée par Berkshire, qui a déjà été actionnaire du conglomérat industriel, via des options acquises durant la crise financière. Le groupe d'investissement a depuis fait savoir qu'il avait revendu l'essentiel de cette position dans "GE". Récemment, Warren Buffett avait toutefois indiqué qu'il pourrait envisager d'investir dans General Electric si le prix était "juste". Or, le titre a perdu la moitié de sa valeur depuis un an, et depuis début 2018...

BlackBerry (+3%) a annoncé ses comptes du quatrième trimestre. Les revenus sont de 233 M$, contre 286 M$ un an avant. La perte nette ressort à 10 M$ (0,06$ par action), contre une perte de 47 M$ (0,10$ par action) un an plus tôt. En non-GAAP, les revenus s'affichent à 239 M$ et le bénéfice par action s'élève à 0,05$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,01$, pour des revenus de 216 M$. Sur l'exercice fiscal 2019, le groupe vise un résultat par action "positif" en non-GAAP.

Walgreens Boots Alliance (+1%) a présenté ses résultats du second trimestre fiscal 2018. Les bénéfices sont en hausse de 27,3% en glissement annuel, à 1,3 Md$, faisant ressortir un bénéfice par action de 1,36$, en progression de 38,8%. En base ajustée, le bpa monte de 27,2% à 1,73$. Les ventes s'élèvent à 33 Mds$, en croissance de 12,1%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,55$, pour des revenus de 32,2 Mds$. Le groupe vise désormais un bpa annuel compris entre 5,85 et 6,05$.

Lululemon Athletica (+9%). Le groupe a publié hier soir des résultats du quatrième trimestre meilleurs que prévu. Les bénéfices sont de 120 M$ (0,88$ par action), contre 136 M$ (0,99$ par action) un an avant. En base ajustée, le bpa ressort à 1,33$. Les ventes montent de 18% à 929 M$, et progressent de 12% à magasins comparables. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,27$, pour des ventes de 912 M$. Sur le premier trimestre, le groupe vise des ventes comprises entre 612 et 617 M$, pour un bpa entre 0,44 et 0,46$.

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