Cotation du 18/10/2019 à 22h09 Dow Jones Industrial -0,95% 26 770,20
  • DJIND - US2605661048

Wall Street : en nette hausse avec le commerce et la Fed

Wall Street : en nette hausse avec le commerce et la Fed
Wall Street : en nette hausse avec le commerce et la Fed
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Bourse de New York s'affiche en nette hausse vendredi, alors que Donald Trump s'est montré optimiste sur l'issue des négociations commerciales qui ont repris jeudi entre les Etats-Unis et la Chine. Le président américain doit rencontrer le vice-Premier ministre Liu He dans la soirée. Par ailleurs, les marchés ont salué des déclarations du président de la Fed Jerome Powell, qui se dit prêt à reprendre un programme de rachat de bons du Trésor. Enfin, en Europe, les espoirs d'un accord sur le Brexit ont refait surface, entraînant un bond de la livre sterling.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones gagnait 1,66% à 26.935 points, tandis que l'indice large S&P 500 prenait 1,66% à 2.986 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologies et biotechnologiques, bondissait de 1,91% à 8.102 pts.

Un accord enfin en vue entre les Etats-Unis et la Chine ?

Sur le front commercial, Donald Trump s'est donc montré rassurant vendredi. "De bonnes choses sont en train de se produire durant la Réunion de Discussion Commerciale avec la Chine. Des sentiments plus chaleureux que dans un passé récent", a ainsi tweeté M. Trump, qui rencontrera donc le vice-Premier ministre Liu He dans la soirée de vendredi. "Tous voudraient voir quelque chose de significatif se produire!" a-t-il ajouté.

De son côté, le responsable des affaires internationales de la Chambre de commerce américaine, Myron Brilliant, s'est dit "convaincu" qu'il y aura un accord sur les devises et une suspension de la hausse de droits de douane prévue le 15 octobre sur 250 milliards de dollars de produits chinois importés.

Selon lui, si l'administration Trump ne s'attend pas à "un grand accord cette semaine, des progrès pourraient aboutir à quelque chose de plus grand, notamment une réunion entre le président Trump et le président (chinois) Xi en novembre", en marge du sommet de l'APEC au Chili.

L'espoir renaît d'un accord sur le Brexit

Sur le marché des changes, la livre sterling s'est illustrée par un rebond de 1,8% à 1,2669$, après avoir déjà grimpé de 2% la veille. Le Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar se sont rencontrés jeudi et ont affirmé qu'ils entrevoyaient un "chemin vers un possible accord" sur le Brexit avant la date-butoir du 31 octobre.

Vendredi, les 27 membres de l'Union européenne ont donné leur feu vert au négociateur européen Michel Barnier pour qu'il entame des négociations intensives avec les représentants du Royaume-Uni pour sortir de l'impasse sur le Brexit. M. Barnier s'est entretenu dans la matinée avec Stephan Barclay, son homologue britannique, et les discussions ont été qualifiées de "constructives".

L'indice du dollar, qui mesure son évolution face à 6 devises de référence, reculait vendredi de 0,42% à 98,28 points, tandis que l'euro remontait de 0,36% à 1,1044$. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans gagnait 6 points de base à 1,73%.

Les cours du pétrole ont accentué leur hausse, dans l'espoir d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Sur le Nymex, le brut léger américain WTI progressait de 1,9%, à 54,52$ (contrat à terme de novembre), tandis que le Brent bondissait de 2% à 60,27$.
L'or en revanche reculait de 0,9% à 1.487,50 l'once, pour le contrat à terme de décembre coté sur le marché Comex.

La Fed va reprendre ses rachats de Bons du Trésor

Les marchés boursiers ont été soutenus par des déclarations du président de la Fed Jerome Powell, qui s'est dit prêt à accroître à nouveau le bilan de la banque central par un programme de rachat de bons du Trésor. Lors d'une prise de parole à Denver, lors de la convention annuelle de la NABE (National Association for Business Economists), il a indiqué que son objectif était d'éviter de nouvelles perturbations sur le marché du "repo", un outil de crédit à court terme essentiel de financement interbancaire.

"Plusieurs facteurs peuvent avoir contribué à ces problèmes, mais il est clair qu'à défaut de réserves suffisantes dans le système bancaire, même une simple tension sur le marché interbancaire, peut avoir pour conséquence des variations excessives des taux d'intérêt", a expliqué Jerome Powell. La banque centrale entend donc racheter des bons du Trésor à moins d'un an pour gonfler les réserves, et donc son bilan.

Par ailleurs, les indicateurs macro-économiques du jour sont ressortis assez solides outre-Atlantique. L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains, mesuré par l'Université du Michigan, est ressorti supérieur aux attentes en octobre, à 96 contre un consensus de 92. Il était de 93,2 sur le mois antérieur.

L'indice des prix à l'import du mois de septembre 2019 est ressorti en hausse de +0,2%, contre -0,1% de consensus. Celui des prix à l'export a régressé de 0,2%, alors que le consensus était stable. En glissement annuel, les prix à l'import et à l'export ont décliné de 1,6%...

VALEURS A SUIVRE

Ford Motor (+2,3%), le géant automobile du Michigan, a déploré une chute de 30% de ses ventes chinoises sur le troisième trimestre, en glissement annuel.

GoPro (+11%) reprend du terrain avec son lancement commercial de la Hero8. Le titre avait décroché plus tôt ce mois suite à un avertissement sur le bénéfice du deuxième semestre. Le groupe évoquait alors un report des livraisons des nouvelles caméras Hero8 Black.

Le groupe avait revu sa guidance de revenus annuels entre 1,22 et 1,25 milliard de dollars. Le bénéfice ajusté par action est désormais anticipé entre 33 et 39 cents sur le second semestre.

Omnicom (+2,4%) grimpe à Wall Street ce jour, malgré les déboires de son grand rival Publicis, qui vient d'alerter une fois encore les marchés sur ses revenus, en marge de la publication d'une décroissance organique de l'activité.

Uber Technologies (+4,3%), le géant californien des VTC, a affirmé que le fisc britannique désirait catégoriser le groupe parmi les opérateurs de transports. Une telle décision soumettrait Uber à une TVA locale de 20%.

©2019,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com