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Wall Street : en ordre dispersé, Apple à l'horizon

Wall Street : en ordre dispersé, Apple à l'horizon
Wall Street : en ordre dispersé, Apple à l'horizon
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street, qui avait une nouvelle fois décroché vendredi dernier, avec notamment une chute de près de 8% pour Amazon après ses résultats, évolue en ordre dispersé ce lundi soir à trois heures de la clôture, dans un marché encore très volatil. Les investisseurs, toujours prudents, prennent acte aujourd'hui de l'annonce d'un rapprochement entre Red Hat et IBM. La semaine sera une nouvelle fois marquée par un grand nombre de publications américaines, avec évidemment les comptes très attendus d'Apple, première capitalisation boursière mondiale, jeudi 1er novembre, après la clôture des marchés US. Le DJIA prend désormais 0,49% à 24.810 pts, le Nasdaq recule de 0,06% à 7.163 pts, et le S&P500 s'accorde 0,74% à 2.677 pts.

Selon le rapport gouvernemental du jour aux USA, les revenus personnels des ménages américains pour le mois de septembre sont ressortis en augmentation de 0,2% en comparaison du mois antérieur, contre +0,4% de consensus et +0,4% pour le mois antérieur. Les dépenses personnelles de consommation pour le mois de septembre ont quant à elles progressé de 0,4% en comparaison du mois précédent, en ligne avec le consensus, après un gain de 0,5% pour le mois d'août. L'indice ajusté des prix ('core PCE'), très suivi par la Fed, a augmenté de 0,2% par rapport au mois de d'août 2018, contre +0,1% de consensus. Il augmente de 2% en glissement annuel.

L'indice manufacturier régional de la Fed de Dallas pour le mois d'octobre 2018 est quant à lui ressorti à 29,4 (indice d'activité générale), contre un consensus de 28 et un niveau de 28,1 un mois avant. Cette statistique signale donc une accélération de la croissance de l'activité manufacturière dans la région considérée.

VALEURS A SUIVRE

IBM (-3%), le géant américain des services informatiques, a annoncé hier dimanche avoir accepté l'acquisition de Red Hat (+43%) pour une valeur totale d'entreprise de 34 milliards de dollars (dette comprise), afin de diversifier ses activités sur des segments plus fortement margés. Il s'agit de la plus importante acquisition de l'histoire d'IBM. 'Big Blue' va débourser 190$ par titre Red Hat en cash, ce qui représente une copieuse prime de 63% en comparaison du cours de clôture de vendredi à Wall Street. Il s'agirait de la plus grosse opération technologique de l'année, assène le géant informatique. Red Hat, groupe de Raleigh fondé en 1993, Caroline du Nord, est le leader des solutions open source pour les entreprises. Son modèle de souscription permet aux clients de bénéficier de ses technologies de cloud, Linux, gestion, middleware, mobilité, stockage et virtualisation. Le groupe offre également des services de support, formation et consulting. Ginni Rometty, CEO (directrice générale) d'IBM, entend ainsi relancer son groupe, dont la capitalisation boursière est retombée près des 110 milliards de dollars et vient de perdre environ un tiers de sa valeur en cinq ans (là où le titre Red Hat a lui pratiquement triplé).

La dirigeante du groupe d'Armonk évoque par ailleurs des synergies de croissance évidentes, par opposition aux synergies de coûts ! Autrement dit, IBM ne devrait pas tailler brutalement dans les dépenses ou les effectifs après ce rapprochement. Par cette transaction, IBM estime qu'il devrait "complètement transformer le paysage cloud et devenir le leader mondial du cloud hybride" (un marché émergent estimé à 1.000 Mds$). Les deux compagnies ont donc conclu un accord définitif. La finalisation du rapprochement entre IBM et Red Hat est attendue durant le second semestre 2019. IBM, déjà lourdement endetté, a promis d'arrêter ses rachats d'actions en 2020 et 2021 afin de lever un poids financier supplémentaire. Jim Whitehurst, l'actuel directeur général de Red Hat, doit rester à ce poste, avec son équipe actuelle de direction. Les différents sites de Red Hat seront aussi conservés... Notons enfin que l'agence S&P vient de dégrader la note de solidité financière d'IBM d'un cran, à 'A', après ces annonces.

General Electric (+1%) annoncera ses résultats du troisième trimestre demain, mardi 30 octobre, avant l'ouverture de Wall Street. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 0,20$, pour des revenus de 29,9 Mds$. Un an avant, sur la même période, le groupe avait enregistré un bénéfice par action de 0,29$, pour des revenus de 33,5 Mds$.

Coca-Cola (+1%) publiera ses résultats du troisième trimestre demain, mardi 30 octobre, avant l'ouverture de Wall Street. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 0,55$, pour des revenus de 8,2 Mds$. Un an avant, sur la même période, le groupe avait enregistré un bénéfice par action de 0,50$, pour des revenus de 9,1 Mds$.

Facebook (stable), le réseau social de Menlo Park, publiera ses résultats du troisième trimestre demain, mardi 30 octobre, après la clôture de Wall Street. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 1,47$, pour des revenus de 13,8 Mds$. Un an avant, sur la même période, le groupe avait enregistré un bénéfice par action de 1,59$, pour des revenus de 10,3 Mds$.

Tesla (+2%). Baillie Gifford, l'un des principaux actionnaires de Tesla, se tient prêt au cas où le groupe désirerait lever des fonds, rapporte le 'New York Times'. Ainsi, la firme d'investissement soutient plus que jamais Elon Musk, patron du constructeur de véhicules électriques. "S'il avait besoin de plus de capitaux, nous serions désireux de le soutenir", a assuré Nick Thomas, associé chez Baillie Gifford. La firme possède pour l'heure une participation d'environ 7,7% au capital du groupe californien, contre 10% pour T. Rowe Price Associates et environ 20% pour Musk. Tesla affirme pour l'heure ne pas envisager de levée de fonds.

Ford (+4%). Le secteur automobile profite de 'l'effet Chine' ce jour, alors que selon Bloomberg, le pays considérerait "une réduction de moitié de la taxe sur l'achat de voiture". Afin de lutter contre le ralentissement du marché, le principal corps de planning économique du pays propose donc de diviser par deux, à 5%, cette taxe sur les acquisitions de véhicules. La réduction ne s'appliquerait toutefois qu'aux voitures dont les moteurs ne dépassent pas 1.6 litre...

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