Cotation du 18/04/2019 à 23h16 Nasdaq Composite +0,02% 7 998,06
  • NASDAQ - XC0009694271

Wall Street en mode pause avant la Fed

Wall Street en mode pause avant la Fed
Wall Street en mode pause avant la Fed
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street se stabilise avant bourse ce mercredi, les principaux indices étant attendus inchangés, au lendemain d'une journée de consolidation hier mardi. Les opérateurs restent relativement prudents concernant l'issue des négociations commerciales, tandis que la situation s'enlise également du côté du Brexit. Les espoirs du jour concernent donc évidemment la réunion monétaire de la Fed.

Sur le marché des changes, l'indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises, grappille 0,01% à 96,4. Sur le segment des matières premières, le baril de brut WTI se tasse de 1% à 58,7$ sur le Nymex, avant le rapport hebdomadaire du Département américain à l'énergie relatif aux stocks pétroliers domestiques - qui sera publié à 15h30.

Doutes commerciaux

Selon des sources citées hier par 'Bloomberg', certains responsables américains s'inquiètent de voir la Chine faire marche arrière sur plusieurs concessions, faisant patiner les négociations en cours avec les Etats-Unis. Dans le même temps, le 'Wall Street Journal' se montre plus optimiste, indiquant que les parties en seraient aux "étapes finales" des pourparlers.

Les responsables chinois auraient modifié selon Bloomberg leur position au sujet du respect de la propriété intellectuelle. Ils n'auraient en effet pas reçu d'assurances de la part de l'administration Trump concernant la levée des droits de douane sur leurs exportations, selon deux sources ayant requis l'anonymat. Les négociateurs chinois seraient aussi revenus sur leurs promesses concernant la protection des brevets pharmaceutiques, sans donner de détails sur la protection des liens entre brevets.

En outre, Pékin chercherait à faire inclure dans le texte que les éléments de l'accord devront être compatibles avec les lois chinoises.

De son côté, le président américain Donald Trump a assuré hier que les négociations avec la Chine se passaient très bien, à l'occasion d'une conférence de presse commune avec le président brésilien Jair Bolsonaro, en visite à Washington.

Prochains rendez-vous

Le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin se rendront à nouveau à Pékin dans la semaine du 25 mars pour aplanir les derniers différends, selon le 'Wall Street Journal', et un nouveau voyage du vice-premier ministre chinois Liu He à Washington est programmé pour la semaine suivante...

On peut donc imaginer que le fameux sommet réunissant Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping n'est pas pour tout de suite. Plus tôt cette semaine, le 'South China Morning Post', citant des sources, a affirmé que la réunion au sommet pourrait être repoussée au mois de juin.

La Fed plus souple que jamais ?

La Fed tient quant à elle depuis hier sa réunion de politique monétaire. Un statu quo est évidemment l'hypothèse la plus probable à l'issue de cette réunion FOMC (probabilité de 98,7% - selon l'outil FedWatch du CME Group - que le taux des fed funds demeure entre 2,25 et 2,50%).

Les opérateurs détailleront évidemment le communiqué monétaire de la Fed ce soir (19h), ainsi que ses prévisions économiques ajustées. La conférence de presse de Jerome Powell (programmée à 19h30) sera également surveillée. Les investisseurs misent désormais sur une pause monétaire durable de la Banque centrale américaine, dans un contexte de moindre croissance économique. Les marchés voudront sans doute en savoir plus à propos du bilan de la Fed, dont la réduction ('resserrement quantitatif') équivaut à une hausse des taux.

Sur le front des taux, certains opérateurs anticipent même un léger assouplissement d'un quart de point (probabilité de 24,1% d'un taux de 2 à 2,25% au 11 décembre selon FedWatch) d'ici la fin de l'année. La probabilité d'un taux demeurant entre 2,25 et 2,50% jusqu'à la fin de l'année est d'environ 72,5%.

May demande à l'UE un court report du Brexit

Concernant le Brexit cette fois, la Première ministre britannique Theresa May a annoncé qu'elle avait envoyé un courrier au président du Conseil européen, Donald Tusk, afin de demander un report du Brexit au 30 juin. May ne juge pas par ailleurs que la participation du Royaume-Uni aux élections européennes de mai soit une bonne chose. Le Parlement européen issu du scrutin doit commencer à siéger début juillet. Les dirigeants de l'Union européenne se réunissent quant à eux demain et vendredi à Bruxelles... Rappelons que May a affirmé que si la Chambre des communes n'approuvait pas l'accord de Brexit qu'elle soutient, elle devrait demander une prolongation au-delà du 30 juin, ce qui remettrait en fait en cause le processus de sortie.

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, s'est prononcé pour sa part contre ce report du Brexit après les élections européennes de la fin mai, indique Reuters, citant un porte-parole. Lors d'un entretien téléphonique avec la Première ministre britannique, Juncker aurait donc exprimé son opposition à un report à fin juin, jugeant plutôt que le retrait devrait être achevé avant le 23 mai pour éviter des problèmes institutionnels et juridiques.

Les valeurs

FedEx a cédé du terrain hier soir, hors marché à Wall Street, après la publication de ses comptes trimestriels. Le groupe américain a enregistré un bénéfice de 739 millions de dollars soit 2,80 dollars par action sur la période, contre 2,07 milliards de dollars ou 7,59 dollars par action un an auparavant. Le bénéfice ajusté ressort quant à lui à 797 millions de dollars soit 3,03 dollars par titre, contre 3,72$ par action un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 17 milliards de dollars contre 16,5 milliards sur la même période, l'année précédente. Le bénéfice ajusté par action ressort en ligne avec le consensus, mais les revenus du trimestre clos sont inférieurs aux attentes de marché.

Pour l'ensemble de l'exercice 2019, FedEx table sur un bénéfice par action ajusté compris entre 15,10 et 15,90 dollars, largement inférieur au consensus des analystes. C'est la deuxième fois en trois mois que FedEx abaisse son objectif de bénéfice annuel. En décembre, le groupe évoquait une croissance faible en Europe, ainsi que le ralentissement économique de la Chine en plein conflit commercial avec les Etats-Unis. FedEx explique par ailleurs ces résultats décevants par les coûts liés au lancement d'une nouvelle grille horaire chez FedEx Ground aux Etats-Unis, mais aussi par la faiblesse persistante de sa filiale internationale Express - dont fait partie TNT Express. Le groupe de messagerie et de logistique avait acheté la société néerlandaise en 2016.

Il semble donc que le nouvel avertissement de FedEx ne reflète pas forcément - ou du moins pas seulement - un ralentissement économique global profond. Des éléments propres au groupe, comme les difficultés de l'unité Express ou les coûts accrus de FedEx Ground, pèsent sur la performance.

Google (Alphabet) a annoncé mardi le lancement d'un service de jeux vidéo en streaming, avec lequel il espère capitaliser sur sa technologie cloud et son réseau mondial de centres de données. Cette plateforme, baptisée Stadia, permettra de jouer à des jeux sophistiqués sur un navigateur internet et sur tout type d'appareils, sans avoir à les télécharger. Stadia sera ainsi accessible à partir de tous les terminaux : ordinateurs fixes et portables, téléviseurs, tablettes et smartphones. Selon le géant du web, des jeux aussi complexes qu'Assassin's Creed Odyssey (jeu créé par Ubisoft) pourront être accessibles en moins de 5 secondes via le cloud.

Google vient par ailleurs d'écoper comme attendu d'une troisième lourde amende de la Commission européenne. Le géant américain va devoir cette fois verser 1,49 milliards d'euros pour abus illégal de position dominante sur le marché du courtage publicitaire lié aux recherches en ligne. Bruxelles avait ouvert en 2016 une enquête contre la filiale d'Alphabet, l'accusant de restreindre sur AdSense la capacité de certains sites web tiers d'afficher les publicités contextuelles émanant de ses concurrents.

Se fondant sur un large éventail d'éléments de preuve, la Commission a conclu que le comportement de Google portait préjudice à la concurrence et aux consommateurs et qu'il entravait l'innovation. Les concurrents de Google étaient incapables de se développer et de proposer d'autres services d'intermédiation publicitaire liée aux recherches en ligne que ceux de Google. Par conséquent, les propriétaires de sites web disposaient de peu d'options pour monétiser l'espace sur ces sites web et étaient contraints de compter presque exclusivement sur Google. L'amende, qui représente 1,29% du chiffre d'affaires de Google en 2018, tient compte de la durée et de la gravité de l'infraction.

Apple a décidé d'innover en matière de communication... Au lieu de regrouper ses annonces produits lors de sa grande conférence annuelle, la firme à la pomme a choisi d'égrener ces annonces au jour le jour, avant la fameuse "keynote", prévue le lundi 25 mars. Une stratégie de "teasing" destinée à mettre le marché en appétit pour le clou du spectacle, à savoir la présentation de son futur service de vidéo en streaming, attendu de pied ferme par les marchés financiers et par les consommateurs. La "keynote", qui se déroulera au siège du groupe à Cupertino, en Californie, a été intitulée "It's show time", ce qui laisse penser qu'il s'agira bien d'annonces relatives à des contenus.

En attendant, l'inventeur de l'iPhone a présenté lundi deux nouvelles tablettes iPad (un iPad Air et un iPad mini), puis a enchaîné ce mardi en présentant des nouveaux modèles d'ordinateurs iMac, dotés de processeurs plus puissants et aux capacités graphiques améliorées. Cette nouvelle gamme sera équipée de processeurs Intel de 8ème génération et en option, de cartes graphiques basées sur l'architecture Vega d'AMD (Radeon Pro Vega). Ces nouvelles versions de l'iMac sont disponibles en ligne et vendues entre 1.299 et 2.599 euros, hors personnalisation. Selon des sites spécialisés dans les produits Apple, le groupe pourrait aussi annoncer, ce jour, un baladeur iPod touch de 7ème génération...

En attendant, les spéculation vont bon train sur la future plateforme de vidéos à la demande sur laquelle le groupe de Cupertino a entretenu le mystère. Selon les rumeurs, elle serait disponible sur iPhone, iPad ou Apple TV. Elle proposerait des séries, films et documentaires exclusifs, gratuits pour ceux et celles qui possèdent un appareil Apple, payants pour les autres. Le groupe aurait déjà produit des contenus originaux, dont 5 séries et au moins 5 autres séries seraient en post-production. La plateforme devrait réunir un catalogue made in Apple mais aussi des contenus partenaires. Selon 'Bloomberg', Apple discuterait avec HBO, Showtime ou encore Starz pour obtenir le droit de diffuser certains de leurs contenus sur sa plateforme.

En revanche, Netflix a confirmé mardi qu'il ne ferait pas figurer ses films et séries sur la future plateforme de vidéo d'Apple. Le leader de la vidéo en streaming souhaite poursuivre sa stratégie en tant que fournisseur indépendant. "Nous préférons laisser nos clients regarder nos contenus sur notre service", a indiqué le directeur général de Netflix, Reed Hastings. "Nous avons fait le choix de ne pas être intégrés à leur service", a-t-il ajouté.

©2019,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com